01 mars 2009

Viedma, Argentine

Un gros bonjour à la famille et aux amis! Nous sommes partis mercredi dernier pour voir les perroquets (Loros) au Balneario El Condor, et nous en avons vu des centaines, nichés dans les falaises au bord de la mer, et virevoltant au-dessus de nos têtes... C'était vraiment magnifique de voir ces oiseaux multicolores, avec le dos vert et le ventre rouge, ainsi que du bleu et du jaune sur la tête, et de les entendre piailler très fort... La plage est très belle, immense, avec du sable très blanc... Mais comme Pierre s'est fait dévorer par les moustiques (il y en a beaucoup sur la côte Atlantique), nous sommes revenus au camping de Viedma. Puisque la température est très chaude à cette époque de l'année (de 30 à 40 degrés Celsius), nous avons décidé de prendre notre temps avant de remonter vers le Nord et vers Buenos Aires, parce que comme nous sommes dans l'hémisphère sud, plus nous montons vers le nord, et plus il fait chaud! Nous avons plusieurs livres, et plusieurs films aussi, alors nous avons décidé de vraiment prendre notre temps, cela ressemble à de la paresse en fait! Nous pensons donc monter vers Buenos Aires, visiter ensuite l'Uruguay, puis le Brésil, et redescendre en Argentine pour voir les chutes Iguazu et les missions, les provinces de Corrientes et Entre Rios, puis retourner à Salta et revenir ensuite jusqu'en Colombie par la Pan-Américaine avant de mettre le véhicule sur un cargo pour le Panama tandis que nous prendrons l'avion (pas de route entre l'Amérique du Sud et l'Amérique Centrale, à cause du Darien Gap... À moins que nous trouvions un cargo de Buenos Aires au Costa Rica? On a le temps (une autre année), alors on verra! Entre-temps, le logiciel que j'utilisais pour mettre mes photos sur Internet ne fonctionne plus et les développeurs du programme ne semblent plus exister... La plupart des programmes fonctionnent sous Windows, et je suis avec Mac. J'essaierai de trouver une solution pour me permettre de partager mes photos... Pour la mécanique, pas de pièces pour les Wesfalia au Chili et en Argentine, même pas de filtres à air, alors ce n'est pas évident. Mais le véhicule résiste bien à toutes les routes incroyables que nous avons parcourues, alors pour l'instant, nous croisons les doigts!

25 février 2009

Péninsule Valdez

Nous sommes partis de Trelew vendredi le 13 février, et nous nous sommes rendus à Puerto Madryn, une petite ville sympathique en bordure de la mer. Nous avons déambulé dans les rues pour admirer le superbe paysage le long de la côte, et nous nous sommes ensuite dirigés vers Playa El Doradillo, où nous nous sommes arrêtés pour camper. Les couchers et les levers de soleil sont absolument extraordinaires à cet endroit, et la plage est de sable blanc, vraiment, un endroit idyllique… Nous avons tellement aimé que nous y sommes restés deux jours. Puis le dimanche matin, nous avons décidé de nous rendre à la Péninsule de Valdez. Il s’agit d’une grande réserve nationale déclarée Patrimoine de l’Humanité par l’Unesco. La saison des baleines est terminée depuis novembre cette année, mais il y a tout de même des colonies de lions de mer, d’éléphants de mer, des pingouins Magellan et parfois, en février et en mars, il y a une petite chance de voir des orques (killer whales), apparemment 3%... Le prix d’entrée pour les étrangers est de 45 pesos depuis janvier 2008, alors que les gens de la région paient 3 pesos. Dimanche (15 février) nous avons visité le Centre des Visiteurs, un musée intéressant avec un énorme squelette de baleine, d’innombrables coquillages, un puma et un condor empaillé ainsi que plusieurs exemples de la faune et de la flore qu’on retrouve dans le parc. On y voit aussi un film sur les baleines… Puis nous nous sommes rendus à Puerto Piramides, où nous nous sommes installés sur le front de mer. Il faisait plus de 40 degrés Celsius, alors nous étions bien contents d’être près de l’eau. Lundi matin, nous avons décidé de faire le tour de l’île (280 kilomètres). Nous nous sommes d’abord rendus à Punta Piramides pour observer les lions de mer et nous avons admiré les salines, sur la route vers Punta Delgada, où une colonie d’éléphants de mer se prélassait sur la plage. Les mâles peuvent peser jusqu’à 4 tonnes alors que les femelles ne dépassent jamais 900 kilos. Leur harem peut comprendre 130 femelles ! Nous avons vu deux mâles qui semblaient se disputer, mais finalement l’un d’eux a abandonné pour se diriger vers la mer, alors il n’y a pas eu d’affrontement… Nous avons continué vers Punta Cantor pour voir une autre colonie de lions de mer, et tout près, à Caleta Valdez, une pinguineria. Et lorsque nous sommes arrivés à Punta Norte, il y avait déjà un armadillo (tatou) au stationnement ! Pour comble de chance, nous avons vu des orques (killer whales), et même si j’avais vu des baleines à Tadoussac et en Nouvelle-Écosse, j’ai été renversée de voir ces monstres d’une beauté impressionnante attaquer les lions de mer ! C’est difficile de les prendre en photo, car ils plongent souvent sous l’eau et ils sont très rapides ! Ils nagent à la vitesse de l’éclair et ils attaquent en bandes de quatre ou cinq… À la fin de la journée, nous nous sommes arrêtés à la Playa Pardelas, un endroit splendide pour camper. Nous avons pu observer des pingouins qui pêchaient, et de loin nous avons aperçu d’autres lions de mer. Nous avons aussi admiré les milliers d’étoiles qui illuminent le ciel la nuit, et bien sûr nous avons profité des couchers de soleil et de la mer qui s’étend à perte de vue. Nous aimons tellement cet endroit, alors nous partirons lorsque nous devrons retourner nous réapprovisionner en eau et en nourriture... Nous sommes aujourd’hui jeudi le 19 février, et la journée s’annonce très chaude. Nous avons de superbes bouquins français sur l’époque des chevaliers à lire (de Juliette Benzoni et de Patrick Carolis, deux auteurs fantastiques) et il est agréable se prélasser au bord de la mer, alors nous en profitons. Nous ne sommes pas trop pressés de remonter vers le Nord, il semble que Buenos Aires soit encore plus chaud, mais surtout, plus humide… Comme la saison des baleines était terminée, à Ushuaia nous ne savions pas si nous nous arrêterions ici, mais finalement, nous sommes très contents d’être venus ! Samedi le 21 février, nous devions absolument revenir à Puerto Piramides, pour la nourriture, et pour nous réapprovisionner en eau potable. Il faut dire qu’il n’y a que deux dépanneurs, et que les prix sont beaucoup plus chers qu’ailleurs, mais au moins, il est possible d’acheter de la bouffe… Nous nous sommes ensuite rendus à Isla Los Parajos, surtout pour voir les flamencos et les oiseaux. Nous aurions pu retourner à Playa Pardelas pour dormir, mais comme il fallait refaire un trajet de 40 kilomètres de route de terre, nous avons décidé de nous installer sur la plage Los Parajos, où y il avait plusieurs roulottes argentines. Cependant, nous n’avons pas très bien dormi, le concert des chiens perturbant un peu notre sommeil… Ce matin, dimanche le 22 février, nous avons eu une pensée pour Patricia et les filles qui retournent en France par avion de Buenos Aires, et nous avons filé vers Viedma. Nous sommes arrivés tard au camping, et nous étions tous les deux un peu fatigués, la chaleur j’imagine, et peut-être aussi la route un peu ennuyante de Patagonie… Nous avons donc décidé de rester une journée de plus histoire de laver le véhicule, les vêtements, bref, le grand ménage habituel ! Et puis nous nous sommes dits qu’une journée de lecture serait bienvenue, alors nous avons opté pour la presse… Nous avons eu des voisins guitaristes (3 jeunes hommes) qui ont aussi égayé notre séjour… Nous avons visité ce matin la petite ville de Viedma (3 musées) et nous partirons devrions partir cet après-midi (mercredi le 25 février) pour Balneario El Condor, à une trentaine de kilomètre d'ici par une route de terre où nous espérons voir des perroquets et d'autres lions de mer... Au plaisir !

13 février 2009

Trelew, vers Puerto Madryn

Nous sommes déjà vendredi le 13 février, que le temps passe vite! Nous avons passé les derniers jours à Playa Union et à Dolavon, en compagnie d'Éric, Patricia, leurs deux filles Chloé et Léa, et bien sûr, Claude et Alain, qui nous ont fait partager leurs films sur l'Afrique! C'est incroyable de voir ces paysages différents, et surtout ces tribus aux rites particuliers... Moi qui ne voulait rien savoir de l'Afrique, j'ai hâte maintenant de voir ce continent! Ce matin, nous sommes de nouveau au centre d'achats La Anonima, quelques courses avant de filer, et nous prendrons la route pour Puerto Madryn. Éric et Patricia repartent pour la France, et pour Claude et Alain, il est possible qu'ils retournent aussi au pays, puisque le père de Claude est malade, et que leur problème mécanique ne semblait pas encore être résolu. Croisons les doigts que tout aille bien pour eux. Nous sommes chanceux de rencontrer des gens aussi sympathiques, je suis certaine que leurs voyages se poursuivront pour longtemps!

09 février 2009

Carnaval dans un petit village d'Argentine

Vendredi le 6 février nous avons retrouvé Claude et Alain Isembert, et aussi Eric et Patricia, avec leurs filles Chloé et Léa à Trelew. Nous sommes donc retournés camper tous ensemble à Dovalon, et nous avons eu beaucoup de plaisir avec eux toute la fin de semaine. Comme Claude et Alain n'avaient pas leur camping-car (réparations au garage depuis presque trois mois en tout), ils sont venus nous rejoindre en prenant l'autobus chaque jour. Et samedi soir, nous avons eu droit à un superbe carnaval! Les costumes étaient tout simplement extraordinaires, et la musique aussi! Dimanche matin, nous avons fait la grasse matinée, et nous avons dîné tous ensemble vers quatorze heures (on mange un peu plus tard que nous en France, et on soupe encore plus tard en Argentine (22 heures et même parfois plus tard ). Les restaurants pour le souper ne sont pas ouverts avant 20 heures, et même 21 heures! Il commence à faire chaud ici, ils ont eu 38 degrés ici Celsius la semaine passée. Nous sommes aujourd'hui lundi, et nous avons fait les magasins pour trouver des batteries auxiliaires. On oublie les batteries au gel scellées, impossibles à trouver ici, mais nous avons pu mettre la main sur deux batteries 6 volts de 130 ampères (nous avions deux cents ampères pour chaque batterie, et nos batteries au gel étaient scellées). Nous avons pu faire remplir de propane grâce à la bouteille que nous a donnée Éric (oublions les bouteilles qui viennent avec les Westfalia, impossible à faire remplir en Amérique du Sud, sauf au Chili). Nous abandonnerons donc notre bouteille de l'Ecuador lorsqu'elle sera vide. Elle nous avait coûté 90 dollars avec le régulateur, mais nous n'avons pas le goût de la traîner avec nous et nous ne savons pas si nous repasserons par l'Équateur pour revenir, puisque nos plans de retour ne sont pas encore déterminés. Nous planifions ce soir de camper à la Playa Union, au bord de la mer, tous ensemble. Claude et Alain devraient en principe récupérer leur camping-car ce soir, enfin on l'espère. Au plaisir!

02 février 2009

Sur la côte de l'Atlantique (Argentine)

Nous sommes lundi le 2 février 2009, et nous partons ce matin de Puerto Deseado (nous sommes restés ici une semaine, un record!). Nous avons écrit à l'ambassade canadienne en Argentine pour faire ajouter des pages à notre passeport (nous sommes avons passé 8 fois du Chili à l'Argentine , 16 timbres de plus sur le passeport!), mais il semble que c'est impossible, il faut seulement faire renouveller, et nous n'avons pas de répondant en Argentine! Quelle histoire! Bon, il semble qu'il faille se plier à la bureaucratie... Nous avons adoré Puerto Deseado. Une belle petite ville, avec un marché super (nous avons même trouvé un tue-mouches au magasin La Anonima), un camping en bordure de la mer gratuit avec douches et eau chaude, un musée fantastique, des pingoins et des otaries, un mécanicien génial (Fabio Fuego sur la calle General Roca), bref, une petite ville à ne pas manquer. Finalement, parce que Pierre a eu un problème au guichet automatique (il n'a pas reçu le montant qu'il avait demandé, même si sa banque lui a chargé ce montant), et à cause de la pluie abondante, nous avons décidé de rester à Puerto Deseado jusqu'à mardi matin. Nous nous sommes dirigés ensuite vers Camarones, un petit village charmant. Nous nous sommes arrêtés au bureau d’infos touristiques, et nous avons acheté des langoustines fraîches chez le propriétaire de camping juste à côté. Nous nous sommes ensuite rendus à la Playa Elola, à 5 kilomètres de Camarones. La mer ici est splendide et nous avons admiré le coucher de soleil sur cette magnifique plage ! Mercredi le 4 février, nous avons continué jusqu’à Trelew. Nous aurions pu nous rendre à Cabo dos Bahias pour voir les pingoins, mais comme la plupart repartent à la fin janvier et que nous sommes déjà en février, nous avons poursuivi notre route… Il nous faudrait changer le tableau de bord, puisque l’odomètre ne fonctionne plus et que l’indicatif pour le manque d’huile dans le moteur non plus… Nous avons aussi essayé sans succès de trouver un filtre à air, mais il n’y a rien à faire, ils n’ont aucune pièce pour les Westfalia en Argentine à ce qu’il semble! Pourtant, il y a un club Westfalia à Buenos Aires, alors nous verrons… Nous avons essayé de revoir Claude et Alain Isembert ici à Trelew, mais Maurice Plat, le garagiste qui les connaît était parti à Buenos Aires parce que son fils est gravement malade… Nous avons essayé le garage Diesel Cacique, mais ils n’étaient pas là non plus. Peut-être qu’ils sont déjà repartis ? Ils ont eu un problème de Spi Joint, comme nous, et depuis qu’ils l’ont fait réparé, il semble que leur transmission glisse, alors ils retournaient à Trelew pour faire reprendre le travail. Nous les avions rencontrés à El Chalten il y a un mois, et nous savions qu’ils devaient être ici au début de la semaine, mais comme nous sommes déjà jeudi… Nous avons quand même pu trouver un autre phare avant (nous n’avions plus de lumière du côté gauche, et ici en Argentine les phares doivent être allumés de jour comme de nuit), et finalement, nous avons décidé d’aller nous poser au camping municipal de Dolavon. Cet endroit possède de bonnes facilités, alors nous en profitons aujourd’hui (jeudi le 5 février) pour faire le lavage ! Il y a l’électricité, alors je peux brancher l’ordi avec une prise adaptée pour l’Argentine et nous pouvons regarder un film, puisque les ordinateurs portables peuvent fonctionner autant sur le 110 que le 220 volts (je m’étais renseignée à San Rafael). Mais comme l’électricité ici est 220 volts, nous ne voulons pas brancher le véhicule et risquer de faire sauter nos installations 110 volts (frigo, lumières, ventilateur). Pierre avait eu une mauvaise expérience en Espagne avec sa première Westfalia il y a trente ans, il avait grillé son frigo en branchant la van sur le 220 volts alors il ne veut maintenant pas prendre de chance ! Et comme les batteries auxiliaires semblent ne plus retenir leur charge depuis que Pierre a essayé de recharger la batterie du véhicule (6 volts versus 12 volts), nous sommes heureux de profiter d'une prise électrique pour l'ordi! Jeudi, nous décidons de rester une autre journée. Nous voulons voir le moulin à farine et l'église gauloise, mais il semble que cela soit souvent fermé... Nous venons d'apprendre aujourd'hui (vendredi le 6 février) que Claude et Alain sont dans les parages, alors nous les retrouverons sous peu. Cela fait trois semaines qu'ils sont au garage, quelle histoire! Je dois me sauver, alors au plaisir!

24 janvier 2009

Argentine (Parc Monte Leon et Punto Deseado)

Jeudi le 22 janvier, nous sommes allés faire un marché et nous avons ensuite visité le musée de la ville de Rio Gallegos, que nous avons beaucoup aimé. On y voit des photographies et des coupures de journaux sur Jean Mermoz et Antoine de Saint-Exupéry, ainsi que des morceaux de leurs avions. Les animaux de la Patagonie sont aussi bien représentés, et il y a bien sûr une large place pour les autochtones et leurs coutumes. Après avoir fait le plein d’essence, nous nous sommes mis en route pour la côte Atlantique, et nous avons décidé de nous installer au Parc Monte Leon pour la nuit. Pour les gens qui passent dans le coin, ce parc est à voir absolument. Premièrement il est gratuit, très peu touristique, et vraiment intéressant. Après avoir arrêté au bureau du guardaparque pour nous enregistrer, je me suis fait assaillir par un guanaco pendant que Pierre a eu la présence d’esprit d’essayer de croquer la scène avec la caméra. Disons plutôt que ce jeune guanaco m’a adoptée, peut-être pensait-il que j’étais sa mère ? Nous nous sommes rendus à la loberia pour voir les lions de mer, et nous les avons observés une bonne partie de la soirée. Nous nous sommes installés là pour la nuit, un endroit magnifique dominant la mer d’où on peut apercevoir cormorans, lions de mer, goélands et autour de nous, guanacos nandus et renards. Le coucher du soleil sur la baie était tout simplement extra. Le lendemain matin (fête de mon fils), nous sommes allés au mirador où nous avons aperçu une centaine d’oiseaux et encore plus de pingouins. Nous avons continué jusqu’au bout du parc, malgré la pluie, et nous sommes finalement allés voir la pinguineria, à quelques kilomètres de marche. Près de la plage, nous avons vu tellement de pingouins que nous ne savions plus où donner de la tête ! Nous aurions pu les toucher, mais nous n’avons pas osé, de peur de les déranger… Certains nous suivaient alors que d’autres marchaient en avant de nous. Nous sommes restés au milieu des pingouins Magellan seulement une heure puisqu’il pleuvait, mais nous aurions pu facilement rester là toute la journée, tellement le spectacle était spécial pour nous. Après être revenus au véhicule, nous avons regardé le film La Marche de l’Empereur, qui était très approprié pour l’occasion. Nous sommes retournés camper près de la mer et des lions de mer, mais un guardaparque est venu nous avertir que l’espèce de glaise qui colle aux pneus à cause de la pluie pourrait nous empêcher de partir, alors nous avons suivi son conseil et nous sommes plutôt allés camper près de la pinguineria. Samedi matin, nous nous sommes rendus à Puerto San Julian, un beau petit village au bord de la mer, avec beaucoup d'histoire (le pirate Francis Drake y est passé et aussi Magellan). Nous avons revu Patricia et Thomas, nos deux Suisses en Land Rover au camping municipal, mais les samedis soirs, il n'est pas très sage de dormir au camping municipal, alors nous avons poursuivis au Monumento Natural Bosque Petrificado. L'auto va relativement bien, et même si le temps est encore un peu gris, au moins il ne pleut pas... Nous avons campé un peu avant l'entrée du parc, puisqu'il n'est pas permis de camper sur les sites des monuments nationaux. Le lendemain matin, après avoir fait le sentier de deux kilomètres et admiré ces immenses arbres fossilisés, nous avons continué vers Puerto Deseado, où se tenait un festival rock. Nous nous sommes installés au camping municipal, gratuit et avec des douches chaudes! Lundi nous en avons profité pour laver le véhicule, faire la lessive, bref, le grand ménage! Nous avons revu Patricia et Thomas, qui partent ce matin (mardi le 27 janvier) avec Darwin Excursions pour voir les pingouins avec des plumes jaunes sur la tête! Quant à nous, nous voulons faire vérifier le véhicule par Fabio Fueyo, un mécanicien renommé sur la rue General Roca. Malheureusement, il ne sera là que mercredi à la fin de l'après-midi... Finalement, il a pu réparer l'amortisseurs arrière, et l'odomètre qui ne marquait plus, un vrai génie! Jeudi matin, pour comble de malheur, mon ordinateur m'a lâché... J'ai tout essayé, et je n'ai eu d'autre choix que de le reformatter, mais cela veut dire que toutes mes données sont perdues. Heureusement que j'avais amené mes disques de démarrage! J'ai dû télécharger par la suite une autre version de Mac OSX, car l'ancienne version que je possédais sur disques étant trop ancienne pour certains logiciels je crois, mais au moins, elle m'a permis d'avoir de nouveau accès à mon ordi... Mais j'ai perdu les carnets d'adresse, les photos, les bookmarks (favoris ou signets) pour les sites Web, etc. etc. Je viens tout juste de télécharger Quick Time et les codecs (plug-ins) nécessaires pour pouvoir visionner des films... Ouf, je travaillerai probablement toute la journée demain pour essayer de me remettre à jour. Au plaisir!

21 janvier 2009

Punta Arenas et Ushuaia

Jeudi le 15 janvier, après avoir visité le cimetière, la Casa Menendez-Braun et le carré central de la jolie ville de Punta Arenas (Plaza de Armas), nous avons décidé de retourner vers l’Argentine. Nous avons passé les deux frontières assez rapidement, malgré la congestion assez importante… Il faut dire que janvier et février sont les mois les plus occupés de l’année ici pour le tourisme. Le temps était brumeux, et nous avons eu beaucoup de pluie en fin de journée. Nous nous sommes arrêtés à Tolhuin, et nous avons passé la nuit à la station-service YFP, la seule du village. Vendredi matin (16 janvier) il pleut encore… Nous poursuivons notre route vers Ushuaia, que nous atteignons en après-midi. Nous nous rendons au bureau de touristes, afin de faire estampiller une inscription dénotant que nous avons atteint la ville la plus australe de la planète dans nos passeports. D’ici, il est possible d’apercevoir la Croix du Sud dans le ciel, à la tombée de la nuit. Nous sommes très près de l’Antarticque, et la température n’est naturellement pas très chaude, même si nous sommes au beau milieu de l’été… Nous flânons dans les rues afin de prendre le pouls de la ville, puis nous nous dirigeons vers la marina, où nous voulons nous installer pour la fin de semaine. Nous avons encore des problèmes avec le filtre à essence, et l’auto n’arrive même plus à monter une toute petite côte. Pierre s’arrête donc pour changer le filtre, mais une fois cette opération effectuée, il n’est plus possible de repartir l’auto, l’essence ne se rendant plus au moteur. Nous vidons la batterie en essayant de démarrer l’auto, et comme les garages sont fermés pour la fin de semaine, nous n’avons pas le choix que d’attendre… Dimanche matin, un bon Samaritain essaie de nous donner un « boost », mais cela ne sert à rien, puisque le problème semble se situer ailleurs qu’au niveau de la batterie. Je ne sais pas si le filtre à essence s’encrasse parce qu’il y a des impuretés dans l’esssence que nous achetons ou si le réservoir à essence laisse passer la poussière par un trou quelconque ? Nous avons tellement fait de routes de terre dernièrement ! Il semble aussi que les injecteurs ne sont plus à leur meilleur, d’après l’analyse du mécanicien de Punta Arenas. Il nous avait recommandé de les faire examiner par un garagiste de Bolivie ou du Brésil, puisqu’en Argentine et au Chili, personne ne soit expert dans ce genre d’injecteurs… Pierre semble aussi penser que la pompe à gaz devrait être changée… Nous avons visité le musée Yamana, le musée maritime et le bagne (45 pesos pour chaque personne étrangère, gratuit le mercredi et dimanche pour les locaux seulement). La ville d’Ushuaia est une belle petite ville, mais elle est très touristique et les prix sont en conséquence. Nous avons revu Frédéric, un jeune Français en compagnie de sa copine Érica au musée maritime. Leur voyage se termine dans deux semaines. Lundi mati (19 janvier) nous avons essayé de rejoindre un mécanicien, mais personne ne peut venir avant mardi… Par chance, nous avons des livres, et une soixantaine de films… Ce matin, (20 janvier), nous attendons toujours de voir mécanicien pour connaître le verdict…. Finalement, il paraît que l’eau et la saleté dans la gazoline ont ruiné la pompe à essence, et qu’il faut la changer, ainsi que le filtre à essence… Chanceux, nous avons trouvé une pompe à gaz dans le sixième et dernier magasin de pièces (autrement il aurait fallu attendre 7 jours pour en faire livrer une de Buenos Aires). Il nous en a coûté moins de trois cents dollars, mais tout de même, nous avons dû attendre plus de trois jours avant qu’un mécanicien ne puisse se rendre disponible, fin de semaine oblige. En quittant Ushuaia, nous avons eu un autre problème à la hauteur de Rio Grande. Le vent était excessivement fort et contraire, alors nous avons utilisé beaucoup plus d’essence. Lorsque nous sommes arrivés à Rio Grande, il était temps. Mais malheureusement, nous avions perdu un des boulons qui maintenait l’amortisseur avant du côté de Pierre (nous venons tout juste de changer les amortisseurs à Punta Arenas, et ils avaient été livrés de Santiago mais provenaient du Brésil). Nous sommes donc encore au garage… Depuis la nouvelle années, nous avons attendu deux jours pour de la gazoline à Gobernador Gregores, deux jours et demi pour faire changer le Spi Joint et les amortisseurs avant et arrière ainsi que le ressort cylindrique arrière à Punta Arenas, trois jours à Ushuaia pour la pombe à eau (l’eau et la terre dans la gazoline n’ont certainement pas aidé), sans compter toutes les autres fois l’an passé où nous avons dû faire réparer des problèmes mécaniques : le casing de transmission au Panama (6 jours), le système de refroidissement au Vénézuéla, en Colombie et au Pérou (deux fois), les amortisseurs et les freins en Écuador (Ibarra et Sangolqui) les freins après la route de Kuélap, les freins, les amortisseurs et les bearings de roues en Bolivie, les amortisseurs à Temuco au Chili… Il y a des journées comme cela où je m’ennuie un peu du Québec, c’est tellement facile là-bas pour les routes, les garages, les pièces mécaniques, mais on prend tout cela pour acquis généralement… Nous sommes tellement chanceux de profiter de l’eau potable à volonté, de l’électricité, des réseaux informatiques, des routes, des bibliothèques, du système scolaire, de l’assurance-maladie, des hôpitaux, et surtout de la liberté de parole et d'action! Mes meilleures pensées d’Ushuaia, au bout du monde ici en Amérique !

14 janvier 2009

Ennuis mécaniques à Punta Arenas

Jeudi le 8 janvier, nous avons quitté le Lago Grey (nous avions dormi au stationnement des guardaparques, accompagnés de Thomas aet Patricia, deux jeunes Suisses voyageant en Land Rover), et nous avons fait un autre mirador tout près du Pont Weber avant de rejoindre la partie Sud du Parc. Nous aurions peut-être pu faire le sentier de 30 kilomètres conduisant à la Laguna Verde, mais nous avons décidé de laisser faire, puisque le vent était encore très violent. Nous avons poursuivi vers Puerto Natales, espérant que nous pourrions trouver là un mécanicien compétent, mais malheureusement, on nous a conseillés de continuer vers Punta Arenas, personne ne pouvant nous aider ici. On nous a aussi dit qu’il faudrait une semaine minimum de travail pour démonter le Spi Joint, ce qui ne nous arrange pas vraiment, mais enfin… Vendredi matin (9 janvier) nous avons fait le lavage, et nous sommes allés au centre-ville pour récupérer nos courriels sur Internet. Par hasard, nous avons rencontrés Éric et Patricia ! Nous étions super contents de ces retrouvailles puisque cela faisait 4 mois que nous ne les avions pas vus… En allant nous ravitailler en essence, nous avons aussi rencontré Christian, un Québécois en moto (pilote d’hélicoptère d’Oka), et son partenaire qui retournait en France à cause d’un problème avec son moteur de moto (il lui aurait fallu commander un bloc-moteur de France, alors que chez lui, il pourra faire changer seulement les goujons). Christian a trouvé un autre co-équipier pour faire la Carretera Austral avec lui, un Britannique que nous n’avons pas rencontré. Nous avons passé la soirée à jaser avec Éric et Patricia, ainsi qu’avec Daniel et Marylèna, deux Roumains avec leur petite famille qui retournent en mars chez eux. Samedi matin (10 janvier), nous avons décidé de rester une autre journée dans la ville de Puerto Natales, puisque les garages ne sont pas ouverts les fins de semaine. Nous en avons profité pour lire et regarder des films… Éric et Patricia sont repartis pour le parc Torres del Paine, puisqu’ils ont croisé un camping-car français qu’ils avaient déjà rencontré à Ushuaia et qui se dirigeait de ce côté. Espérons que nous les reverrons, peut-être à Puerto Deseado ou Puerto Madryn ? Dimanche le 11 janvier, nous avons décidé de nous diriger vers Punta Arenas. Nous voulions trouver une usine de gaz propane (EnerSur, à gauche en arrivant à Punta Arenas) et un garagiste compétent afin d’être prêts aux premières heures pour lundi matin. Lorsque nous sommes arrivés à Punta Arenas, nous sommes allés magasiner dans la zone franche (les prix sont un peu plus chers qu’au Canada, mais peut-être qu’il est plus facile de trouver des appareils électroniques ici que dans le reste du Chili ?) Nous avons rencontrés les Berlivet en après-midi (ils ont bien failli nous échapper, ils partaient juste comme nous sortions du centre d’achats, mais nous avons finalement pu les rejoindre). Quels gens charmants, sympathiques, et agréables ! Ils sont allés voir les pingouins en fin d’après-midi, et nous les avons retrouvés le lendemain matin. Ils m’ont laissé leur livre, que je recommande à tous les gens qui comptent un jour voyager en Amérique du Sud en camping-car. Ils m’ont vraiment impressionnné, et ils ont tout plein de détails croustillants à raconter, ainsi que de très bonnes adresses. Nous voulions aller chercher des pièces chez Recasur, et ils devaient se rendre dans la zone franche pour acheter des pneus Michelin. Nous nous sommes donc quittés à regret… Nous avons passé l’avant-midi chez Recasur, mais impossible de trouver des amortisseurs ou un filtre à air. Par contre, nous avons acheté un Spi Joint (qui plus tard s’est avéré inapproprié), de l’huile à moteur, un filtre à essence, un cap distributeur et un filtre à huile. Il y avait deux mécaniciens qui pouvaient réparer les Volkswagen, mais Mario Fernandez était occupé pour la semaine, alors nous avons choisi le plus jeune, Christian Montiel, un coureur automobile en herbe, situé au 565 Convadonga, Punto Arenas. Lorsque nous sommes arrivés chez lui, Christian et son père ont presque tout de suite démonté le moteur, alors nous ne pouvions plus nous déplacer… J’aurais aimé revoir Marie-Paule et Jacques Berlivet, mais nous sommes aujourd’hui mercredi matin (14 janvier) et le travail mécanique n’est pas encore terminé ! Ils ont dû enlever le moteur et la transmission pour avoir accès au Spi Joint, pour le remplacer par une pièce non-Volkswagen que nous avons trouvé chez Casa del Rodimiento (apparemment que les dimensions sont assez proches de la pièce originale, mais ils ne peuvent nous garantir combien de temps nous pourrons faire sans que l’huile ne se remette à couler). Pour les amortisseurs, nous avions déjà commandé à Temuco ceux qui vont à l’avant du véhicule, mais pour l’arrière, nous avons acheté des amortisseurs usagés de Christian, ainsi qu’un ressort en spirale pour remplacer celui qui est cassé, puisqu’il était absolument impossible de trouver ces pièces dans les magasins de repuestos (pièces d’auto) ici. Espérons que nous pourrons nous rendre au Brésil ou en Bolivie, où il sera plus facile de trouver des pièces ! Nous nous rendons compte que l’Ecuador et la Bolivie sont les pays d’Amérique du Sud où il est le plus facile de trouver des pièces pour notre Volkswagen Vanagon. Avec un véhicule de 20 ans et surtout les routes délabrées que nous avons parcourues (si nous étions restés sur la Pan-Américaine, je pense que c’aurait été beaucoup plus facile, mais nous aurions manqué tellement de choses), je pense qu’il est normal que nous ayons de petits ennuis mécaniques de temps en temps ! Mais je dois dire que les freins, les amortisseurs, le système anti-gel et la suspension sont mis à rude épreuve ici… Les routes ne sont pas comme chez nous, la plupart du temps il faut faire des pistes pour se rendre aux endroits intéressants ! Pierre est toujours très content de son véhicule, et même si nous avons rencontré des voyageurs avec des Fiat, des Mercedes-Benz, des Land Rover, des Iveco et même des Mann, il apprécie encore beaucoup sa petite Westfalia. Croisons les doigts que nous pourrons repartir bientôt ! Mercredi matin (14 janvier), nous avons pris une douche chaude chez Norma et Enrique, deux voisins sympathiques installés juste à côté du garage. Ils ont deux filles de 16 ans, des jumelles, et nous avons discuté avec eux hier soir jusqu’à 23 heures trente ! Nous espérons pouvoir trouver une usine de gaz propane avant de partir, et peut-être acheter quelques provisions au Lider avant de quitter. Nous avons hâte de retrouver la chaleur, mais il faut nous rendre au bout de la route, quelques centaines de kilomètres avant l’Antarctique, avant de pouvoir rebrousser chemin, car Pierre veut absolument se rendre au bout du monde… Au plaisir !

07 janvier 2009

Calafate et Parc Torres del Paine

Dimanche le 4 janvier, nous sommes arrivés à Calafate, et nous avons fait une épicerie au supermercado La Anonima. Nous voulions aussi faire remplir nos bouteilles de propane, mais c’est impossible ici, ils changent seulement les bouteilles argentines. Nous avons parcouru la ville à pied, et nous avons rencontré à nouveau Élise d’Australie et Charles de France (nous les avions vus à Pucon, à El Bolson, et maintenant à Calafate). Ils se dirigeaient vers la Bolivie, en raison du coût de la vie en Argentine, au Chili et au Pérou… Nous avons aussi revu les cyclistes français que nous avions rencontrés sur la d’abord sur la Carretera Austral et ensuite au Fritz Roy du Parc National des Glaciers. Calafate est une jolie petite ville, très touristique cependant… Nous avons soupé sur les bords de la lagune, puis nous nous sommes dirigés vers le Glacier Perito Moreno, la merveille des merveilles. Le prix du parc, à partir du 5 janvier, passe à 60 pesos par étranger, une augmentation de 20 pesos. Auparavant, il était possible de s’infiltrer si on passait en soirée, mais maintenant, des gardiens surveillent aussi la sortie et demandent les billets en sortant, à partir de sept heures le matin. Nous avons dormi devant le glacier, avec les bruits de la glace qui tombait régulièrement dans l’eau du lac. Impressionnant ! Lorsque nous sommes arrivés, il pleuvait, mais le lendemain matin, le soleil éclairait le Perito Moreno qui apparaissait dans toute sa splendeur bleutée. Avec les montagnes enneigées en toile de fond, le lac et les arbres tout autour, vraiment, c’est un des plus beaux glaciers que nous ayions vus. Sauf que le survol de Salmon Glacier en hélicoptère (Colombie-Brittanique), détient encore la palme… Nous avons rencontré 6 Français qui ont fait la route de la soie en Chine en camping-car. Micheline et Michel venaient tout juste de se faire voler leur ordinateur et leur caméra à Calafate… Il faut croire que les vols peuvent se produire n’importe où, et que les touristes semblent être des cibles idéales ! Lundi matin, nous nous sommes dirigés vers le Chili, et nous avons dormi à l’Estancia Tapi Aika (très calme) gardés par la police. Nous voulions remplir d’essence le lendemain matin (mardi le 6 janvier) mais la station était fermée. Nous avons donc continué vers le poste-frontière, et les formalités se sont déroulés rapidement, autant du côté argentin (Canche Carrera) que du côté chilien (Cerro Castillo). À Cerro Castillo, nous avons acheté de l’essence, mais la différence est importante : 1.65$ le litre si on compare à 75 sous en Argentine. Nous avons fait un bref arrêt au bureau touristique de Cerro Castillo pour nous procurer des cartes géographiques, puis nous avons continué vers le Parc Torres del Paine. Le prix d’entrée de ce parc est de 15,000 pesos (30$ U.S), mais cela vaut vraiment la peine ! Nous sommes montés jusqu’au camping de la Laguna Azul, puis nous sommes redescendus à la Laguna Amargua. Nous avons admiré la Cascada Paine et le Lac Norjendsklt, mais le vent souffre telleement fort que nous avons de la difficulté à avancer. Nous coucherons ce soir au Lac Pehoé (à côté des Suisses Patricia et Thomas, que nous avions d’abord rencontré au Parc Conguillo), même si le vent semble assez violent pour balancer notre petite Westfalia. Depuis que les amortisseurs sont foutus, nous ressentons beaucoup plus les secousses du vent et les routes de terre ! Nous espérons pouvoir faire réparer à Punta Arenas… Ce matin, mercredi le 7 janvier, nous avons fait le sentier du mirador du Condor, vraiment, un des plus beaux du parc! Nous sommes maintenant au Lago Grey, un hôtel d'où on peut voir les icebergs! Magnifique!

04 janvier 2009

Patagonie Argentine et Jour de l'An

Dimanche le 28 décembre, nous avons filé du Parc Périto Moreno à Gobernador Gregores (nous aurions pu éviter cette étape et passer directement à Tres Lagos une centaine de kilomètres plus loin par un raccourci, sauf qu’il nous fallait de l’essence et que c’était le seul endroit possible pour en obtenir). Bref, impossible de passer à Tres Lagos directement parce que nous aurions manqué d’essence entre temps, donc un petit crochet par Gobernador Gregores. Malheureusement, nous avons dû attendre jusqu’à mardi le 30 avant que la seule station du village ne reçoive de l’essence. Parce que nous sommes en Patagonie, l’Internet est souvent le double pour les étrangers. Dans cette région, la facture pour l’essence et les provisions alimentaires est souvent multipliée par deux pour les gens qui ne sont pas d’Argentine, même si ce n’est pas partout, heureusement. C’est un peu agaçant, mais c’est une pratique caractéristique de la région la plus australe de la planète… Nous avons profité de l’interlude obligé pour faire la rotation des pneus, et nous nous sommes rendus compte de certains petits problèmes mécaniques : ressort de suspension, amortisseurs, fuite d’antigel, et surtout, perte d’huile à moteur. À Gobernador Gregores, aucun mécanicien ne pouvait effectuer de travail sur notre véhicule, et l’on nous a dit qu’il s’agissait probablement d’une pierre qui avait trouée la panne en dessous du moteur. Nous avons roulé jusqu’à El Chalten pour voir le Mont Fitz Roy, et chemin faisant nous nous sommes rendus compte que nous perdions au moins 1 litre d’huile aux cents kilomètres, peut-être plus… Nous nous sommes rendus au camping du parc national des Glaciers, et nous avons acheté 5 litres d’essence pour pouvoir nous rendre jusqu’à Calafate. Au camping, nous avons rencontré des gens adorables, Frédéric et Anne, de France. Leur véhicule est un Toyota dont la partie camping a été construite entièrement par Frédéric, et aménagée par Anne, qui est une couturière aux doigts de fée. Cette femme est d’une beauté incroyable, malgré ses soixante ans. On lui en donnerait à peine 40, et Frédéric, le marin au cœur tendre, est un mécanicien hors pair. Leur véhicule est vraiment spécial, un Toyota 4x4 qui est parfait pour toutes les pistes. Frédéric nous a donné de bons conseils pour le véhicule, et lorsque nous serons à Punta Arenas, nous essaierons de trouver un mécanicien qui pourra sortir le moteur et replacer le Spi Joint (je ne suis pas certaine de l’épellation de ce mot). Une douzaines d’heures de travail environ… Croisons les doigts que tout ira bien et que nous pourrons trouver un mécanicien compétent au Chili ! Ici, à El Chalten, les mécaniciens n’ont pas d’outils, pas de pièces, pas de lift, pas d’espace propre où travailler. Et il n’y a pas non plus de modèles semblables au nôtre… Il nous faut seulement vérifier régulièrement le niveau d’huile et ajouter de l’huile dès qu’il en manque, ce qui veut dire que nous devrons arrêter à chaque 50 kilomètres environ. Nous avons dormi au camping du Parc National des Glaciers, et le lendemain matin (mercredi le 31 décembre), nous sommes allés faire la Chorillo de Salto et ensuite nous avons rejoint Anne et Frédéric pour nous rendre à la laguna Capri. Nous avons passé un très beau Jour de l’An, avec Anne et Frédéric, et aussi plusieurs Allemands, dont Walter et Christa, dehors sous les étoiles, à célébrer au champagne, gracieuseté de nos amis les Allemands. Le 1er janvier, comme nous étions un peu moins en forme (Pierre souffrait de ses ampoule aux pieds), nous avons décidé de reporter au lendemain l’excursion de 26 kilomètres à la Laguna Torre, et j’en ai profité pour faire la lessive. Vendredi (2 janvier), nous nous sommes levés tôt pour nous rendre à la Laguna Torre avec Anne et Frédéric. Le vent était incroyable, et arrivés au bout de la piste, nous avons décidé de rebrousser chemin pour dîner afin d’être un peu à l’abri du froid et du vent. Nous étions contents d’avoir entrepris cette piste, mais nous étions aussi très heureux de revenir au village. Dans l’après-midi, d’autres Français sont arrivés, Claude et Alain (Exploracy), accompagnés de Patrick, le banquier-navigateur, et d’une prof de littérature sympathique, Anne. Cela fait toujours plaisir de rencontrer d’autres voyageurs, surtout lorsqu’ils parlent la même langue que nous, et qu’en plus, ils sont attachants et dynamiques ! Le lendemain, nous avons décidé de rester une journée de plus, et nous avons rencontré Peter et Anka, deux Allemands du sud (Lards, où se trouve la grande base canadienne) et comme nous étions très intrigués par leur véhicule, nous leur avons demandé de nous montrer. Imaginez, un véhicule sans porte ni fenêtres pour la cellule (les fenêtres se trouvent sur le toit, qui est trop haut pour qu’un voleur puisse l’atteindre), avec une double paroi qui peut se soulever comme un auvent. Claude nous a invités pour un Pisco, et nous avons passé la soirée à jaser (nous étions dix dans leur camping-car: Claude et Alain, Anne et Frédéric, Patrick et Anne, Peter et Anka, Pierre et moi.) Chaque voyageur a des anecdotes à raconter, des expériences, des infos à échanger, alors ces réunions sont toujours trop brèves ! En passant, Claude et Alain ont un site Web sur leur voyage en Afrique : http://www.africacy.com Super intéressant ! Aujourd’hui dimanche le 4 janvier, nous quittons pour Calafate… Cette petite ville est vraiment jolie, sauf qu'elle est très touristique et donc assez chère. Nous y avons fait nos provisions, nous nous sommes ravitaillés en essence, et il nous reste à acheter d'autre huile à moteur (plusieurs magasins sont fermés le dimanche) avant de nous rendre au glacier Perito Moreno (40 pesos par personne pour l'entrée). Nous espérons que malgré notre fuite d’huile, tout se passera bien. Au plaisir !

28 décembre 2008

Argentine (Los Antiguos, Parc Perito Moreno)

Nous avons campé à Bahia Jara, juste avant Chile Chico, jusqu’au 23 décembre, et le lendemain (le mercredi 24 décembre), nous nous sommes arrêtés à Chile Chico pour relever nos courriels et faire le plein d’essence avant de passer en Argentine. En cette veille de Noël, le passage de la frontière était un peu plus long (quarante minutes) mais contrairement à ce que l’on nous avait dit, il n’y a eu aucun contrôle phytosanitaire (fruits, légumes, viande et produits laitiers). Marina, du bureau touristique de Los Antiguos (tout près de la frontière argentine) nous a donné plusieurs bons tuyaux et nous avons donc décidé d’entreprendre le Grande Circuito Camarco Noroueste, aussi appelé “Camino del Monte Zeballos” suite à ses recommandations. Nous avons campé sur la plage, et bien sûr, nous avons célébré le réveillon avec un bon steak (nous nous ennuyons un peu de la dinde traditionnelle et des tourtières) et un bon vin. Le lendemain matin (Noël), nous avons décidé d’entreprendre le fameux circuit sur des chemins qu’on annonce comme étant “intransitables” (sans doute que les fermiers n’enlèvent pas leurs pancartes après l’hiver, ou peut-être qu’ils ne veulent pas que les gens utilisent leur route). Notre véhicule a bien assuré, même si certains passages étaient un peu difficiles. Les paysages étaient tout simplement superbes! Ce chemin est le plus élevé de la province de Santa Cruz, et il permet d’apprécier les montagnes andines, les formations géologiques bizarres, les lagunes aux eaux d’un vert intense, et bien sûr quelques glaciers. Nous nous sommes rendus jusqu’au Lago Posadas, mais malheureusement, il n’y avait aucun chemin d’accès pour le véhicule nous permettant de camper au bord du lac. Nous avons continué vers la Péninsule, mais nous avons emprunté une piste terrible et la pauvre Westfalia n’a pu monter la pente trop raide et trop sablonneuse. Nous avons reculé jusqu’à une grosse pierre que nous n’avions d’abord pas vue et qui aurait pu déchirer le dessous du véhicule. Par une chance incroyable (nous n’avions rencontré qu’un véhicule durant toute la journée), un camion est venu aussitôt nous porter secours (3 jeunes hommes qui ont enlevé la pierre et qui avaient une pelle pour nous déprendre). Finalement, nous sommes arrivés au bout du chemin, et nous avons campé entre les lacs Posadas et Furioso, derrière les arbres pour nous abriter du vent. Si c’était à refaire, nous aurions probablement pris la route 41, juste après l’estancia Sol de Mayo, mais nous voulions voir les fameux lacs de glaciers… La route après la bifurcation pour la route 41 est vraiment difficile, peu recommandable pour les véhicules à deux roues motrices, et les lacs sont beaux, mais il y a tellement de vent ici que l’on ne sort pas dehors longtemps! Vendredi matin (26 décembre) nous avons rencontré un Français au volant d’un fameux Toyota 4X4 “fourgon”, un ancien diplomate au Paraguay qui a vécu longtemps en Afrique, Joël Fessaguet. Nous avons échangé un peu avec lui, et nous avons ensuite poursuivi notre route vers Cueva de Los Manos. Notre véhicule nous cause des ennuis, et la consommation d’essence au plein (60 litres) est maintenant de 300 kilomètres, alors que nous pouvions auparavant faire 400 kilomètres sur un plein d’essence. Et ici, sur ces routes de terre aux paysages désertiques, les stations-service se font rares… Nous espérons pouvoir faire changer le filtre à air à Buenos Aires, et en attendant, gardons les doigts croisés! Nous avions demandé au bureau touristique de Los Antiguos de vérifier les prix d’entrée pour le site archéologique Cueva de Los Manos, et après avoir téléphoné, on nous avait confirmé que le prix pour les étrangers était de 15 pesos, alors qu'il était de 7 pesos pour les locaux. Lorsque nous sommes arrivés sur les lieux, il fallait payer chacun 50 pesos. Comme nous avons vu souvent des graffitis préhistoriques depuis le début du voyage, nous avons décidé de ne pas encourager cette pratique (ils pourraient au moins donner la bonne information aux bureaux touristiques) et de plus, cette tarification différente pour les étrangers nous dérange, car nous ne sommes pas en Inde après tout… Oui, nous avons fait un détour de 100 kilomètres, mais cela nous a permis d’admirer un superbe canyon! Nous sommes ensuite repartis vers le parc Perito Moreno en fin d’après-midi, et le véhicule a avalé deux cents autres kilomètres de route de terre, avec des vents de côté et de face très violents. Nous avons très hâte d’en avoir fini avec ces routes de poussière, et nous espérons aussi que nous ne manquerons pas de carburant… Le samedi 27 décembre, malgré le grésil et les bourrasques de vent, nous sommes allés faire une petite promenade autour du lac Burmeister avec Joël (nous étions heureux lorsque nous avons constaté sa présence en arrivant au parc), et nous avons apprécié les paysages sauvages. Nous avons pu observer des cygnes à col noir, des flamencos, des oies et des canards sauvages, ainsi que des guanacos. Nous avions pensé rester ici au moins trois jours, mais avec le vent et le froid (3 degrés le jour)… Dimanche matin, comme il y avait beaucoup de neige sur les sommets et que le vent était encore très violent, nous avons décidé de partir vers Gobernador Gregores pour refaire le plein d’essence (environ 220 kilomètres), puisque nous n’avions pas tellement le goût de marcher par cette température. Lorsque nous sommes arrivés au village, pas de chance, la station-service n’avait que du diésel, et ils nous ont dit qu’ils attendaient une livraison pour lundi. Nous sommes allés au camping municipal, mais comme l’endroit semblait plutôt délabré, nous avons décidé de nous installer à la station-service, ce qui nous n’avions pas fait depuis des mois. Nous en avons profité pour faire la rotation des pneus, et nous nous sommes rendus compte que le gros ressort qui entoure l'amortisseur arrière droit était cassé. Nous savions qu’il fallait changer les amortisseurs, mais le ressort en plus, c’est vraiment le comble ! Que voulez-vous, avec les routes éprouvantes que nous franchissons, j’imagine qu’il fallait s’y attendre. Comme il n’y a pas de garage qui peut effectuer le travail dans les environs, nous essaierons de nous rendre jusqu’à Punta Arenas au Chili, qui compte une zone franche (plus de marchandises et de pièces mécaniques, habituellement). Nous avons été un peu surpris de constater que même dans les cafés Internet, on double le prix pour les étrangers. Nous avions l’habitude pour les parcs nationaux et l’essence… Mais heureusement, je crois que cette pratique n’est courante que dans le Sud de l’Argentine ! Ce matin (lundi le 29 décembre), nous attendons encore la livraison d'essence pour pouvoir continuer notre route. Finalement nous passons notre journée à attendre, alors j'imagine que nous coucherons encore ici ce soir... Les vents ont secoué notre véhicule toute la nuit passée , mais il n'y a que très peu de traffic ici. Joyeuses fêtes à la famille et aux amis, vous nous manquez tous beaucoup!

24 décembre 2008

La Carretera Austral au Chili!

Vendredi le 12 décembre, nous avons jasé jusqu’à une heure trente du matin avec Donna et Motti, et nous avons campé sur leur terrain. Nous avons beaucoup aimé les rencontrer… Le lendemain matin, nous nous sommes rendus à Esquel et nous avons décidé de continuer jusqu’au Parc Los Alerces. Il s’agit certainement d’un des plus beaux parcs de l’Argentine! Des miradors splendides, de superbes cascades, des lacs de couleur turquoise et vert profond… Il y a plusieurs campings gratuits tout le long du lac Futalaufquen (13 je crois), et les paysages sont tout simplement splendides. Dimanche matin, nous sommes allés explorer une cascade d’une trentaine de mètres de hauteur tout près de l’endroit où nous étions campés. Durant la journée, un trentaine d’Argentins sont venus profiter de la plage où nous étions, mais ils sont tous repartis en début de soirée. Certains ont même fait griller un cochon sur le feu, au son de la musique. Ils appellent cela faire un asado, un peu dans le style de nos barbecues! Lundi matin, nous avons parcouru le parc en voiture (100 km. aller-retour), et nous nous sommes levés tôt pour faire le sentier qui part de la passerelle du Lago Verde en passant par le Quai de Chucao, pour revenir au Lago Menendez. Nous avons aussi fait le mirador du Lago Verde, qui offre des vues magnifiques sur le lac, les glaciers et les montagnes environnantes. Vraiment, des paysages enchanteurs: un parc magnifique, avec de nombreuses plages, plusieurs cascades, des lacs bleus et verts et des forêts d’arbres centenaires et même millénaires! Mardi le 16 décembre, nous sommes entrés à Trevellin et nous nous sommes arrêtés à un café Internet pour relever nos courriels. Comme nous sommes très près de la frontière et qu’il n’est pas permis de franchir les douanes avec de la nourriture, nous avons seulement acheté des steaks de surlonge pour le souper afin de profiter de la délicieuse viande argentine avant de passer au Chili. Nous avons visité les chutes Nant Y Fall (12 pesos), et nous nous sommes arrêtés au camping Puerto Los Cipres pour la soirée. Deux Ecossais à bicyclette (Christie et Ben) sont venus nous joindre juste avant le souper. Le lendemain matin (mercredi 17 décembre), sur la route vers la frontière, nous avons aperçu une magnifique rivière où nous aurions pu nous installer pour camper (cela nous aurait permis d’économiser les 10 dollars que nous avons déboursés pour stationner au camping Puerto Los Cipres, un camping assez ordinaire). Le passage de la frontière s’est fait très rapidement. Nous nous sommes ensuite dirigés vers le Ventisquadore Yelcho (sur la route de Chaiten, un village qui a glissé dans l’océan suite à l’éruption volcanique en mai 2008), un glacier entouré de superbes chutes. Malheureusement, nous avons fait le sentier sous la pluie, et nous sommes revenus complètement trempés au bout de deux heures! Jusqu’ici, la route “Carretera Austral” n’est pas si mal, il s’agit d’une route de pierres (ripio) mais les paysages sont superbes. Cascades, lacs, fjords, glaciers, montagnes… Jeudi matin (18 décembre), nous nous sommes arrêtés à la Junta (pas de guichet automatique, mais ils changent l’argent américain à la seule station-service du village). Pas tellement de chance non plus avec le marché, mais j’ai trouvé des saucisses allemandes et une sorte de pain rond, plat et dur! Pierre et moi nous nous demandons ce que les gens mangent ici, il ne semble pas y avoir de fruits et de légumes (sauf des prunes pourries!). La route est fermée de 10 heures à 14 heures tous les jours jusqu’à ce que les travaux soient finis de La Junta à Coyhaique. Nous nous sommes rendus au parc national Queulat lorsque nous avons enfin pu repartir, et nous avons visité le secteur Angostura. Nous avons campé sur le bord de la mer à Puyuhaipu, un petit village fort joli fondé par des Tchéquoslovaques et des Allemands il y a 70 ans environ. Vendredi matin (19 décembre), nous avons atteint la deuxième entrée du parc Queulat pour voir le Ventisquadore Colgante (glacier bleu). Ce glacier et les nombreuses chutes qui l’entourent sont tout simplement spectaculaires. Une énorme chute s’écoule aussi du glacier, sans doute à cause de la fonte des neiges? Nous nous sommes ensuite rendus au secteur Portuluezo (au sud du parc) et nous nous sommes arrêtés pour voir la chute Padre Garcia. Nous avons décidé de nous installer au bord d’un ruisseau pour camper, juste avant Villa Amengua… Samedi matin, nous avons continué vers Coyhaique, sous la pluie battante. Nous nous sommes arrêtés un peu avant, à la Cascade de la Vierge, et Pierre en a profité pour purger une autre fois le filtre à essence (le véhicule avance à un rythme saccadé en montant les côtes, encore!) Malheureusement, comme l’autre fois au garage lorsque nous avions fait changer le filtre à essence, le véhicule n’a plus voulu repartir et nous avons finalement drainé la batterie… Nous avons dû enlever mon siège pour accéder au compartiment de la batterie, nous l’avons nettoyé (elle était couverte de terre!) et comme nous avions des câbles pour nous faire recharger, nous avons demandé au premier automobiliste de nous “booster”. Nous nous sommes ensuite dirigés vers Coyhaique, où nous avons enfin pu sortir de l’argent chilien et nous procurer des denrées alimentaires! Le centre touristique étant fermé le samedi, nous avons essayé de nous procurer des renseignements sur la façon de nous rendre à la lagune San Rafael auprès des commerçants du coin. Malheureusement, la route de terre pour s’y rendre n’est pas encore terminée, alors il reste l’avion et le bateau, mais le coût est un minimum de 500$ par personne. Nous avons décidé de ne pas poursuivre, mais nous aimerions voir une autre attraction, Capilla de Marmol, non loin de Puerto Tranquillo. Espérons que ce sera plus facile…. Après Coyhaique, notre prochaine destination fut le trajet des Six Lagunes. Nous espérions camper au bord de l’eau, mais dans le Sud du Chili, ce n’est pas évident, avec les clôtures qui bloquent l’accès partout… Nous avons cependant trouvé un endroit fantastique au bord du lac Elizalde. Oui, nous étions le long de la route au bord d’un précipice, mais la vue sur le lac, les montagnes et les glaciers était absolument incroyable. Malheureusement, le vent était tout aussi incroyable, et le véhicule a tremblé toute la nuit sous les énormes bourrasques. Ce matin (dimanche le 21 décembre) il pleut encore (cinquième journée de pluie), alors il faut croire que c’est la norme ici sur la Carretera Australe! Nous passons Cuesta El Diablo, et nous nous dirigeons vers Bahia Murta, où nous arrivons en fin de journée. Il pleut toujours… Nous campons au bord du Lago General Carrera. Lundi matin, nous décidons de faire le tour du lac (le deuxième plus grand lac de l’Amérique du Sud) plutôt que de prendre le traversier pour Chile Chico. Mais nous nous arrêtons avant à Puerto Tranquillo, un petit village tout près de la Cathédrale de Marbre, sur le lac… Comme nous arrivons, trois Hollandais s’appêtent à partir en “lancha”, une sorte de chaloupe pour visiter les Cavernes de Marbre. Il y a beaucoup de vent, le lac est agité et les vagues sont hautes… Le coût est de 60$ pour la chaloupe et le navigateur, alors nous sautons sur l’occasion, malgré la température un peu moins clémente. Le pêcheur nous amène à l’intérieur des cavernes, et il y a juste assez d’espace pour que la chaloupe puisse glisser, alors il n’est pas question que nous nous tenions debout! Vraiment, nous sommes éblouis par toutes ces beautés de la nature! Je prends une centaine de photos, mais une photographie ne peut pas rendre la magie des lieux… Le soleil réapparaît juste au moment où nous entrons dans les grottes, nous sommes vraiment chanceux! Nous essayons d’acheter du lait et du pain au village. Nous faisons trois petits marchés, mais sans succès. Nous poursuivons ensuite vers El Maiten pour faire le tour du lac, et à ce moment, nous découvrons que cette partie de la route est la plus belle de tout le voyage. Le lac est d’un turquoise intense, mais il devient bleu roi à d’autres endroits, et les montagnes aux sommets enneigés en toile de fond ajoutent encore à la beauté de l’ensemble. Nous nous rendons jusqu’au camping Bahia Jara, à 17 kilomètres de Chile Chico, et nous nous installons pour deux jours. Nous en profitons pour laver les tapis, les vêtements… Mercredi matin, le 24 décembre, nous repartons pour Chile Chico. Le miradro Cerro Banderas, juste avant Chile Chico, vaut vraiment le déplacement!

11 décembre 2008

Argentine (El Bolson)

Mercredi le 9 décembre, nous sommes arrivés à Bariloche, la Suisse de l'Amérique du Sud, avec ses montagnes, ses lacs d'un bleu profond, ses chalets de bois rond, et bien sûr, les magasins de chocolat partout! Après avoir parcouru la ville, nous nous sommes dirigés vers Colonia Suiza et Circuit Chico (60 km) et nous avons apprécié les paysages. En passant à Cerro Cathedral, nous avons dû nous arrêter, car l'eau dans le carburant empêche le véhicule de grimper, alors nous devons purger le filtre à essence... C'est la troisième fois, alors espérons que cette fois-ci, cela réglera le problème. L'essence avec de l'eau fut achetée à Puerto Montt, ou peut-être à Chiloe... Puis nous avons filé vers le lac Mascardi, où nous n'avons pu résister à nous arrêter pour camper, tellement l'endroit fait penser aux lacs de Banff en Alberta! Mercredi matin, nous nous sommes dirigés vers El Bolson, où une communauté hippie s'est installée dans les années 1970. Nous avons fait les miradors Cerro Amigo, Rio Azul et Cabeza del Indio. Puis nous nous sommes dirigés vers le Parc Lago Puelho, qui ne nous a pas vraiment impressionnés. Nous avons trouvé un endroit pour camper au bord de la rivière Rio Negro, et nous sommes retournés ce matin (jeudi le 11 décembre) à El Bolson pour aller au marché artisanal, qui a lieu à tous les deux jours et qu'ils appellent Feria. Cela ressemble un peu aux marchés aux puces que nous avons chez nous. Nous nous sommes rendus à Quitripilquo, une belle montagne où nous nous sommes arrêtés sur la plate-forme (impossible d'aller plus loin, la route finit à cet endroit) et où les gens font du parapente. La vue sur la ville était magnifique, surtout en soirée avec toutes les lumières allumées... Le lendemain matin (vendredi le 12 décembre), nous sommes montés au refuge et nous avons visité le Bosque Tallado. Puis nous avons téléphoné à Donna et Motti (les Américains rencontrés dans une librairie d'El Bolson), et nous sommes allés les rejoindre chez eux. Nous avons jasé d'Israël et de la Palestine (Motti est Israélien), de Bush, de la situation politique et financière aux États-Unis, etc... Motti est un scientifique professeur d'université et il est allé au Brésil faire de la recherche sur les dauphins, et au Népal pour étudier les éléphants! Nous les avons quittés aux petites heures du matin. Samedi le 13 décembre, nous filons vers Esquel...

07 décembre 2008

Argentine (La Angostura)

, Hier matin (samedi le 6 décembre 2008), nous nous sommes rendus à La Angostura, et comme il était déjà une heure de l'après-midi lorsque nous avons terminé nos courses urgentes, nous avons décidé de faire seulement le lendemain la piste de 24 kilomètres jusqu'à la presqu'île du parc Arrayanes. Nous avons rencontré des gens de Slovanie en voyage ici, puis nous avons filé vers le territoire Mapuche pour voir la cascade et le mirador (5 kilomètres de marche environ). Nous avons eu de la difficulté à trouver l'endroit, et au bout du compte, nous avons trouvé que cela ne valait pas tellement la peine, si l'on compare avec les lacs et les montagnes qui nous entourent ici (je pense qu'il ne faut pas toujours suivre les recommandations de Lonely Planet)! Nous nous sommes rendus à un camping en bordure de la plage du lac Nahuel Huapi (lac absolument magnifique), et nous nous sommes installés pour la nuit après la baignade, mais malheur, nous ne savions pas que c'était Fête de l'Immaculée-Conception ici, et vers deux heures du matin, n'en pouvant plus de tout ce vacarme (le gens fêtent fort ici, et boivent beaucoup), nous avons filé vers un endroit plus tranquille... Nous sommes aujourd'hui dimanche, et il semble que les gens ne travaillent pas non plus lundi à cause de la fête, alors je ne sais pas si nous resterons ici. La région des Lacs en Argentine est absolument fantastique, les paysages sont de toute beauté, les villes sont très touristiques, mais les endroits de nature sauvage sont extraordinaires. Nous sommes allés voir le pont piétonal et la Playa de Rio Correntoso, et nous sommes allés nous baigner à la playa Lago Espejo. Nous nous sommes rendus jusqu'au camping agreste de Playa Manzano, un camping que nous avons adoré. J'avais fait des fettucinis au saumon fumé pour souper dans une sauce aux asperges, et nous sommes allés nous baigner vers huit heures du soir pour nous rafraîchir. Les gens sont en congé demain, alors il y a plusieurs familles qui font des feux de bois et qui campent ici ce soir, mais nous avons très bien dormi. Vraiment, nous sommes au paradis ici... Lundi le 8 décembre, nous nous sommes levés à 6 heures du matin pour retourner à Angostura faire la piste de 27 kilomètres sur la péninsule de Quetrihué pour nous rendre jusqu'au Bosqué de Arrayanes, un parc national avec des arbres à l'écorce couleur cannelle tachetée de blanc. Un très beau sentier, que nous avons fait en moins de 4 heures! Nous sommes retournés nous baigner sous ce soleil magnifique... Mes pensées vont à mon fils, aux gens de ma famille et aux amis... Au plaisir!

06 décembre 2008

Chili (Puerto Montt, Puerto Varas, Parc Puyehué et Paso Cardenal)

Lundi le 1er décembre, nous sommes revenus du Parc Alerce Andino, et nous avons essayé de faire remplir le réservoir de propane à Puerto Monnt, mais sans succès. Nous nous sommes donc dirigés vers Puerto Varas, où nous avons fait un gros marché alors que nous avions seulement besoin de céleri au début… Il faut dire que nous avons trouvé plusieurs choses que nous n’avions pas vu dans les autres épiceries, et comme nous quitterons le Chili dans quelques jours… Lorsque nous retournerons dans ce pays, nous entreprendrons la Carretera Australe (route de terre difficile mais paysages superbes à ce que l’on dit), et nous savons qu’il n’y aura pas tellement de points de ravitaillement. Au Canada, c’est merveilleux de pouvoir tout acheter au même endroit, sans avoir besoin de faire toute la ville pour trouver la viande, les légumes, le pain, le savon… Ici au Chili et en Argentine, cela existe aussi, mais dans les grandes capitales en général! Nous avons marché sur le malecon (promenade le long du quai), et avec le volcan Osorno en toile de fond et le beau soleil, c’était vraiment magnifique! Des jeunes hommes pêchaient avec seulement des fils (pas de canne à pêche), et à voir leurs prises, il semble que la pêche à cet endroit soit excellente! Nous avons continué vers le Parc Petrohué, et nous nous sommes arrêtés à la chute le long de la route. Cet endroit est géré par la Conaf (droit d’entrée de seulement 2.40$ par personne), et je peux dire que les chutes Petrohue sont aussi extraordinaires que celles du parc Radal 7 Tazas. Il s’agit d’un spectacle à couper le souffle: le torrent de couleur émeraude s’infiltre à travers la terre volcanique noire, et on dirait que l’eau provient du volcan Osorno. Il y a plusieurs sentiers, et beaucoup d’endroits pour se baigner. Nous avons continué vers le lac Todos Los Santos, et nous avons rencontré Michel Godard et Hélène Perras, deux Québécois de Montréal et Mont-Tremblant! Nous avons jasé avec eux toute la journée! Nous sommes retournés coucher au bord de la rivière Rio Petrohue, et le lendemain matin (mercredi le 3 décembre), nous sommes retournés à Osorno pour acheter du propane! Vraiment difficile, mais on a réussi à faire transvider une bouteille de 10 kilos... Nous nous sommes ensuite dirigés vers le Parc Puyehue, et nous avons campé au bord du lac El Toro. Jeudi le 4 décembre, nous nous sommes dirigés vers Anticalla (station de ski) pour faire la piste du volcan Casablanca. Après avoir avoir fait les pistes, juste au moment où je commençais à préparer le dîner, nous avons apercu Hélène et Pierre qui revenaient d'un excursion à bicyclette de montagnes. Nous nous sommes rejoints au stationnement du parc et nous avons trouvé un endroit pour camper (enfin, c'est ce que nous pensions). Ensuite, un autre sentier de 9 kilomètres au mirador et à la lagune Espejo pour nous ouvrir l'appétit pour le souper. Malheureusement, le guardeparque est venu nous avertir que nous n'avions pas le droit de camper dans le parc, et nous avons dû trouver un autre endroit pour dormir (sur la route pour entrer en Argentine, près de Paso Cardenal). Nous avons passé la soirée à jaser avec Hélène et Michel, et le lendemain matin, nous avons passé la frontière, juste après la magnifique chute Los Novias. Il y a près de 40 kilomètres après la douane chilienne et avant la douane argentine, mais comme nous avons remarqué une magnifique rivière non loin de la route, nous nous sommes arrêtés pour faire notre lavage (après 10 jours, il était temps). Nous avons ensuite passé la douane Argentine (5 minutes), et nous nous sommes ensuite installés sur les bords d'un camping agreste au bord d'un magnifique lac entouré de volcans et de montagnes enneigées. Nous avons lavé et ciré l'auto, et nous avons passé notre soirée à lire, avec le chant des oiseaux et un merveilleux paysage en toile de fond. Ce matin (samedi le 6 décembre), nous nous sommes rendus à La Angostura, où nous avons téléphoné à notre contact de Montréal, et nous avons rencontré Adrien et Sophie, deux autres Français voyageant en camping-car. Que le monde est petit, ils ont passé 5 jours avec Patricia et Éric, qui sont en avance d'au moins deux semaines sur nous... Nous espérons les revoir à Ushuaii! Gardons les doigts croisés...

01 décembre 2008

Chili (Chiloe et Puerto Montt)

Lundi le 24 novembre, nous avons couché au pied du volcan Lanin une dernière fois (Camping Conaf) et le lendemain matin (mardi le 25 novembre), nous étions prêts à franchir à nouveau la frontière du Chili. Le passage de la frontière a été un peu plus long parce qu’un autobus de voyageurs était entré juste avant nous, mais comme nous n’avions aucune nourriture, cela s’est bien passé. Peu après être entrés au Chili, nous sommes allés visiter les chutes China, El Leon et Puma non loin des Thermes Palguin (15 kilomètres de la route principale), nous avons dîné et nous sommes retournés à Pucon, une ville que nous avions visité rapidement à cause de la pluie. Nous en avons profité pour faire l’épicerie et échanger nos livres, puis nous nous sommes rendus jusqu’à Valdivia. Nous avons campé en bordure de la mer à Niebla, et le lendemain matin (mercredi le 26 novembre), nous avons pris le bateau pour nous rendre jusqu’à Corral visiter le fort, un des plus vieux vestiges de la conquête espagnole au pays. Nous avons vu plusieurs phoques nageant dans la mer, ainsi que des centaines d’oiseaux. Nous sommes retournés à Valdivia où nous avons acheté du saumon frais à la feria (sorte de marché extérieur), et après nous être promenés un peu dans la ville et avoir fait remplir notre petit réservoir de propane sous l’auto, nous avons continué notre route jusqu’à Pangua, l’endroit d’où il faut prendre le traversier pour l’île de Chiloé. Nous avons campé au bord de la mer, avec en toile de fond le spectacle des dauphhins qui semblaient bondir de joie! Jeudi matin le 27 novembre, nous avons pris le traversier (la pluie s’est arrêtée juste le temps du passage), et lorsque nous avons débarqué sur l’île, nous nous sommes dirigés vers Ancud. Le temps étant maussade et gris (il a plu toute la journée et toute la nuit), nous avons décidé de nous rendre au bout de l’île (Quellon), et arrivés là, nous avons demandé des directions pour Quellon Viejo et Punta de Lapa, mais on nous a mal dirigés ou ne nous a pas compris, et nous nous sommes retrouvés sur une route affreuse, avec des pentes très escarpées qui nous ont donné la chair de poule! Nous nous sommes finalement arrêtés au bord de la route pour la nuit, un peu inquiets pour la transmission qui semblait faire des siennes! Vendredi le 28 novembre, j’ai fait des crêpes aux bananes pour déjeuner (je me disais que cela nous remonterait peut-être le moral!) et comme la pluie avait cessé, nous nous sommes rendus cette fois à Quellon Viejo et Punta de Lapa, où se trouve une magnifique plage! Nous avons été chanceux, il n’a plus seulement qu’un peu aujourd’hui. Nous avons visité Chonchi et Castro (la cathédrale est toute de bois sculpté à l’intérieur), et nous avons pris un autre traversier (4000 pesos, mais d’autres personnes ont payé près de 30,000 pesos) à partir de Dalcahue pour nous rendre à Curaco de Vélez et Achao, sur une île en face… Nous avons visité quelques musées, plusieurs églises classée Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’Unesco, admiré les palafitos (maisons sur pilotis) de toutes les couleurs à Castro… Nous serions bien allés à Tenaum voir la cascade de 52 mètres de haut, mais comme la route est difficile et qu’il faut un 4x4 (d’autres campeurs ont dû rebrousser chemin parce que la route n’est pas praticable), nous avons décidé de retourner à Pargua après le souper, étant donné que les traversiers fonctionnent toute la nuit. Sur le bateau, nous avons rencontré deux autres Canadiens, et un des passagers chiliens nous a donné le nom de deux mécaniciens pour l’auto à Puerto Montt… Nous nous sommes réveillés avec le lever du soleil sur la mer (magnifique), et nous nous sommes rendus ce matin à Puerto Montt pour faire réparer l’auto! Nous avons fait faire un changement d'huile et nous avons fait changer le filtre à essence, et depuis ce temps, l'auto semble avoir beaucoup plus de puissance. Il y avait de l'eau et des impuretés dans le filtre à essence, et le mécanicien nous a dit qu'au Chili, en Argentine et en Bolivie, il fallait changer le filtre à essence à tous les 10,000 kilomètres contrairement au Canada, à cause de l'essence moins limpide... Une bonne chose à savoir! Nos amortisseurs sont encore K.O. mais nous essaierons de survivre jusqu'au Brésil! Nous avons bien essayé de trouver un filtre à air, mais c'est impossible dans ce pays, et il faut en commander au moins cinq avec 30 jours de délai pour la livraison parce qu'ils proviennent du Brésil! Nous avons campé au bord de la mer samedi soir (29 novembre), à Cabuco, et dimanche le 30 novembre, nous avons visité l'église jésuite et marché sur la promenade longeant la mer à Puerto Montt. Nous avons ensuite continué vers le Parc Alerce Andino, où nous avons fait le sentier conduisant à la chute du Rio Chaica et à l'arbre de plus de 3,000 ans, un sorte de cyprès qu'on appelle alerce ici... Nous avons campé au parc, et nous retournerons demain à Puerto Montt pour nous approvisi0nner en gaz propane... Au plaisir!

24 novembre 2008

La route des 7 Lacs en Argentine!

Nous avons quitté Junin en après-midi (lundi 17 novembe) et nous avons continué sur la route d’Alumine (la route de pierres est un peu difficile pour le véhicule, mais les paysages sont superbes). En fin d’après-midi, nous nous sommes baignés dans une rivière au bord de la route, et nous avons décidé de nous installer à cet endroit pour la nuit. Un garde-chasse est venu vérifier que nous ne pêchions pas (la pêche n’est pas interdite, mais il faut un permis). J’en ai profité pour terminer mon livre de James Mitchener, Texas. Un très bon livre, tiré de faits historiques… Idéal pour les férus d’histoire! Mardi le 18 novembre, nous nous sommes arrêtés à Alumine pour nous ravitailler, et nous avons continué notre circuit vers Villa Pehuenia. Nous nous sommes arrêtés au Lago Norquinco en avant-midi, et comme l’endroit est absolument magnifique, nous avons décidé de ne pas continuer plus loin… A cette vitesse-là, il nous faudrait quelques années pour visiter l’Argentine! Les gens ici sont très sympathiques, les paysages sont merveillleux (montagnes recouvertes de neige, lacs remplis de poissons, arbres Araucanias immenses, rochers aux formes diverses, plusieurs espèces d’oiseaux, etc.), il n’y a pas beaucoup de touristes… Nous adorons la province de Neuquen et la région des Lacs! Mercredi le 19 novembre, nous avons décidé de grimper le volcan Batea Mahuida, tout près du Chili. Il y avait des gens en raquettes qui nous précédaient, mais ils ont rebroussé chemin… Nous avons grimpé jusqu’au sommet à travers les pierres et la neige. La piste n’est pas très bien balisée, mais c’est facile, il suffit de monter… La lagune du cratère, les lacs environnants, la neige, vraiment, une atmosphère magique. Nous ne voulions pas revenir sur nos pas pour redescendre, alors nous avons coupé court sur la pente la plus raide du volcan. J’ai glissé sur les fesses presque tout le long, mais Pierre a eu peur pour moi, parce qu’il y avait des roches en bas et que j’allais tellement vite que j’avais de la difficulté à freiner! Après ces émotions fortes, nous nous sommes rendus au mirador Las Antenas, un endroit vraiment superbe où nous avons cassé la croûte! Nous avons ensuite continué sur la route 13, tout près de Paso Pino Hachado, et nous nous sommes arrêtés au bord d’une rivière en fin de journée. Le lendemain matin, nous nous sommes baignés mais l’eau était vraiment glacée… J’imagine que cette rivière descend des glaciers qui nous entourent! Le lendemain (jeudi le 20 novembre), nous nous sommes rendus à Zapala, mais malheureusement, le musée archéologique était fermé pour rénovations. Nous avons fait un marché (les biftecks d’aloyau sont délicieux en Argentine, alors nous en profitons), puis nous nous sommes rendus au camping municipal. Malheureusement, il n’y a ni eau chaude ni électricité, et la piscine est fermée, parce que la saison touristique ne commence qu’en décembre… Nous avons rencontré une institutrice Mapuche avec ses élèves, et Pierre leur a donné une leçon d’histoire sur le Québec, ce qu’ils ont vraiment apprécié! Ce matin (vendredi 21 novembre), nous nous dirigeons vers San Martin des Andes. Nous sommes entrés au parc Nahuel Huapi à partir de Confluencia, et nous avons continué sur une mauvaise route de pierres, mais nous étions émerveillés par les paysages. Le Lac Traful fait 37 kilomètres de long, et nous l’avons longé sur toute sa longueur. Nous avons campé sur les bord du lac, mais comme il ventait beaucoup et qu’il faisait un peu froid, nous ne nous sommes pas baignés. Nous avons vu plusieurs personnes passer avec des chaloupes, il paraît que la pêche est vraiment bonne ici. Le lendemain matin (samedi le 22 novembre) nous avons continué sur la route du parc, et à environ 50 kilomètres de San Martin de Los Andes, nous avons aperçu une aire de camping en bordure de la rivière Villarino. Nous avons décidé d’arrêter, et nous en avons profité pour laver le véhicule et les vêtements… Nous avons rencontré un Suisse d’une cinquantaine d’années qui voyageait avec sa bicyclette et qui a campé non loin de nous. Nous nous sentons vraiment bien en Argentine; il n’y a pas une journée où nous ne mentionnons pas à quel point nous sommes chanceux de faire ce voyage… Cet après-midi (dimanche le 23 novembre), nous nous sommes rendus finalement à San Martin de los Andes... Un village très touristique, sans doute inspiré de la Suisse (j'ai trouvé que cela ressemblait étrangement à Saint-Sauveur, dans les Laurentides), avec plusieurs chocolateries, boutiques vendant des équipements de ski, restaurants et hôtels, et toutes les enseignes en bois sculpté et verni! Il n'y avait pas d'électricité ce jour-là, alors impossible de sortir de l'argent du guichet automatique... Après avoir visité le mirador Bandurrias (4 kilomètres en montagne), nous avons continué vers le Paso Hua-Hum. Nous espérions longer le lac Lacar, mais malheureusement, nous n'avons pu apercevoir grand-chose, puisque les arbres bloquent complètement la vue. En soirée, nous nous sommes arrêtés juste avant le poste frontalier, et comme le traversier (50$) ne passe qu'à 4 heures de l'après-midi, nous avons décidé de coucher à l'hosteria de la Muelle Hua-Hum (au bord du lac Lonthue) et nous avons finalement rebroussé chemin le lendemain matin (42 kilomètres de San Martin des Andes). Nous avons dîné à Junin, nous avons fait les courses nécessaires (aucune nourriture ne doit entrer au Chili, sauf les conserves, et encore: les douaniers ont même confisqué le poivre d'un couple Belge!) Nous avons vérifié nos courriels, fait le plein d'essence, et nous nous dirigeons à présent vers le Chili (Paso Tromen, puisque Paso Carririne est fermé à cause de la neige, et que le ferry n'arrive qu'en fin de journée à Paso Hua-Hum). Un beau bonjour à tout le monde!