22 novembre 2009

Playa Las Lajas, côte du Pacifique, Panama

Il a beaucoup plu ici dernièrement, mais aujourd’hui, nous avons pu nous baigner aux cascades Las Mozas (17 novembre). Le ciel se couvre peu à peu cet après-midi, mais la pluie est faible… Nous avons même aperçu de fameux papillons bleus, les Morphos, d’environ six à sept pouces de large… J’aurais le goût de faire du trekking, de bouger, mais quand il pleut, il n’y a pas grand-chose à faire. Heureusement, il nous reste encore plusieurs bouquins à lire! Nous venons tout juste d’échanger 12 livres à la bibliothèque municipale d’El Valle, en anglais s’il vous plaît! Le choix est excellent, nous avons donc fait le plein : Robert Ludlum, Clive Clusser, James Patterson, Michael Connelly, John Grisham… Jeudi le 19 novembre, nous avons récupéré notre colis au bureau de poste de la ville de Panama et nous nous sommes dirigés vers Aguadulce. Le lendemain matin, nous étions à huit heures aux portes de la raffinerie de sucre Estralla Azul. Ce fut fort intéressant… Nous avons passé trois heures avec notre guide, Raphaël Guerrera, et il faut croire que nous commençons vraiment à mieux saisir l’espagnol, car nous n’avons eu aucune difficulté à comprendre ses explications. À Nata, nous avons pu visiter l’église après avoir demandé à la présidente de la Fondation, qui vit juste à côté. Un guide est venu nous ouvrir les portes, et nous avons monté jusqu’au clocher. Cette église est la plus ancienne du Panama, et elle a été complètement restaurée. Nous avons continué vers la péninsule Azuero, où nous nous sommes arrêtés à Parita, une autre ville coloniale, avec des toits d’ardoise et une église très pittoresque. Comme il faisait très chaud, nous nous sommes dirigés vers Santa Fé, qui se trouve à une altitude d’environ mille mètres. Sur la route de Santa Fé, un peu après Santiago, se trouve la ville de San Francisco, où se trouve la plus belle église du Panama, toute de bois sculptée. Je dois dire que cette église est tout à fait différente de tout ce que nous avions vu jusqu’à présent. Le style est baroque, et les sculptures de bois sont tout à fait remarquables… Arrivés à Alto Piedra, tout près de Santa Fé, un des tuyaux du système de refroidissement de notre véhicule a rendu l’âme. Nous nous sommes stationnés au restaurant de l’endroit et un des habitants nous a trouvé un vieux tuyau que Pierre a rafistolé afin de l’ajuster au système existant. Cela devrait tenir jusqu’à David, où nous ferons effectuer plusieurs travaux mécaniques. Ce samedi le 21 novembre, nous nous sommes baignés dans le Rio Santa Maria, et nous avons dîné à Las Lajas, en bordure du Pacifique. Nous avons élu domicile au restaurant-bar (El Mundo Bar) d’un couple d’Allemands, qui sont installés ici depuis un an. Le coucher de soleil sur la plage était tout simplement sublime… Il y a beaucoup de cocotiers ici, et la plage est très propre. Nous avons donc décidé de rester une journée de plus, et nous partirons donc demain matin, lundi, pour David, afin de faire réparer le fameux "crank seal" du moteur… Bons baisers du Panama!

13 novembre 2009

El Valle, Panama

Nous sommes maintenant à El Valle, une belle petite ville dans les montagnes (en fait, dans le cratère d'un volcan éteint). Beaucoup d'Américains se sont établis ici, sans doute parce que la température est plus fraîche, et que nous ne sommes qu'à une heure trente de la ville de Panama (capitale). Nous avons visité les eaux thermales, les cascades Las Mozas et la chute El Macho, le jardin d'orchidés administré par un Japonais, le marché d'artisanat et nous nous sommes baignés dans un Jacuzzi naturel, une rivière sauvage où nous étions seuls... Les gens sont gentils, le village est sécuritaire, et franchement, comme il y avait énormément de bruit à la plage Santa Clara et que la chaleur et les moustiques rendaient l'atmosphère gênante, nous n'avons pas hésité à déménager! Nous attendons toujours notre colis, qui a été posté de Montréal le 21 octobre (le jour anniversaire de notre mariage). Nous ne savons pas si ce colis est bloqué aux douanes, ou si en raison des nombreux jours fériés d'octobre et novembre, le délai est explicable... Nous n'avons pas eu tellement de chance avec les Postes d'Amérique Centrale et d'Amérique du Sud! Nous n'avons jamais reçu la lettre envoyée à Iquique, Chili, mais elle a été retournée au Canada avec un délai de trois mois. A La Paz, en Bolivie, nous avions attendu plus d'un mois et demi, mais le colis envoyé Express attendait dans les salles encombrés depuis plus de trois semaines lorsque nous l'avons récupéré! Par contre, je n'ai pas eu de problèmes avec le câble d'ordi que mon fils m'a envoyé à Quito, Ecuador, ni avec la lettre de Desjardins (carte de guichet) envoyée à Santiago, Chili. Nous attendons donc patiemment pour les pièces mécaniques et pour l'immatriculation de 2009! Gardons les doigts croisés! Les prix ont augmenté ici au Panama pour les investisseurs étrangers. Les maisons, dans la capitale, coûtent maintenant de 1,000 à 3,000 dollars par mois. Je me souviens qu'en 2004, lorsque nous avions visité Boquete, il était possible d'acheter une maison pour 50,000 dollars. Lorsque nous y sommes retournés en 2007, il n'y avait rien en bas de 150.000 dollars... Il faut croire que les endroits paradisiaques augmentent rapidement! Je trouve que la ville de Panama ressemble de plus en plus à une ville américaine, avec beaucoup de restaurants McDonald's, Burger King, Kentucky Fried Chicken, etc. Nous qui aimons tellement la nature, nous trouvons que c'est agréable à court terme d'avoir accès à toutes ces commodités, mais pour plus de deux ou trois jours cela devient ennuyant, et le traffic et la pollution finissent par nous déranger... Au plaisir!

09 novembre 2009

Panama et Colon

Mercredi le 28 octobre, après avoir entreposé le véhicule dans un conteneur de Seaboard Marine à Carthagène (agent maritime Luis Ernesto de la Rota, Enlace Caribe Ltd.), nous nous sommes installés à l’hôtel Marlin, quartier Gethsémani, juste à côté du quartier historique. L’hôtel Marlin est un hôtel très propre, climatisé, salle de bains privée et télévision dans la chambre. Le personnel est adorable. Ils ont aussi le Wi-Fi, mais j’avais laissé mon portable dans l’auto, Pierre trouvait que c’était plus sécuritaire ainsi… Finalement, nous avons rencontré un couple de Canadiens originaires de l’Allemagne et de la Nouvelle-Zélande, Dominique et Bélinda, et ils ont laissé leur ordi et leur caméra dans la chambre et ils n’ont eu aucun problème… Nous sommes retournés voir les danseurs de Carthagène en soirée et cela nous a rappelé de bons souvenirs, nous avions été éblouis en 2008! Le bateau devait normalement partir le vendredi 30 novembre, mais il n’est parti que dimanche. Et notre agent maritime voulait absolument que le véhicule soit entreposé trois jours avant le départ, pour être certains d’une place… Malheureusement, nous avons appris, alors que le véhicule était déjà dans le conteneur, que le Panama était en fête pour trois jours au début de la semaine suivante… Notre agent maritime nous a dit que si nous ne pouvions faire sortir le véhicule du conteneur au Panama le lundi, nous devrions attendre le vendredi suivant… Le vol de Carthagène à Panama s’est bien passé, sauf que le prix des taxes était deux fois plus cher que le prix du billet. Nous avons dû débourser cinq cents dollars pour un billet, pour un vol d’une heure à peine! Arrivés à Panama, comme nous étions samedi soir et que les hôtels étaient complets, nous avons finalement trouvé quelque chose après avoir téléphoné à tous les hôtels qui étaient sur notre liste. Nous aurions aimé loger au Luna’s Castle, mais ils n’avaient plus aucune chambre libre… La même chose pour Mamallena, Zuly’s, la Casa de Michèle, Hôtel Clayton… Il nous en a coûté 25 dollars pour le collectivo de l’aéroport à l’hôtel Voyager Backpacker dans le quartier Cangrejo. Et disons que pour une chambre à 27$, j’ai déjà vu mieux. Je dirais que les lits sont terribles, la propreté laisse vraiment à désirer, la chambre est minuscule, etc. Rien de comparable aux hôtels et aux motels du Canada… Lundi matin, nous étions chez Seaboard Marine à l’ouverture de leurs bureaux. Malheureusement, ils ne pouvaient obtenir de confirmation de Carthagène pour le sceau du conteneur et pour le Bill of Lading qu’en après-midi. Ils nous ont dit qu’il nous serait impossible de faire sortir notre véhicule de Colon cette journée-là, puisque le bateau Oberon ne serait vidé de sa cargaison que vers 4 heures de l’après-midi et que la douane fermait aussi à quatre heures. En retournant à l’hôtel Voyager, nous avons appris que l’on avait loué notre chambre, puisque nous l’avions libérée (au cas où nous aurions pu prendre livraison de notre véhicule). Et même si nous étions lundi, durant les trois prochains jours, il y avait la Fête du Drapeau, la Fête de la Libération et la Fête de la Toussaint, trois jours de célébration où les commerces sont fermés et où les hôtels sont pleins à craquer… Guadeloupe, la propriétaire de l’hôtel, venait d’acheter une grande maison où elle pensait déménager son hôtel dans les prochaines semaines, et en attendant, elle l’avait louée à des réfugiés de Colombie. Comme il y avait une chambre libre, c’est là que nous nous sommes installés, dans le quartier El Dorado. Pierre était un peu déçu parce qu’il n’y avait pas d’autres voyageurs à cet endroit, mais finalement, l’endroit était plus tranquille, même si les lits étaient encore pires! Nous avions tous les deux mal au dos en nous levant le matin! Et comme nous sommes à la saison des pluies, il a plus tous les jours depuis notre arrivée au Panama. Parfois, la pluie était fine, mais plus souvent qu’autrement, il pleuvait tellement fort que nous n’osions pas sortir… Que voulez-vous, c'est la saison des pluies de la mi-octobre à la mi-décembre! Jeudi matin, nous nous sommes rendus au Panama Administration Building pour admirer les superbes murales peintes par un artiste new-yorkais au début du siècle (1905 je crois). Comme les services d’autobus étaient ralentis en raison des congés, nous avons marché beaucoup. Nous avons fait la promenade du Cerro Ancon, d’où l’on peut admirer la ville de Panama, le canal Miraflores, le pont des Amériques, etc. Vues superbes sur ces hauteurs! Vendredi matin, nous étions debout à 6 heures. Nous avons pris un taxi pour le Terminal Allbrook, puis nous avons pris l’autobus climatisé pour Colon, service express!  Incroyable de penser que l’on peut se rendre de Panama à Colon pour le même prix que pour les taxis d’un endroit à l’autre dans la ville de Panama! Ce fut très pénible de récupérer le véhicule, beaucoup plus difficile que lorsque nous l’avions fait de Carthagène en janvier 2008. Nous avions réservé les services d’un tramitador de Portobelo, Féliz Cardenas, une personne très correcte. Comme le port de Cristobal et les douanes sont très loin (il faut faire le trajet en taxi), et que personne ne peut nous indiquer les étapes à suivre sauf le tramitador, ses services sont indispensables à Colon. Nous avons déboursé 10 dollars à la douane, 18 $ pour la fumigation et l’inspection de sécurité, 15$ pour le tramitador et 140$ pour des frais de déchargement du conteneur, alors que nous croyions que ces frais étaient inclus dans le 1,400$ que nous avions déjà déboursé avec Seaboard.  M. Abdul Basto, le gérant de Seaborad à Colon, a agi avec nous de façon indifférente et hautaine. Il nous a fallu presque toute la journée pour récupérer le véhicule. Bref, nous avons regretté ne pas avoir transigé avec Nav Ecuador, qui assurait la traversée de Manta, Ecuador à Manzanillo, Mexique, pour 1,000$ (750$ + frais portuaires). Nous aurions dû faire renouveler notre visa pour l’Ecuador, mais nous hésitions à nous séparer de notre véhicule pour 20 jours...   Mais finalement, pour la traversée Carthagène-Panama, alors que nous pensions qu’il faudrait seulement trois jours, il nous a fallu 10 jours… Finalement, tout compris, cela nous a coûté beaucoup plus cher que l’an passé pour le trajet inverse (300$ de taxes de départ de la Colombie à l’aéroport, 1,400$ pour le conteneur alors que l’an passé, le tarif était de 850$, et 175$ de frais portuaires alors que nous avions payé 50$ l’an passé en Colombie). Sans compter le transport par avion, les hôtels, les taxis, etc… Nous sommes cependant heureux d’être en Amérique Centrale, et dès que nous pourrons récupérer le colis pour les pièces d’auto, nous nous dirigerons vers David pour retrouver notre mécanicien… Vendredi soir, nous nous sommes rendus au Fuerte Castillo San Lorenzo, un ancien fort espagnol très bien conservé. En fait, ce monument est classé Patrimoine Mondial de l’Unesco.  Samedi, nous avons eu du soleil, alors qu’il pleuvait depuis une semaine! Nous en avons profité pour laver les draps ainsi que les tapis de l’auto. Nous avons vraiment apprécié cette journée de beau temps, mais en fin d’après-midi, le tonnerre a commencé à gronder, et il a plu toute la nuit… Dimanche, nous voulions nous baigner dans le Rio Chagres, mais comme il pleuvait à boire debout, nous avons passé la journée à lire à l’intérieur du véhicule. Ce matin, nous nous sommes mis en route vers la capitale, car nous voulions vérifier de nouveau avec le bureau de poste pour notre colis.  Malheureusement, il n'y avait rien pour nous au bureau de poste... Mardi et mercredi, la poste est fermée à nouveau, en raison de la Fête de l’Indépendance… Nous faisons donc un marché au Mall Allbrook, j'essaie de mettre mes photos sur Internet, et puis nous nous dirigerons vers la Playa Santa Clara. Bons baisers du Panama! Au plaisir!

30 octobre 2009

Carthagène en sac à dos!

Nous avons appris hier qu'en raison du congé de trois jours de la Toussaint au Panama, nous ne pourrons récupérer ñe véhicule avant une autre semaine (10 jours sans véhicule), alors que normalement, cela aurait dû prendre tois jours! Bon, cela fait partie du voyage! Avoir su, nous m'aurions quitté pour le Panama que mercredi prochain... Carthagène est un ville charmante, avec des spectacles dans les rues tous les soirs, et la partie coloniale de la ville est magnifique. Nous sommes à l'hôtel Marlin (35000 pesos pour nous deux par jour). Je recommande cet hôtel à tous les gens qui viennent ici à Carthagène, autant pour la propreté des lieux que pour les commodités. L'an passé nous étions à l'hôtel Casona, tout près d'ici, et le prix est le double pour moins de services.... Il y a beaucoup de gens de descendance africaine ici, c'est très différent des autres pays de l'Amérique du Sud. Il fait très chaud aussi, 40 degrés Celsius! Nous prendrons donc l'avion demain soir pour le Panama, et nous essaierons de loger au Luna's Castle, un hôtel populaire avec vue sur le Pacifique. Ciao!

27 octobre 2009

Nos derniers jours en Colombie

Nous sommes restés cinq jours dans le désert de la Tatacoa, un désert aux teintes ocre, orange et beige... Comme il fait très chaud dans ce désert lorsqu’il ne pleut pas les eaux minérales rafraîchissantes de la piscine Los Hoyos nous ont permis de supporter la chaleur accablante (45 degrés Celsius dans le véhicule lorsque nous sommes revenus de notre baignade). Nous avons rencontré plusieurs Colombiens très gentils, des étudiants, des policiers, et bien sûr des fermiers. Deux journalistes nous ont aussi interviewés pour une émission hebdomadaire ayant pour sujet les actualités dans la province de Huila. Nous avons même fait un petit commercial pour souhaiter Joyeux Noël et Bonne Années aux passagers de Comotour (agence d’autobus pour voyageurs). Il a beaucoup plu dans la nuit de dimanche (tonnerre et éclairs), alors nous avons décidé de poursuivre vers Ibagué ce matin. Nous continuons à perdre beaucoup d’huile (crank seal du moteur brisé), alors nous ne nous éterniserons pas en Colombie. Nous avons appelé notre mécanicien, Mike Marcoux de chez Vaps, St-Jean-sur-Richelieu, et notre ami Gilles se chargera de récupérer les pièces nécessaires pour nous et de nous les envoyer par la poste au Panama. Nous sommes très reconnaissants pour tout ce qu’il fait pour nous, c’est lui qui s’occupe de notre courrier et qui gère nos affaires en notre absence (rapports d’impôts, etcetera). Un gros merci Gilles! En quittant Nieba pour nous rendre à Ibagué (avant Bogota), un policier juste après un péage nous a arrêtés (vérification pour extincteurs, triangle, papiers). Nous avons une police d’assurances valide jusqu’au 11 novembre 2009, pour toute l’Amérique du Sud, mais il nous a dit que comme la Colombie ne l’acceptait pas, il voulait que nous payions une amende de la moitié de la valeur d’une police d’assurances pour trois mois (130$). À la douane et à l’immigration, en entrant au pays, ils avaient accepté notre police d’assurances…. Ce policier nous a même menacés de saisir et d’immobiliser notre véhicule, alors nous n’étions pas très contents! Mais il nous a finalement laissés partir! Il nous a dit que l’état ne payait pas sa gazoline ni sa moto, le pauvre! C’est le premier policier corrompu que nous rencontrons en Colombie. Nous nous sommes rendus à Ibagué en fin d’après-midi. Là commence la région du café. Mais curieusement, le café ici coûte très cher : environ 10 dollars pour un petit bocal. Alors les gens boivent plus de bière. Le vin importé est aussi beaucoup plus dispendieux que dans les autres pays d’Amérique du Sud. Le salaire d’un garde parque travaillant dans un parc national est de 250$ dollars américains par mois (450,000 pesos colombiens). Quand on réalise que la gazoline est aussi chère sinon plus chère qu’au Québec, on se demande comment les gens font! C’est vrai qu’il y a beaucoup de chevaux et d’ânes comme moyen de transport dans les zones rurales… Et dans les villes, il y a beaucoup de motos. Et beaucoup de camions sur les routes pour le transport des marchandises! Les péages sont nombreux (environ 3 dollars pour cinquante kilomètres), mais au moins les routes sont belles en général. En deux jours, cela nous a coûté plus de 50$ juste en péage! Nous avons campé non loin d’Armenia, tout près d’un campement de l’armée. Nous étions très heureux de finalement pouvoir nous arrêter, car les descentes ici sont vertigineuses et les freins sont lourdement taxés. Il n’y a pas d’accotement sur la route, alors c’est difficile d’arrêter pour photographier, mais les vues sont absolument magnifiques. Sur la route entre Ibagué et Arménia, les montagnes sont tout à fait impressionnantes, et les fruits et les fleurs font partie du paysage. Nous avons acheté des mangues en bordure de la route. Le lendemain matin, nous avons repris la route avant huit heures du matin. Comme il s’agissait de l’anniversaire de Pierre, nous aurions aimé pouvoir célébrer d’une façon différente qu’en conduisant… Nous avons franchi Medellin facilement mais nous voulions nous éloigner de la ville pour la nuit… Curieusement, les endroits pour arrêter sont rares, et nous avons finalement élu domicile dans une station-service Zeuss, assez éloignée de la route, mais malheureusement les camions ont roulé toute la nuit et comme la route est très tortueuse, avec des montées et des descentes vertigineuses, ils s’en sont donnés à cœur joie avec leurs freins à air! Ce matin, nous étions sur la route très tôt. Nous profitons de paysages impressionnants, et je dois dire que les chutes, les forêts humides, les montagnes et les fleurs (surtout des bougainvillées et des hibiscus) sont absolument majestueuses sur cette route. Mais il faut des nerfs solides pour faire cette route, car les conducteurs ici sont très machos, et les camions ne nous rendent pas toujours la vie facile (ils sont trop lents dans les montées, mais trop rapides dans les descentes!). Nous avons décidé de nous arrêter un peu avant Sincelejo, la ville renommée pour ses corridas de taureaux en janvier. Par cette chaleur humide, nous étions bien contents de profiter de douches fraîches! Jeudi le 22 octobre, nous avons décidé de continuer notre route vers Carthagène, en passant par la côte Atlantique. Arrivés à Tulo, une petite ville sympathique avec une population plus créole qu’espagnole, nous avons décidé de nous installer sur la plage. C’est incroyable combien l’eau de la mer est chaude ici, on dirait presque que la mer a la même température que les sources thermales de Santa Rosa! Nous n’avons pas encore décidé si nous irons à Mompos, une petite ville coloniale popularisée par l’écrivain Gabriel Garcia Marquez (Chronique d’une mort annoncée)… Il y a tellement d’options possibles : la plage Corvenas, les Iles Rosario, etc. etc. Nous voulons être au Panama avant les Fêtes, parce que c’est plus facile pour les travaux mécaniques en dehors de cette période, mais nous hésitons à quitter la Colombie! Aujourd'hui le 26 octobre, et nous voici de retour à Carthagène, après avoir passé quatre jours à Tulo, sur la côte de l'Atlantique. Nous avons campé à la marina Los Delfines, juste en bordure de la mer, sous les cocotiers. Nous sommes aussi allés à Covenas, où une importante base militaire se trouve, mais probablement parce que nous n'avons pas trouvé la plage extraordinaire dont on nous avait parlé, nous sommes retournés à Tulo pour dormir. Il faut dire que la chaleur, l'humidité, et la musique des hôtels ne sont pas vraiment propices au sommeil! Et dans la nuit de vendredi, un SUV s'est stationné juste en face de notre véhicule, et plusieurs jeunes personnes ont fêté jusqu'à 5 heures et trente du matin sous une musique d'enfer. Pierre n'était pas vraiment heureux... Nous avons décidé de ne pas nous rendre à Mompos (ville coloniale du film Chronique d'une Mort Annoncée, d'après le roman de Gabriel Garcia Marquez), parce que Pierre a hâte d'arriver au Panama, et que finalement, nous avons vu tellement de villes coloniales lors de nos voyages... Le coût pour franchir les 120 kilomètres du Darien Gap (jungle sans route entre le Panma et la Colombie) est de plus de deux mille dollars, sans compter les hôtels et les taxis. Presque mille quatre cents dollars pour le véhicule (conteneur de 2 pieds sur un bateau de Seabord) et 500$ pour l'avion (les taxes sont plus importantes que le prix du billet, allez savoir pourquoi!) Il faut environ 3 jours pour les démarches avec les douanes, la police anti-narcotiques, les autorité portuaires, etc. Ce soir il nous faudra faire nos bagages (nos sacs à dos) et dire adieu au véhicule... Nous avons rencontré plusieurs personnes superbes ici à Carthagène. Deux Québécois, André et Suzanne Gareau, qui attendent leur véhicule (le bateau est parti de Montréal, il s'est rendu jusqu'en République Dominicaine et il devrait arriver ici à Carthagène dans les prochains jours). L'appartement qu'ils occupent appartient à leur agent maritime, et ils nous ont gentiment offerts d'y prendre une douche, quelque chose que nous avons apprécié infiniment! Le monde est petit, c'est le deuxième couple de Québécois que nous rencontrons depuis le début du voyage. Aussi, Bélinda et Dominic, de Squeamish en Colombie-Britannique, étaient au bureau Enlace Caribe (l'agent maritime Luis de la Rota, avec qui nous faisons affaires pour quitter la Colombie). Et Jean-Pierre, un québécois en voilier, et aussi Nick, un américain avec son pitt bull... Cela fait plaisir d'échanger avec d'autres voyageurs comme nous! Au plaisir!

16 octobre 2009

San Augustin en Colombie

Même si cela ne fait qu'une semaine que nous sommes en Colombie, il s'est passé tellement de choses durant cette semaine que j'ai l'impression que le temps s'est vraiment accéléré! D'abord, lorsque nous avons quitté Ibarra en Ecuador, nous nous sommes dirigés vers Gruta La Paz (sources thermales) et nous avons franchi la Colombie vendredi le 9 octobre. Il y avait une manifestation sur le pont reliant les deux pays, et les paysans ont fait brûler une auto et des pneus. Les policiers anti-émeute surveillaient, mais tout était bloqué, et la tension était forte! Nous nous sommes rendus compte, en roulant dans les montagnes, que le Joint Spi (français) ou Reten (espagnol), ou encore Crank Seal (anglais), devait être changé. Nous l'avions fait changer au Chili (ils avaient dû enlever le moteur pour y accéder), mais ce n'était pas la piéce originale. Alors nous ferons venir la pièce du Canada au Panama... Nous perdons beaucoup d'huile, environ un litre par 100 kilomètres et même plus dans les montagnes. Les paysages ici sont magnifiques! La route entre Pasto et Popoyan est tout simplement superbe. J'ai plusieurs photos, mais je ne peux pas les transférer de ma caméra à Internet parce qu'il n'y a pas de Wi-Fi ici. Je dois absolument utiliser mon portable puisque les ordis ici n'ont pas les logiciels qu'il faut, mais comme il semble que personne ne puisse connecter un Apple... Bon, cela fait partie du voyage, je trouverai bien du Wi-Fi au Mexique ou aux Etats-Unis! Après Popoyan, nous nous sommes dirigés vers Coconuco (eaux thermales soufrées), puis la route difficile a commencée... Une route de terre, dans les montagnes, extrêmement pénible... Avoir su, nous nous serions probablement rendus à Cali, puis nous serions passés par Nieba, même si c'est plus long, car la route est meilleure. Il nous a fallu une journée pour nous rendre de Coconuco à San Augustin, une journée pour faire 105 kilomètres! Nous avons vraiment apprécié les ruines archéologiques. Nous avons visité Alto de Los Idolos, Alto de Los Piedras, Alto de Lavapatas, Bosque del Estatuas, et les chutes Mortino et Bordones. Nous avons été chanceux, car même s'il y a eu plusieurs orages, c'était surtout durant la nuit... Nous sommes à la saison des pluies, alors il pleut même dans les déserts! Après San Augustin, nous nous sommes dirigés vers Nieba pour ensuite atteindre le désert de Tatacoa. Jeudi matin, suite aux orages violents de la nuit, le terrain était tellement boueux que nous nous sommes enlisés. En début d'aprés-midi, un autobus est finalement passé et le conducteur et le guide nous ont poussés et ont finalement réussis à nous dégager. Des gens de Bogota, très gentils. Ils étaient pour nous un cadeau du ciel! Le désert ici ressemble aux parcs nationaux de l'Utah, avec des formations rocheuses rouges et beaucoup de cactus. Il fait très chaud, environ 30 degrés Celsius le jour, mais 20 degrés la nuit. Les gens sont sympathiques. Mais la Colombie est au moins deux fois plus chère que l'Ecuador, nous ne nous attendions plus à cela... Les prix sont comparables au Canada pour la plupart des choses, mais les services sont différents. Pierre s'ennuie beaucoup du Québec, et il me répète souvent qu'il ne pourrait vivre dans ces pays du Tiers-Monde... C'est vrai que nous sommes gâtés au Québec, je m'en aperçois plus en voyageant. Carpe Diem!

07 octobre 2009

Ibarra, juste avant la Colombie!

Nous avons longé la côte de Puerto Lopez à San Lorenzo, puis nous nous sommes dirigés vers Ibarra en passant par Lita. Nous avons eu des sueurs froides, car il y avait des bruits étranges quand nous conduisions, et nous pensions que le moteur, la transmission ou l'alternateur étaient en cause... Arrivés à Ibarra, nous avons fait le plein de gaz propane pour le frigo et la cuisinière, et nous avons trouvé un mécanicien qui a diagnostiqué notre problème. Nous avions fait changer la pompe à gaz en Argentine, il y a 6 mois, et à cause de toute la saleté qu'on retrouve dans la gazoline dans ces pays, la fameuse pombe à gaz était à nouveau complètement finie... Et ce n'est pas toujours facile de trouver des morceaux pour ce genre de véhicules (Westfalia Volkswagen de 20 ans) en Amérique du Sud! Mais finalement, nous avons pu dénicher cette pièce rare, et le monsieur qui nous l'a installée nous a demandé seulement 10 dollars pour le travail mécanique, plus 135$ pour la pièce. Il nous a aussi installé un autre filtreur supplémentaire en avant de la pompe à gaz, il paraît que la plupart des camionneurs fonctionnent avec ce système ici en Ecuador. Que voulez-vous, le gaz en Amérique du Sud est très sale, on retrouve de la terre et de l'eau dans presque toutes les pompes à essence! Nous avons aussi rencontré Bernard, que nous avions connu l'an passé lorsque nous étions venus à Ibarra. Nous irons probablement stationner chez lui pour la nuit, et nous pourrons en profiter pour jaser avec lui et sa femme Gabriella! Nous voulons ensuite retourner aux eaux thermales Gruta la Paz, juste avant Tulcan, avant de traverser en Colombie (notre visa expire lundi, dans 5 jours). En Colombie, nous nous rendrons à San Augustin pour voir les énormes statues archéologiques, et nous devrions traverser au Panama en novembre. Nous ferons presque certainement nos arrangements avec Luis Ernesto de la Rota à Carthagène; il y a un bateau qui traverse au Panama chaque vendredi (1300 dollars pour le véhicule par bateau plus 600 dollars pour nous par avion. Nous avons hésité avant de nous décider pour la Colombie, nous aurions pu traverser d'Ecuador au Mexique, mais finalement, comme nous ne voulions pas passer un mois sans le véhicule, nous avons choisi d'effectuer la traversée du Panama à partir de Colombie parce que c'est seulement trois jours de cette façon... Nous verrons... Juste à la frontière Ecuador-Colombie, nous avons été bloqués pendant quelques heures en raison d'une manifestation. Cela semble faire partie des événements courants ici! Ils ont fait brûler une auto cette fois! Mais nous avons eu plus de peur que de mal. Mais il faut dire que cela nous a un peu impressionnés! Bon, je dois filer, alors je vous envoie mes meilleures pensées.

24 septembre 2009

Puerto Lopez, Ecuador

Nous sommes aujourd’hui jeudi le 24 septembre, et nous sommes encore installés au bord de la plage à Puerto Lopez. La température est douce, la mer est belle, et les frégates ou hirondelles de mer se disputent les poissons que les pêcheurs ramènent dans leurs barques bleues. Je ne croyais jamais me lasser de manger des crevettes, mais nous nous sommes tellement gavés que nous avons frappé notre point de saturation! Nous avons rencontré les Cousinier, un couple charmant avec deux garçons, des gens de La Rochelle en France qui passent au Costa Rica début novembre avec le traversier Horn-Lily. Ils sont repartis hier vers Quito (ils doivent récupérer du matériel scolaire à la poste pour les garçons). Le système scolaire est superbe en France, les parents peuvent voyager pendant plusieurs années car les cours peuvent se faire par correspondance et par Internet. Nous avons raté les Mériguet, un autre couple de Français qui traversent eux aussi de Cartagène en Colombie au Costa Rica, mais en octobre. C’est très rare que nous rencontrons des Canadiens ou des Américains qui voyagent comme nous. Ce sera sans doute différent lorsque nous arriverons au Mexique! Au bout du malecon (promenade longeant la mer) se trouve le Restaurant Whales ou Ballenas, un restaurant géré par des Américains qui sont ici depuis 27 ans , Kevin et Diane. On peut y échanger des livres un pour un, ce qui est exceptionnel pour l'Amérique du Sud, car d’habitude on donne deux livres pour en recevoir un. Nous avons bien aimé leur pizza, qui est aussi bonne que la pizza qu’on achète chez nous! Il faut dire qu’en Amérique du Sud, les mets chinois et la pizza ne sont généralement pas du tout comme ce que l’on retrouve chez nous… Nous devons prendre notre décision pour le bateau dans les prochains jours. Nous aurions aimé partager un conteneur avec des gens en Land Rover ou en Toyota, mais il semble que la plupart des campeurs voyagent avec des campings-cars qui ne peuvent traverser qu’en Ro-Ro (Roll-On, Roll-Off) les conteneurs étant trop compacts. Et de plus, la plupart des voyageurs font seulement l’Argentine, le Chili, le Pérou et la Bolivie, avant de retourner en Europe, contrainte de temps oblige! Si nous optons pour la traversée Manta-Manzanillo, nous serons trois semaines sans véhicule, et nous nous rendons bien compte que pour visiter les sites archéologiques de la Colombie, c’est plus facile quand on a son propre transport… Nous allons bien, la santé est excellente, et après deux ans et trois mois de voyage, nous sommes toujours aussi enthousiasmés par les belles choses qu’on voit autour de nous. Au début du voyage, nous ne passions jamais plus de deux jours au même endroit parce que nous étions tellement pressés de tout voir… Maintenant, nous nous attardons un peu plus aux endroits qui nous enchantent. Et c’est avec un petit pincement de cœur que nous nous apprêtons à repasser vers l’Amérique Centrale et l’Amérique du Nord, puisque nous avons tellement aimé certains pays d’Amérique du Sud… Mais bien sûr, cela sera très agréable de revoir la famille et les amis, alors nous avons hâte aussi. Au plaisir!

19 septembre 2009

Vers la Colombie

Après avoir passé tellement de temps ici au bord du Pacifique à nous la couler douce (Montanita, Ecuador), nous avons décidé de remonter vers le Nord. Nous avons bien essayé de trouver un bateau en Écuador pour traverser le Darien Gap, cette région entre le Panama et la Colombie où il n’y a pas de route terrestre, mais nous avons finalement opté pour nous rendre à Carthagène et traverser là-bas, sur la côte Atlantique. Nous avions deux options : un conteneur de 20 pieds à Carthagène 1,300$ plus les frais du côté du Panama, plus trois jours d’hôtel, et un Ro-Ro d’Ecuador à Manzanillo (Mexique), 1000$ plus les frais et 22 jours d’hôtel, mais avec presque 10,00 kilomètres de moins à faire par la route, alors moins de gazoline ainsi que toutes les autres dépenses reliées. L’avion pour Quito-Manzannillo était de 800$ chacun, l’avion Carthagène-Panama 200$ chacun. Si on prend la première option, il faut aussi nous rendre de l’aéroport de Panama jusqu’à Colon, une ville affreuse où le bateau arrivera, c’est-à-dire qu’il faut traverser le Panama du Pacifique à l’Atlantique. La deuxième option (Ecuador-Mexique) était définitivement plus avantageuse financièrement, et de plus cela nous permettait de sauver des pages sur nos passeports qui sont déjà presque pleins, et bien sûr d’éviter les frontières très désagréables du Honduras, Nicaragua et Salvador. Mais le problème est qu’avec la récession économique, les bateaux n’arrêtent pas aux ports à moins que cela en vaille la peine financièrement, et que l’on ne peut pas savoir à l’avance, ils donnent trois jours d’avis alors qu’il faut aussi trois jours de préparation pour les douanes… Cela veut dire que par exemple, si le bateau de la Cie CSAV qui part du Chili n’arrête pas à Guayaquil ou à Manta en octobre, il arrêtera peut-être en novembre, mais rien n’est sûr. Tandis qu’à Carthagène, pour un conteneur, il y a des bateaux chaque semaine. Nos visas expirent le 12 octobre. Bien sûr, nous pouvons toujours faire renouveler, mais est-ce que cela en vaut la peine, puisque nous n’avons aucune idée si nous pourrons concrétiser un passage? Pour renouveler les visas, il faut se rendre à Quito ou à Guyaquil, deux grosses villes que Pierre n’aime pas tellement traverser. Alors notre décision est presque prise, nous retournerons ce matin pour vérifier nos courriels avant de partir, et à moins d’un nouvel avis de CSAV, nous poursuivrons notre route. Nous nous dirigerons donc vers la Colombie (St-Augustin, un des plus gros sites archéologiques de l’Amérique du Sud), et nous verrons là-bas. Je n’aurai pas tellement accès à Internet, alors je pourrais être silencieuse pour quelques semaines. Je pense très fort aux gens de ma famille et aux amis(es). Ciao!

05 septembre 2009

Manta, port d'Écuador

Nous sommes aujourd'hui samedi le 5 septembre, et nous venons juste de retourner à Montanita. Il nous a fallu trois jours pour obtenir le renouvellement de notre permis de séjour pour le véhicule. Le fonctionnaire en charge à la douane voulait que nous revenions mardi prochain... Inutile de dire que moi et Pierre étions frustrés par cette bureaucratie lente et inefficace. Mais finalement, nous avons obtenu le papier autorisant le véhicule à circuler dans le pays pour un autre deux mois. Quand on entre au pays, je pense qu'il est préférable de demander trois mois, il faut insister un peu, mais c'est tellement plus facile que de devoir retourner à un des quatre points de douanes du pays et plaider notre cause pour un renouvellement. Nous trouvons un peu ridicule qu'ils accordent trois mois pour les personnes alors que le véhicule lui n'a que deux mois, mais cela dépend probablement du fonctionnaire qui décide du temps qu'il accorde! Nous avons été chanceux, la directrice nous a écrit une lettre sollicitant une extensio (absolument nécessaire) , et elle a fait une bonne dizaine d'apppels afin de convaincre le fonctionnaire responsable, qui lui se trouvait au port. La douane se trouve à Barrasquillo, tout près de Manta, mais nous avons dû ensuite nous rendre au port de Manta pour rencontrer le fameux fonctionnaire... La patience de Pierre commençait à flancher, mais il a tenu bon! Inutile de dire que nous en avions un peu marre! Nous avons dormi au camping Red Barbasquillo à Manta, pour 6 dollars par jour. Les douches sont froides, le Wi-Fi ne fonctionne pas, et nous avons attendu plus d'une demie-heure avant de pouvoir partir, la réceptionniste étant occupée et le garde de sécurité devant vérifier avec elle si nous avions payé avant de pouvoir ouvrir la barrière... Des gens discutant dans les chambres nous ont réveillés à trois heures et demi du matin, mais nous avons pu nous rendormir. Nous avons dormi hier soir à Puerto Cayo, sur la plage (sous la surveillance de la Marine). Une nuit tout à fait calme, avec le bruit des vagues en toile de fond. Nous avons échangé plusieurs livres à Puerto Lopez, Restaurant Whales ou Ballenas, tenu par des américains, au sud du malecon (merci à Claude et Alain Isembert pour le tuyau!) Vraiment ici la vie coule doucement, personne n'est pressé, si les choses ne se font pas aujourd'hui elle se feront demain ou la semaine prochaine! Il faut vraiment ajuster notre mentalité pour apprécier l'Écuador, mais je crois que cela en vaut la peine (si on exclut les fonctionnaires qui prennent trois jours pour faire quelque chose qui normalement prendrait cinq ou dix minutes chez nous). Mille pensées à la famille et aux amis! Ciao!

25 août 2009

De retour à Montanita, Ecuador!

Nous avons passé presque toute la semaine passée (17 au 21 août) au garage de Patricio Eduardo, sur la rue General Enriquez à Sangolqui! Nous avons fait changer les freins avant et les amortisseurs avant et arrière. Nous avions aussi une fuite dans notre réservoir d’essence depuis Montanita, l’odeur de gazoline était très forte mais on ne voyait aucun trou. Il a fallu démonter le réservoir, et là, nous avions bien vu que la rouille et la corrosion avaient fait leur œuvre! Le haut du réservoir, qu’on ne pouvait apercevoir en regardant sous le véhicule, était vraiment dans un état pitoyable. Les mécaniciens qui ne pouvaient pas trouver un autre réservoir compatible, ont dû souder un autre morceau question de renforcer le tout… Nous avions pensé nous rendre dans un atelier de débosselage pour faire repeindre le véhicule, mais comme il aurait fallu une autre semaine et que nous commencions à en avoir assez de Sangolqui, nous avons décidé d’attendre au Mexique pour faire retoucher la carrosserie. Nous nous sommes rendus au centre d’achats San Luis à San Rafaël, et nous y avons rencontré Fanny Caida, la directrice de la Revue El Valle. Nous sommes allés la retrouver à son bureau afin qu’elle puisse prendre des photos pour son magazine, et elle nous a remis gracieusement des billets pour un complexe thermal, le Varadero, où nous avons profité du sauna et des bains de vapeur! Samedi le 22 août, nous nous sommes dirigés vers Montanita. Il nous a fallu 10 heures de route pour nous rendre à Puerto Lopez, et nous étions épuisés, sans doute à cause de la chaleur et de l’humidité… Nous sommes arrivés à Montanita dimanche le 23 août, et nous avons repris le même stationnement que nous avions occupés la dernière fois. Nous aurions aimé retrouver Claude et Alain d’Annecy qui doivent rentrer en France sous peu (ils étaient à Salinas, pas très loin de Guayaquil). Nous étions vraiment à la dernière minute, dommage! Nous leur souhaitons un très beau voyage de retour. C’est toujours agréable de rencontrer des gens aussi sympathiques! Nous sommes aujourd’hui lundi le 24 août. Nous avons retrouvé Fred (le propriétaire du café Internet), Gilles (le Québécois d’Alma), Marianno et Magoo (les photographes de surf en Combi Volkswagen)… Nous devrons faire prolonger le permis d’exportation pour le véhicule (allez savoir pourquoi, nous avons un visa de trois mois, alors que le véhicule doit quitter le pays avant le 12 septembre!) Il y a un bureau des douanes à Manta, à environ 160 kilomètres d’ici. Nous poursuivons nos démarches pour traverser au Panama (transit par bateau pour le véhicule, par avion pour nous). Jusqu’ici, il semble que le plus facile soit de transiger avec M. Luis Ernesto La Rota, un agent maritime de Carthagène en Colombie. Nous verrons aussi les possibilités qui existent à Manta… Un beau bonjour aux amis et à la famille…

16 août 2009

Puerto Lopez, Manta, Quito, Thermes de Papallacta, Ecuador

Nous sommes présentement à Sangolqui, parce que nous avons des réparations urgentes à faire au véhicule demain matin (le mécano, Patricio Eduardo, nous attend à 8 heures). Il s'en est passé des choses depuis une semaine! Nous avons quitté Montanita lundi matin, pour nous diriger vers Puerto Lopez, juste en face de Isla de la Plata (un peu similaire aux Galapagos, mais moins cher et moins grandiose). Nous en avons profité pour acheter directement des pêcheurs des crevettes énormes. Nous avons campé à San Clemente, d'un endroit où nous surplombions la mer! Puis nous avons poursuivi notre chemin vers Manta. Nous avons dû prendre un traversier pour une durée de 20 minutes (3 dollars U.S.). Nous avons fait une épicerie dans un énorme supermarché, le SuperMaxi, et nous avons dîné au port, directement en face de la mer. Puis, nous avons quitté la côte pour nous diriger vers Quito, à travers les Andes. Les paysages étaient magnifiques mais les travaux tout le long de la route nous ont beaucoup ralenti. De plus, la brume épaisse faisait qu'il était un peu difficile de vraiment apprécier les vues! Comme il était passé 18 heures et que nous n'étions pas encore à Quito, nous avons décidé de nous arrêter à une station-service, environ 20 kilomètres avant Quito, car nous ne voulions pas conduire de nuit sur une route aussi tortueuse. Mercredi matin, nous étions prêts pour Quito, cette ville magnifique mais combien difficile pour les campings-caristes (les rues de la ville historique sont très étroites, les conducteurs sont très casse-cou, et très machos aussi). J'ai récupéré le colis tant espéré en quelques minutes dès que nous sommes arrivés dans le plus vieux quartier de la ville, mais j'ai dû attendre 20 minutes avant de retrouver Pierre, qui avait finalement trouvé un stationnement souterrain. Nous avons marché dans la vieille ville, et nous avons retrouvé, dans le quartier San Blas, la belle Gabriele Woerner, une personne très spéciale que j'avais connue à Buckingham et qui était de passage en Ecuador afin de perfectionner son espagnol. Une belle rencontre! Ensuite, nous avons retrouvé Rodriguo, celui qui nous avait dépanné pour le gaz propane pour lui dire bonjour en passant, et après quelques courses (DVD, pharmacie), nous nous sommes dirigés vers Sangolqui pour retrouver notre mécanicien Eduardo, chez qui nous avions fait des travaux l'an passé. Malheuresement, il ne pouvait nous prendre avant le lundi suivant, alors nous nous sommes dirigés vers les sources thermales de Papallacta (deux heures de Sangolqui). Nous étions un peu fatigués de notre journée, et en plus, le frigo qui ne voulait plus fonctionner, sans doute à cause de l'altitude... Le lendemain matin, nous l'avons sorti du véhicule pour le nettoyer à fond, en vidant la petite boîte où se fait l'allumage, et en tapant sur les tuyaux arrières pour dégager toutes les saletés accumulées dans la chambre de combustion. Ouf, nous avons finalement réussi à le faire repartir, puis nous avons vraiment profité des thermes. La température de chaque piscine est différente, il y a des glissades d'eau, et même un immense bain tourbillon qu'ils appellent Hidromassage. Nous sommes revenus à Sangolqui en ce dimanche soir, et après le souper, nous trouverons un endroit pour la nuit. Il y a très peu de campings ici en Ecuador... Suerte!

08 août 2009

Toujours à Montanita, Ecuador

Bonjour! Nous sommes toujours à Montanita, parce que nous voulons vraiment profiter du Pacifique avant de remonter vers le Nord! Le soleil est radieux, les gens sont souriants, la mer est superbe, que demander de plus! Nous hésitons encore pour la traversée du véhicule vers le Panama. Nous voulons décidément traverser par container plutôt que par Ro-Ro, et nous ne voulons pas traverser au Costa Rica car nous voulons faire réviser la transmission chez notre mécanicien à David au Panama. Nous repasserons donc probablement par la Colombie. Nous aimerions partager un container (je ne sais pas quel est le mot en français) de 40 pieds plutôt que de placer le véhicule dans un contenant de 20 pieds, cela représente une économie de 400 dollars, mais il est apparemment difficile de trouver un autre voyageur qui revient sur le continent américain (il faut dire qu'il y en a très peu) ... Mon fils Érick est à Prague pour la semaine. Je suis certaine qu'il en profite à plein, les études en médecine sont exigeantes, et les vacances sont rares. Mais cela vaut la peine de passer à travers tout cela si on a le feu sacré. Depuis qu'il est tout petit, il rêve de devenir médecin, alors je suis heureuse qu'il réalise son rêve. Nous avons rencontré Fred, un Ecuadorien qui a vécu 40 ans aux États-Unis. Il a 58 ans, et il vient tout juste de revenir au pays. Il a ouvert un café Internet il y a 8 mois. Il s'est marié et il a un nouveau-né de 4 mois. Il trouve que les gens ici sont un peu paresseux, mais c'est normal, ils n'ont pas à travailler fort pour manger ou pour se loger! La température ici est très semblable d'une saison à l'autre, pas besoin de vêtements chauds ou de chauffage. On peut cueillir les bananes et les oranges dans les arbres, et il y a tellement de poissons qu'on a pas besoin de pêcher longtemps avant d'attrapper une belle prise. On vend un gros poisson frais non fileté pour un dollar! Et des jeunes dorment même sur la plage, aucun problème de sécurité ici. Cependant, contrairement à ce que l'on pourrait croire, les gens ici sont très heureux, ils rient, dansent et chantent et semblent beaucoup profiter de la vie. Nous profitons aussi des prix doux, nous adorons les crevettes alors nous nous régalons, et nous achetons aussi des mûres tous les jours à 50 sous pour un demi-kilo! En Argentine, c'était les filets mignons et les steaks d'entrecôte, au Chili c'était le saumon et les langoustes, et ici, ce sont les fruits, les légumes, le poisson (tilapia) et les crevettes. Vraiment, la nature est très généreuse en Ecuador, il y a beaucoup de fleurs (orchidées), des oiseaux de toutes les couleurs, des volcans, des montagnes, un ciel immense et très bleu, bref, c'est un peu le paradis. A la prochaine, Louise Blais

27 juillet 2009

De l'Argentine à l'Écuador en passant par le Nord du Chili!

Chaquer personne possède en son esprit une image du lieu idéal, de l'endroit privilégié, réel ou imaginaire, qui lui permet de rêver et d'être inspirée... Le fait d'avoir vu tellement d'endroits extraordinaires nous complique un peu la tâche lorsqu'il s'agit de choisir le plus bel endroit au monde! A chaque fois, nous nous disons, lorsque nous découvrons un lieu magnifique, que nous n'oublierons jamais ce moment et ce lieu, mais je dois dire que le Québec, l'endroit où nous avons nos racines, parce que nous y associons aussi les gens que nous aimons, reste à jamais privilégié pour nous... Mais il faut dire que l'Écuador est un pays magnifique, avec des paysages époustouflants, des plages superbes, des lagunes incroyables, et des montagnes majestueuses! Nous sommes donc maintenant en Écuador, du côté du Pacifique, et nous nous la coulons douce sur la plage. Il s'en est passé des choses depuis Salta! Nous avons traversé le col Paso de Jama, où nous avons dormi à plus de 4000 metres d'altitude pour célébrer la Saint-Jean-Baptiste, le 24 juin! Nous sommes restés au Nord du Chili pendant plus d'une semaine, parce que Pierre attendait ses enregistrements d'auto par la poste, mais après une dizaine de jours, nous avons décidé de laisser tomber! A Iquique, nous avons fait changer les 4 pneus pour d'autres Michelin Agilis dans la Zone Franche, où l'on retrouve plusieurs centres commerciaux détaxés! Nous y avons aussi rencontré Christian, un amateur de parapente d'une cinquantaine d'annés, au Chili depuis 15 ans, qui vivait des moments difficiles; il faut croire que les autorités chiliennes sont très peu clémentes pour les gens qui osent prendre de la drogue... Nous lui avons acheté plusieurs livres, en lui souhaitant la meilleure des chances. Loin de moi l'idée de juger, mais je pense que certaines personnes essaient de trouver l'extase là où elles peuvent, alors les drogues, l'alcool, la nourriture etc. peuvent sembler le moyen le plus facile, mais dès que l'on se fie à quelque chose à l'extérieur de soi pour se sentir bien, on peut être très déçu! Nous avons continué vers Arica, puis nous avons franchi la frontière nous conduisant au Pérou. Nous avons traversé très vite ce pays, puisque nous y avions passé pas mal de temps l'an passé et que même s'il s'agit d'un pays magnifique, la sécurité est très faible, sans doute à cause du niveau de corruption politique élevé et de la grande différence entre les riches et les pauvres. Nous avons donc mis 5 jours et demi pour en franchir les 2850 kilomètres, et le seul endroit que nous avons visité sont des ruines que nous avions manquées lors de notre premier passage, les ruines de Sechin. Je dois dire que les scènes de guerre et de décapitation, sculptées à même la pierre tout le long des murs du palais sont très réalistes! Nous sommes entrés en Écuador le 15 juillet, juste après avoir franchi la douane péruvienne à Tumbes. Pour la première fois en Amérique du Sud, nous avons dû payer un rabatteur pour effectuer les formalités qui sont plus compliquées qu'ailleurs à cette frontière. Puis nous nous sommes dirigés vers Guayaquil, une ville portuaire presque aussi peuplée que Quito la capitale. Nous nous sommes arretés aux Banos San Vincente, dans la province de Santa Elena, et nous avons tellement aimé ces thermes (eaux très chaudes avec plus de 125 minéraux) que nous y sommes restés plusieurs jours. Nous avons ensuite traversé Guyaquil sans nous arrêter pour nous rendre aux plages du Pacifique, qui sont tout simplement magnifiques. Nous sommes a Montanita depuis une semaine, et ici, c'est le paradis des surfeurs. Nous y avons même rencontré plusieurs jeunes Québécois! Nous en avons aussi profité pour échanger des livres (deux pour un à l'hôtel Tiki-Limbo) et nous profitons du temps doux, des crevettes a deux dollars la livre, mais il faut dire que le vin n'est pas aussi bon que celui du Chili ou de l'Argentine! Mon fils Érick m'a envoyé par la poste le fameux câble d'ordinateur qui avait été foudroyé en Argentine, alors je devrais le recevoir dans une dizaine de jours... J'ai bien hâte, je vais enfin pouvoir placer mes photos sur Internet! Je suis vraiment privilégiée de pouvoir voyager ainsi, sans contrainte de temps... Quelle chance! Bon, je dois filer, alors à la prochaine! Mes meilleures pensées pour ma famille, pour les amis, pour les autres voyageurs que nous avons rencontré le long de notre route (je pense surtout à Claude et Alain Isembert, à Patricia et Éric Le Sergent, à Anne et Frédéric, et à tous les autres à qui j'envoie mes meilleures salutations!)

18 juin 2009

Festival des Gauchos à Salta en Argentine!

Aujourd'hui le 18 juin 2009! Nous sommes encore au garage ce matin, les freins doivent être changés. Il nous faudra probablement toute la journée, puisque les mécaniciens ici ne travaillent pas très vite! Ils n'ont pas non plus les mêmes outils qu'au Canada, et bien sûr, on ne parle pas des pièces (il n'y a pas de possibilité d'avoir des pièces originales en Argentine). Nous devrons donc vivre avec nos amortisseurs qui sont complètement finis! Nous avons assité hier au défilé des gauchos, ces élégants chevaliers paradant devant le monument du Général Guiemes pendant près de 4 heures. Il doit bien y avoir un millier de chevaux rien qu'à Salta, puisque tous ces gauchos étaient des environs! Une fête très patriotique, presque militaire, avec des gens qui pleuraient la mort du Général Guiemes (il est mort depuis plus de 200 ans!). Une autre particularité, la première procession fut celle de la Vierge, puisqu'apparemment, la foi des gens en cette Vierge aurait mis fin à un tremblement de terre il y a très longtemps. Les croyances des gens ont vraiment une grande puissance! Au camping Carlos Xamena de Salta, nous avons fait la connaissance de plusieurs campeurs autrichiens et allemands. Nous avons retrouvé à nouveau Frédéric le Belge (nous avons fait la route du Train des Nuages avec lui, et admiré le viaduc El Povovilla, près de San Antonio de Los Cobres). Nous avons aussi rencontré un couple Marseillais, Pierre et Corrinne (des gens adorables), ainsi qu'un couple Breton (Anautica). Tandis qu'au garage, nous avons rencontré Juan, un fermier possédant des milliers d'hectares et plus de 4000 bovins (son père avait payé 40 dollars l'hectare en 1999, il y a 10 ans). Il n'avait pas de compliments pour son gouvernement, qui semble brimer la libre entreprise selon lui. Les entrepreneurs, les commerçants, et les gens de la classe moyenne semblent dénigrer ce gouverment socialiste, alors que les gens très pauvres, qui reçoivent des chèques chaque mois, semblent l'apprécier. C'est difficile de vraiment comprendre le système, puisque nous ne vivons pas ici. Mais il est vrai que l''Argentine est très différente du Chili et de l'Uruguay... L'hiver ici approche à grands pas, et nous pensons donc à monter vers le Nord puisque les températures sont plus fraîches au Sud... Lorsque les réparations mécaniques furent terminées, nous sommes partis pour visiter la Quebrada de Huachamucha, Tilcara et Purmamarca avant de remonter vers le Chili (la route de Susques, Paso de Jama, puis San Pedro de Atacama). À Huachamucha, nous avons admiré la statue de Saint François qui sort du clocher à midi tapant, et bien sûr, la Montagne aux Sept Couleurs à Purmamarca. À Tilcara, nous avons retrouvé un couple d'Allemands que nous avions rencontrés à Salta. Ils nous ont parlé d'un autre couple d'Autrichiens avec qui nous avions sympathisés, et qui se sont faits voler justement à Purmamarca il y a deux jours. Je n'aurais jamais cru que c'était possible, puisque ces camions sont très hauts et très blindés, mais apparemment que les voleurs ont brisé une fenêtre pour entrer... Nous avons presque hâte d'être arrivés au Chili, c'est un pays où il n'y a aucun problème pour la sécurité. Espérons que notre véhicule pourra monter en haute altitude (4,200 mètres) et que tout se passera bien. Ciao!

16 juin 2009

Nord de l'Argentine (Missiones, Oran, Salta)

Lorsque nous avons quitté Iguazu vendredi le 22 mai, nous nous sommes arrêtés au camping Urugua-i, près de Libertad, à environ une vingtaine de kilomètres de Puerto Iguazu. Nous y sommes restés trois jours, car nous avions l'électricité pour l'ordi et c'était très tranquille, et puis nous n'étions pas trop pressés de retourner à Salta. Malheureusement, il a beaucoup plu les deux derniéres journées, et pendant la nuit de dimanche, la foudre nous a réveillés durant la nuit. J'avais débranché l'ordi mais j'avais laissé le cordon d'alimentation électrique branché au poteau d'électricité, parce que c'est beaucoup plus facile comme cela... Malheureusement, il a fallu que la foudre frappe le fameux poteau électrique, avec le fil de l'ordi qui y était connecté! Alors lorsque j'ai voulu aller dans un café Internet, je me suis rendue compte que mon fil électrique était complétement hors circuit (brûlé et fondu à l'intérieur). Comnme ma pile qui normalement devrait durer cinq heures fonctionne à peine une demie-heure maintenant, et que je ne peux plus la recharger parce qu'il ne m'est plus possible de me brancher à l'électricité, je n'ai plus accés à mon portable. Il m'est impossible de télécharger mes photos sur Internet dans les cybers ou cafés Internet, ils n'ont pas les logiciels que j'utilisais, et plusieurs ne permettent même pas une connection USB de la caméra à l'ordinateur. Il n'y a pas seulement les claviers qui fonctionnement mal ici, croyez-moi! Je commence à apprendre les accents sur les claviers espagnols, mais c'est beaucoup plus long! Il n'y a pas de magasins Apple dans ce pays, sauf à Buenos Aires. Ils demandent 200 dollars U.S. pour un câble, et l'expédition prend environ trois semaines. J'ai décidé de laisser tomber, car on m'a dit que cela pouvait prendre plus d'un mois, et nous voulons quitter l'Argentine avant autant que possible! Nous avons été très gâtés en Uruguay, et franchement, lorsqu'on retourne en Argentine, on ne peut s'empêcher de comparer... Oui, c'est vrai que la vie est un peu plus chère en Uruguay, mais le niveau de confort et de sécurité est tellement plus agréable... Lundi le 25 mai ainsi que mardi le 26 mai, nous avons visité trois missions jésuites en ruines (50 pesos pour le billet donnant droit à toutes les missions), et aprés avoir vu les sites de Machu Pichu au Pérou, de Tikal au Guatémala , de Palenque au Mexique et de Caracol au Bélize, nous n'étions pas tellement impressionnés. Nous avons aimé beaucoup plus les missions jésuites en Bolivie (la mission de San Javier était absolument superbe)! Puis nous sommes allés à Résistencia, la ville des sculptures, et nous y avons dormi au camping municipal. Nous nous sommes arrêtés au Parc National Chaco, un parc intéressant ojù il y avait des singes et plusieurs oiseaux magnifiques. Mais les lagunes étaient sèches, sans doute parce qu'il n'y a pas assez de pluies dans cette partie du pays. Nous sommes repartis vers Saenz Pena, où le jardin zoologique vaut vraiment la peine, et nous sommes allés nous baigner aux bains turcs et saunas. Ensuite, nous avons continué vers Oran, un détour de 500 kilomètres, car Pierre voulait rencontrer une jeune femme qu'il avait déjà connue en Inde. Il savait qu'elle avait vécue en Suisse depuis l'Inde, mais il n'avait aucune idée de ce qu'elle était devenue depuis 9 ans! Comme nous n'avons rencontré aucun voyageur parlant français depuis quelques mois, je pense que cela lui a fait du bien de renouer les liens avec des gens qui parlent sa langue... Il nous a fallu deux jours pour nous rendre, et nous avons eu de la difficulté à trouver sa résidence, car nous cherchions une maison neuve, elle nous avait dit qu'ils venaient de faire construire. Je la trouve très courageuse! Elle a épousé un guardaparque, un indigène Coya très gentil, Hector, et elle devrait accoucher dans les prochains jours... Nous avons soupé ensemble, et nous avons dormi dans leur garage, sur une rue très passante. Pierre en a profité pour prendre un petit coup afin de célébrer ces retrouvailles, et il n'a donc pas été tellement conscient du bruit des motos arpentant cette rue toute la nuit! Je pense que Sandra aimerait bien retourner au Québec, espérons seulement que son mari Hector pourra s'adapter! Le lundi matin, nous sommes passés au parc Calilegua, un parc qu'on peut facilement oublier. Mais nous y avons rencontré Alexander et Elke , deux Autrichiens avec leur deux enfants dans un camion blindé absolument extraordinaire. Ils avaient même une machine à pain et une autre pour faire des cafés expressos! Alexander est ingénieur mécanique, et il a aménagé son camion lui-même! C'est extraordinaire de voir l'ingéniosité des Allemands et des Autrichiens! Nous sommes restés au parc Calilegua deux jours, puis nous nous sommes dirigés vers Salta. Nous y avons croisé Frédéric, un Belge que nous avions déjà rencontrés au Parc Chaco. Nous avons décidé de faire la route du Train des Nuages ensemble, de Salta à San Antonio de los Cobres. Frédéric a eu plusieurs problèmes avec son Combi, sans doute à cause de l'altitude, et nous avons donc décidé de rebrousser chemin et de nous arrêter au camping municipale de Campo Quijano, à vingt kilomètres de Salta. Le lendemain matin, nous sommes retournés à Salta, et nous avons décidé de rester ici pour le festival des Gauchos, qui doit avoir lieu mardi et merdredi, le 16 et 17 juin. Nous en avons profité pour laver les sièges de l'auto, et pour faire le grand ménage qui s'imposait, avec toutes ces routes de terre! Ce matin (mardi le 16 juin), nous sommes au garage, car nous avons des problèmes avec la roue gauche avant. Il se pourrait aussi que nous changions nos pneus ici à Salta si nous en trouvons, car nous doutons pouvoir trouver des pneus Michelin Agilis au Chili ou au Péron, et les nôtres sont vraiment usés! Nous pensons passer au Chili la semaine prochaine par le Paso de Jama, une route tout à fait extraordinaire avec des cols de 4,500 mètres d'altitudej! La nature est vraiment extraordinaire ici! Bons baisers aux amis et à la famille!

27 mai 2009

Un enchantement, Iguazu

Vendredi le 22 mai est une journée que nous n’oublierons certainement jamais ! Nous étions débout à l’aube pour arriver au Parc Iguazu au moment où ils ouvrent les portes. Nous avons été les premiers à franchir la barrière ce jour-là (si on exclut les nombreuses personnes qui travaillent ici, bien sûr !). Nous avons commencé par le Sendero Verde, un petit sentier à travers la jungle et les marécages, pour atteindre le Circuit Supérieur (650 mètres), d’où nous avons eu des vues magnifiques sur les chutes Bossetti, Dos Hermanas et Mbigua. Nous pouvions apercevoir les chutes plongeant vers le bas, c’était absolument magnifique. Puis nous avons continué avec le Circuit Inférieur, d’où on admire les chutes d’en bas, ce qui est encore plus impressionnant. Ce sentier est de 1400 mètres de longueur, et il offre des vues panoramiques des chutes, ainsi que la possibilité de voir plusieurs des chutes latérales. Plusieurs miradors étaient absolument incroyables, c’était assez spectaculaire d’observer les chutes avec des gens sur les miradors du haut alors que nous étions en bas. Le vacarme est aussi incroyable, et bien sûr, on ne peut échapper aux gouttelettes d’eau dégagées par ces tonnes d’eaux rugissantes ! J’avais beaucoup aimé les chutes Niagara, j’avais même effectué la promenade en bateau qui permet de se rapprocher le plus près possible (il nous fallait mettre des bottes, un imperméable et un chapeau de plastique jaune pour ne pas être trop trempé). Mais vraiment, je comprends qu’Éléanor Roosevelt ait dit « Pauvre Niagara » lorsqu’elle a pu admirer les chutes d’Iguazu. Il y a plus de 275 chutes, et certaines font 80 mètres de hauteur… Nous avons ensuite emprunté un bateau pour nous rendre à Isla San Martin, d’où on peut avoir une vue d’ensemble des chutes (on m’a dit que cela ressemblait un peu à la vue qu’on peut avoir du Brésil). Nous nous sommes d’abord rendus au Mirador San Martin, où nous avons pu voir des centaines d’hirondelles de mer nichées dans les parois des chutes. Puis nous avons continué vers la Ventana (on peut apercevoir d’autres chutes à travers une arche rocheuse encadrant les chutes Escondido et Rivadavia. En longeant l’île pour retourner au débarcadère, on peut voir les miradors brésiliens, et aussi Garganta del Diablo (la Gorge du Diable), sans doute le point le plus impressionnant du parc… Nous avons aperçu des coatis, des lézards, plusieurs espèces de papillons et beaucoup d’oiseaux. Avant d’emprunter à nouveau le bateau pour retourner au Circuit Inférieur, nous avons rencontré Paulo et Ignacio, un sommelier et un concierge d’hôtellerie membres des Clefs d’Argent d’Argentine, que nous avions déjà rencontré aux chutes Mocona ! Le monde est petit ! Ils travaillent à La Angostura à l’hôtel Las Balsas, et ils sont extrêmement prévenants et agréables. Puis nous avons emprunté le Train de la Jungle pour nous rendre à Garganta del Diablo, un train écologique longeant la rivière Iguazu. Arrivés à la station Gorge du Diable, nous avons poursuivi vers les passerelles au-dessus de la rivière Iguazu (1,100 mètres de long), et nous avons aperçu des oiseaux merveilleux aux couleurs très vives. En particulier, l’Urraca Commun, m’a vraiment impressionnée. C’est un oiseau quatre fois plus gros qu’une hirondelle mais plus petit qu’un toucan. Son ventre est jaune clair, son dos est bleu marine, et il possède une couronne indigo et des plumes ébouriffées sur le dessus de la tête. Quand nous avons dîné, j’ai laissé des miettes de pain dur la clôture et il est venu les prendre. Nous en avons vu six en tout ! La Gorge du Diable est vraiment la culmination de la visite des chutes Iguazu. C’est une expérience magique, indescriptible et incroyablement puissante. Le rugissement des chutes permet difficilement de parler, et la bruine causée par les gouttelettes d’eau est très rafraîchissante ! Il faut le vivre pour comprendre l’effet qui résulte de cette exposition à tant de beauté. La nature est tout à fait incroyable ! Après le repas de midi, nous nous sommes dirigés vers le sentier Macuco, une promenade de 7 kilomètres dans la jungle. Au début de l’avant-midi, nous étions seuls sur le Circuit Supérieur, les autobus n’arrivant pas avant 9 heures trente du matin, mais il y avait foule lorsque nous étions sur les passerelles de Garganta del Diablo. Sur le sentier Macuco, comme à peu près personne n’emprunte ce sentier, nous étions à nouveau seuls. Nous avons vu d’autres coatis, des carpinchos, des fourmis géantes, des faisans gris et plusieurs papillons. Arrivés au bout du sentier, il est possible de se rendre au mirador pour admirer d’en haut la chute Arrechea, puis de redescendre au Pozo Natural créé par la chute pour s’y baigner. Une autre expérience délicieuse, surtout après une journée de marche intensive ! Au retour, nous nous sommes arrêtés au Centre d’Interprétation « Yvira Reta » qui donne de bonnes explications sur la biodiversité de la forêt humide et qui traite de la culture Guarani. Nous y avons aussi visionné un film sur le Parc Iguazu. Puis nous nous sommes arrêtés à l’hôtel Sheraton parce que nous voulions échanger des livres avec la Californienne Amy, que nous avions rencontrée sur une des passerelles… Malheureusement, elle n’était pas à sa chambre, alors nous avons décidé de quitter. Je dois dire que cet hôtel luxueux est assez impressionnant, puisque la salle de réception est toute vitrée et qu’elle donne directement sur les chutes. J’aurais aimé connecter mon portable et profiter du Wi-Fi, mais comme nous étions tous les deux exténués de notre journée puisque nous n’avions pas dormi la veille, que nous n’avions aucune idée où nous allions camper, et que le parc fermait (17 heures)… Il est impossible de camper dans le parc ou près du parc, il faut au minimum se rendre à Puerto Iguazu, à 13 kilomères de là. Et dans ce village, comme il y a une multitude d’hôtels, le camping libre n’est pas toléré. Plusieurs voyageurs en camping-car campent chez American Viejos, mais puisqu’il semble que cet établissement est bruyant, malpropre et cher, nous avons choisi de prendre la route pour Wanda, la # 12 afin de trouver un endroit où passer la nuit. Après une trentaine de kilomètres environ, juste avant Libertad, nous avons aperçu des affiches pour le camping Uruguy-i. Il s’agit vraiment d’une trouvaille. L’endroit est super calme (il n’y avait que les deux gardiens), les douches sont chaudes, et le paysage est superbe ! Et le coût n’est que de 5 pesos par nuit pour nous deux avec le véhicule! Il est possible de s’alimenter en électricité (220 volts, alors seulement l’ordinateur pour nous, puisque le frigo et les luminaires fonctionnent au 110 volts). Si nous avions su que l’Amérique du Sud fonctionnait au 220 volts pour l’électricité, nous ne serions équipés d’un convertisseur de courant spécial avant de partir, mais nous avons survécu jusqu’ici, alors ce n’est pas si terrible ! Nous avons payé pour trois nuits, puisque nous devrons absolument nous réapprovisionner lundi matin, mais je pense que Pierre serait bien resté ici une semaine si nous avions eu assez de nourriture ! Au plaisir !

Les Chutes Mocona en Argentine

Lundi, nous nous sommes rendus à San Vincente et nous nous sommes arrêtés à la station-service Esso, juste au début de la route 13 qui se rend à Sobernio et aux chutes Mocona, dans la région de Missiones. Ces chutes se trouvent au confluent de 4 réserves naturelles : Parque Estadual de Turbo (Brésil), Parque Provincial Mocona, Réserve Naturelle Esmeralda et Réserve de la Biosphère Yaboti. Elles s’étendent sur 3 kilomètres et atteignent jusqu’à vingt mètres de haut. Nous avons été chanceux, car même s’il pleut presque toujours ici à ce qu’on dit, un soleil radieux nous a accompagné pendant les 3 jours qu’a duré notre séjour. Une des biologistes qui travaille à un projet gouvernemental avec 4 autres collègues nous a expliqué que même avec un 4x4, lorsqu’il pleuvait, ils devaient attendre le beau temps pour quitter la réserve à cause des routes de terre de forte pente qui sont impossibles à franchir lorsqu’il pleut ! Le gouvernement est en train de construire une route pour permette plus facilement l’accès, mais comme il reste encore une vingtaine de kilomètres à finaliser, je ne crois pas qu’elle sera terminée avant l’an prochain. Lorsque nous sommes arrivés au nouveau Centre des Visiteurs (bâti depuis un an seulement), le guarde-parque nous a expliqué que comme la machinerie lourde bloquait l’accès de la route se rendant aux chutes, il nous faudrait effectuer le trajet à pied (seulement deux kilomètres). Mais ensuite, il fallait franchir une rivière d’un kilomètre de large à gué, et il m’a conseillé de mettre des chaussures plus appropriées (je portais des sandales) et de placer la caméra dans un sac imperméable. Nous sommes retournés au véhicule pour nous changer, et nous avons rencontré un groupe de 3 jeunes hommes travaillant à La Angostura qui nous ont donné un sac étanche qu’on utilise pour le canotage, et ils nous ont expliqué qu’ils étaient tombés dans l’eau au moins 10 fois, puisque le câble qu’il fallait suivre était brisé à deux endroits. Ils nous ont aussi recommandé de faire attention, puisque les pierres longeant le fond étaient glissantes et qu’il était facile de coincer son pied entre ces pierres coupantes. Mais ils nous ont rassuré en nous disant que l’eau n’était pas tellement profonde, dépassant à peine la taille, mais que le courant était par contre très fort… Nous avons mis presque une heure pour nous rendre aux chutes, et nous ne sommes pas tombés une seule fois, mais je dois dire que nous avons beaucoup d’équilibre tous le deux… Le paysage était absolument incroyable. Il y avait des centaines de papillons de toutes les couleurs, pas sauvages du tout, et deux morphos bleus se sont posés sur moi pendant plusieurs minutes. Le soleil étincelait sur l’eau, et les chutes étaient tout simplement magnifiques. Nous avons campé en face du Centre des Visiteurs, et mercredi matin, nous avons fait le sentier Cachi à travers la jungle pour nous rendre au mirador. La végétation est différente ici, extrêmement dense, et les lianes semblent étouffer les arbres immenses. Il y a des salles de bains au Centre des Visiteurs, mais pas d’électricité encore alors les douches sont froides. Nous avons très bien dormi la première nuit, mais à notre grande surprise, plusieurs militaires ont fêté jusqu’à trois heures du matin hier, alors ce matin, nous avons décidé de retourner à San Vincente… Puis nous avons continué en choisissant la route à droite pour Iguazu, la 101, après avoir fait vérifier nos freins (40 pesos !) à Punto Azul. La route de terre après Andresito, qui passe à travers le Parque Provincial Iguazu, est terrible ! Et nous nous sommes rendus compte qu’il serait très difficile de trouver un campement pour la nuit, alors nous avons demandé la permission de nous poster à la station-service Aca. Il paraît qu’il s’agissait là d’une permission exceptionnelle qui nous était accordée… La nuit a été plutôt mouvementée, puisque le bruit nous a tenus éveillés, mais ce matin, nous étions debout à 6 heures et nous attendons aux bornes du parc (ouverture à 8 heures) depuis une demi-heure… L’essence ici, tout comme à Ushuaia, est le double pour les étrangers. L’entrée aux chutes est gratuite pour les gens de la province. Les gens du Paraguay, de l’Uruguay et du Brésil doivent payer 30 pesos, alors que pour nous, c’est soixante pesos ! La journée sera longue, puisque nous voulons tout voir en une journée (il faut maintenant payer une deuxième fois si l’on veut revenir une autre journée, alors que le billet était valable pour 5 jours l’an passé). Mais comme il s’agit des chutes les plus grandioses du monde, on ne pouvait passer à côté !

18 mai 2009

Yapuche, Obera, Salto Berrado, Argentine

Nous avons quittés Mercédès vendredi matin, et nous avons pris la route pour Yapuche, un petit village où est né le grand libérateur de l'Amérique du Sud, le Général San Martin. Nous avons visité plusieurs musées et une mission jésuite en ruines, et nous avons couché sur les bords du Rio Uruguay, juste en face du Brésil. Samedi matin nous avons repris la route, et sommes arrivés à Obera samedi en fin de journée. Nous nous sommes arrêtés au Camping Salto Berrondo, où nous avons campé deux jours (8 pesos par nuit, douches froides). La chute est jolie, mais comme il n'a pas plus ici depuis trois mois, Pierre trouve que cela ressemble plus à une cascade qu'à une chute... Nous nous dirigeons ce matin vers les Chutes Iguazu... Carpe Diem!

15 mai 2009

Argentine (Estéros del Ibéra)

Nous sommes demeurés à Arapey pour quatre jours, car nous avons voulu profiter des thermes d’eau chaude et de la nature merveilleuse qu’on retrouve là-bas… Mais comme nous n’avions plus de nourriture, nous n’avions pas d’autre choix que nous diriger vers Salto. (Le frigo est très petit dans les Westfalias, alors il faut faire des miracles pour tenir une semaine si on ne mange pas au restaurant !) Et Salto, la ville la plus proche, est à 70 kilomètres d’Arapey… Nos assurances auto étant aussi échues à la mi-mai, nous n’avions pas vraiment le choix que de retourner en Argentine (il est plus facile d'assurer le véhicule en Argentine qu’en Uruguay ). Alors lundi matin (11 mai), nous nous sommes mis en route pour l’Argentine! Un peu tristes de quitter l'Uruguay, mais toute bonne chose a une fin, n'est-ce pas? Nous nous sommes donc rendus à Concordia, la première ville argentine à la sortie de Salto en Uruguay (nous avons mis cinq minutes pour passer aux douanes uruguayennes, alors qu’il nous a fallu quarante-cinq minutes pour les douanes argentines). Il y a à Conc0rdia un énorme magasin Carrefour et nous avons stocké sur toutes sortes de produits… Ensuite, nous avons cherché pour les compagnies d’assurances Mapfre ou Berkley, mais nous avons dû nous assurer avec une autre compagnie, la Sancor Seguros, car c’était la seule qui assurait les étrangers dans le Nord de l'Argentine. Nous avons donc pris une assurance de trois mois… J’ai entendu dire que ces assurances ne servent pas à grand-chose, qu’elles ne paient pas souvent dans le cas des étrangers, mais au moins, nous avons fait l’effort ! En début de soirée, nous avons filé vers Salto Grande, et nous sommes retournés dormir sur le quai au bord des yachts. Puis, mardi matin (12 mai), nous ne sommes même pas baignés, puisqu’il pleuvait à boire debout et que les éclairs illuminaient le ciel ! Nous avons filé vers Mercédès, et nous nous sommes arrêtés au bureau d’informations touristiques pour prendre des renseignements par rapport à la réserve Esteros del Ibéra. Ce Parc National est très similaire au Pantanal et au Chaco pour la flore et la faune. Comme nous avons décidé de laisser tomber le Pantanal parce que nous ne visiterons pas le Brésil, nous ne voulions pas manquer ce parc ! Lorsque nous sommes arrivés en soirée, nous nous sommes arrêtés au Centre des Visiteurs où se trouve une exposition intéressante, ainsi qu’un vidéo de trente minutes sur la flore et la faune du parc. Et comme il est interdit de dormir dans la réserve naturelle, nous nous sommes arrêtés à deux kilomètres plus loin, au Camping de Colonia Pellegrini. Il s’agit d’un camping superbe, un peu cher bien sûr ((45 pesos par nuit, ou 15$ U.S .) mais vraiment, on se croirait dans un jardin tellement les lieux sont beaux et bien entretenus, avec beaucoup de fleurs, de papillons, d’oiseaux et d’arbres ! Nous sommes sur les bords de la lagune Ibéra, et les levers de soleil ici sont magnifiques. Mercredi matin, nous sommes partis tôt en bateau avec un guide (140 pesos plus pourboire), et nous avons passé deux heures sur la lagune. Nous avons observé des caymans, des capinchos (capybaras en anglais), des hérons, des cigognes, des canards, des cerfs et toutes sortes d’autres animaux dont je ne connais pas vraiment les noms. Nous n’avons pas vu de loups ou d’anacondas (plus difficiles à observer)… Il paraît que la réserve est l’hôte de 350 espèces d’oiseaux, 125 espèces de poissons, 40 espèces d’amphibies, 60 espèces de reptiles et 60 espèces de mammifères. Nous avons vu beaucoup de nénuphars, et plusieurs plantes aquatiques sur les îles flottantes. On nous a dit qu’octobre et novembre sont les meilleurs mois pour voir des animaux, mais nous en avons vu plusieurs centaines ! Nous avons fait cette excursion sous un soleil magnifique, mais peu après le dîner, le ciel s’est couvert et il a plus. Il pleut très souvent ici, cela ressemble beaucoup à l’Amazonie. En fait, il y a plus de lagunes et d’îles flottantes dans la réserve que de terre ferme! Jeudi matin, il pleuvait encore à boire debout, mais comme les routes étaient détrempées, la route vers le Nord (Missionnes) était fermée à la circulation. Nous avons dû revenir sur nos pas et retourner à Mercédès (route de gravier, mais au moins elle était praticable). Nous avons pris des auto-stoppeurs, trois policiers tous chargés d'énormes sacs de hockey (un seul nous a arrêté, avant de nous dire qu'ils étaient trois), alors inutile de vous dire que nous étions très lourds... Nous avons dû faire changer deux boulons de la roue avant lorsque nous sommes finalement arrivés à Mercédès, et le mécano a dû mettre des boulons de tracteurs: plus gros que ce que nous avions puiqu'il n'y avait rien d'autre de disponible. Lorsque les réparations ont été terminées, nous nous sommes arrêtés sur le bord de la route pour dormir, juste en face de la statue de la Vierge à l'entrée de Mercédès! Le petit village souffre d'une grande sécheresse, et apparemment que plusieurs des animaux de ferme meurent parce qu'il n'y a pas assez d'eau. Et il semblerait que si les gens du village s'approvisionnent en eau à Estéros del Ibéra, cela pourrait mettre les animaux exotiques en péril, alors les écologistes s'y opposent... Ce matin, nous remonterons par le Nord en passant par Pasos de Los Libres, juste à côté du Brésil. Il se pourrait que nous arrêtions à la ville natale de Général San Martin, le Libérateur. Il y a sûrement un musée en son honneur, c'est le plus grand héros du Mercosur! Alors je termine ici, et à bientôt!