19 février 2008

Caves de Guacharo, chutes La Llovizna, barrage de Guri Dam et discussion avec Oriol l'Espagnol.







Nous avons visité les caves de Guacharo vendredi le 7 février, quelle belle expérience! J’avais beaucoup aimé Oregon Caves et Carlsbad Caverns aux États-Unis, mais je pense que ces grottes du Vénézuéla sont vraiment difficiles à égaler! Elles font presque onze kilomètres de long, mais les visites officielles nous permettent de marcher sur un peu plus d’un kilomètre, ce qui n’est quand même pas si mal! Quand on arrive aux grottes, il y a des oiseaux brun clair avec des ailes tachetées de blanc qui voltigent partout en criant très fort. Ces oiseaux sont aveugles, et ils sortent chasser le soir pour revenir aux grottes vers 4 heures du matin. La hauteur des grottes est d’à peu près de 10 mètres. Les stalagtites et les stalagmites sont vraiment impressionnantes, et il y a aussi une rivière souterraine dans la caverne. Notre guide parlait seulement espagnol, et nous étions accompagnés d’un groupe d’étudiants universitaires au langage très coloré! Nous avons aussi vu des fossiles de poissons et des coquillages dans la pierre, parce qu’il y a quelques millions d’années, cet endroit se trouvait dans la mer… La visite a duré plus d’une heure trente, mais cela a passé tellement vite! Nous avons décidé de camper près des grottes, et le lendemain matin, nous sommes partis faire le sentier Salto Paila, pour voir les chutes… Nous étions absolument seuls, alors nous nous sommes baignés en costumes d’Adam et Eve dans cette eau cristalline. Le sentier est pavé de pierres, et les fleurs des bananiers, les papillons et le son des cascades sont tout simplement magiques…

Nous sommes ensuite repartis vers Ciudad Bolivar, et nous avons roulé toute la journée avant de trouver un endroit pour dormir, à l’hôtel Laja Real de Ciudad Bolivar, non loin de l’aéroport. Dimanche le 10, nous avons visité la ville historique, la cathédrale, la Plaza Bolivar, etc. Nous avons admiré le fleuve Orinoco d’une terrasse en ardoise surplombant la ville: de cet endroit, nous avions une vue sur le pont traversant le fleuve, le phare, la plage, et les berges avoisinantes. Nous nous sommes arrêtés une fois de plus au supermarché, comme nous le faisons à chaque ville, dans l’espoir de trouver du lait, et aujourd’hui, la pénurie touchait aussi le pain et toutes les pâtisseries…

Puis, nous avons poursuivi notre route vers Ciudad Guyana. Quelle ville progressive et dynamique! Nous avons demandé des directions pour le Parque La Llovizna, et pour le barrage hydro-électrique Guri Dam, et un monsieur très gentil nous a suggéré de le suivre, même s’il n’allait pas à cet endroit… Il a fallu presque 20 minutes pour arriver au parc, dans un dédale de rues qu’il nous aurait été difficile de déchiffrer… Nous n’en revenions pas lorsque nous avons visité l’endroit. Les chutes, même si elles sont un peu moins hautes que celles du Niagara, sont tout simplement magnifiques! Et à plusieurs endroits, nous traversons les lacs en passant sur des pierres placées intentionnellement pour servir de pont… Il y a aussi des ponts suspendus et des ponts de pierre, et nous avons vu plusieurs singes capucins dans les arbres. Les poissons étaient vraiment très nombreux, et nous avons vu des hérons, des canards, des papillons et plusieurs oiseaux. Par hasard, nous avons rencontré un Espagnol né à Barcelone en Espagne, du nom d’Oriol, et il nous a dit qu’il quittait à regret le Vénézuéla après 40 ans, à cause de la situation politique. Il nous a expliqué que maintenant, la télévision est complètement contrôlée par le gouvernement (il y avait une chaîne privée et 8 chaînes gouvernementales, et maintenant, la chaîne privée n’existe plus). Il nous a confirmé que maintenant, les prix sont 4 à 8 fois plus élevés qu’il y a 2 ans (un poulet B.B.Q. coûte maintenant 25$ ici) et que Chavez est très controversé… Il nous a expliqué que les pénuries étaient voulues, et que le gouvernement s’approprierait bientôt tous les magasins alimentaires, et distribuerait des coupons pour acheter des vivres aux gens qui demeureraient dans ses bonnes grâces politiquement… Apparemment que les gens qui travaillent comme professeurs, cuisiniers, opérateurs de machineries lourdes, médecins, etc. etc. ont de plus en plus de difficultés parce que les prix montent sans cesse mais que les salaires n’augmentent pas. Les seuls gens privilégiés sont les personnes qui travaillent pour assurer la sécurité de Chavez, et ces gens doivent se déplacer pour suivre leur président, mais à un salaire de 500$ pour 3 jours, ce qui est dix fois plus que ce que les gens gagnent habituellement ici. C’est difficile de comprendre comment la majorité de la population d’un pays si riche en pétrole et en eau soit si démunie… Oriol nous a aussi dit que comme le lait de vache n’était pas disponible, les bébés sont nourris au lait de soya en poudre! Vendredi, nous avions vu des gens faire une file à la pharmacie pour acheter du lait en poudre: la limite était de deux petites boîtes par client, et la lignée devait bien faire un kilomètre de long, encadrée par des militaires qui surveillaient… C’est difficile à imaginer, c’est tellement différent du Canada! Les enfants d’Oriol vivent en Europe, et bien sûr, ses possessions ne sont pas placées au Vénézuéla. Mais le gouvernement lui a demandé de prouver la provenance de son argent, on a même vérifié les comptes bancaires de ses enfants, et demandé toutes sortes d’explications. Je pense que cette intrusion dans sa vie privée a été la goutte qui a fait déborder le vase, et comme la liberté est quelque chose d’infiniment précieux, je le comprends de vouloir fuir cette situation politique tellement affligeante…

Nous avons aussi visité l’écomusée du barrage, et une charmante demoiselle parlant anglais nous a guidés… Il y avait à cet endroit une exposition de photos sur le Pérou, un vidéo expliquant l’histoire et la création du barrage, un autre vidéo sur le sauvetage des animaux en difficulté dans le voisinage… Nous avons aussi rencontré un Écossais venu visiter sa belle au Vénézuéla suite à une rencontre sur Internet! Bref, l’après-midi est passé très vite, et nous avons repris la route en fin d’après-midi pour nous rendre à Upata, un vilage se trouvant à 40 kilomètres de Ciudad Guyana. Nous avons établi nos quartiers à l’unique hôtel du village, Plaza Miranda, qui possède un stationnement gardé et un restaurant chinois. Demain nous continuerons vers la Gran Sabana, pour atteindre la frontière du Brésil!

08 février 2008

Vénézuéla, pays différent! 10$ US pour un Big Mac, 1$ pour un plein d'essence!





Le Vénézuela ! Nous avons roulé un peu plus de 45,000 kilomètres depuis notre départ en juin 2007, et nous voici arrivés au Vénézuéla ! Après avoir quitté le parc Tayrona en Colombie vendredi le 1er février, nous avons continué sur la côte Caraïbe jusqu’à Maicao ; nous avions été avertis de ne pas nous arrêter nulle part parce que la frontière entre la Colombie et le Vénézuéla n’est pas très sécuritaire… À Maicao, les barrages policiers ont commencé, et des policiers ont essayé de trouver toutes sortes de choses pour nous arracher un pourboire, qu’ils appellent refresco plutôt que propina ici ! Finalement, je leur ai donné un Coke glacé, c’est un refresco non, et déçus, ils nous ont laissés passer ! Puis nous avons voulu mettre de l’essence dans le véhicule, mais toutes les stations-services étaient vides ! Finalement, nous avons pu acheter un bidon d’essence, en nous disant que dès que nous serions passés au Vénézuéla, il y aurait de l’essence partout ! Les formalités à la frontière ont été longues, en raison du carnaval : tout le monde se dirigeait vers Baranquilla en Colombie, la deuxième ville en Amérique du Sud pour son carnaval, après Rio au Brésil. Il y avait même, à la frontière, un spectacle de danse pour les touristes qui attendaient ! Et finalement, après être entrés au Vénézuéla, aucune station d’essence nulle part ! Après environ deux heures de mauvaises routes, nous sommes arrivés au village de Sinamaica, et là encore, aucune station-service ! Comme nous n’avions plus d’essence, j’ai demandé aux militaires le long de la route, et ils nous ont offert gracieusement un gallon d’essence pour nous permettre de nous rendre jusqu’à Maracaibo ! Arrivés à cette ville, Pierre a rempli le véhicule pour 1$, alors qu’il nous en coûte 60$ pour faire le plein habituellement. Nous avons trouvé un endroit pour camper avant la noirceur, et un ambulancier est venu nous offrir un café et jaser avec nous. Au cours de la conversation, il nous a mentionné que le président actuel du Vénézuéla était extrêmement controversé… Le lendemain, notre objectif était de trouver du propane pour la cuisine, de changer des dollars pour des bolivars, et de faire un marché. Pour le propane, cela n’a pas été vraiment facile, parce que premièrement, ici les adapteurs pour verser le propane sont différents de ceux de l’Amérique du Nord, et deuxièmement, les gens font leur barbecue au gaz naturel, alors le propane est beaucoup plus rare ! Mais nous avons fini par trouver ce que nous cherchions chez Gaz Regina. Et en plus, le propriétaire nous a offert le propane gracieusement, puisque notre réservoir contient moins de 11 litres… Nous n’en revenions tout simplement pas ! Ensuite, pour changer des bolivars, disons que le taux officiel dans les banques est de 2 bolivars fuertes (nouveaux bolivars) pour un dollar américain. Mais on m’avait dit que l’on offrait 5 bolivars pour un dollar au marché noir… Nous avons essayé de nous rendre au terminus d’autobus, mais on nous a dit que c’était très dangereux, que les gens se faisaient souvent dévaliser après avoir changé de l’argent dans la rue. Nous nous sommes donc rendus à l’aéroport. J’étais au courant que depuis le 1er janvier 2008, l’argent avait été changé pour de nouveaux billets, et Chavez a retranché trois zéros de la monnaie originale. Donc un ancien billet bolivar de 5000 est maintenant remplacé par un billet de 5, et la valeur est la même… Arrivés à l’aéroport, nous avons demandé au premier magasin de souvenirs, et la dame nous a dit que le taux qu’elle pouvait nous donner était 4.5 bolivars fuertes pour un dollar. Nous avons acquiescé, et nous sommes repartis pour trouver un supermarché… Il faut dire que Maracaibo est la deuxième ville du pays, après Caracas, et que plus de deux millions de personnes vivent ici. Le territoire est vaste, et certaines avenues comportent 8 voies, alors que d’autres rues sont tellement étroites que deux camions passent difficilement. Lorsque nous avons commencé à regarder les prix, nous étions estomaqués de constater à quel point les aliments sont dispendieux ici. Une commande de 150 dollars U.S, et nous n’avions que très peu de choses ! Et en plus, il y a tellement de pénurie que les tablettes sont vides, et que les gens font la queue et attendent que le boucher mette quelque chose sur les étagères ! Il y avait énormément de gens faisant leur marché, et nous avons jasé avec une famille originaire de l’endroit en attendant pour passer à la caisse. Il paraît que l’inflation ici est de 13 % par mois, et que les salaires ne montent pas. L’on nous a aussi dit que parfois, il n’y avait pas de lait pour une semaine, ou pas de poulet, et le samedi où nous sommes allés, il n’y avait pas d’œufs ni de Javex…

Nous avons continué notre route vers Coro, qui possède un centre historique désigné patrimoine mondial par l’Unesco. L’état des routes, comparé à la Colombie, nous a surpris, parce que nous croyions que le Vénézuéla était un pays beaucoup plus progressif… Nous avons donc mis plus de temps que prévu pour nous rendre à Coro, mais heureusement, nous sommes arrivés avant la tombée de la nuit. Nous nous sommes installés à l’hôtel Inter-Caribe, et j’ai fait tremper les légumes et les fruits à l’iode avant de préparer le souper. Nous sommes ensuite allés faire une balade dans les rues illuminées de la ville. Nous avons pu assister au mariage d’un Suisse et d’une Vénézuélienne ; une vingtaine de Suisses-Allemands avaient fait le voyage jusqu’ici pour l’événement…

Dimanche le 3 février, nous avons arpenté les rues de Coro pour nous imprégner de l’atmosphère historique, et nous nous sommes ensuite dirigés vers la péninsule pour aller nous baigner à Adicora. Cette ville est tout près d’Aruba, Curaçao et Bonaire, des îles très connues des Caraïbes… C’est le carnaval ici, alors les plages sont bondées ! Nous nous sommes arrêtés à un McDonald pour prendre un cornet de crème glacée : les Big Mac à cet endroit sont à 10$ U.S. L’inflation est incroyable, je ne sais pas comment les gens font pour survivre… Mais la gazoline est vraiment bon marché ! Nous sommes retournés à Coro, et nous nous sommes installés tout près de la cathédrale pour la nuit. Nous avons rencontré Francisco et sa famille, qui nous ont fait cadeau d’une plaque-souvenir de Coro, et Franciso nous a fortement recommandé de visiter les caves de Guaracho à Maturin. Ce jeune homme étudie la médecine à Caracas dans une université publique, car les universités privées n’offrent pas le programme de médecine. Les études sont gratuites, mais par contre, les médecins ne sont pas très bien payés, et en plus, ils n’ont pas accès à aux fournitures et à l’équipement nécessaires, alors ils font ce qu’ils peuvent avec ce qu’ils ont ! Il y a beaucoup de fièvre jaune, de dengue et de malaria ici. L’eau coûte cher : 6$ U.S. pour une grosse bouteille. Je trouve étonnant de constater que la bière est meilleur marché que l’eau au Vénézuéla…

Lundi le 4 février, nous sommes partis tôt pour visiter les Médanos de Coro, des dunes de sable impressionnantes. Puis nous nous sommes mis en route pour voir les Cataratas de Huepé, des chutes superbes, mais assez éloignées de Coro (environ deux heures sur des routes exécrables, dans le parc Sierra de San Luis). Comme il y avait énormément de gens en raison du Carnaval, nous nous sommes baignés et nous avons décidé de continuer notre route vers le parc Moroccoy, jusqu’à Chiriviche. Mais il y avait tellement de gens que les autos arrivaient tout juste à se frayer un chemin sur la plage… Nous avons continué notre chemin vers Tucacas, et nous avons dormi dans un stationnement surveillé par trois gardes de sécurité. On nous a demandé 25$ pour la nuit ! Nous avons joué les idiots, et finalement, cela ne nous a rien coûté.

Mardi le 5 février, nous nous sommes dirigés vers les sources thermales Las Trincheras. Les embouteillages étaient fréquents à cause du carnaval, alors nous nous sommes armés de patience ! Les gens ici se servent de l’accotement comme d’une voie ordinaire, alors avec une route de deux voies, ils en font quatre ! Les Vénézuélens sont très sympa, mais au volant de leur voiture, ils deviennent dangereux…

Las Trincheras possède les sources sulfureuses les plus chaudes au monde : l’eau qui se jette dans l’une des piscines est bouillante ! Ils ont aussi des bains Turcs, et des rangées de chaises longues tout autour du site ! Nous avons vraiment apprécié. Nous nous sommes ensuite dirigés vers Valencia, et nous avons pris quelques photos de la cathédrale, mais il faut dire que la ville est très quelconque. Nous avons continué jusqu’à Maracay, qui est le point d’accès du Parc Henri Pittier, un parc magnifique avec de très hautes montagnes, plusieurs cascades, et une végétation luxuriante (rain forest)! En arrivant au parc, nous avons été arrêtés par la police (les barrages sont extrêment fréquents ici, parfois à tous les deux kilomètres sur certaines routes). Ils nous ont donné une contravention pour notre pare-brise (nous avons reçu quelques pierres et malheureusement, cela a laissé des traces !) Les gens ici peuvent conduire sans lumières, ils dépassent sans avertissement, ils vont ou trop vite ou trop lentement, et la condition des autos, nous n’en parlerons même pas ! Mais les contraventions sont réservée pour les étrangers ! Enfin, c’est le premier policier zélé que nous rencontrons depuis notre départ, alors ce n’est pas si mal… Avant d’entrer au parc, nous sommes arrêtés au centre-ville de Maracay pour acheter des provisions car nous voulions du vin et du lait. Malheureusement, le lait n’était pas disponible. J’ai décidé de mettre dans le panier un petit bocal de sauce salsa et des pâtes pour fajitas. Souvent, les prix ne sont pas indiqués. Quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai réalisé que ces deux articles coûtaient 20 dollars américains, rien que ça ! Un sac d’oranges nous a coûté 10 dollars… La nourriture est chère, mais le gaz est vraiment économique, alors nous ne nous plaindrons pas trop. Nous avons remarqué d’énormes affiches, surtout sur les usines (environ 60 pieds par 40) où il est écrit : Le pays, le socialisme, ou la MORT ! Et la photo de Chavez se trouve placardée sur les pancartes indiquant l’entrée des villes, sur les enceintes des zocalos… C’est un peu comme si aux Etats-Unis, nous verrions la photo de Bush partout ! Nous ne sommes pas habitués aux régimes totalitaires, et nous nous ennuyons un peu de la propreté et de la beauté de la Colombie. Mais le Vénézuéla a son charme particulier, et nous attendrons d’avoir vu la Gran Sabana avant de nous faire une opinion. Nous nous sommes installés sur la plage El Playon pour camper, et demain nous visiterons le parc avant de retourner à Maracay pour régler notre contravention !

Mercredi le 6 février, nous avons déjeûné sur la plage (œufs, bacon, rôties et café) et nous nous sommes ensuite baignés dans l’eau douce d’une rivière sur la route du parc. J’aurais aimé visiter Rancho Grande, mais c’était fermé, même si l’horaire indiquait que normalement, ils étaient ouverts de 8 heures à 16 heures (il était 10 heures). Allez savoir pourquoi ! Ensuite, nous nous sommes arrêtés au poste du commandant des transits terrestres pour régler notre contravention (nous n’avions aucune idée du montant), et on nous a appris que parfois, ils retenaient le véhicule avant le règlement complet ! L’amende était de 115 $. Le plus drôle, c’est que personne ne nous a avisé à la frontière, et de plus, comme les barrages policiers sont très fréquents ici (parfois une dizaine par jour), nous aurions pu recevoir un avis bien avant… Ils n’ont pas les pares-brises pour les Volkswagen Vanagon ici, mais on nous a dit que l’on devait commander du Mexique et attendre que la commande arrive ! Quelle hospitalité ! Nous espérons seulement que nous n’aurons pas d’autre contravention avant de sortir du pays, car nous n’avons pas l’intention de faire changer ce pare-brise ici… Ce serait préférable pour nous de faire faire le changement au Brésil, ou en Argentine. Nous avons roulé plus au Sud pour éviter la capitale Caracas, et nous sommes passés par San Juan Los Morros, El Sombrero, El Corozo et El Valle de la Pascua. Nous nous sommes arrêtés à un supermarché pour du lait, et malheureusement, ils n’en avaient plus… On nous a dit qu’ils en recevraient peut-être demain. Nous nous sommes arrêtés tôt ce soir, et nous sommes à l’hôtel San Marco. Nous espérons nous rendre à Barcelona demain, sur la côte Caraïbe Est.

Nous avons roulé hier jusqu’à la côte Caraïbe Est, après Caracas, et nous nous sommes baignés sur une plage magnifique. L’eau est transparente et pure, les plages sont bordées d’immenses cocotiers, tout est magnifique, sauf que nous avions prévu camper sur la plage, et une famille de l’endroit nous a déconseillé de le faire par mesure de sécurité. Nous sommes donc partis à la tombée de la nuit pour trouver un autre endroit, et nous avons finalement opté pour le poste de police de Santa Fe. Ce matin, vendredi le 8 février, nous nous sommes baignés sur une plage déserte à Cumana, et j’en profite pour mettre mon site à jour. Nous devrions nous rendre aux grottes de Guacharo aujourd’hui…

29 janvier 2008

L'incroyable Parc Tayrona

Samedi le 26 janvier, nous nous sommes dirigés vers le Parc Tayrona. Nous sommes en route vers le Vénézuela, alors nous reviendrons vers la Colombie après avoir visité ce pays… Nous pensions passer une journée au parc Tayrona, mais nous sommes maintenant mardi le 29 et nous avons le goût de nous éterniser ici, l’endroit est tout simplement merveilleux… Imaginez des plages de sable blanc doux comme de la farine, des cocotiers et des palmiers partout, la jungle, la mer turquoise et bleue aux eaux transparentes, une température de rêve, un ciel toujours bleu, et les fonds marins parsemés de coraux vivants de toutes les couleurs avec d’innombrables variétés de poissons tropicaux. Tout est tellement propre ici, les toilettes et les douches sont immaculées, il est facile de recycler, et les gens sont d’une gentillesse incroyable. Samedi nous nous sommes baignés à la Piscina et à Cabo San Juan del Guia, dimanche nous sommes allés à Playa Carnaveral, et lundi nous avons fait de l’apnéee pour explorer les fonds marins. Il y a peu de touristes, et la plupart sont Sud-Américains. Nous avons rencontré une famille de Bogota qui nous ont fait cadeau d’artisanat colombien et qui nous ont invité à passer les voir éventuellement. J’ai visité Cancun, Xel-Ha, Cuba, Playa del Carmen, les plages du Costa Rica, etc. etc. mais je n’ai jamais rien vu d’aussi beau ! Il faut vraiment connaître l’endroit pour s’y rendre, puisqu’il n’y a aucune publicité ! Aucun complexe hôtelier connu, seulement des Eco-Habitats gérés par le gouvernement, absolument superbes ! Imaginez, la vue sur la mer, les oiseaux du paradis et les orchidées fraîches dans la chambre, vraiment, le paradis. Tous les sentiers de l’hôtel sont en pierre d’ardoise, et tout est extrêmement propre. Et l’aréroport le plus près se trouve sur la route Bogota-Baranquilla (16 km. au sud de Baranquilla). Nous aimerions nous rendre jusqu’à Pueblito demain, un village indigène où l’on a découvert des ruines et des statues d’une autre civilisation. Il faut faire trois heures et demie à pied ou à dos d’âne dans la forêt tropicale pour s’y rendre. Ah oui, j’oubliais, il y a des papillons partout ici, et même d’immenses Morpho Bleus (je n’en avais jamais vu d’aussi gros), des perroquets verts et oranges, des iguanes turquoise et kaki (exactement comme les annonces des cellulaires Fido), et il paraît qu’on peut aussi rencontrer des jaguars et des ocelots, mais ils ont sans doute très peur de l’homme, parce que nous n’en avons pas vu encore. À la prochaine !

25 janvier 2008

Santa Marta



Nous nous sommes arrêtés à Baranquilla hier pour faire notre marché, et un Colombien nous invités chez lui. Nous avons passé un peu de temps avec sa famille puis nous sommes repartis pour Santa Marta. Pierre en a profité pour vérifier ses messages sur l'ordinateur de notre hôte, et c'est à ce moment que nous avons appris que Michele sa fille qui est à Bodhgaya en Inde, avait contracté la fièvre typhoïde et que toute la famille avait des vers et faisait de l'anémie. Heureusement, elle a opté pour les antibiotiques, et elle devrait rentrer au Canada pour se refaire une santé dans les prochains jours, avec son fils Jai. Avant son départ pour l'Inde, elle avait choisi de ne pas se faire vacciner, mais je pense que même si la médecine traditionnelle n'est pas toujours idéale, au moins, pour les urgences, cela dépanne! Michèle et sont mari Kory sont très sages, alors je suis certaine que tout s'arragera rapidement pour le mieux...

Je dois dire que j'adore vraiment la Colombie! Santa Marta est située le long de la côte Caraïbe, avec une belle plage de sable blanc. Nous avons rencontré Edouardo, un Colombien qui nous a donné de bons tuyaux pour profiter de Santa Marta, et avec qui nous avons dégusté un bon café colombien, dans un jardin intérieur tout à fait sympa, des fresques sur les murs, des fontaines, etc. Edouardo nous a invités à une boîte de nuit non loin de là où il joue de la mandoline et du violon avec un groupe la fin de semaine (il est ingénieur de mines, et il a étudié au Missouri, donc il parle très bien l'anglais).

Notre dollar semble avoir baissé, à moins que ce soit le peso colombien qui ait augmenté, car il y a quelques mois, un dollar canadien valait 3,000 pesos alors qu'il en vaut moins de 1,900 maintenant. Ici, le propane est introuvable, et il faut un téléphone cellulaire pour pouvoir acheter une carte d'appel. Chaque pays a ses particularités!

La température est idéale, et nous profitons de la mer en abondance! Nous voulons nous rendre à Taganga pour faire de la plongée, et nous planifions aussi de visiter le parc national Taroya, non loin d'ici. Un bon bonjour à tout le monde!

Volcan de boue Totumo




Nous sommes partis de Carthagène mercredi le 23, pour nous rendre au volcan de boue
Totumo, toute une expérience ! Auparavant, nous nous sommes arrêtés au marché de poissons, car Antonio voulait absolument photographier ces pélicans qui attendaient pour se régaler des restes de poissons laissés par les pêcheurs. Lorsque nous sommes arrivés au volcan, nous avons pris de nombreuses photos, car nous n’avons jamais rien vu de tel dans nos voyages ! Plutôt que de la lave dans le cratère, il s’agit de boues thérapeutiques, d’une profondeur de 2,300 mètres. Par contre, il est impossible de caler, et la gravité n’a plus aucun effet, alors c’est très étrange comme feeling ! La boue est tiède, et c’est très drôle de voir les gens qui ressemblent à des momies ! Il est très difficile de changer de position parce que la boue est trop épaisse, et la gravité n’a plus d’effet à cause sans doute du manque d’oxygène, alors on flotte... Nous avons bien ri ! Après le bain, il faut redescendre se faire laver dans un lagon, mais il est recommandé de laisser la boue sécher d’abord, histoire d’avoir un masque d’argile sur tout le corps !

Hier soir, nous avons campé avec Antonio et Fred en arrière du volcan. Heureusement, avec la brise provenant du large, aucun moustique ! Pierre et Antonio en ont profité pour boire la moitié de notre bouteille de rhum de 15 ans que nous avions acheté au Panama… De beaux souvenirs de voyage ! Nous nous sommes quittés ce matin à regret, et nous sommes maintenant à Baranquilla. Les gens sont vraiment sympathiques, un Colombien nous a même invité chez lui pendant que nous faisions notre marché ! Au plaisir !

20 janvier 2008

Cartagena, Colombie; en attendant notre véhicule!





Nous sommes dimanche le 20 janvier, et nous sommes arrivés le 18 janvier à Carthagène. Le vol s'est très bien passé, et même si nous avons eu un peu de difficulté pour trouver une chambre, finalement tout s'est arrangé. La ville de Carthagène est la ville la plus magnifique que j'ai vue jusqu'ici! Il s'agit de la ville coloniale espagnole la plus ancienne de l'Amérique, et la mieux conservée et entretenue. Je croyais qu'Antigua et Granada étaient superbes, mais ce n'est rien à côté de Carthagène. Il n'y a pas d'autos à l'intérieur des murs fortifiés, et l'architecture est tout simplement extraordinaire. Des fleurs partout sur les balcons, des rues étroites de briques, plusieurs bijouteries spécialisées dans les émeraudes, des bâtiments de deux ou trois étages de toutes les couleurs, tout est très propre, le soleil est superbe, et la brise de la mer est rafraîchissante! J'ai pris presque trois cents photos en une journée! Les gens sont souriants et très gentils, et il y a très peu d'étrangers ici (à part les visiteurs des bateaux de croisière). J'ai l'impression que lorsque les gens sauront à quel point la Colombie est superbe, ce pays deviendra beaucoup plus touristique. À Bocagrande, la partie moderne de la ville longeant la mer, on commence à construire des condos de luxe. Cependant, je ne suis pas certaine que je voudrais vivre sous cette chaleur à l'année longue. Il n'y a à peu près pas de saison des pluies ici, et la température est toujours égale à elle-même. Un peu semblable au sud de l'Inde pour la chaleur!

Nous avons visité la ville historique hier, le Palais de l'Inquisition (chambres de tortures), Las Boveras (l'endroit où ils gardaient les esclaves), le Musée des Beaux-Arts, etc. etc. Nous avons passé toute la journée dans la vielle partie de la ville, qui est absolument délicieuse! Nous avons mangé des mangues et d'autres fruits exotiques durant la journée. Leurs pâtisseries à la goyave fondent dans la bouche. La comida corriente est le plat principale, avec riz, frijoles, bananes frites et poissons ou viandes. Une sorte de plat du jour...

Aujourd'hui nous avons visité le Castillo de San Felipe. Nous avions pris l'autobus très tôt ce matin pour nous rendre à une corrida de taureaux, mais le spectacle avait été annulé cette semaine... Nous avons apprécié de toutes façons le trajet qui nous a permis de voir un marché et des centaines d'étals de poissons, des centaines de pélicans énormes attendant les restes, les fleurs, l'architecture des maisons... Nous n'avons pas profité de la plage encore, trop occupés à visiter les sites historiques. L'influence espagnole est encore très présente. Il y a aussi des bains de boue à l'intérieur d'un volcan non loin d'ici, toutes sortes de palmiers, toutes sortes de fruits délicieux que je ne connaissais pas, et la musique.... Pour les gens qui aiment la salsa et la rumba, c'est le paradis.

Demain nous devrions nous atteler aux démarches pour récupérer la van, qui devrait arriver cette nuit ou dans la journée demain si tout va comme prévu. Nous n'avions pas prévu passer énormément de temps en Colombie, mais avec ce que nous avons vu jusqu'ici, nous pourrions bien nous attarder plus longtemps! Les Colombiens sont extrêmement gentils et prévenants...

18 janvier 2008

Adieu Panama!



Nous sommes présentement à l'aéroport Tocumen de Panama, après trois jours de démarches intensives pour quitter le pays sans notre véhicule, que nous avons placé sur un bateau ce matin. Nous avons jumelé notre départ avec Antonio et son fils Fred, deux Brésiliens-Canadiens avec lesquels nous avons partagé un conteneur de 40 pieds. Nous avons ainsi épargné chacun 250$, et nous avons pu faire les trajets Colon-Panama (environ 85 kilomètres) ensemble! Nous sommes tous les deux très fatigués, puisque nous n'avons pas dormi depuis deux jours! Nous avions d'abord payé pour un conteneur de 20 pieds, mais la charmante Evelyn Batista de chez Barwil Ltee a laissé mon adresse Internet à Antonio, qui n'avait pas de téléphone comme nous! Heureusement que j'ai vérifié mes e-mails hier matin. Puis nous avons dû retourner chez Barwil à côté du Pacifique pour refaire les papiers, et nous diriger pour Colon, du côté Atlantique pour effecuer les démarches nécessaires. Nous avons passé l'avant-midi avant que la Wescargot (nous appellons ainsi notre véhicule, soit embarquée avec la Mercedès-Benz d'Antonio. Le plus drôle a été le show K-9, avec le chien qui reniflait partout pour vérifier si nous n'avions pas de drogues! Un vrai numéro de cirque! Il fallait cinq personnes pour pouvoir embarquer le véhicule dans un conteneur scellé: un pompier, un policier, un douanier, le stuffing guy (la personne qui attache le véhicule et qui met des morceau de bois derrière les roues) et son asssitant. Finalement, à midi tout était terminé, il nous restait seulement à nous rendre à l'aéroport! Le trajet en autobus s'est bien passé, mais la suspension avant a lâché juste au moment où nous arrivions à Panama, alors tout le monde a dû débarquer de l'autobus... Nous avons trouvé un bar, Pierre crevait de chaleur et après tout le stress, je pense qu'il voulait décompresser un peu! Nous avons finalement pris un autre autobus pour nous rendre à l'aéroport, 50 sous pour 20 kilomètres! Nous devons nous rendre au quai d'embarquement dans quelques minutes, je vous tiens au courant!

17 janvier 2008

Traverser le Darien Gap


Après avoir fait le plein de gaz propane, (un seul endroit, à la sortie de David, et en plus nous avons dû attendre que l’heure de la sieste soit terminée) nous nous sommes finalement dirigés vers la plage de Santa Clara. Il y a beaucoup plus de palapas (sorte de parasols avec toits de chaume) qu’il y en avait il y a trois ans, mais dès la tombée de la nuit, l’endroit redevient désert. Le camping est aussi 3 fois plus cher qu’il y a 3 ans, mais cette plage est toujours aussi spéciale ! Le sable est blanc, il y a une île non loin de là et plusieurs bateaux qui pêchent au loin, et le vent frais du large est certainement très rafraîchissant ! Nous avions contacté Evelyn Batista pour le cargo devant transporter l’auto en Colombie, et nous avions convenu d’un rendez-vous le 15 janvier en matinée. Lorsqu’elle a examiné nos papiers ce jour-là, nous nous sommes rendus compte que tout était à refaire, parce que le document original Extranjero Entrada était mal imprimé. Nous avions protesté lorsque nous avions reçu ce document, mais on nous a dit qu'il n'y avait rien à faire! Nous avons dû retourner à la douane, ce qui n’est pas une mince affaire, parce qu’il s’agit d’un sens unique et qu’il n’y a absolument aucune indication sur les bâtiments. Mais nous avions certainement une bonne étoile, puisqu’un policier nous a escorté pour nous montrer le chemin. Ensuite, il nous fallait nous rendre au poste de police pour un contrôle du véhicule, mais comme il pleuvait, le policier ne pouvait faire son inspection. Il y a une affiche dans leurs bureaux qui dit que si le moteur est sale ou qu’il y a de la pluie, ils ne font pas l’inspection. Puis ensuite, même s’ils étaient plusieurs, tout le monde est allé dîner en même temps et nous avons dû attendre une autre heure et demie. Pour faire une histoire courte, nous sommes sortis à seize heures trente de la PTJ, et heureusement, la douane était encore ouverte en raison du carnaval proche… Habituellement, ils ferment à seize heures. Mais arrivés à la douane, alors qu’habituellement tout est réglé en 15 minutes, la dame âgée avait de la difficulté à cause de l’ordinateur, et il a fallu l’aide d’une de ses consoeurs pour localiser nos papiers ! Et une chance que j’ai demandé pour l’étampe dans le passeport indiquant que nous pouvions quitter le pays sans notre véhicule, parce que personne ne semblait y avoir pensé ! Nous avons quitté les bureaux de la douane à dix-huit heures…

Le lendemain matin, retour chez Barwil, où Evelyn nous dit qu’il manque le document de la police. Elle vérifie auprès de la douane, et ils lui disent qu’ils essaieront de localiser le document en question et qu’ils rappelleront. Une demie-heure plus tard, ils appellent pour dire qu’ils ont retracé le fameux papier, mais il faut se rendre encore une fois à la douane, puisqu’il ne leur est pas possible de nous le faire parvenir par taxi ou autrement ! Pendant ce temps, je m’arrange pour acheter les billets d’avion pour la Colombie, mais le site de la compagnie colombienne Aires, qui est plus économique que Copa Airlines, Continental, Delta ou America Airlines, est seulement en espagnol, et les documents à remplir sont nombreux. J’imprime la confirmation, mais histoire de ne rien oublier, nous nous rendons tout de même à l’aéroport pour nous assurer que tout est en ordre. Tout semble parfait, mais l’aéroport se trouve à presque trente kilomètres du Pont des Amériques, et si nous avons pris l’autoroute payante pour nous y rendre, nous avons dû manquer une indication pour revenir, car le chemin du retour a été terriblement lent et congestionné (la chaleur à Panama est incroyable) ; il n’y avait aucun péage mais j’aurais préféré cent fois l’autoroute… Disons aussi que cela a été toute une histoire pour payer le passage de la van chez Barwil, car ils n’acceptent que l’argent comptant, et les guichets automatiques allouent seulement un retrait de 500$ par jour ici, alors il nous aurait fallu trois jours… Nous avons communiqué avec la Caisse St-Raymond de Hull, mais nous avons dû réessayer deux fois avant de pouvoir finalement sortir le montant nécessaire. Je dois dire qu’en mentionnant que nous appelions du Panama, l’attente n’a pas été trop longue, contrairement à la dernière fois, ou nous avons dû attendre deux fois une demie-heure alors que nous payions l’appel interurbain…

De plus, nous avons essayé de réserver notre hôtel en Colombie, mais nous n’avons pas reçu de confirmation. Au moins, avec les adresses, nous devrions nous débrouiller, et s’ils sont complets, nous frapperons à une autre porte… Nous volons tard en soirée, mais nous n’avons pas le choix, il faut se plier aux horaires des compagnies aériennes !

Nous avons rencontré Annie et Wolfgang au Balboa Yacht Club, un couple d'Autrichiens extrêmement gentils qui voyagent dans leur Mercedes-Benz depuis 10 ans! Nous avons échangé des cartes avec eux, et nous aurions aimé passer plus de temps avec eux, mais ce n'était pas possible, il devaient partir et nous aussi!

Demain nous nous rendrons à Côlon, un endroit peu recommandable du Panama, sur la côte Atlantique. Nous devons être au port Manzanillo à 8 heures du matin, et nous espérons que tout se passera bien ! Il paraît que le départ du Panama est la partie facile, puisqu’en Colombie, c’est vraiment compliqué, à ce que l’on dit ! Nous prendrons un autobus de Côlon à Panama avec nos sacs à dos (environ 3 heures), et nous nous dirigerons ensuite vers l’aéroport (nous devons arriver 3 heures avant le vol…) Croisons les doigts que tout ira bien ! En passant, Evelyn Batista de chez Barwil est extrêmement efficace et gentille. Nous la recommendons à tous les voyageurs qui doivent placer leur véhicule dans un cargo pour la traversée du Darien Gap!

14 janvier 2008

Transmission et silencieux


Après avoir laissé notre véhicule au garage, nous avons dû attendre 5 jours que la pièce arrive du Costa Rica. Et malheureusement, lorsque la pièce est arrivée, ce n’était pas la bonne, il s’agissait d’un pièce 1985 alors que notre véhicule date de 1989. Comme il était impossible de trouver cette pièce en Amérique Centrale, le garagiste a pris notre ancienne pièce et il l’a envoyé chez un machiniste avec la nouvelle pièce pour qu’il transforme la pièce du Costa Rica afin qu’elle soit identique à notre ancienne pièce, sans le problème mécanique bien sûr… Nous n’avions jamais rien vu de tel, et lorsque Pierre a finalement pu prendre possession de notre petite Westfalia, horreur, elle avait de la difficulté chaque fois que nous voulions tourner un coin de rue, reculer et repartir aux feux de circulation. Elle donnait des coups, et les bruits suspects étaient presque continuels. Inutile que moi et Pierre étions complètement découragés, et le garagiste que nous avions quittés à 5 heures de l’après-midi ce samedi était sûrement déjà parti, parce qu’habituellement il fermait à midi pour la fin de semaine et qu’il avait fait du travail supplémentaire seulement pour nous ! Après une demie-heure de conduite infernale, nous avons décidé de ne pas poursuivre plus loin, et nous sommes retournés au garage en nous disant qu’il valait peut-être mieux stationner l’auto devant le garage jusqu’à lundi. Impossible de rouler dans ces conditions… Et par une chance providentielle, le garagiste était encore sur les lieux, et il a soudainement réalisé que même si nous avions déjà fait changer l’huile à transmission chez lui, le machiniste ou le soudeur avait probablement dû vider l’huile… Nous sommes retournés chez Rex pour acheter à nouveau cette fameuse huile à transmission Dextron III, et malheur, il n’en restait plus… Finalement, c’est dans une quincaillerie que nous en avons trouvé, et il n’en restait qu’une pinte ! Nous avons vraiment eu de la chance… Il nous reste encore le silencieux à réparer, et nous essaierons lundi de trouver un garage spécialisé pour ces systèmes. Mais au moins, la van peut maintenant rouler ! Nous sommes retournés à Doléga, un endroit vraiment sympatique, en bordure d’un canal pour la baignade. Nous en avons profité pour faire notre lessive, laver et cirer l’auto, et faire le grand ménage !

Lundi matin, le 14 jan vier, nous nous sommes rendus chez un garage pour les silencieux et ils ont fait leur possible pour réparer les dommages . Nous avons cependant constaté que l'huile à transmission coulait un peu, et après être retournés chez le mécanicien qui s'est occupé de la transmission pour une dernière inspection (il nous a assuré que tout était correct, gardons les doigts croisés), nous sommes retournés au centre-ville pour les dernières commissions. Nous essaierons de remplir les formalités nécessaires pour placer l’auto sur un paquebot cette semaine, car les bateaux partent tous les samedis apparemment… Nous devons mettre du gaz propane dans le réservoir pour le frigo et la cuisinière, mais apparemment, ici au Panama le gaz propane est impossible à trouver, ils ont seulement les bonbonnes rondes ou les pompes à essence ! Ah oui, nous avons aussi parlé à des Panaméens de Boquete en fin de semaine, et ils nous ont confirmé que les prix des terrains et des maisons avaient doublé dans les derniers trois ans... Je ne sais plus si nous déménagerons éventuellement ici, l'avenir le dira....

Au plaisir!

10 janvier 2008

Réparation mécanique au Panama


Nous sommes présentement à David. Nous voulions faire changer l'huile à transmission automatique lundi, mais tout était fermé à cause de la Fête des Rois qui se poursuit jusqu'au 7 ici... Donc mardi le 8, nous nous présentons au garage, et comme il n'est pas possible de faire le travail parce que notre véhicule n'est pas tellement courant ici, un mécanicien nous demande de le suivre chez un confrère qui s'occupe seulement de transmissions automatiques. Malheureusement, en le suivant, Pierre a passé dans un fossé, sur une borne de ciment, et il a défoncé quelque chose c'est certain.! Nous nous rendons donc chez le spécialiste de transmission, qui constate que le casing (je sais, cela n'est pas très français, mais je ne sais pas que autre mot conviendrait...) est fendu à 5 endroits... Il nous envoie chez un soudeur à quelques kilomètres de là, qui lui nous dit que le morceau doit être soudé de l'intérieur, donc enlevé du moteur. En retournant chez le premier garage, la transmission lâche, et Pierre doit se faire remorquer. Bon, maintenant, il faut trouver une pièce pour la transmission, et cette pièce n'est pas disponible au Panama! Après plusieurs téléphones, on localise le fameux morceau au Costa Rica... Mais la van doit être soutenue sous le moteur, et elle est hissée sur une sorte de lift! Nous devons l'abandonner au garage, car elle ne fonctionne plus du tout, et il est impossible de continuer à l'habiter alors qu'elle est perchée si haut! Et de plus, le garagiste est catégorique, personne ne peut demeurer dans le garage lorsque l'endroit est fermé! Donc, nous emportons quelques affaires personnelles, et nous trouvons un hôtel pas trop loing du garage. Le garagiste nous dit que nous devrions recevoir le morceau ce samedi, si tout va bien (douanes, etc.) Comme il ferme à midi le samedi, nous espérons que tout sera terminé d'ici là, sinon nous devrons attendre jusqu'à lundi ou mardi prochain! Une chance que nous n'avions pas réservé de bateau et acheté nos billets d'avion, car c'est toujours compliqué de changer les dates... Alors croisons nos doigts en espérant que la soudure tiendra et qu'ils nous enverront le bon morceau! Nous mangeons dans les restaurants et je m'ennuie de ma cuisine! Ici, les gens mangent du riz blanc, du poulet ou du poisson frit, et des fèves au lard salées, qu'ils appellent frijoles. Pour les déjeûners, des oeufs avec des morceaux de pâtes frites, et une sorte de ragoût rouge! Nous avons essayé aussi la cuisine chinoise, mais cela ne ressemble pas tellement à ce auquel nous sommes habitués!

Il fait très chaud ici, ce n'est pas comme à Boquete. Mais une semaine, cela n'est pas si terrible, et cela nous permettra d'apprécier encore plus notre maison roulante lorsque nous la retrouverons.

Hier nous avons visionné quelques films, et je dois dire que celui avec Emma Thompson et Antonio Banderas, sur la dictature en Argentine en 1976 m'a un peu dérangée... Bref, tout va bien, ce ne sont pas de petits ennuis mécaniques qui nous arrêteront! Hasta La Vista!

08 janvier 2008

Panama



Nous sommes demeurés à Dominical au Costa Rica jusqu’au 4 janvier ! Samedi le 5, nous nous sommes mis en route pour le Panama, et nous avons franchi la frontière en moins de 2 heures ! Nous nous sommes dirigés vers David, où nous avons fait notre marché, puis nous nous sommes arrêtés au balneario Managua pour une baignade délicieuse au pied des chutes. Des jeunes garçons se balançaient en haut des chutes au moyen d’un câble, et l’eau était vraiment rafraîchissante ! Nous avons décidé de nous installer à Dolega, en bordure d’un canal où une jeune championne de natation se baignait en ramant contre le courant, qui est assez formidable à cet endroit… Cette jeune nageuse se promet de se rendre un jour au Lac-St-Jean pour traverser le lac à la nage, elle aimerait vraiment participer à cette compétition… Dimanche le 6, nous nous sommes rendus à Boquete, mon endroit favori au Panama ! Imaginez, après la chaleur torride du Costa Rica et du Panama, un endroit d’une grande fraîcheur (les gens se promènent dehors avec des manteaux à cette période) ! Un endroit où l’on cultive les fraises, le café, les bananes, les ananas, etc… J’imagine que le climat ici, qui ressemble beaucoup à chez-nous en juin, est plus frais à cause de l’altitude. Le volcan Baru est tout près, ainsi que le village Volcancito. Nous avons retrouvé les jardins Mi Jardine es Su Jardine, la rivière tumultuseuse Rio Caldera, les chutes, les fleurs et les papillons. Cependant, tout est beaucoup plus cher qu’il y a 4 ans : les domaines qui se vendaient à 150,000$ lorsque nous étions passés la première fois sont maintenant autour de 300,000$, et certains endroits sont même listés beaucoup plus cher. De riches américains sont certainement passés par ici ! Nous avons rencontrés un jeune couple de Wakefield, dans l’Outaouais, en vacances ici ! Ils ont visité la station thermale (nous nous y étions rendus en 2004), et ils se rendaient faire une ballade Zip Trek, où l’on glisse sur des câbles plus hauts que la cime des arbres, ce qui permet de voir le paysage tout en jouant à Superman ! Alors que nous avions payé 25$ dans le temps, les prix sont maintenant à 60$ par personne !

Pierre était un peu décu de la forte influence touristique (l’endroit avait plus de charme lorsqu’il était plus sauvage je crois), et même si c’est un endroit idéal pour voyager, je ne suis plus certaine que je voudrais m’y installer… Malgré tout, la gentillesse des gens est phénoménale !

Nous sommes retournés à David pour faire faire un changement d’huile (4$, huile non incluse bien sûr), et nous avons assisté à un spectacle en plein air au zocalo (carré central de la ville, une sorte de parc) donné par deux aborigènes en costume traditionnel. Ils étaient absolument excellents, et même si je ne suis pas férue de flûte de Pan, j’ai vraiment aimé et Pierre aussi. Les gens ici adorent la musique, et un monsieur d’un certain âge a même invité Pierre chez lui, pour lui montrer son immense collection de musique! Cet apiculteur lui a même fait cadeau d’un petit pot de miel et de pollen frais provenant de ses propres ruches ! Bref les gens ici sont vraiment sympathiques, et ils semblent mordre dans la vie ! En tout cas, ils aiment danser, rire et se baigner… Demain le 8 janvier, nous devrions avoir des nouvelles pour la traversée de notre véhicule par bateau… Et nous dénicherons ensuite un billet d’avion pour la Colombie !

02 janvier 2008

Amérique Centrale




Nous sommes partis du Mexique mercredi le 26 décembre, avec un petit pincement au cœur, car Puerto Arista est un petit village fort sympathique. Après avoir fait nos adieux à Rafaël et Alfredo, nous nous sommes arrêtés à Tonala avant de prendre la route pour l’Amérique Centrale, car Pierre désirait canceller son assurance automobile et nous voulions aussi vérifier les taux de change pour chaque pays traversé… Nous nous sommes rendus jusqu’à la frontière du Mexique et même si en principe cela ne coûte rien pour quitter le Mexique, Pierre a du débourser 50$ car il s’est fait accoster par un tramitador (personne qui offre ses services pour passser les frontières) peu scrupuleux qui était de mèche avec le douanier ! Au Guatémala, on a dû procéder à une fumigation de la van (on asperge d’un produit chimique destiné à tuer les microbes de toutes sortes) et après plus de trois heures, nous avons enfin pu continuer notre route. Il y a définitivement beaucoup de corruption en Amérique Centrale… Nous avons été chanceux puisque nous avons trouvé un hôtel de luxe pour passer la nuit à Retalhuleu, et nous avons pu prendre une douche vivifiante. Pierre a bien apprécié la bière glacée qu’ils vendaient au bar, près de la piscine extérieure… Lorsque nous avons quitté le Guatémala pour entrer au Salvador, cela s’est bien passé. Au Salvador, il n’y avait aucun frais, et on avait placardé des affiches sur les murs indiquant que les tramitadors n’étaient nullement nécessaires, avec un numéro de téléphone pour dénoncer les pratiques frauduleuses. On nous a bien expliqué que suite à une entente, les douanes entre le Salvador, le Nicaragua et le Honduras étaient uniformes et qu’il n’y avait aucun coût ! Cependant, lorsque nous sommes entrés au Honduras, la situation était bien différente. Nous avons payé 30 dollars pour notre véhicule et 10$ pour nous, puisque selon les dires des douaniers, l’entente est seulement valable pour les gens du Guatémala, du Salvador, du Nicaragua et du Honduras, et que les gens des Etats-Unis et du Canada doivent payer… Nous avons même rencontré des gens du Texas qui ont dû payer 250$, alors que l’Américain qui les suivait a dû quant à lui débourser 190$ U.S. Leur véhicule est même plus petit que le nôtre ! Bien sûr, il s’agit d’extorsion, mais il n’y a pas grand-chose à faire, on ne peut pas passer à moins de payer, ou d’avoir accès à des gens haut placés qui pourraient ramener ces personnes à l’ordre. Et le plus choquant, c’est que les prix sont différents selon les frontières, à l’intérieur d’un même pays (il y a 3 frontières au Honduras, mais elles sont assez éloignées les unes des autres, et c’est presque impossible de connaître les frais avant de traverser, tout dépend des personnes en place à l’heure du passage) !

Lorsque nous sommes entrés au Nicaragua, nous avons changé des dollars américains pour des cordobas, et la personne à la douane nous a refilé une fausse pièce de 5 cordobas. Encore une fois, même s’il ne s’agit pas de gros montants, c’est tout de même frustrant ! J’imagine que les gens ici sont particulièrement pauvres, et que les touristes représentent une source considérable de revenus ! Enfin, cela fait partie du jeu… J’ai été impressionnée par la gentillesse des Salvadoriens, et même si le pays est très petit, il s’agit d’un paradis ! Nous avons emprunté un chemin différent de la dernière fois, car nous avions alors suivi la Pan-Américaine, et nous avons longé la côte tout le long. Malheureusement, beaucoup de gens aisés se sont accaparés les terrains le long de l’océan, et tout est clôturé. Dommage ! Nous sommes entrés au Costa Rica samedi le 29 décembre. Ici, il faut s’amer de patience pour le passage des douanes, parce que des centaines de personnes du Nicaragua viennent travailler au Costa Rica, alors les douanes sont extrêmement engorgées. Un tramitador voulait nous charger 10$ pour passer, mais je lui ai clairement fait comprendre que ses services n’étaient pas nécessaires. Nous sommes passés à la fumigation (5$). Nous avons fait estampiller nos passeports en quinze minutes, puis nous avons pris une assurance automobile sur place, 15$ pour 3 mois. Pierre est passé à la banque pour changer de l’argent (1$ U.S équivaut à 500 colones), nous nous sommes rendus à un guichet de l’autre côté de la rue pour ramasser le permis de transit, et nous nous sommes ensuite rendus à un autre bâtiment pour recevoir la confirmation du permis d’importation provisoire du véhicule. Nous avons attendu une heure à cet endroit, car une seule personne y travaillait. Dans la file d’attente, il y avait un Mexicain qui avait décidé de s’établir au Costa Rica, après s’être fait kidnapper au Mexique… Il avait réservé les services d’un tramitador, mais franchement, je ne vois pas pourquoi, les étapes sont faciles à suivre : Immigration, et ensuite Transit pour le Véhicule. Par contre rien ne se trouve au même endroit, et pour chaque pays, il faut se rendre à des bâtiments différents pour chaque étape. Durant que Pierre attendait en ligne pour la dernière procédure, je me suis rendu chez Alamo, un endroit où l’on loue des véhicules, pour y dénicher une carte du Costa Rica. En Amérique Centrale, il est impossible d’acheter une carte du pays dans un garage, mieux vaut se prémunir des cartes nécessaires avant de partir. Comme nos plans ont changé, je n’avais rien préparé pour l’Amérique Centrale avant de quitter le Canada, mais tout s’est bien passé.

Nous avons décidé de nous arrêter à la Plage Hermosa, un peu avant Quepos, pour camper. La baignade était délicieuse, et nous en avons bien profité. Dimanche le 30 décembre, nous avons poursuivi sur une route de terre après Quepos, et nous nous sommes rendus jusqu’à Dominical, un endroit que nous avions particulièrement aimé lors de notre premier voyage ici. Entre Quepos et Dominical, il s’agit d’une route de terre très abîmée, alors impossible de rouler plus vite que 30 kilomètres à l’heure ! Nous nous sommes installés sur la plage à Dominical, et nous avons profité de la mer toute la journée. Nous sommes aujourd’hui le 31 décembre, la dernière journée de l’année, et nous passerons le Jour de l’An ici ! Il s’agit d’un endroit magnifique, à l’ombre des cocotiers, face à l’océan Pacifique, vraiment, un lieu merveilleux !

Nous nous baignons quatre à cinq fois par jour, et Pierre, qui n’aimait pas tellement la mer avant, commence à vraiment apprécier ! Il y quelques touristes bien sûr, mais surtout des gens du Costa Rica ici, car il n’y a pas d’aéroport tout près, il faut aller à Punta Arenas ou à San Jose… Il y a aussi le parc Manuel Antonio non loin d’ici, il s’agit du plus petit parc national du Costa Rica, mais c’est peut-être le plus beau. Ah, j’oubliais, celui de Rinçon de la Vieja est probablement le plus extraordinaire, imaginez, des lagunes d’un bleu turquoise avec des chutes cristallines, et le plus magnifique, c’est que nous étions seuls à cet endroit et que nous avons pu nous baigner en costume d’Adam… Mais pour la faune : toucans, papillons Morpho bleus, coatis, etc., le parc Manuel Antonio est vraiment spécial !

Nous sommes aujourd’hui le 2 janvier, et la plage est tout à coup devenue très tranquille…. Hier soir, nous avons admiré le coucher de soleil sur la mer. Nous en avons aussi profité pour marcher jusqu’au bout de la plage, et nous avons découvert d’autres lagons d’eau douce. Je suis certaine que lorsque les gens découvriront cet endroit, il deviendra beaucoup plus achalandé ! Nous avons parlé à un dentiste de Floride qui achète des terrains dans le coin, les subdivise et les revend. Il nous a dit qu’un projet d’aéroport devrait aboutir cette année ou l’année prochaine… J’ai vu une iguane de trois pieds de long sur le mur d’une terrasse hier, à un restaurant du village. Cela semble tout naturel pour les gens de la place, mais pour moi, ce n’est pas quelque chose que je peux voir tous les jours !

Nous lisons beaucoup, et j’ai fini un livre de Robert Ludlum hier : Scorpio Illusion, aussi intéressant que la série Bourne (Identity, Ultimatum, etc.). Depuis que nous sommes partis, nous avons lu plusieurs livres de James Mitchener, Leon Uriss, Frederick Forsyth, etc. J’ai particulièrement aimé The Centennial, et Pierre a beaucoup apprécié The Source.

Les Costa Ricains sont super gentils, drôles, indépendants, différents des Mexicains mais aussi intéressants. Ils sont certainement plus riches collectivement que leurs voisins du Nicaragua : les soins de santé ici sont semblables au Canada, l’éducation est gratuite, mais les routes sont horribles. J’imagine que la santé et l’éducation sont plus importants que l’état des routes ! Le coût de la vie ici est légèrement plus dispendieux que chez nous, sauf si on se nourrit seulement de fruits et de légumes bien sûr. C’est très vert ici, et il y a souvent une petite pluie rafraîchissante durant la nuit, mais pendant le jour, le soleil brille de tous ses feux ! Pura vida, comme ils disent !

Bonne année à tout le monde, et je vous souhaite les choses les plus merveilleuses pour cette nouvelle étape 2008. Mes meilleurs souhaits vous accompagnent !

24 décembre 2007

Mexique

Vendredi le 14 décembre, après avoir quitté l’Arizona, nous sommes entrés au Mexique par Nogales. Nous avions pris une assurance pour l’auto à Yuma juste avant de traverser, mais nous n’avions fait aucun autre préparatif, étant donné que nous pensions placer la Westfalia sur un bateau au Texas et prendre ensuite l’avion pour la Colombie… Des formalités de quinze minutes nous ont permis de passer très rapidement la douane. Les douaniers n’ont même pas inspecté le véhicule ! Je n’ai jamais vu des gens aussi gentils et souriants ! Nous nous sommes rendus jusqu'à Ciudad Obregon où nous avons campé sur le terrain d’un Pemex. Il faut dire qu’ici au Mexique, la température est très chaude, environ 30 degrés Celsius durant la journée. Et même la nuit, il serait difficile de dormir si nous n’avions pas fait installer cette fameuse Fan-tastic Fan qui permet de vraiment rafraîchir le véhicule... Samedi le 15 décembre, nous avons continué notre route et nous nous sommes rendus jusqu'à Tehacapan. Les péages nous ont coûté 126 dollars américains pour ces deux jours, mais cela valait la peine de choisir les routes à péages, sans topez (sortes de bosses obligeant les conducteurs à ralentir pour ne pas dire arrêter) et beaucoup plus larges et plus sécuritaires... Dimanche le 16 décembre, nous nous sommes baignés dans la mer et nous avons trouvé un endroit magnifique pour camper, sur le bord de la plage, dans un tout petit village appelé Manzanilla. Nous y avons rencontré un gars de Hull, quel hasard, qui campait non loin de là, et qui avait acheté le camper d’un Français qui nous avait contacté en mai denier pour acheter un véhicule de voyage… Et imaginez que nous avons aussi parlé à des Québécois qui étaient descendus au Mexique pour le mariage de la fille de Frank Condelli, un mécanicien d’Almonte qui a fait du travail pour Pierre. Le monde est définitivement très petit ! Nous ne nous sommes pas arrêtés à Melaque, mais apparemment qu’à cet endroit s’installe chaque hiver une horde de Québécois ! Lundi le 17 décembre, nous avons poursuivi la route jusqu’à la plage de Manahua, après Puerto Vallarta, où nous avions fait une épicerie et rencontré d’autres Québécois campés non loin de là. La baignade était délicieuse, mais je dirais que cet endroit ressemble plus à une bourgade qu’à un village… Nous avons très bien dormi, au bord de la mer, avec le bruit des vagues et le vent de la mer. Le lendemain, mardi le 18, nous nous sommes rendus à Playa Ventura, et comble de chance, nous avons été invités chez un Mexicain à dormir chez lui, un monsieur très gentil du nom d’Homero. Nous avons été très touchés par la générosité de cette personne, qui possède un immense terrain longeant la plage, parsemé de cocotiers. Nous avons jasé avec lui toute la soirée, et il était un peu déçu de nous voir partir le lendemain matin, mais comme nous n’avions pris qu’une semaine d’assurance pour le véhicule, nous ne voulions pas nous attarder trop… Mercredi le 19 décembre, nous nous sommes baignés à Puerto Escondido et nous avons revu Puerto Angel, qui a bien changé depuis que Pierre y avait passé du temps en 1998. Nous avons poursuivi vers Huatalco, et nous y avons rencontré d’autres Québécois campés pour l’hiver au Mexique. Nous avons adoré Huatalco, tellement que nous y sommes demeurés deux jours… Une plage magnifique, des douches à 12 pesos ($1.20), des cartes téléphoniques à 100 pesos pour 30 minutes ($10) et des cafés Internet à un dollar l’heure ! Et surtout, tout ici est tellement propre, les rues sont bordées de fleurs, le soleil est au rendez-vous, et les gens sont super gentils. Guy, Noella, Sylvie et Marcellin nous ont parlé de Puerto Arista, et nous avons pris leurs renseignements au sérieux ! Vendredi le 21 décembre, nous nous sommes donc rendus à Puerto Arista, l’endroit par excellence… Nous nous sommes installés sur la plage, tout près du restaurant Sovamento de Rafael, un Mexicain vraiment agréable. Nous sommes le 24 décembre aujourd’hui, et nous resterions bien tout l’hiver ici, mais… Une personne de Louisiane, du nom de Charles Magnon, a acheté un terrain ici et il est en train de se faire construire une magnifique propriété qui lui coûtera au maximum 30,000$ dollars. Cet homme a fait du voilier pendant plus de vingt ans, et lorsqu’il a découvert ce port, il a décidé de s’y installer… La plage est magnifique, 35 kilomètres d’une propreté immaculée ! Nous marchons un demi-mille dans l’eau avant d’avoir de l’eau jusqu’au cou ! Par contre, il n’y a pas de cafés Internet ici, ni d’épiceries, parce que le village est trop petit, alors nous devons rouler une vingtaine de kilomètres pour nous approvisionner. Cependant, nous avons acheté sur la plage de très grosses crevettes pour 4$ le demi-kilo, de pêcheurs qui revenaient en matinée de leur pêche nocture. Nous avons aussi vu des pêcheurs qui remplissaient un camion de poissons immenses qu’ils appelaient purel ou quelque chose comme cela… L’endroit est beaucoup plus beau que Cancun ou Playa del Carmen, mais l’aéroport le plus près est à Huatalco, à environ 200 kilomètres. Nous sommes dans le Golfe de Tehuantepec, une sorte d’isthme un peu plus large qu’à Panama, et il n’y a pas d’ouragans ici, ni de tremblements de terre. Un endroit sauvage encore, mais pour combien de temps ? Alors nous avons décidé de profiter du temps des Fêtes pour vraiment apprécier la beauté de cet endroit, où les couchers du soleil sur la mer sont extraordinaires, la mer superbe, l’air pur et frais, le soleil chaud et le sable blanc et doux… Un canadien du nom de José est aussi propriétaire d’un terrain de camping et de cabanas depuis une trentaine d’années, et il en coûte 10 dollars par soir pour camper. Mais nous préférons être directement sur la plage ! Ah oui, j’oubliais, la bière ici coûte 70 sous pour une Corona froide, alors inutile de vous dire que Pierre est très heureux ! Le propriétaire de la taverne s’appelle Alfredo ; comme il ne parle pas trop rapidement, nous pouvons saisir facilement ce qu’il dit. Il nous a parlé d’un endroit près d’ici appelé Boca del Cielo, où les gens peuvent marcher à marée basse jusqu’à une île, et revenir en barque à marée haute. Tout près de là se trouve aussi un phénomène appelé en espagnol Bufadora, où la mer s’infiltre dans les trous des rochers et rejette ensuite l’eau avec force : on dirait presque une fontaine ! Nous partirons probablement le jour après Noël, soit le 26 décembre, vers Tapachula, juste avant le Guatémala. Joyeux Noël à tous, et passez de merveilleuses Fêtes !

12 décembre 2007

Arizona



Mardi le 20 novembre, nous quittons l'Utah pour l'Arizona et nous nous dirigeons vers Canyon de Chelly. Il fait un peu frisquet, mais les paysages sont sublimes, surtout le Spider Mont dans le South Rim. Il y a très peu de gens, quelques Navajos, et trois ou quatre touristes. Le lendemain, nous nous arrêtons à Humbell Trading Post où nous en apprenons beaucoup sur les Aborigènes des États-Unis... On annonce de la neige, alors nous décidons de ne pas trop nous attarder. Nous nous dirigeons vers Petrified Forest, où les paysages sont incroyables. Les arbres sont pétrifiés, et les roches qu'ils forment sont de toutes les couleurs. La plupart des amyéthystes et des quartz ont été volés, mais les couleurs sont encore spectaculaires. Nous campons dans le désert, mais nous ne nous éloignons pas trop, car nous voulons poursuivre notre visite le lendemain et il n'y a aucun camping au parc! Le lendemain, nous continuons de faire les pistes proposées, et nous nous dirigeons ensuite vers Show-Low. C'est l'Action de Grâces, et ici, les Américains célèbrent cette fête plus que Noel je dirais! Nous réussisons tout de même à faire une épicerie (quelques magasins sont exceptionnelement ouverts jusqu'à quatorze heures), et nous trouvons un camping à Tonto National Forest, un endroit extrêmement calme où nous sommes seuls une fois de plus. Le lendemain, nous nous rendons à Globe, et nous prenons la décision de nous diriger vers Hot Well Dunes, non loin de Safford. Nous passons deux jours à cet endroit, où nous en profitons pour lire et relaxer... Naturellement, nous avons adoré ces sources d'eau chaude alors que la température était un peu plus fraîche à l'extérieur. C'est décidé, nous continuerons vers les désert de Yuma, parce que nous n'aimons pas du tout le froid! Nous pourrons probablement nous occuper de la traversée en bateau de Westcargot de là-bas.

Dimanche le 25 novembre, nous nous rendons à Picacho State Park où nous campons deux jours. Puis nous arrivons à Petroglyph National Monument, faisons la piste proposée, et poursuivons vers Yuma. Nous en profitons pour faire faire un changement d'huile, et nous allons camper à Mittry Lake. Nous y resterons d'ailleurs jusqu'au 13 décembre... Chaque jour, nous descendons à Yuma pour vérifier les courriels et faire les téléphones nécessaires pour faire traverser la van par bateau du Texas à la Colombie, mais aujourd'hui, après de nombreuses tentatives, c'est décidé, nous descendrons au Panama et nous enverrons la van de là-bas. Bien sûr, nous avons visité Quartzsite, et Kofa National Forest entre-temps, mais depuis deux semaines, nous avons surtout eu pour mission de trouver un passage maritime pour notre Westcargot, à cause du fameux Darien Gap, un 400 kilomètres où il n'y a pas de route entre le Panama et la Colombie. Tout a tellement changé depuis le 911 aux États-Unis, c'est incroyable. Je ne crois pas que la peur soit une bonne conseillère, mais ici, cela semble l'outil privilégié de certains politiciens... Enfin, ce n'est pas si terrible, et nous aurons certainement un plaisir fou à refaire l'Amérique Centrale, j'avais tellement aimé le Panama! Alors je vous laisse ici, et je vous souhaite à tous un très agréable Temps de Fêtes!

19 novembre 2007

Capitol Reef, Canyonland, Arches, & Dead Horse State Park





Mardi le 13 novembre, nous avons fait la boucle de huit milles à Bryce Canyon: Queen's Garden Trail, Peekaboo Loop, et aussi Navajo Loop. Les paysages sont incroyables, les formations rocheuses ressemblent à des pièces d'échiquier, les couleurs sont intenses, et il fait très chaud ici, mais très froid la nuit, car nous sommes dans le désert de l'Utah. Je n'en reviens pas de constater les différences entre la mentalité québécoise et américaine, et ce à tellement de niveaux... Mais les gens ici sont très sympathiques, c'est le plus important! Nous campons au North Campground du Parc.

Mercredi le 14 novembre, nous faisons une dernière visite au Fairyland de Bryce, et nous nous dirigeons vers Kodachrome Basin, un parc superbe, avec de nombreusees colonnes. Nous grimpons jusqu'au Eagle's View, nous entreprenons ensuite la Panorama Trail, une boucle qui permet d'admirer plusieurs petites pistes: Secret Passage, Hat Shop, Fred Caillou, etc... Nous campons à Dixie National Forest, sur la route 12. Nous sommes à une altitude de plus de 9,000 pieds, c'est très beau, mais aussi très froid...

Jeudi 15 novembre, nous nous arrêtons à Capitol Reef, un parc rempli de formations géologiques étranges: mesas, canyons, arches de pierre, ponts naturels... Nous faisons les pistes Gooseneck, The Tank, Hickman Bridge, Cohab Canyon... Nous voyons des vergers et de vieux bâtiments d'une ancienne colonie de Mormons qui a finalement quitté en raison de la sécheresse et de l'isolement sans doute. Nous campons en soirée au Camping du Parc, et le lendemain matin, vendredi le 16 novembre, nous constatons que les freins de la voiture ne fonctionnent plus. Nous rebroussons chemin, et nous nous rendons au seul garage du coin, une vingtaine de milles plus loin. Il accepte de changer le cylindre défectueux en fin d'après-midi, car il est débordé de travail et nous sommes vendredi! Lorsque la réparation est terminée, nous nous dirigeons vers Arches, mais finalement, nous nous arrêtons à un lac de la Fish Lake National Forest. Au réveil, samedi le 16 novembre, 0 degrés, un temps très frisquet, mais la température se réchauffe vite. Nous atteignons Arch National Park après avoir conduit sur des routes vraiment scéniques: la 72 et la 70, puis ensuite la 191... Nous nous rendons jusqu'aux limites du Parc, et nous n'en finissons plus de prendre des photos: tout ici est magnifique! Nous resterons ici une journée de plus, car nous voulons faire la piste de huit milles: Devil's Garden. Nous campons donc dans le parc, mais ici ils n'ont pas de douches, car l'eau potable doit être acheminée par camions...

Dimanche le 18 novembre, nous faisons la piste Devil's Garden, et nous entrons dans Canyonland, tout près d'Arches, après dîner. Il n'y a pas d'eau potable ici, même pas dans les toilettes, mais les paysages sont extraordinaires, nous sommes impressionnés... Nous nous rendons à plusieurs points de vue, et pour terminer la journée, juste avant le coucher du soleil, nous nous rendons à Upheaval Dome. Certains scientifiques croient qu'un météorite serait à son origine, alors que d'autres avancent la théorie qu'il s'agit d'une mer qui s'est vidée et qui a ensuite fait l'objet d'une explosion volcanique, il y a de cela plusieurs millions d'années! Nous campons dans ce Parc et nous croyons avoir froid à cause de l'altitude, mais non, au contraire, 12 degrés au réveil!

Lundi le 19 novembre, nous terminons notre visite de Canyonlands, et nous nous rendons ensuite à Dead Horse State Park, car on nous a fortement suggéré de voir cet endroit. En fait, cela ressemble un peu au Grand Canyon: la rivière Colorado serpente à travers un immense canyon, qui est plus large mais moins profond. Nous regardons aussi des vidéos, au Centre de Visiteurs, sur Mesa Verde au Colorado, et sur le Plateau du Colorado et ses canyons. Finalement, nous atteignons Moab, et nous en profitons pour aller sur Internet, faire les courses, prendre une douche, revenir un peu à la civilisation quoi!

Notre visite de l'Utah nous a enchantés. Il s'agit d'un État très près de la nature, une nature sauvage et rude, mais tellement belle! Nous projetons entrer bientôt en Arizona...
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13 novembre 2007

Splendeurs de l'Utah

Vendredi le 9 novembre, après nous être baignés, nous filons vers l’Utah.  Nous avons bien hâte de voir les parcs nationaux dont tout le monde parle! Nous nous arrêtons au Centre des Visiteurs à St-Georges, et nous campons chez Wal-Mart en soirée car nous sommes trop fatigués pour nous rendre à Zion National Park. Nous achetons une carte d’appel pour pouvoir régler le passage de la van, mais nous sommes vendredi soir, et les bureaux ne sont pas ouverts avant mardi, à cause du grand week-end en l’honneur des vétérans, Memorial Day… Nous nous rendons compte aussi qu’Internet n’est pas aussi implanté en Utah, est-ce l’influence des Mormons? Samedi le 10 novembre, nous arrivons au parc vers 11 hres, et nous décidons de faire toutes les pistes mineures: River Walk, Weeping Roch, Lower Emerald Loop, Middle Emerald Loop, Upper Emerald Loop… Il fait un temps superbe. Nous apprécions énormément le film au Centre des Visiteurs. Tout ici est grandiose! Le lendemain matin (samedi 10 novembre), nous partons un peu avant 9 heures grimper l'Angel’s Landing, une piste assez difficile. Les précipices sont de chaque côté de la piste, qui n'est que de deux pieds de large la plupart du temps. Il y a aussi des chaînes pour grimper, c’est assez spécial.  Finalement, nous arrivons au sommet, quelle gratification!  Nous avons une vue de 360 degrés, et c’est à peine si nous apercevons la route en bas! Il s’agit d’une des plus belles pistes que nous ayons réalisées. Sur le chemin du retour, nous rencontrons un Québécois qui a le vertige et qui n’est pas certain de vouloir continuer, et nous essayons de l’encourager car le jeu en vaut vraiment la chandelle!  Beaucoup de gens s’arrêtent après les deux premiers milles, et c’est dommage, car la vue au sommet est incroyable ! Nous arrivons au camping vers midi trente, et nous décidons de prendre l’après-midi de congé, histoire de faire le lavage et la cuisine (je prépare une sauce spaghetti et un pâté à la viande)… J’en profite aussi pour entrer mes photos à l’ordinateur. Comme les journées passent vite ! Nous devrions demain nous diriger vers Bryce Canyon, mais il nous reste encore plusieurs choses à visiter ici à Zion…

Lundi le 12 novembre, après avoir traversé la route Carmel de Zion, où l’on traverse un tunnel d’un mille et croise le Mesa Checkboard, une montagne quadrillée en forme d’échiquier, nous arrivons à Red Canyon. Ici, tout est rouge, et les formations sont étranges : on a même mis des pancartes descriptives, telles que chameau et serpent ! Notre Westfalia passe même sous un rocher rouge en forme d’arche. En après-midi, nous nous rendons à Bryce Canyon. Nous sommes chanceux, car une partie de la route, celle vers le Nord avec des élévations de 8,000 pieds, est habituellement fermée à partir d’octobre à cause de la neige. Les hoodos, ces formations étranges, sont rouges et blancs par endroits. On se croirait dans un endroit magique, car des milliers de rochers sont sculptés en forme de châteaux, de visages, etc. Nous rencontrons six Québécois en cavale, et aussi une acrobate du Cirque du Soleil qui vient de Laval, Mylène, qui est en congé pour 3 jours parce que son père est venu la visiter. Un autre couple nous fait visiter leur camping-car, un beau Free Spirit Leisure Way vendu par Chrysler mais fait par Mercedes, un véhicule d’environ 130,000$. Nous sommes surpris d’apprendre que ce véhicule de 22 pieds fait 30 milles au gallon et fonctionne au diesel. Le grand luxe, avec 2 douches, comptoir Corian, immense garde-robes, micro-ondes, air climatisé, etc. etc. C’est définitivement la journée des rencontres, car nous revoyons Kim et Valéry, des gens rencontrés au Nord de la Colombie-Britannique, et aussi, quelle belle surprise, Jean-François Burgnard et sa famille en route pour Hollywood et ensuite le Pérou !

Les parcs de l’Utah sont incroyables, on ne peut imaginer cette splendeur car il n’y a rien de tel chez-nous. J’avais beaucoup aimé le Grand Canyon de l’Arizona il y a quelques années, mais je pense que Zion et Bryce sont encore plus spectaculaires. Les canyons sont plus petits, mais les couleurs et les formations rocheuses sont absolument renversantes. Quant à Pierre, je pense qu’il préfère encore Death Valley, peut-être à cause de la température et aussi de la solitude des lieux. Nous sommes en novembre, et ici à Bryce, on aperçoit de la neige ici et là. Je pense que l’été est peut-être la saison idéale pour visiter l’Utah, mais quoi qu’il en soit, je suis extrêmement contente d’avoir insisté pour visiter ces parcs extraordinaires. La Californie est très spéciale, mais je ne sais pas, je trouve que les gens sont un peu blasés, qu’il y a une certaine exploitation touristique. Alors jusqu’à présent, l’Oregon et l’Utah sont mes états préférés. Aujourd’hui, nous avons visité Rainbow Point, Yovimpa Point, Agua Canyon, Black Birch Canyon, Swamp Canyon, Ponderosa Point, Inspiration Point, Bryce Point et Sunset Point. Nous continuerons demain la visite de Bryce Canyon car nous voulons faire la boucle de huit milles, à pied bien sûr !


09 novembre 2007

Californie et Nevada



Lundi le 29 octobre, nous nous dirigeons vers Ridgecrest, où nous faisons faire un changement d’huile. Nous en profitons aussi pour laver la van au Carwash, elle en a bien besoin! Nous faisons une épicerie, et comme la bibliothèque municipale est fermée, nous poursuivons jusqu’à Walker Pass, où nous camperons dans un camping sans services, à 5,000 pieds d’altitude. Nous sommes seuls, et comme nous sommes arrêtés tôt, j’en profite pour faire une sauce spaghetti.

Mardi le 30 octobre, nous nous arrêtons au Lac Isabella. Nous montons très haut dans les montagnes, et nous arrivons à Dome Rock, une montagne de granite non loin de Ponderosa. Nous coucherons à Peppermint Camping, un endroit où nous sommes absolument seuls encore une fois. Nous oublions de vérifier toutes les fenêres avant de nous endormir, et lorsque nous nous réveillons, il y a du frimas au sol tellement il fait froid. Nous découvrons que nous avons dormi avec une fenêtre ouverte, ce qui n’a décidément pas augementé la température!

Mercredi le 31 octobre, nous arrivons aux chutes de la rivière Tulle. Nous nous approchons du parc national Séquoia, et nous poursuivons jusqu’à Hospital Rock. Comme on nous a avertis qu’il y de la construction sur la route du parc, nous prenons notre temps. Nous visitons Sentinel Tree Visitor Center, et nous nous rendons jusqu’au General Shermann Tree Trail, où nous admirons un arbre de plus de 40 pieds de diamètre. C’est difficile à imaginer qu’un arbre soit si grand, si haut, si droit, et si large! Nous camperons dans la forêt nationale du parc.

Mercredi le 1er novembre, nous apercevons 3 daims et un renard aux abords de la route. Nous faisons une piste autour du lac Hume, la plage est superbe, et il y a même un pont piétonnier qui traverse tout le lac! Puis nous nous rendons au Kings’ Canyon. Quel endroit superbe! Nous nous extasions devant ce canyon remarquable, très profond, avec un rivière parsemée de cascades. Les rochers sont verts par endroits, et gris à d’autres. Nous nous rendons à Mist Falls, une piste de tout près de 15 kilomètres, puis nous faisons aussi Grizzly Falls et Roaring River Falls. Nous campons à Convict Flat, où nous prenons une tisane dans le camping-car d’un couple de Français très gentils, Danielle et Bernard. Ils se rendent à Death Valley, alors que nous venons tout juste d’en revenir! Entre voyageurs, c’est tellement agréable d’échanger nos impressions! Je profite de la soirée pour poursuivre la lecture d’un livre passionnant de Frederick Forsyth: Avenger.

Vendredi le 2 novembre, nous prenons la piste de Mark Twain Stump, où nous attend une souche énorme! Puis nous visionnons un film de 20 minutes sur les caratéristiques du parc au Centre des Visiteurs. Nous nous rendons à Grant Grove, où l’arbre General Lee se tient dans toute sa splendeur! Il s’agit du troisième arbre le plus haut au monde! La piste Panoramic Point nous permet de contempler le parc de haut. Finalement, nous nous dirigeons vers Fresno en après-midi. Nous avons besoin d’une pièce pour la van mais le concessionnaire Volkswagen doit la faire venir, et il parle d’une semaine avant que nous la recevions. Pour les pneus, c’est un peu la même chose, deux ou trois jours, puisque la compagnie Michelin a discontinué les pneus Agilis, et il en reste deux au Michigan… Nous décidons de continuer vers Gilroy, pas très loin de Monterey à l’ouest. Nous rejoignons le fils de Pierre à Davis, chez son amie, et nous prenons rendez-vous avec eux à Monterey pour le lendemain midi.

Samedi le 3 novembre, nous visitons la Mission San Juan Bauptista. Puis nous arrivons à Monterey, où nous prenons une douche et visitons un peu la ville. Nous dînons dans un restaurant chinois avec Jacquie et Benoît. Jacquie nous fait ensuite visiter sa ville natale: nous observons les loutres de mer et les lions de mer, et nou déambulons dans les rues de Monterey… Pierre est très content de retrouver son fils! Celui-ci doit cependant nous quitter, car on l’attend à San Francisco… Dimanche le 4 novembre, nous visitons Pacific Grove et nous faisons la bouche de 17 milles de Pebble Beach (9.00$ de frais pour passer sur cette route). Les maisons valent au moins quelques millions dans ce coin… Puis nous nous rendons à Carmel, la ville dont le maire est Clint Eastwood. Il s’agit d’une petite ville fort sympathique, avec une plage superbe, et une centaines de boutiques très touristiques mais charmantes. Nous visitons aussi la Mission, et nous y rencontrons un couple de Québécois de St-Jean-sur-Richelieu qui reviennent de Los Angeles. Nous poursuivons vers San Simeon, et nous nous arrêtons tôt, car nous ne voulons pas manquer le Hearst’s Castle deamin matin! Nous camperons au State Park de San Simeon.

Lundi le 5 novembre, nous visitons le fameux château! Nous sommes très impressionnnés. Notre visite aura duré 6 heures! Ce William Randolph Hearst, quel bonhomme! La guide connaît absolument tout, aucune question reste ambigue avec elle. Elle nous a bien fait rire, elle racontait tellement bien... Le film Building the Dream est très bien fait, et nous le visionnons dans un cinéma de plusieurs étages, un peu comme nos écrans Imax... Nous rencontrons aussi à cet endroit une famille Française très sympathique, les Burgnard si je ne m'abuse, qui font eux aussi un tour du monde. Des gens très spéciaux, très gentils, très polis: la famille compte trois jeunes filles charmantes, c'est rare aujourd'hui que les jeunes soit aussi sympathiques! Nous discutons de l'Inde avec eux, car ils s'y rendront prochainement... Puis nous nous arrêtons chez GoWesty, qui ont la pièce qu’il nous faut! GoWesty est l’endroit par excellence pour les Westfalia de la Californie, ils doivent bien avoir une vingtaine de mécaniciens! Et ils font du très beau travail!

Nous nous dirigeons ensuite vers Las Vegas, que nous avions vue il y a presque 5 ans. Une ville de complète demesure, absolument fantastique, où il devient difficile de savoir s'il fait nuit ou s'il fait jour, avec tous les néons! Les fontaines du Bellagio sont incroyables, les statues animées avec le spectacle Atlantis sont fantastiques, nous admirons les poissons exotiques, tout est absolument féérique... Nous nous promenons ainsi jusqu'à onze heures du soir, et nous retournons ensuite à notre domicile roulant, nos pieds n'en pouvant plus... Et j'oubliais, dans l'après-midi nous avons changé les pneus, et nous avons fait faire l'alignement. Il paraît que les amortisseurs auraient aussi besoin d'être changés, mais nous demanderons une deuxième opinion...

Aujourd'hui vendredi le 9 octobre, nous débutons la journée avec une pause à la piscine municipale. Nous devons aussi régler notre départ pour la Colombie... Lorsque ce sera fait, nous nous dirigerons vers l'Utah.