07 mai 2009

Santa Clara de Olimar, Piedra Pintada, Artigas, Belen en Uruguay

Ce matin, lundi le 27 avril 2009, nous avons décidé de faire un peu de route, et nous nous sommes dirigés vers Salto del Agua après avoir terminé les courses… Nous étions à Trente y Treis depuis plus d’une semaine ! C’est agréable de visiter l’Uruguay à l’automne (les saisons sont inversées ici), la température est de 22 degrés le jour et de 17 degrés la nuit. Le soleil est radieux, nous n’avons pas encore vu de temps gris, même si certains jours, il y a eu un peu de pluie durant la nuit … Lorsque nous sommes arrivés à Salto del Agua, nous avons été accueillis par des centaines de perroquets qui criaient dans les arbres. Le paysage est très joli, tout est propre, mais les piscines sont hors service puique la saison touristique est teminé (mi-décembre à mi-février). Nous avions l’électricité pour l’ordinateur (nous en avons profité pour regarder des films et des concerts), et nous avons passé une soirée très calme, car il n’y avait seulement que des chevaux dans les champs de l’autre côté de la clôture. Mardi matin, nous avons filé vers Santa Clara de Olimar, où nous avons visité la première maison construite au village. La grange attenante faisait office de Poste de Diligences. Cet endroit est privé, il ne s’agit pas d’un musée, mais comme nous ne savions pas, nous avons demandé et les deux employés se sont faits un plaisir de nous faire visiter. Les meubles d’époque sont absolument magnifiques. La propriété a toujours été léguée à la famille, et aujourd’hui, les propriétaires vivent à Montevideo et s’en servent comme résidence secondaire pour les vacances et parfois aussi les fins de semaine… Nous avons ensuite continué jusqu’à Melo, et nous nous sommes rendus à Posta Del Chuy, un endroit historique très bien conservé (12 kilomètres au sud-est de Melo). Il s’agit là du premier péage routier des années 1800, et c’était aussi la seule route sécuritaire pour le Brésil à l’époque, une route de pierres comme celles qu’on retrouve dans le vieux Québec et dans le quartier historique de Montréal. Les bâtiments de pierres sont imposants, on y retrouve une prison, une auberge et plusieurs grandes salles. Nous aurions pu y camper, mais il était un peu tôt, alors nous avons continué jusqu’à Melo et nous nous sommes arrêtés au camping municipal, un endroit assez ordinaire puisque les douches ne fonctionnaient pas en raison d’un problème d’eau. Mercredi le 29 avril, nous avons continué jusqu’à Artigas, presque 400 kilomètres plus loin que Melo. Nous nous sommes arrêtés au Parque Vallée de Lunarejo (sur la route 30, au kilomètres 238) mais comme les cascades ne sont visibles qu’en juillet et que la route de 27 kilomètres de terre n’était pas fameuse, nous avons rebroussé chemin et avons continué jusqu’à Artigas, la ville des améthystes (pierres mauves). La jeune fille du bureau touristique nous a donné plein de dépliants et elle a fait plusieurs appels pour nous. Elle nous a même embrassés lorsque nous sommes partis… Les gens ici sont incroyables. Ils nous donnent souvent des accolades, ou de petites tapes sur l’épaule en nous disant de ne pas hésiter à les contacter si nous avons besoin de quoi que ce soit. Après avoir faits le marché chez TaTa, nous avons remarqué que le pneu avant était dégonflé alors nous nous sommes rendus à une gomeria (endroit où l’on fait réparer les crevaisons) et le propriétaire s’est empressé de faire la réparation, en nous donnant toutes sortes de conseils pour visiter les grottes d’améthyste sans avoir recours à un guide. Ils nous ont aussi donné des directions pour faire remplir le réservoir de gaz propane chez Punto Gaz sur la route principale. Il y a deux campings gratuits à Artigas : le Parque Roda, juste à côté du pont international menant au Brésil, et le Parque Piedra Pintada ou Congreso de Abril, à 11 kilomètres d’Artigaz. Un endroit superbe, avec une immense pierre sculptée naturellement où l’on peut distinguer de nombreuses figures. Aucun autre campeur, seulement les deux gardiens. Le parc est éclairé la nuit, les douches sont chaudes, il y a de l’électricité (220 volts seulement), des barbecues, des tables de pique-nique, et de plus, nous sommes en plein nature (hibiscus et arbres à profusion). Le camping est gratuit, mais lorsque la saison touristique est ouverte, il faut payer 25 sous par jour pour la piscine. Vraiment, nous sommes très gâtés ! Mardi le 5 mai 2009, nous nous sommes dirigés vers Artigas, à 11 kilomètres d’ici par une route de terre, pour nous réapprovisionner. Nous avons fait un arrêt au duty free shop puisque Pierre voulait acheter de la bière Heineken et une liqueur espagnole, la Quarante y Treis (ils la vendent ici 13$ U.S. alors qu’on la retrouve à 90$ U.S. en Floride). Et le jeune vendeur nous a offert gracieusement un thermos pour le maté… Nous avons ensuite continué jusqu’à Belen, en prenant la route 30 puis la route 3 (219 kilomètres d’Artigas à Arapey, à quelques kilomètres de Belen). Nous avons trouvé un superbe camping au bord du lac Salto Grande, un endroit où les levers et couchers de soleil sont magnifiques, avec des barbecues et même l’électricité (nous connectons seulement l’ordi, et non le camping-car, car c’est du 220 volts en Amérique du Sud, comme en Europe d’ailleurs). Ici c’est le grand calme, peut-être parce que la saison est terminée? Sept ouvriers refont les salles de bains, les sanitaires sont neufs ainsi que les planchers et les murs de céramique. Par contre, ils sont en train de faire le coulis de la céramique (le ciment coloré entre les tuiles), alors je n’ai pas osé prendre une douche, il aurait fallu que je leur demande de sortir… Pour les camping-caristes que cela peut intéresser, l’endroit ici est gratuit. Depuis que nous sommes en Uruguay, nous n’avons payé des campings qu’aux thermes d’Arapey, d’Almiron et de Guaviyu, et le prix du camping incluant les thermes est à peine plus élevé que le prix des eaux thermales seulement… Le soleil est magnifique, nous sommes en bordure d’un immense lac très bleu, le Salto Grande, et c’est tellement beau ici que nous avons décidé de rester une journée de plus. Ce matin, jeudi le 7 mai, nous nous dirigeons vers les Thermes d’Arapey avant de retourner en Argentine par Salto… Il y a très peu de connections Wi-Fi dans l’ouest de l’Uruguay, alors qu’il était assez facile de trouver du Wi-Fi aux alentours de Punta del Este et Montevideo. Il est donc possible que je ne donne pas signe de vie avant les chutes d’Iguazu… Un bonjour spécial aux gens que j’aime… Au plaisir !

24 avril 2009

Trente Y Treis en Uruguay

Vendredi le 17 avril, nous sommes passés acheter des livres à la librairie Grossi de Maldonado, pour la plupart des best-sellers sur la liste du New York Times (Frederik Forsythe, James A. Mitchener, John Grisham, Jeffrey Archer etc.) et nous avons fait des provisions avant de rejoindre Punta Ballena, où nous avons campé sur la plage. La Casa del Pueblo, cet édifice de stuc blanc de style méditerranéen avec des angles ronds est tout simplement magnifiques... Samedi matin, nous nous sommes mis en route pour Minas, une charmante petite ville où nous avons visité le Monument représentant Artigas le Libérateur sur son cheval (une énorme statue en fait), le jardin zoologique et aussi la cathédrale! Puis nous nous sommes rendus à Salto del Penitente (ne pas prendre la première route signalée pour les chutes sur la route 8 car elle est de 17 kilomètres en terre, alors que la deuxième route indiquée est de 6 kilomètres et plus panoramique, nous l’avons appris à nos dépens). En fait, Salto del Penitente ressemble plus à une cascade qu’à une chute, mais comme il y a très peu de montagnes ici en Uruguay, j’imagine qu’il fallait s’y attendre. Pour la première fois depuis que nous sommes dans ce pays, nous avons été un peu déçus car lorsque j’ai demandé en après-midi s’il était possible de camper au stationnement, on m’avait dit oui, alors qu’en soirée, une dame est venu nous demander 160 pesos. Nous avons donc quitté le parc, et nous sommes allés camper à l’extérieur de la barrière (on pouvait d’ailleurs voir les pierres aménagées en rond pour le feu par d’autres voyageurs juste à l’extérieur du parc). Sur cette route de terre, aucune voiture n’est passée pendant le temps où nous y étions, le grand calme ! Dimanche le 19 avril, nous avons repris la route de terre pour rejoindre la route 8 qui nous a conduit jusqu’à Trente y Tres, une autre ville très sympathique où nous devions seulement arrêter pour acheter des légumes. J’ai remarqué une affiche pour Parque et Playa Del Olimar, et en suivant les indications, nous avons trouvé un superbe camping, avec douches chaudes, sanitaires propres, et immense plage de sable fin en bordure du Rio Olimar. Un gardien est même venu nous installer l’électricité pour l’ordinateur (nos câbles fonctionnent avec le 110 volts seulement, alors qu’en Amérique du Sud, le courant est de 220 volts). Il y a des tables de pique-nique, des barbecues en briques pour la cuisine (tout est super propre, rien de délabré ici) et de plus ce camping est tout à fait gratuit, alors si d’autres voyageurs passent par ici… En passant, nous sommes aujourd’hui le 20 avril, et nous avons passé une excellente nuit, tout à fait tranquille. L’eau de la douche est bouillante, il faut ajouter de l’eau froide, ce qui est plutôt rare dans les campings ! Et le gardien est venu nous jaser cet après-midi, et nous avons discuté de toutes sortes de sujets avec lui. Notre espagnol n’est pas extraordinaire, mais au moins, on peut se faire comprendre… Si on me demandait quel est le pays où j’aimerais vivre, en dehors du Québec, je dirais l’Uruguay sans hésiter, surtout pour le climat très tempéré (la différence entre l’hiver et l’été n’est pas énorme), la gentillesse des gens, la modernité et la propreté du pays, la qualité de l’air et de l’environnement, et les prix raisonnables pour le coût de la vie (si on exclut les dépenses automobiles). J’ai appris dernièrement que s’il y avait autant de voitures des années 30 et 50 sur les routes, c’est que le prix des voitures ici est tellement élevé que les gens préfèrent garder leurs vielles autos le plus longtemps possible. Voilà aussi pourquoi on a pu nous fabriquer un filtre à air selon les dimensions demandées, puisque les pièces doivent souvent être confectionnées selon les besoins… Je dirai que pour le matériel électronique, les autos et les vêtements de haute qualité, l’Amérique du Nord offre beaucoup plus de choix et à meilleur prix, mais pour la nourriture et tout le reste, l’Uruguay est plus avantageux que chez nous. Comme nous avons de bons livres et que le soleil est encore au rendez-vous, il est même possible que nous traînions un peu avant de remonter vers le Nord. On nous a parlé de deux endroits touristiques : la Quebrada de los Cuervos et Salto del Agua, pas très loin d’ici, alors nous nous arrêterons probablement à ces endroits avant de continuer plus haut. Hier, nous avons exploré à pied la ville de Trente Y Tres, et nous avons fait des provisions chez le marchand de fruits et légumes. Nous avons rencontré deux voyageurs en sac à dos qui retournaient chez eux dans quelques jours, une Française et un Américain. Il n’y a pas tellement de touristes ici, puisque nous ne sommes pas sur la côte, mais à l’intérieur du pays. Et encore, à part Montevidéo et Punta del Este, et peut-être aussi Colonia del Sacramento, j’ai l’impression que le pays n’est pas très connu des touristes. C’est agréable de vivre dans une Westfalia, mais c’est très compact, alors ce n’est pas du tout la même chose que de vivre en appartement ou dans une maison. Je dirais que j’ai dû laisser la plupart de mes choses avant de partir, sauf deux ou trois boîtes qui sont chez la fille de Pierre (la belle Michèle, qui attend un deuxième bébé en mai). Nous avions tout vendu avant de partir, et donné plusieurs choses au Disciples d’Emmaüs et au comptoir St Vincent de Paul. Nous avons avec nous plusieurs pièces mécaniques (mais nous avions oublié qu’il était impossible de trouver des filtres à air ici), l’essentiel pour la nourriture (ustensiles, vaisselle, etc.) et bien sûr, nous gardons deux armoires pour les provisions alimentaires, les épices etc. Un tiroir pour mes vêtements et une autre armoire pour ceux de Pierre. Et notre équipement de plongée, les films, les concerts DVD, le cric pour les pneus, des amortisseurs supplémentaires et d’autres outils indispensables sont dans le tiroir du haut. Sous le siège arrière se trouvent les deux batteries supplémentaires, la corde à linge, et de petits outils dont nous nous servons souvent. Et nous avons aussi le livre Westfalia pour la mécanique, les barres de traction pour mettre sous les pneus si jamais nous nous embourbons dans la neige ou le sable, les cartes, les bibles Lonely Planet et Footprint pour l’Amérique du Sud, la trousse d’urgence pour les soins médicaux, etc. etc. C’est merveilleux de constater que nous pouvons très bien nous arranger avec le strict minimum, et Pierre est extraordinaire pour tirer le meilleur de tout et ne pas s’en faire avec quoi que ce soit. Je suis chanceuse, je n’ai encore aucun cheveu gris, alors je n’ai pas le problème de devoir me teindre les cheveux, et je ne me maquille jamais en voyage. J’imagine qu’il serait possible de trouver des salons de coiffures, mais ce serait tellement plus compliqué… C’est une des choses qui me manquent, mais ce n’est pas bien terrible, franchement. Et bien sûr, je m’ennuie des amise et des amis, de mon fils Éric, qui fait sa médecine à l’Université Laval et qui travaille très fort ces temps-ci, puisque la fin de la session est presque là, de mes frères et sœurs, et de mes tantes qui sont tellement spéciales. Mais j’imagine que cela sera encore plus agréable de les retrouver lorsque je reviendrai au pays. Bon, je ne continuerai pas plus longtemps sur ce ton, sinon je deviendrais trop nostalgique… Mais comme je trouve aussi fascinant de visiter l’Amérique du Sud, et de pouvoir me déplacer pour voir de mes yeux chaque endroit plutôt que seulement les endroits touristiques, je peux vous dire que j’apprécie chaque seconde. Vivre est une grande chance, et de choisir parmi toutes les possibilités qui s’offrent à nous à chaque instant est merveilleux. Carpe Diem !

17 avril 2009

Cabo Polonia, Puntal del Diablo, Parque Santa Teresa, Chuy, Fortin San Miguel, Grutas Salamanca

Samedi le 11 avril, nous avons décidé de nous rendre à Cabo Polonia. Il est presque impossible de manquer ce village, puisque plusieurs camions immenses équipés pour le sable longent la route principale. Il est interdit aux voitures et même aux camions 4x4 d’y accéder, et cela me semble tout à fait raisonnable, étant donné l’état du chemin pour Cabo Polonia… Le trajet prend environ trente minutes, et il est préférable de s’asseoir en haut, on a ainsi une bien meilleure vue. La plage est magnifique, immense, et les dunes sont impressionnates. Nous avons marché sur la plage une bonne partie de l’après-midi, puis nous nous sommes rendus au phare de Cabo Polonia. Nous n’avons pu apercevoir de lions de mer, mais les paysages sont magnifiques, la saison est terminée, mais les paysages sont tout à fait magnifiques! Nous nous sommes ensuite rendus à Punta del Diablo en fin d’après-midi mais les plages étaient absolument bondées, alors nous avons décidé de continuer vers le Parque Santa Teresa. En chemin, nous avons croisé Anita et Andrej, les 2 Allemands que nous avions rencontrés juste avant d’arriver à Montevidéo. Nous les avions pris pour des auto-stoppeurs, et nous n’avions pas tellement le goût de prendre quelqu’un avec nous, puisque nous voulions nous dépêcher pour trouver un endroit où camper avant la nuit. Nous avons tourné en rond à Punta del Diablo, et comme nous sommes revenus sur nos pas, nous les avons finalement reconnus (ils portaient tous deux des chapeaux, des lunettes de soleil et des shorts, et ils étaient beaucoup plus bronzés!) Pour la Pâques (dimanche le 12 avril), nous avons décidé de faire le grand ménage, buanderie, lavage de l’auto, etc. Nous étions campés à Playa Grande, et nous avons profité des soirées au coin du feu avec Anita et Andrej, ainsi que Judith et Uba, deux autres Allemands que nous avions déjà rencontrés en Argentine. De plus, la pleine lune était au rendez-vous, alors c’était vraiment spécial… Les Brésiliens avaient envahi la Plage la Moza, alors nous préférions être un peu à l'écart, car vraiment, ils adorent danser au sein d'une musique très forte ces Brésiliens! Lundi matin, nous avons dû nous rendre à Chuy pour faire le plein de propane, et nous avons fait un saut au Brésil histoire de visiter les Duty Free Shops… Nous avons acheté de la boisson qu'on ne trouve pas en Amérique du Sud (Liqueur 43 d'Espagne, Porto de 8 ans du Portugual, Amaretto d'Italie). Anita et Andrej sont partis avant nous puisqu’ils voulaient se rendre à Rio de Janeiro pour ensuite explorer le Pantanal. Nous avons fait provision de muesli (céréales suisses) et Pierre s’est procuré du tabac Amphora et une caisse de canettes de bières mexicaines. Nous avons aussi visité Coronilla et Laguna Negra, mais Pierre préférait revenir au Parque Santa Teresa, où nous avons campé lundi et mardi soirs. Aujourd’hui, mercredi le 15 avril, nous continuons jusqu’au Fort San Miguel, mais malheureusement, il n’est ouvert que pour la fin de semaine à cette époque de l’année. Nous poursuivons donc par la route 19, pour ensuite prendre la route 15 et finalement la 13 pour nous rendre jusqu’aux grottes de Salamanca, au kilomètre 188 (route 13), à quelques kilomètres de la ville d’Aigua. Cet lieu est vraiment paisible, et les grottes sont intéressantes. Même les bureaux d'infos touristiques des environs ne semblent pas connaître cet endroit, mais nous avons suivi les recommendations de Claude et Alain Isembert, qui ont toujours de bons tuyaux à refiler. Nous n'avons pas de GPS, mais ils donnent tous leurs bivouacs avec les points GPS et ils sont toujours prêts à partager leurs infos avec d'autres voyageurs! Espérons que nous les reverrons à leur retour en Amérique du Sud... Nous avons tellement aimé les grottes de Salamanca que nous y sommes restés deux jours. Vendredi matin (17 avril) nous nous sommes mis en route pour Maldonado et Punta del Este, car nous voulons acheter d’autres livres et peut-être aussi des crevettes au port. Ciao !

José Ignacio, Laguna Garzon, La Paloma en Uruguay

Lundi le 6 avril, après avoir acheté plusieurs bouquins anglais à la librairie Grossi de Maldonado (sur la rue Ituzaingo, entre les rues Sarandi et 18 de Julio), nous nous sommes rendus à José Ignacio, un petit village de pêcheurs tout à fait adorable. Nous nous sommes installés près du phare, juste à côté de l’Armada (Police de la Marine), avec la plage dorée qui s’étendait devant nous… L’eau de la mer était plutôt tiède, alors nous en avons profité. Et sous cette température idéale, nous avons décidé de passer quelques jours. Nous avons beaucoup lu (deux livres en 2 jours) et nous avons seulement visité le phare (123 marches !) et flâné un peu au village (en passant, la jeune fille du bureau touristique est très gentille, comme la plupart des Uruguayens d’ailleurs). Jeudi matin (9 avril), nous avons décidé de faire un peu de route, et nous nous sommes rendus à La Paloma par la route le long de la côte, en empruntant le traversier primitif (balsa, sorte de radeau en bois propulsé par une chaloupe à moteur sur le côté) pour franchir la Laguna Garzon. Étrangement, les deux autres véhicules sur le bateau étaient aussi des Volkswagen (des Combis achetés au Brésil par de jeunes Uruguayens), alors nous étions en bonne companie ! Nous avons visité le phare de Paloma, puis nous nous sommes installés sur un grand terrain de stationnement en demi-cercle juste à côté des dunes et de la mer, entre la Base Navale et le Phare Cabo Santa Maria (Bahia Chica). Trois autres camping-cars Uruguayens avaient déjà établi leurs bases sur ce terrain, et nous y avons passé une nuit très tranquille, bercés par les vagues de la mer. Comme nous sommes aujourd’hui Vendredi Saint (10 avril), et que la Pâques est très célébrée en Amérique du Sud, nous sommes contents d’avoir passé Montevidéo et Punta del Este. La Paloma est un vrai paradis pour les surfeurs, car les vagues sont hautes et fortes ici. Ce matin (samedi le 11 avril), nous pensions repartir vers Cabo Polonio, mais il se peut aussi que nous restions une journée de plus, l’eau de la mer n’est pas froide du tout, le temps est superbe, et nous aimons bien cette petite ville… Joyeuses Pâques à la famille et aux amis !

06 avril 2009

Punta Ballenas, Maldonado et Punta del Este

Dimanche le 5 avril, nous avons décidé de poursuivre notre route vers Punta del Este en longeant la mer, et nous avons aperçu plein d’endroits tous plus beaux les uns que les autres où nous aurions pu camper : Punta Brava, Punta Fria, Punta Colorado… Nous avons fait une halte en avant-midi à Punta Ballenas, et nous avons profité des paysages marins à profusion. Cet endroit compte un superbe musée : la villa de style méditerranéen de l’architecte Carlos Villaro, que j’avais déjà aperçue sur une toile dans les années 80. C’est une maison de stuc blanc, immense, sans aucun angle droit… Les visiteurs sont d’abord accueillis avec un film sur la vie de Villaro, puis il faut prendre un ascenseur de fer forgé pour avoir accès aux pièces du troisième étage donnant sur la mer. Nous nous sommes ensuite rendus à Maldonado, et nous avons visité deux musées fantastiques (moi qui ne raffole habituellement pas des musées). Premièrement le musée Mazonni, où l’on peut apercevoir dans cette immense maison très ancienne la pièce Darwin, qui compte plusieurs pièces relatives à l’œuvre de ce grand scientifique, et bien sûr plusieurs objets relatifs à la vie du célibataire Mazonni, qui était franc-maçon, professeur, musicien, avocat et scientifique. Ensuite, le Cuartel de Dragones et de Blandengues, une immense fortification militaire où l’on retrouve une pièce qui rend hommage aux principaux libérateurs de l’Amérique. On y retrouve même une statue de Georges Washington ! Enfin, le musée Nicolas Garcia Uriburi, un musée où l’on expose de très belles peintures et sculptures que ce peintre de talent a collectionnées. Nous nous sommes ensuite dirigés vers Punta del Este, la station balnéaire de renommée internationale. Nous avons longé la mer et bien sûr la marina, le club de yacht, les nombreuses constructions de style européen et la propreté des lieux nous ont impressionnés. Mais c’est surtout le musée Ralli qui a retenu notre attention. Nous y avons passé presque trois heures ! On y expose des œuvres de Dali, et une myriade de peintures et sculptures absolument fantastiques. On y retrouve des peintres français de l’époque de Nicholas Poussin, et plusieurs peintres contemporains de l’Amérique latine. La beauté des lieux est absolument phénoménale ! Ce musée très spacieux se trouve dans le quartier (barrio) Beverly Hills, au coin de Curupay et Los Arachanes. On ne le mentionne pas dans le Lonely Planet, mais vraiment, cet endroit vaut vraiment la peine d’être vu ! Les fondateurs n’acceptent aucune donation des entreprises ou des particuliers, l’entrée est gratuite, et comme on ne veut pas stimuler l’aspect monétaire, il n’y a même pas de restaurant ou de cafétéria sur les lieux, ou de vente de livres ou de disques. J’imagine que les propriétaires sont de riches philanthropes, puisqu’ils ont aussi ouvert depuis peu des musées semblables en Espagne, au Chili et en Israël. Nous avons acheté du poisson frais pour souper, et nous avons mangé en observant le coucher de soleil sur la mer… Puis nous nous sommes rendus à côté du phare, où nous nous sommes installés pour la nuit. La police patrouille les rues régulièrement, et tout est très calme ici, sans doute parce que le quartier est plutôt chic. Nous sommes lundi aujourd’hui (6 avril), et nous comptons retourner à Maldonado, à quelques kilomètres d’ici, car un des commerçants de Punta del Este nous a parlé d’une librairie de Maldonado où il était possible d’acheter des livres en anglais. Nous avons maintenant accumulé 17 livres que nous avons lus tous les deux, alors si nous rencontrons des touristes parlant anglais ou français… Nous lisons chaque semaine trois ou quatre livres, parfois plus ! Il y a tellement de choses à voir et à faire en voyage, c’est impossible de ne rien rater ! J’aime particulièrement découvrir comment les gens pensent, ce qui a façonné leur histoire, et bien sûr, les merveilles de la nature et les travaux ingénieux de l’homme nous enchantent toujours. Nous apprécions beaucoup notre chance, et nous sommes très reconnaissants d’être libres de notre temps, et de pouvoir décider à chaque moment ce que nous préférons faire. Encore une fois, l’Uruguay est un secret bien gardé, c’est un pays magnifique, très sécuritaire, et très agréable à visiter. Il n’y a pas ici de sites Mayas ou Incas, ni de montagnes ou de canyons impressionnants comme au Pérou, mais l’ambiance est moins touristique, plus authentique... Nous venons tout juste de faire un saut à la librairie Grossi, au coin d'Ituzango et de Sarandi, à Maldonado, et nous avons acheté 14 autres livres! Cette librairie possède une vaste sélection de livres français, anglais, portuguais et espagnols. Et de plus, le propriétaire parlait un français excellent, qu'il a d'ailleurs appris à l'Alliance Française (il s'y rendait 3 jours par semaine, car il courtisait une dame qui y travaillait. Nous avions eu beaucoup de difficultés depuis Pucon au Chili pour trouver des librairies possédant des livres de langue anglaise ou française. Alors je n'ai pas besoin de vous dire que nous étions très heureux de cette découverte, nous qui avions parcouru la ville de Buenos Aires et celle de Montévidéo à la recherche de livres... La température est magnifique, 20 degrés Celsius le jour et 15 degrés la nuit. Plusieurs personnes se baignent encore à la mer, même si l'automne est arrivé. La fin de semaine prochaine sera très occupée, car la Semaine Sainte et Pâques sont encore très célébrés ici. Hier, les gens à l'entrée des églises offraient des rameaux, et je me suis souvenue de mon enfance, parce que le Dimanche des Rameaux était une journée très spéciale à l'époque. J'espère que tous les gens de ma famille ainsi que les amis et amies vont bien, ce n'est pas toujours facile de garder un contact personnel lorsqu'on est si loin! Au plaisir !

05 avril 2009

Colonia del Sacramento, Montevideo et Piriapolis en Uruguay

Dimanche le 29 mars, nous avons visité le musée de Carmelo, et une dame sympathique nous a fait la visite guidée pendant plus de deux heures ! Nous avons finalement quitté la ville en après-midi. Sur la route, nous avons remarqué la Caléra des Huerfanas, une mission jésuite impressionnante que nous avons visité avec plaisir. Nous y avons d’ailleurs rencontré un couple d’Uruguayens en moto, qui nous ont fortement recommandé de nous rendre à Cabo Polonia. Nous sommes arrivés en fin de journée à Colonia del Sacramento. Nous nous sommes arrêtés à la plage le long de la côte, Real San Carlos, et nous avons profité d’une eau très chaude pour nous baigner. Le lendemain matin, nous nous sommes arrêtés au bureau d’informations touristiques et nous avons parcouru la ville historique à pied. Elle a été déclarée Patrimoine Mondial de l’Unesco, en raison de l’ancienneté de ses bâtiments et de ses vestiges historiques. Nous nous sommes aussi rendus à l’Arène des Taureaux, à l’intérieur du Complexe Touristique que Nicholas Mihanovic a fait construire, mais comme les corridas sont maintenant interdites, le très bel édifice tombe maintenant en ruines. Nous avons visité la plus ancienne église de l’Uruguay, et nous nous sommes arrêtés au Shopping Tata pour l’épicerie. Nous nous sommes posés en soirée au Faro, au bout du Paseo San Gabriel, et nous avons passé une nuit très tranquille. Vraiment, l’Uruguay est un pays superbe, très sécuritaire, très propre, et les habitants sont particulièrement gentils… Mardi le 31 mars, nous avons visité la Colonia Suiza, aussi appelée Nueva Helvetica, mais nous n’y avons rien vu d’extraordinaire. Une charmante petite ville, très propre, mais sans plus. Nous avons donc décidé de continuer le long de la côte pour profiter des plages, et nous avons pris un auto-stoppeur qui habitait le petit village de La Paz (ce n’était pas vraiment sur notre chemin, mais cela nous a permis de voir un très vieux pont de bois, le plus vieux en Uruguay). En après-midi, nous nous sommes arrêtés à la plage Los Pinos, au côté d’un couple d’Allemands charmants, Anita et André. Ils nous ont raconté comment, vivant en Allemagne de l’Est, André était parvenu à s’échapper et à passer Le Mur. Anita est restée seule avec les enfants pendant deux ans, jusqu’à ce que le Mur de Berlin tombe… Cela ne fait pas si longtemps après tout ! Nous avons passé la soirée à discuter autour d’un bon verre de vin et ils nous ont raconté leurs expériences de voyage. Ils sont arrivés en Argentine avec la Cie de cargos Grimaldi en octobre 2008. Nous leur avons donné quelques tuyaux pour le Pérou et l’Écuador… Mercredi le 1er avril, nous nous sommes dirigés vers Montevidéo, la capitale de l’Uruguay. Nous avons été directement dans le quartier des pièces d’auto pour trouver un filtre à air (depuis le Pérou, aucun pays n’avait cette pièce pour notre véhicule). Nous nous sommes d’abord rendus à Emporium de Los Filtros, sur la rue Cerro Largo, à la hauteur de la rue Yi, et comme cette pièce n’existait pas en Uruguay, le propriétaire nous a dirigé chez un fabricant de filtres à air, Basel Filtros (1650 rue Yaguaron) qui nous en a fabriqué un selon les dimensions de l’ancien. Le fabricant nous a demandé de passer en fin d’après-midi, le temps qu’il puisse terminer la pièce, et honnêtement, nous ne savions pas trop à quoi nous attendre… Nous avons trouvé un endroit pour installer le camping-car, juste à côté du Faro de Puerto Carretas, puis nous sommes retournés chez Basel Filtros pour récupérer la pièce commandée. En soirée, nous avons décidé de visiter la ville historique de Montevidéo le lendemain, et de commander un autre filtre après avoir vérifié qu’il était exactement semblable au vieux filtre que nous avions déjà… Jeudi le 2 avril, nous avons parcouru la ville historique à pied, et nous avons admiré l’architecture exceptionnelle des édifices de style art déco. Nous avons aimé le monument en hommage au Gaucho, la statue de bronze reproduisant le David de Michel-Ange, et bien sûr, le Muséo Romantico et Historico, où la jeune guide nous a fait visité les pièces remplies de meubles et d’objet d’époque. Il y avait entre autres une trousse de toilette en argent pour les voyages, remplie de bouteilles de cristal pour les lotions de toutes sortes ! Elle devait bien peser une tonne! Après avoir passé près de 5 heures à déambuler dans les rues historiques, nous nous sommes arrêtés au Mercado del Puerto, où nous avons goûté aux spécialités uruguyiennes cuites sur feu de bois. Puis nous sommes retournés commander un autre filtre à air, et nous nous sommes arrêtés au Shopping Carretas pour faire un marché. Nous nous sommes informés auprès des hôtels pour backpackers afin d’échanger nos livres, mais malheureusement, cela n’était pas possible. Nous sommes retournés camper au restaurant Escada, près du phare (Pierre aime bien le fait qu’il y ait un gardien dans une guérite à l’entrée, j’imagine qu’il se sent ainsi plus en sécurité). Puis, vendredi matin, nous nous sommes dirigés vers Fortin Santa Rosa (la plage ici est magnifique). Sur la route vers Piriapolis, il y avait une course cycliste, et aussi, un dépotoir d’anciennes automobiles, un vrai musée abandonné ! La ville de Piriapolis est un secret bien gardé. Le fondateur de la ville, Francisco Piria, de père Italien (Gênes) et de mère Française (Nice), a voulu recréer la ville de Nice, sans doute à cause des plages magnifiques qu’il a trouvé ici. Il a fait planter vignes et olives, et a exploité une carrière de granit pour faire construire les magnifiques édifices (Hôtel Argentine, cathédrale, Castillo de Piria, etc. Nous avons visité le Castillo de Piria, une réplique d’un château français ou Piria a vécu (impressionnant). Il faut dire que notre guide, Christina, était vraiment sympathique. Cette dame parle français et anglais ! Elle a d’ailleurs loué sa maison à Alain et Fabienne, un couple de français ayant beaucoup voyagé en voilier avant de faire le tour de l’Amérique du Sud en camping-car. Le monde est petit ! Nous avons poursuivi avec la visite de la Réserve Faunique (une sorte de zoo où vivent plusieurs des animaux de l’Uruguay : tigres, tamanoirs, nandus, hérons, crocodiles, rats musqués, etc.). Nous sommes ensuite montés au Cerro San Antonio où le coucher de soleil sur la ville de Piriapolis était absolument superbe ! Nous avons campé au Cerro San Antonio, et le lendemain, samedi le 4 avril, nous avons trouvé un mécanicien (Mario), non loin de la magnifique église Piria (la construction n'a cependant jamais été terminée). Nous étions inquiets pour les "bearings de roues", mais finalement, le bruit provient plutôt de la crémaillère... Il paraît que ce n'est pas dangereux, et que l'on peut rouler ainsi sans problèmes jusqu'au Canada. Nous sommes allés visiter l'hôtel Argentine, puis la Fontaine de Vénus et celle du Taureau, ainsi que le château Pitamaglio avant de revenir au Cerro San Antonio pour la nuit. Ce matin (samedi le 5 avril), nous avons rencontré un couple d'Uruguayens avec une Westfalia 1985 (c'est très rare ici), et nous sommes repartis vers Maldonado. Nous avons longé la route de la côte presque tout le long, et nous sommes allés à Punta Ballenas, où se trouve le Musée Calle del Pueblo, qui est la maison de style méditerranéen de l'architecte Carlos Villaro. Impressionnant! Nous sommes en route pour Punta del Este, qui se trouve juste après Maldonado. Les maisons ici valent entre trois et quatre millions de dollars américains, alors qu'on retrouve d'autres habitations à 20,000 dollars dans le reste de l'Uruguay... Mais c'est tellement beau ici, la mer est magnifique, tout est propre, vraiment, l'Uruguay est un pays vraiment superbe! Un bonjour spécial à la famille et aux amis!

30 mars 2009

Uruguay (San Gregorio Polanco, Almiron, Paysandu, Las Canas, Fray Bentos)

Nous sommes restés au Balnéario de San Gregorio de Polanco jusqu’au samedi 21 mars, et dimanche matin, nous avons quitté pour les thermes d’Almiron, en passant par Durazno, Trinidad, Paso del Palmar et Young. Arrivés aux thermes, nous avons été un peu déçus, car l’eau était plutôt tiède, en raison d’un bris technique. Nous avions bien demandé le prix en entrant, et nous avions laissé un permis de conduire international et 100 pesos en garantie (le prix habituel est de 40 pesos pour chaque étranger). Le lendemain matin, lorsque nous nous sommes arrêtés à la barrière d’entrée pour récupérer notre permis de conduire, la jeune dame nous a demandé 100 pesos de plus pour la « casa rodante » (maison mobile). Alors que nous avions pris la peine de vérifier avec elle si les prix du camping incluaient l’admission aux piscines la veille… C’est incroyable, les thermes d’Arapey et celles de Guaviyu sont plus belles, plus propres, plus modernes, et aussi moins chères ! Mais nous pensons plutôt que cette jeune dame a voulu arrondir ses fins de mois, ce qui n’est pas si terrible en fait… Nous nous sommes ensuite rendus à Paysandu, car nous voulions nous réapprovisionner en gaz propane. Les deux stations de gaz propane vendent seulement des bouteilles uruguayennes et ne pouvaient aucunement remplir nos deux contenants. Finalement, nous avons trouvé un endroit où quelqu’un a pu remplir par gravité la bouteille américaine qui n’est pas fixée au véhicule. L’adresse est 1945 rue Cerrito, Paysandu. Le propriétaire se nomme Carlos, et son entreprise est Vende SuperGaz. Nous avons été chanceux de le rencontrer ! Nous avons visité le Musée Tradicion et le Musée Historico, les deux autres étant fermés le lundi… Puis nous nous sommes dirigés vers Las Canas, un endroit superbe, vraiment, une des plus belles plages d’eau douce de l’Uruguay. En prime nous avons eu droit à un coucher de soleil magnifique… Nous nous sentons vraiment privilégiés de parcourir ce splendide pays, malheureusement méconnu des touristes. Depuis le commencement du périple, il y a des endroits qui nous ont vraiment séduits. La Colombie par exemple, que l’on nous avait décrite comme un pays dangereux alors que nous avons adoré (Carthagène, ville coloniale par excellence, volcan de boue Totumo, Parque Tayrona, Mompos, Bogota, la Cathédrale de Sel, Cuenca), et l’Écuador, pays peu dispendieux et rempli de beautés (églises dorées coloniales à Quito, lagune Quilatoa, parc Podocarpus). En deuxième lieu viennent le Chili pour ses paysages époustouflants (San Pedro de Atacama, chutes Itata, chutes Radal Siete Tazas, Antofagasta) et l’Argentine (Angostura, dans la région des lacs). Nous avons aussi bien aimé le salar d’Uyuni en Bolivie, le lac Titicaca et la ville de Sucre. Et la Gran Sabana avec les énormes chutes au Vénézuéla, ainsi que le Machu Pichu et la laguna Paron au Pérou. Mais vraiment, la Colombie, l’Ecuador et l’Uruguay détiennent encore la palme pour nous, parce qu’à la beauté des paysages s’ajoute la gentillesse incomparable des gens ! Mercredi le 25 mars, nous avons visité Fray Bentos et Mercedès, puis nous nous sommes rendus au Balnéario Zazargazu, entre Nuevo Palmira et Carmelo. Nous avons dormi au camping sur la plage, et jeudi le 28, nous nous sommes dirigés vers Carmelo en nous arrêtant à la chapelle San Roque, que les habitants ont érigée suite à une promesse pour demander la cessation de l’épidémie de choléra. Arrivés à Carmelo, nous avons fait réparer notre pneu abîmé par un clou dans une gomeria (entreprises présentes dans tous les village et s’occupant exclusivement de la réparation de pneus), et nous avons fait faire des photocopies plastifiés de notre plaque d’immatriculation pour le Brésil (il faut des plaques à l’avant et à l’arrière du véhicule dans ce pays, peu importe que le véhicule soit étranger ou non). Après avoir fait notre marché (il faut acheter le pain et les pâtisseries dans une panaderia, la viande dans une carniceria, les fruits et les légumes dans une tienda frutas y verduras, et les produits plus particuliers (céréales, épices, nouilles, produits de nettoyage etc.) dans un supermercado. Nous nous sommes ensuite installés au camping municipal, en bordure de la plage. La température est idéale, il fait 24 degrés le jour et 18 degrés la nuit. Et en plus, ce camping est gratuit ! Nous avons décidé de retourner au Canada l’an prochain à partir de la Colombie, en utilisant à nouveau les services de la compagnie où Evelyn Bautista travaille, Barwil. Nous avons étudié les possibilités avec la compagnie K-Line, en partant de Zarate non loin de Buenos Aires pour nous rendre jusqu’au Costa Rica, mais comme le coût pour un service de Ro-Ro est de presque 3,000 dollars, les billets d’avion pour nous deux sont au coût de 1,500 dollars aller seulement Buenos-Aires/San José et que la traversée est d’une vingtaine de jours, alors 20 nuits à l’hôtel, plus les taxis pour nous rendre de Zarate à l’aéroport de Buenos Aires et de San José à Puerto Limon (port d’où arrivent les cargos), nous avons finalement décidés, étant donné que nous avons tout le temps au monde, de rester avec le véhicule le plus longtemps possible et de faire seulement la traversée Colombie-Panama, plutôt qu’Argentine-Costa Rica. Économiquement, les deux options sont équivalentes, puisqu’il faut tenir compte de la gazoline qu’il nous faudra utiliser pour effectuer le trajet Argentine-Costa Rica (au moins 10,000 kilomètres), mais nous n’aimons pas tellement devoir attendre à l’hôtel, sauf peut-être pour quelques jours. Et cela nous permettra de revoir les coins que nous avons vraiment apprécié et de visiter ce que nous avions manqué auparavant. Ce matin, nous avons décidé de rester une journée de plus, puisque la petite ville de Carmelo est vraiment agréable. Malheureusement, des jeunes ont coursé sur le terrain de camping pendant la nuit, et nous n’avons pas très bien dormi, à cause du bruit. Les adolescents sont parfois très machos, ou très immatures… J’imagine que c’est pareil d’un pays à l’autre, les grafittis, la musique forte, et tous les moyens que les jeunes utilisent pour signifier leur rébellion à entrer dans un moule. Ce matin (samedi le 28 mars), nous avons décidé de faire le lavage, et il est très possible que nous partions seulement demain pour Colonia del Sacramento. J’ai vérifié hier mes messages électroniques, et j’ai appris qu’une tante dynamique, toujours pleine d’entrain et que j’aime énormément, avait reçu un diagnostic de santé un peu désagréable. Elle s’était occupée de sa belle-fille qui a eu le même problème de santé l’an passé. La vie est parfois surprenante, alors il faut profiter de chaque moment qui passe, apprécier ce qui est là et vivre au maximum… Je suis certaine que tout rentrera très vite dans l’ordre, et je croise les doigts pour que tout aille bien pour elle. En attendant, espérons que le meilleur se présentera. Carpe Diem (Saisir le jour) ! Au plaisir !

18 mars 2009

De l'Argentine à l'Uruguay!

, Mercredi le 11 mars, nous avons pris la route vers Colon, et nous nous sommes arrêtés au Palacio San José, la résidence du général Urquiza transformée en musée. La pièce où il a été assassiné est bien indiquée, et tous les meubles de l’époque sont encore au château. Les jardins sont immenses, les vignes regorgent de raisins, il y a beaucoup d’arbres fruitiers et les fleurs embaument l’atmosphère. Il y a même un lac artificiel au bout du domaine ! Nous avons passé presque deux heures à tout visiter, puis nous nous sommes dirigés vers Colon, où nous nous sommes installés au port pour la nuit. Nous avons aussi trouvé un revendeur de gaz propane, mais comme nous n’avons plus que des bouteilles américaines (nous avons donné notre bouteille de gaz écuadorien au gardien de Dolavon), le mieux qu’il a pu faire est de nous ajouter 3 kilos, ce qui a pris presque une heure ! Jeudi le 12 mars, nous nous sommes rendus à Concordia, une belle petite ville située au bord de la mer, avec une cathédrale toute blanche. Nous sommes allés visiter le Parc San Carlos, où une plaque sur la maison de pierres en ruines indique qu’elle appartenait à Antoine de Saint-Exupéry… On y retrouve aussi une statue du Petit Prince. Malheureusement, l’endroit a été pillé et le château incendié, mais les cascades de Salto Chico et le Rio Uruguay sont vraiment magnifiques vus de ce parc. Nous nous sommes ensuite rendus jusqu’au lac Salto Grande, juste à gauche de la frontière avec l’Uruguay. Au bout de la route (on retrouve une pancarte immense où il est inscrit Bienvenidos), nous avons tourné à droite vers Puente Viracho et la Préfecture Navale, et nous avons suivi les indications pour le restaurant Casa de Piedras. Nous nous sommes rendus au bout du chemin, où l’on voit les voiliers amarrés de chaque côté de la péninsule et le camping en face… Nous avons passé deux jours à cet endroit de rêve, et nous en avons profité pour laver et cirer l’auto, faire le changement d’huile, laver le moteur, et aussi laver nos draps… Nous avons tellement aimé l’endroit que nous y avons passé deux jours. L’eau du lac est très chaude, parfaite pour la baignade, l’endroit est vraiment tranquille, immense, en pleine nature… Il y a aussi beaucoup de fleurs mauves (des gloires-du matin ou des pétunias ?), et une abondance d’oiseaux. Samedi matin (14 mars), nous nous sommes décidés à traverser en Uruguay, et nous avons passé rapidement la frontière. Nous avions un bidon de 15 litres d’essence (réserve d’urgence), et nous avons appris qu’il était interdit de transporter de l’essence provenant d’Argentine lorsque l’on entrait en Uruguay. Le douanier n’a cependant rien confisqué, nous avons été chanceux ! Nous nous sommes arrêtés à Salto pour obtenir des cartes et nous procurer des pesos uruguayens, et nous avons ensuite effectué notre marché. Les prix sont un peu plus chers qu’en Argentine, sauf pour la viande. Mais les fruits et les légumes ont à peu près la même valeur qu’au Canada… Puis nous avons continué jusqu’aux thermes d’Arapey, à environ 90 kilomètres de Salto. Nous n’avions jamais vu un complexe d’eaux thermales de cette envergure. Il y a des fontaines et des jardins au bord de la rivière, un hôpital, un hôtel 5 étoiles, des bungalows et un immense terrain de camping avec des barbecues, ainsi que de l’eau et de l’électricité à chaque site (220 volts, évidemment). Et les piscine sont d’une eau très chaude (de 28 à 40 degrés Celsius), et l’une d’elles est complètement couverte de verre, à la toiture très haute. Tout est très propre et très bien entretenu, et la collecte des vidanges se fait deux fois par jour. Il y a beaucoup de verdure, beaucoup de fleurs, et même pou un samedi soir, il n’y a pas eu de tapage ni d’aboiements de chiens. Quelle différence avec l’Argentine ! Nous avons rencontré Margarita, une Canadienne vivant à Toronto, d’origine espagnole, qui a déménagé en Uruguay alors qu’elle avait 12 ans, et qui a marié un Allemand vivant en Uruguay avant qu’ils ne s’installent tous deux au Canada. Elle revient passer l’hiver ici (de décembre à mars) chaque année depuis que son conjoint est décédé. Dimanche matin, nous avons décidé de rester une autre journée, et nous avons rencontré un couple d’Uruguayens très gentils, Valério et Anna. Valério a même offert un chapeau à Pierre, et ils nous ont donné toutes sortes d’informations sur ce qu’il y avait à voir en Uruguay. Il faut venir ici pour expérimenter la gentillesse et la courtoisie des gens, c’est vraiment spécial. Cela fait seulement deux jours que nous sommes en Uruguay et nous adorons ! Pierre a appelé son frère pour son anniversaire, et nous avons beaucoup profité des piscines d’eau chaude. Nous sommes maintenant lundi (lundi 16 mars) et nous avons décidé de rester une journée de plus, nous nous la coulons douce ! Nous sommes retournés ce matin à Salto (mardi le 17 mars) pour nous réapprovisionner. Nous avons visité le Musée de l’Homme et de la Technologie, et bien sûr, le Théâtre Larranaga, un endroit superbe construit en 1882. Nous nous sommes promenés dans la ville jusqu’à la Plaza Artigas et la Plaza Trenta y Treis. Nous nous sommes arrêtés en fin d’après-midi à la Meseta de Artigas, un endroit historique témoin d’une bataille épique où se trouve une énorme statue commémorative du général Artigas. Il y a un camping gratuit juste à côté, au bord du Rio Uruguay, et nous avons décidé de nous y installer. Nous avons passé une nuit super tranquille, aucun chien, aucune auto, vraiment un endroit superbe... Aujourd'hui (mercredi le 18 mars), nous nous sommes arrêtés aux Thermes de Guaviyu, un endroit aussi beau que les thermes d'Arapey. Les jacuzzis de la piscine couverte de verre sont à 38 degrés Celsius, et tout est extrêmement propre. Ici en Uruguay l'électricitié fonctionne sur le 220 volts seulement, alors pour l'ordi cela va, mais pour le camping-car, nous ne voulons pas prendre de chance... Nous avons beaucoup profité des Jacuzzis et des piscines. C’est difficile de déterminer si nous préférons les thermes d’Arapey ou celles de Guaviyu, car elles sont toutes deux très différentes. Nous avons passé la journée à nous prélasser dans des eaux thermales d’environ 38 degrés Celsius. Jeudi matin, nous avons filé vers Tacuarembo, la ville des gauchos, mais malheureusement, le grand festival Gaucha de la Patria était déjà terminé depuis une semaine. Nous avons vu beaucoup de plaines et plusieurs forêts de pins et d’eucalyptus longeant la route. Les gauchos (sortes de cowboys avec des pantalons bouffants, un bérêt ou un chapeau espagnol noir et parfois un grand couteau dans le milieu du dos) nous saluent de loin, ils semblent super sympathiques. Nous avons visité le musée de Carlos Gardel, le chanteur qui a introduit le tango en Argentine et en France. Il semble y avoir eu une controverse à savoir s’il était de nationalité française, argentine ou uruguayenne, que la France, mais les documents officiels semblent confirmer sa naissance ici à Tacuarembo. Il est mort lorsque l’avion qui le transportait en Colombie (il devait y présenter un spectacle) s’est écrasé. Nous avons aussi visité le Parque Lagune de Lavanderas et le Musée Indio y Gaucho. Puis nous nous sommes dirigés vers le Balnéario Ipora, où nous nous sommes installés au camping pour la nuit. Vendredi le 20 mars 2009, nous avons décidé de poursuivre vers San Gregorio de Palenco, sur les bords du lac Bonete. La plage ici est superbe, le sable est doré, et nous nous sommes installés au camping, qui coûte seulement 65 pesos uruguayens. Le coin ici est vraiment calme, nous dormons la nuit comme deux marmottes. Dans mon cas c'est toujours comme cela, mais pour mon mari, le moindre bruit le réveille, alors depuis que nous sommes en Uruguay, il reprend le temps perdu !Au plaisir !

11 mars 2009

Buenos Aires!

Dimanche le 8 mars, nous sommes arrivés à Buenos Aires et nous nous sommes installés au chic quartier de Puerto Madero, après nous être arrêtés au bureau de touristes pour nous procurer une carte. Nous étions sur la rue Lynch, une rue très propre avec d'immenses pelouses de chaque côté, et la Costanera Sur tout au bout... Pour la Fête Internationale de la Femme, nous avons assisté à une vistite guidée à travers le quartier, et je dois dire que ce qui nous a le plus impressionné sont les rues enjambant le fleuve qui pouvaient se déplacer complètement sur la gauche pour laisser passer les voiliers! Puis nous sommes allés flâner pour voir les spectacles de deux chanteuses et d'un groupe rock, et finalement, nous avons marché longuement sur la rue de la Costanera où nous avons assisté à un spectacle présentant de jeunes compositeurs... Lundi matin (9 mars), nous nous sentions prêts à découvrir la ville et nous nous sommes rendus dans les quartiers de la Boca, du centre historique et de Retiro pour explorer la ville à pied. Nous avons vu les principales églises et cathédrales, les édifices historiques, et nous avons aussi parcouru presque toute la rue Corrientes (5 kilomètres) pour chercher des livres anglais ou français (nous en avons trouvé deux!). Je voulais trouver un câble pour mon ordi (le mien est abîmé, et parfois l'électricité passe, d'autres fois non, et mes batteries qui avaient une autonomie de cinq heures auparavant ne durent plus maintenant que quinze minutes), mais après avoir trouvé un magasin Apple (il n'y en a que quatre en Argentine), on m'a dit que cela prendrait quelques jours avant qu'il ne le reçoivent, et que le coût serait de presque 200 dollars U.S.! Pour l'informatique, le Canada et les États-Unis sont définitivement plus avancés... Nous sommes rentrés aprés avoir marché pendant presque dix heures, et en soirée, un policier est venu nous aviser que nous ne pouvions pas nous stationner dans la rue pour la nuit. Nous nous sommes donc rendus sur la rue Ezcurra, plus animée et plus bruyante, et nous avons passé une nuit assez mouvementée. Mardi le 10 mars, nous avons emprunté le métro pour nous rendre à l'autre bout de la ville pour chercher un filtre à air. Le quartier des pièces d'auto se trouve sur la rue Warrès, non loin de l'avant-dernière station du métro. Nous avons parcouru le quartier de long en large et chaque fois, les concessionnaires Volkswagen et les Casas de Filtros nous disaient qu'un filtre à air pour une Westfalia Volkswagen était introuvable en Argentine. La morale de l'histoire est qu'il est presque impossible de trouver des pièces pour les Westfalia au Chili et en Argentine, alors pour les voyageurs qui possèdent ce genre de véhicule, il est important de penser à emporter toutes les pièces de rechange nécessaires avant de partir... Nous avons donc dû rentrer bredouilles, et comme l'humidité et la chaleur étaient accablantes, nous avons décidé de quitter la ville pour nous diriger vers l'Urugay. Les villes de 13 millions d'habitants sont très intéressantes, mais après quelques jours, nous avons hâte de retourner dans des espaces plus calmes! Au plaisir!

06 mars 2009

Necochea, Mar del Plata et Villa Gesel

Nous sommes partis de Viedma lundi matin (2 mars), et nous nous sommes dirigés vers le Parc National Ernesto Tornquist, non loin des villages de Tornquist et Sierra de la Ventana. Nous nous sommes installés au camping Parque Nacional de Tornquist, et durant la nuit, un orage très violent a éclaté. Le lendemain matin (mardi le 3 mars), comme tout était trempé et qu’il pleuvait encore beaucoup, nous avons décidé d’attendre que la température soit un peu plus clémente pour nous rendre au parc. Lorsque nous sommes arrivés au parc (mercredi matin, 4 mars), le garde nous a expliqué qu’en raison des pluies violentes de la veille (80 millimètres de précipitations), le parc était fermé jusqu’à nouvel ordre, pour raisons de sécurité. Nous avons donc décidé de continuer jusqu’à Necochea, une station balnéaire sur la côte Atlantique, et nous y sommes arrivés en fin d’après-midi. Après avoir visité le Parc Miguel Lillo (600 hectares) et son jardin botanique au Lago Cisnes, nous avons suivi la côte vers le Sud pour une dizaine de kilomètres environ, et nous nous sommes installés sur la plage déserte. Nous avons passé un très bonne nuit, bercés par le bruit des vagues. Aujourd’hui (mercredi 5 mars), nous nous rendons à Balcarce, où se trouve le musée d’un coureur automobile né dans cette ville de l’Argentine, Juan Manuel Fangio. Extraordinaire, nous ne savions pas qu'un Argentin avait gagné tellement de trophées et tellement de Grand Prix! Les autos sont magnifiques, et nous avons passé presque trois heures dans ce musée unique! Nous voulions nous arrêter pour la nuit à Laguna Brava, mais impossible de se stationner au bord de l'eau, alors nous avons continué vers Mar del Plata en nous arrêtant à une station-service à deux kilomètres du péage. Nous montons lentement vers Buenos Aires, , et comme il s’agit d’une grosse ville (13 millions d’habitants) nous préférons attendre que la température ne soit pas trop chaude (il faisait 40 degrés Celsisus à Buenos Aires cette semaine). L’automne ici commence le 21 mars, alors que pour nous au Canada, cela correspond au printemps ! Jeudi (6 mars), nous avons poursuivi le long de la côte Atlantique et nous nous sommes arrêtés à Villa Gesel, une ville très touristique le long de la mer où nous en avons profité pour faire les courses. La jeune fille au bureau touristique parle très bien anglais, et les informations données sont pertinentes. Vendredi (7 mars) nous nous sommes rendus jusqu'à Chamuscos, après nous être arrêtés à Dolorès, une petite ville sympathique où le festival de la guitare avait lieu. Nous nous sommes arrêtés au Camping Monte Cristo sous la pluie battante, et les chiens nous ont gardé réveillés une bonne partie de la nuit. Ce camping au coeur de la ville coûte 30 pesos et il n'est pas très propre, mais nous étions fatigués et nous ne voulions pas continuer jusqu'à Buenos Aires... Au plaisir !

01 mars 2009

Viedma, Argentine

Un gros bonjour à la famille et aux amis! Nous sommes partis mercredi dernier pour voir les perroquets (Loros) au Balneario El Condor, et nous en avons vu des centaines, nichés dans les falaises au bord de la mer, et virevoltant au-dessus de nos têtes... C'était vraiment magnifique de voir ces oiseaux multicolores, avec le dos vert et le ventre rouge, ainsi que du bleu et du jaune sur la tête, et de les entendre piailler très fort... La plage est très belle, immense, avec du sable très blanc... Mais comme Pierre s'est fait dévorer par les moustiques (il y en a beaucoup sur la côte Atlantique), nous sommes revenus au camping de Viedma. Puisque la température est très chaude à cette époque de l'année (de 30 à 40 degrés Celsius), nous avons décidé de prendre notre temps avant de remonter vers le Nord et vers Buenos Aires, parce que comme nous sommes dans l'hémisphère sud, plus nous montons vers le nord, et plus il fait chaud! Nous avons plusieurs livres, et plusieurs films aussi, alors nous avons décidé de vraiment prendre notre temps, cela ressemble à de la paresse en fait! Nous pensons donc monter vers Buenos Aires, visiter ensuite l'Uruguay, puis le Brésil, et redescendre en Argentine pour voir les chutes Iguazu et les missions, les provinces de Corrientes et Entre Rios, puis retourner à Salta et revenir ensuite jusqu'en Colombie par la Pan-Américaine avant de mettre le véhicule sur un cargo pour le Panama tandis que nous prendrons l'avion (pas de route entre l'Amérique du Sud et l'Amérique Centrale, à cause du Darien Gap... À moins que nous trouvions un cargo de Buenos Aires au Costa Rica? On a le temps (une autre année), alors on verra! Entre-temps, le logiciel que j'utilisais pour mettre mes photos sur Internet ne fonctionne plus et les développeurs du programme ne semblent plus exister... La plupart des programmes fonctionnent sous Windows, et je suis avec Mac. J'essaierai de trouver une solution pour me permettre de partager mes photos... Pour la mécanique, pas de pièces pour les Wesfalia au Chili et en Argentine, même pas de filtres à air, alors ce n'est pas évident. Mais le véhicule résiste bien à toutes les routes incroyables que nous avons parcourues, alors pour l'instant, nous croisons les doigts!

25 février 2009

Péninsule Valdez

Nous sommes partis de Trelew vendredi le 13 février, et nous nous sommes rendus à Puerto Madryn, une petite ville sympathique en bordure de la mer. Nous avons déambulé dans les rues pour admirer le superbe paysage le long de la côte, et nous nous sommes ensuite dirigés vers Playa El Doradillo, où nous nous sommes arrêtés pour camper. Les couchers et les levers de soleil sont absolument extraordinaires à cet endroit, et la plage est de sable blanc, vraiment, un endroit idyllique… Nous avons tellement aimé que nous y sommes restés deux jours. Puis le dimanche matin, nous avons décidé de nous rendre à la Péninsule de Valdez. Il s’agit d’une grande réserve nationale déclarée Patrimoine de l’Humanité par l’Unesco. La saison des baleines est terminée depuis novembre cette année, mais il y a tout de même des colonies de lions de mer, d’éléphants de mer, des pingouins Magellan et parfois, en février et en mars, il y a une petite chance de voir des orques (killer whales), apparemment 3%... Le prix d’entrée pour les étrangers est de 45 pesos depuis janvier 2008, alors que les gens de la région paient 3 pesos. Dimanche (15 février) nous avons visité le Centre des Visiteurs, un musée intéressant avec un énorme squelette de baleine, d’innombrables coquillages, un puma et un condor empaillé ainsi que plusieurs exemples de la faune et de la flore qu’on retrouve dans le parc. On y voit aussi un film sur les baleines… Puis nous nous sommes rendus à Puerto Piramides, où nous nous sommes installés sur le front de mer. Il faisait plus de 40 degrés Celsius, alors nous étions bien contents d’être près de l’eau. Lundi matin, nous avons décidé de faire le tour de l’île (280 kilomètres). Nous nous sommes d’abord rendus à Punta Piramides pour observer les lions de mer et nous avons admiré les salines, sur la route vers Punta Delgada, où une colonie d’éléphants de mer se prélassait sur la plage. Les mâles peuvent peser jusqu’à 4 tonnes alors que les femelles ne dépassent jamais 900 kilos. Leur harem peut comprendre 130 femelles ! Nous avons vu deux mâles qui semblaient se disputer, mais finalement l’un d’eux a abandonné pour se diriger vers la mer, alors il n’y a pas eu d’affrontement… Nous avons continué vers Punta Cantor pour voir une autre colonie de lions de mer, et tout près, à Caleta Valdez, une pinguineria. Et lorsque nous sommes arrivés à Punta Norte, il y avait déjà un armadillo (tatou) au stationnement ! Pour comble de chance, nous avons vu des orques (killer whales), et même si j’avais vu des baleines à Tadoussac et en Nouvelle-Écosse, j’ai été renversée de voir ces monstres d’une beauté impressionnante attaquer les lions de mer ! C’est difficile de les prendre en photo, car ils plongent souvent sous l’eau et ils sont très rapides ! Ils nagent à la vitesse de l’éclair et ils attaquent en bandes de quatre ou cinq… À la fin de la journée, nous nous sommes arrêtés à la Playa Pardelas, un endroit splendide pour camper. Nous avons pu observer des pingouins qui pêchaient, et de loin nous avons aperçu d’autres lions de mer. Nous avons aussi admiré les milliers d’étoiles qui illuminent le ciel la nuit, et bien sûr nous avons profité des couchers de soleil et de la mer qui s’étend à perte de vue. Nous aimons tellement cet endroit, alors nous partirons lorsque nous devrons retourner nous réapprovisionner en eau et en nourriture... Nous sommes aujourd’hui jeudi le 19 février, et la journée s’annonce très chaude. Nous avons de superbes bouquins français sur l’époque des chevaliers à lire (de Juliette Benzoni et de Patrick Carolis, deux auteurs fantastiques) et il est agréable se prélasser au bord de la mer, alors nous en profitons. Nous ne sommes pas trop pressés de remonter vers le Nord, il semble que Buenos Aires soit encore plus chaud, mais surtout, plus humide… Comme la saison des baleines était terminée, à Ushuaia nous ne savions pas si nous nous arrêterions ici, mais finalement, nous sommes très contents d’être venus ! Samedi le 21 février, nous devions absolument revenir à Puerto Piramides, pour la nourriture, et pour nous réapprovisionner en eau potable. Il faut dire qu’il n’y a que deux dépanneurs, et que les prix sont beaucoup plus chers qu’ailleurs, mais au moins, il est possible d’acheter de la bouffe… Nous nous sommes ensuite rendus à Isla Los Parajos, surtout pour voir les flamencos et les oiseaux. Nous aurions pu retourner à Playa Pardelas pour dormir, mais comme il fallait refaire un trajet de 40 kilomètres de route de terre, nous avons décidé de nous installer sur la plage Los Parajos, où y il avait plusieurs roulottes argentines. Cependant, nous n’avons pas très bien dormi, le concert des chiens perturbant un peu notre sommeil… Ce matin, dimanche le 22 février, nous avons eu une pensée pour Patricia et les filles qui retournent en France par avion de Buenos Aires, et nous avons filé vers Viedma. Nous sommes arrivés tard au camping, et nous étions tous les deux un peu fatigués, la chaleur j’imagine, et peut-être aussi la route un peu ennuyante de Patagonie… Nous avons donc décidé de rester une journée de plus histoire de laver le véhicule, les vêtements, bref, le grand ménage habituel ! Et puis nous nous sommes dits qu’une journée de lecture serait bienvenue, alors nous avons opté pour la presse… Nous avons eu des voisins guitaristes (3 jeunes hommes) qui ont aussi égayé notre séjour… Nous avons visité ce matin la petite ville de Viedma (3 musées) et nous partirons devrions partir cet après-midi (mercredi le 25 février) pour Balneario El Condor, à une trentaine de kilomètre d'ici par une route de terre où nous espérons voir des perroquets et d'autres lions de mer... Au plaisir !

13 février 2009

Trelew, vers Puerto Madryn

Nous sommes déjà vendredi le 13 février, que le temps passe vite! Nous avons passé les derniers jours à Playa Union et à Dolavon, en compagnie d'Éric, Patricia, leurs deux filles Chloé et Léa, et bien sûr, Claude et Alain, qui nous ont fait partager leurs films sur l'Afrique! C'est incroyable de voir ces paysages différents, et surtout ces tribus aux rites particuliers... Moi qui ne voulait rien savoir de l'Afrique, j'ai hâte maintenant de voir ce continent! Ce matin, nous sommes de nouveau au centre d'achats La Anonima, quelques courses avant de filer, et nous prendrons la route pour Puerto Madryn. Éric et Patricia repartent pour la France, et pour Claude et Alain, il est possible qu'ils retournent aussi au pays, puisque le père de Claude est malade, et que leur problème mécanique ne semblait pas encore être résolu. Croisons les doigts que tout aille bien pour eux. Nous sommes chanceux de rencontrer des gens aussi sympathiques, je suis certaine que leurs voyages se poursuivront pour longtemps!

09 février 2009

Carnaval dans un petit village d'Argentine

Vendredi le 6 février nous avons retrouvé Claude et Alain Isembert, et aussi Eric et Patricia, avec leurs filles Chloé et Léa à Trelew. Nous sommes donc retournés camper tous ensemble à Dovalon, et nous avons eu beaucoup de plaisir avec eux toute la fin de semaine. Comme Claude et Alain n'avaient pas leur camping-car (réparations au garage depuis presque trois mois en tout), ils sont venus nous rejoindre en prenant l'autobus chaque jour. Et samedi soir, nous avons eu droit à un superbe carnaval! Les costumes étaient tout simplement extraordinaires, et la musique aussi! Dimanche matin, nous avons fait la grasse matinée, et nous avons dîné tous ensemble vers quatorze heures (on mange un peu plus tard que nous en France, et on soupe encore plus tard en Argentine (22 heures et même parfois plus tard ). Les restaurants pour le souper ne sont pas ouverts avant 20 heures, et même 21 heures! Il commence à faire chaud ici, ils ont eu 38 degrés ici Celsius la semaine passée. Nous sommes aujourd'hui lundi, et nous avons fait les magasins pour trouver des batteries auxiliaires. On oublie les batteries au gel scellées, impossibles à trouver ici, mais nous avons pu mettre la main sur deux batteries 6 volts de 130 ampères (nous avions deux cents ampères pour chaque batterie, et nos batteries au gel étaient scellées). Nous avons pu faire remplir de propane grâce à la bouteille que nous a donnée Éric (oublions les bouteilles qui viennent avec les Westfalia, impossible à faire remplir en Amérique du Sud, sauf au Chili). Nous abandonnerons donc notre bouteille de l'Ecuador lorsqu'elle sera vide. Elle nous avait coûté 90 dollars avec le régulateur, mais nous n'avons pas le goût de la traîner avec nous et nous ne savons pas si nous repasserons par l'Équateur pour revenir, puisque nos plans de retour ne sont pas encore déterminés. Nous planifions ce soir de camper à la Playa Union, au bord de la mer, tous ensemble. Claude et Alain devraient en principe récupérer leur camping-car ce soir, enfin on l'espère. Au plaisir!

02 février 2009

Sur la côte de l'Atlantique (Argentine)

Nous sommes lundi le 2 février 2009, et nous partons ce matin de Puerto Deseado (nous sommes restés ici une semaine, un record!). Nous avons écrit à l'ambassade canadienne en Argentine pour faire ajouter des pages à notre passeport (nous sommes avons passé 8 fois du Chili à l'Argentine , 16 timbres de plus sur le passeport!), mais il semble que c'est impossible, il faut seulement faire renouveller, et nous n'avons pas de répondant en Argentine! Quelle histoire! Bon, il semble qu'il faille se plier à la bureaucratie... Nous avons adoré Puerto Deseado. Une belle petite ville, avec un marché super (nous avons même trouvé un tue-mouches au magasin La Anonima), un camping en bordure de la mer gratuit avec douches et eau chaude, un musée fantastique, des pingoins et des otaries, un mécanicien génial (Fabio Fuego sur la calle General Roca), bref, une petite ville à ne pas manquer. Finalement, parce que Pierre a eu un problème au guichet automatique (il n'a pas reçu le montant qu'il avait demandé, même si sa banque lui a chargé ce montant), et à cause de la pluie abondante, nous avons décidé de rester à Puerto Deseado jusqu'à mardi matin. Nous nous sommes dirigés ensuite vers Camarones, un petit village charmant. Nous nous sommes arrêtés au bureau d’infos touristiques, et nous avons acheté des langoustines fraîches chez le propriétaire de camping juste à côté. Nous nous sommes ensuite rendus à la Playa Elola, à 5 kilomètres de Camarones. La mer ici est splendide et nous avons admiré le coucher de soleil sur cette magnifique plage ! Mercredi le 4 février, nous avons continué jusqu’à Trelew. Nous aurions pu nous rendre à Cabo dos Bahias pour voir les pingoins, mais comme la plupart repartent à la fin janvier et que nous sommes déjà en février, nous avons poursuivi notre route… Il nous faudrait changer le tableau de bord, puisque l’odomètre ne fonctionne plus et que l’indicatif pour le manque d’huile dans le moteur non plus… Nous avons aussi essayé sans succès de trouver un filtre à air, mais il n’y a rien à faire, ils n’ont aucune pièce pour les Westfalia en Argentine à ce qu’il semble! Pourtant, il y a un club Westfalia à Buenos Aires, alors nous verrons… Nous avons essayé de revoir Claude et Alain Isembert ici à Trelew, mais Maurice Plat, le garagiste qui les connaît était parti à Buenos Aires parce que son fils est gravement malade… Nous avons essayé le garage Diesel Cacique, mais ils n’étaient pas là non plus. Peut-être qu’ils sont déjà repartis ? Ils ont eu un problème de Spi Joint, comme nous, et depuis qu’ils l’ont fait réparé, il semble que leur transmission glisse, alors ils retournaient à Trelew pour faire reprendre le travail. Nous les avions rencontrés à El Chalten il y a un mois, et nous savions qu’ils devaient être ici au début de la semaine, mais comme nous sommes déjà jeudi… Nous avons quand même pu trouver un autre phare avant (nous n’avions plus de lumière du côté gauche, et ici en Argentine les phares doivent être allumés de jour comme de nuit), et finalement, nous avons décidé d’aller nous poser au camping municipal de Dolavon. Cet endroit possède de bonnes facilités, alors nous en profitons aujourd’hui (jeudi le 5 février) pour faire le lavage ! Il y a l’électricité, alors je peux brancher l’ordi avec une prise adaptée pour l’Argentine et nous pouvons regarder un film, puisque les ordinateurs portables peuvent fonctionner autant sur le 110 que le 220 volts (je m’étais renseignée à San Rafael). Mais comme l’électricité ici est 220 volts, nous ne voulons pas brancher le véhicule et risquer de faire sauter nos installations 110 volts (frigo, lumières, ventilateur). Pierre avait eu une mauvaise expérience en Espagne avec sa première Westfalia il y a trente ans, il avait grillé son frigo en branchant la van sur le 220 volts alors il ne veut maintenant pas prendre de chance ! Et comme les batteries auxiliaires semblent ne plus retenir leur charge depuis que Pierre a essayé de recharger la batterie du véhicule (6 volts versus 12 volts), nous sommes heureux de profiter d'une prise électrique pour l'ordi! Jeudi, nous décidons de rester une autre journée. Nous voulons voir le moulin à farine et l'église gauloise, mais il semble que cela soit souvent fermé... Nous venons d'apprendre aujourd'hui (vendredi le 6 février) que Claude et Alain sont dans les parages, alors nous les retrouverons sous peu. Cela fait trois semaines qu'ils sont au garage, quelle histoire! Je dois me sauver, alors au plaisir!

24 janvier 2009

Argentine (Parc Monte Leon et Punto Deseado)

Jeudi le 22 janvier, nous sommes allés faire un marché et nous avons ensuite visité le musée de la ville de Rio Gallegos, que nous avons beaucoup aimé. On y voit des photographies et des coupures de journaux sur Jean Mermoz et Antoine de Saint-Exupéry, ainsi que des morceaux de leurs avions. Les animaux de la Patagonie sont aussi bien représentés, et il y a bien sûr une large place pour les autochtones et leurs coutumes. Après avoir fait le plein d’essence, nous nous sommes mis en route pour la côte Atlantique, et nous avons décidé de nous installer au Parc Monte Leon pour la nuit. Pour les gens qui passent dans le coin, ce parc est à voir absolument. Premièrement il est gratuit, très peu touristique, et vraiment intéressant. Après avoir arrêté au bureau du guardaparque pour nous enregistrer, je me suis fait assaillir par un guanaco pendant que Pierre a eu la présence d’esprit d’essayer de croquer la scène avec la caméra. Disons plutôt que ce jeune guanaco m’a adoptée, peut-être pensait-il que j’étais sa mère ? Nous nous sommes rendus à la loberia pour voir les lions de mer, et nous les avons observés une bonne partie de la soirée. Nous nous sommes installés là pour la nuit, un endroit magnifique dominant la mer d’où on peut apercevoir cormorans, lions de mer, goélands et autour de nous, guanacos nandus et renards. Le coucher du soleil sur la baie était tout simplement extra. Le lendemain matin (fête de mon fils), nous sommes allés au mirador où nous avons aperçu une centaine d’oiseaux et encore plus de pingouins. Nous avons continué jusqu’au bout du parc, malgré la pluie, et nous sommes finalement allés voir la pinguineria, à quelques kilomètres de marche. Près de la plage, nous avons vu tellement de pingouins que nous ne savions plus où donner de la tête ! Nous aurions pu les toucher, mais nous n’avons pas osé, de peur de les déranger… Certains nous suivaient alors que d’autres marchaient en avant de nous. Nous sommes restés au milieu des pingouins Magellan seulement une heure puisqu’il pleuvait, mais nous aurions pu facilement rester là toute la journée, tellement le spectacle était spécial pour nous. Après être revenus au véhicule, nous avons regardé le film La Marche de l’Empereur, qui était très approprié pour l’occasion. Nous sommes retournés camper près de la mer et des lions de mer, mais un guardaparque est venu nous avertir que l’espèce de glaise qui colle aux pneus à cause de la pluie pourrait nous empêcher de partir, alors nous avons suivi son conseil et nous sommes plutôt allés camper près de la pinguineria. Samedi matin, nous nous sommes rendus à Puerto San Julian, un beau petit village au bord de la mer, avec beaucoup d'histoire (le pirate Francis Drake y est passé et aussi Magellan). Nous avons revu Patricia et Thomas, nos deux Suisses en Land Rover au camping municipal, mais les samedis soirs, il n'est pas très sage de dormir au camping municipal, alors nous avons poursuivis au Monumento Natural Bosque Petrificado. L'auto va relativement bien, et même si le temps est encore un peu gris, au moins il ne pleut pas... Nous avons campé un peu avant l'entrée du parc, puisqu'il n'est pas permis de camper sur les sites des monuments nationaux. Le lendemain matin, après avoir fait le sentier de deux kilomètres et admiré ces immenses arbres fossilisés, nous avons continué vers Puerto Deseado, où se tenait un festival rock. Nous nous sommes installés au camping municipal, gratuit et avec des douches chaudes! Lundi nous en avons profité pour laver le véhicule, faire la lessive, bref, le grand ménage! Nous avons revu Patricia et Thomas, qui partent ce matin (mardi le 27 janvier) avec Darwin Excursions pour voir les pingouins avec des plumes jaunes sur la tête! Quant à nous, nous voulons faire vérifier le véhicule par Fabio Fueyo, un mécanicien renommé sur la rue General Roca. Malheureusement, il ne sera là que mercredi à la fin de l'après-midi... Finalement, il a pu réparer l'amortisseurs arrière, et l'odomètre qui ne marquait plus, un vrai génie! Jeudi matin, pour comble de malheur, mon ordinateur m'a lâché... J'ai tout essayé, et je n'ai eu d'autre choix que de le reformatter, mais cela veut dire que toutes mes données sont perdues. Heureusement que j'avais amené mes disques de démarrage! J'ai dû télécharger par la suite une autre version de Mac OSX, car l'ancienne version que je possédais sur disques étant trop ancienne pour certains logiciels je crois, mais au moins, elle m'a permis d'avoir de nouveau accès à mon ordi... Mais j'ai perdu les carnets d'adresse, les photos, les bookmarks (favoris ou signets) pour les sites Web, etc. etc. Je viens tout juste de télécharger Quick Time et les codecs (plug-ins) nécessaires pour pouvoir visionner des films... Ouf, je travaillerai probablement toute la journée demain pour essayer de me remettre à jour. Au plaisir!

21 janvier 2009

Punta Arenas et Ushuaia

Jeudi le 15 janvier, après avoir visité le cimetière, la Casa Menendez-Braun et le carré central de la jolie ville de Punta Arenas (Plaza de Armas), nous avons décidé de retourner vers l’Argentine. Nous avons passé les deux frontières assez rapidement, malgré la congestion assez importante… Il faut dire que janvier et février sont les mois les plus occupés de l’année ici pour le tourisme. Le temps était brumeux, et nous avons eu beaucoup de pluie en fin de journée. Nous nous sommes arrêtés à Tolhuin, et nous avons passé la nuit à la station-service YFP, la seule du village. Vendredi matin (16 janvier) il pleut encore… Nous poursuivons notre route vers Ushuaia, que nous atteignons en après-midi. Nous nous rendons au bureau de touristes, afin de faire estampiller une inscription dénotant que nous avons atteint la ville la plus australe de la planète dans nos passeports. D’ici, il est possible d’apercevoir la Croix du Sud dans le ciel, à la tombée de la nuit. Nous sommes très près de l’Antarticque, et la température n’est naturellement pas très chaude, même si nous sommes au beau milieu de l’été… Nous flânons dans les rues afin de prendre le pouls de la ville, puis nous nous dirigeons vers la marina, où nous voulons nous installer pour la fin de semaine. Nous avons encore des problèmes avec le filtre à essence, et l’auto n’arrive même plus à monter une toute petite côte. Pierre s’arrête donc pour changer le filtre, mais une fois cette opération effectuée, il n’est plus possible de repartir l’auto, l’essence ne se rendant plus au moteur. Nous vidons la batterie en essayant de démarrer l’auto, et comme les garages sont fermés pour la fin de semaine, nous n’avons pas le choix que d’attendre… Dimanche matin, un bon Samaritain essaie de nous donner un « boost », mais cela ne sert à rien, puisque le problème semble se situer ailleurs qu’au niveau de la batterie. Je ne sais pas si le filtre à essence s’encrasse parce qu’il y a des impuretés dans l’esssence que nous achetons ou si le réservoir à essence laisse passer la poussière par un trou quelconque ? Nous avons tellement fait de routes de terre dernièrement ! Il semble aussi que les injecteurs ne sont plus à leur meilleur, d’après l’analyse du mécanicien de Punta Arenas. Il nous avait recommandé de les faire examiner par un garagiste de Bolivie ou du Brésil, puisqu’en Argentine et au Chili, personne ne soit expert dans ce genre d’injecteurs… Pierre semble aussi penser que la pompe à gaz devrait être changée… Nous avons visité le musée Yamana, le musée maritime et le bagne (45 pesos pour chaque personne étrangère, gratuit le mercredi et dimanche pour les locaux seulement). La ville d’Ushuaia est une belle petite ville, mais elle est très touristique et les prix sont en conséquence. Nous avons revu Frédéric, un jeune Français en compagnie de sa copine Érica au musée maritime. Leur voyage se termine dans deux semaines. Lundi mati (19 janvier) nous avons essayé de rejoindre un mécanicien, mais personne ne peut venir avant mardi… Par chance, nous avons des livres, et une soixantaine de films… Ce matin, (20 janvier), nous attendons toujours de voir mécanicien pour connaître le verdict…. Finalement, il paraît que l’eau et la saleté dans la gazoline ont ruiné la pompe à essence, et qu’il faut la changer, ainsi que le filtre à essence… Chanceux, nous avons trouvé une pompe à gaz dans le sixième et dernier magasin de pièces (autrement il aurait fallu attendre 7 jours pour en faire livrer une de Buenos Aires). Il nous en a coûté moins de trois cents dollars, mais tout de même, nous avons dû attendre plus de trois jours avant qu’un mécanicien ne puisse se rendre disponible, fin de semaine oblige. En quittant Ushuaia, nous avons eu un autre problème à la hauteur de Rio Grande. Le vent était excessivement fort et contraire, alors nous avons utilisé beaucoup plus d’essence. Lorsque nous sommes arrivés à Rio Grande, il était temps. Mais malheureusement, nous avions perdu un des boulons qui maintenait l’amortisseur avant du côté de Pierre (nous venons tout juste de changer les amortisseurs à Punta Arenas, et ils avaient été livrés de Santiago mais provenaient du Brésil). Nous sommes donc encore au garage… Depuis la nouvelle années, nous avons attendu deux jours pour de la gazoline à Gobernador Gregores, deux jours et demi pour faire changer le Spi Joint et les amortisseurs avant et arrière ainsi que le ressort cylindrique arrière à Punta Arenas, trois jours à Ushuaia pour la pombe à eau (l’eau et la terre dans la gazoline n’ont certainement pas aidé), sans compter toutes les autres fois l’an passé où nous avons dû faire réparer des problèmes mécaniques : le casing de transmission au Panama (6 jours), le système de refroidissement au Vénézuéla, en Colombie et au Pérou (deux fois), les amortisseurs et les freins en Écuador (Ibarra et Sangolqui) les freins après la route de Kuélap, les freins, les amortisseurs et les bearings de roues en Bolivie, les amortisseurs à Temuco au Chili… Il y a des journées comme cela où je m’ennuie un peu du Québec, c’est tellement facile là-bas pour les routes, les garages, les pièces mécaniques, mais on prend tout cela pour acquis généralement… Nous sommes tellement chanceux de profiter de l’eau potable à volonté, de l’électricité, des réseaux informatiques, des routes, des bibliothèques, du système scolaire, de l’assurance-maladie, des hôpitaux, et surtout de la liberté de parole et d'action! Mes meilleures pensées d’Ushuaia, au bout du monde ici en Amérique !