01 avril 2010

Mazatlan, Mexique, à Arizona, États-Unis!

Nous avons traversé la frontière des Etats-Unis vendredi le 26 mars 2010. Nos plans ont changé, puisque nous devions visiter le Copper Canyon… En quittant La Manzanilla dimanche le 21 mars, nous nous sommes dirigés vers Puerto Vallarta, où Pierre a pu s’approvisionner en tabac dans le quartier tout près du malecon (promenade au bord de la mer avec statues impressionnantes). Nous voulions camper sur le stationnement du Wal-Mart, mais Pierre trouvait que c’était trop bruyant au centre-ville. Nous avons donc poursuivi jusqu’à la ville de Buceria, et nous avons stationné à un grand centre d’achats où se trouve un autre Wal-Mart, avec l’accord du gardien (la rue en face était assez calme, et nous avons très bien dormi). J’ai trouvé une montre pour 8 dollars, et franchement, comme cela faisait quatre jours que la montre que j’avais depuis le début du voyage était brisée, je n’ai pu résister… J’avais promis à Pierre avant le voyage que je n’achèterais absolument pas d’artisanat, de bijoux, de toilettes au cours du voyage et j’ai tenu ma promesse jusqu’ici. Le véhicule est juste assez grand pour contenir le nécessaire, alors la meilleure solution est la simplicité volontaire! Nous sommes arrivés au garage Lamarque Automotriz lundi après-midi. Nous avions une foule de choses à faire vérifier, mais le problème est toujours la disponibilité des pièces… Nous voulions faire changer le tableau de bord, mais le seul disponible était en milles, et comme l’année était 1984 plutôt que 1989, il y avait une connexion qui était différente. Nous avons trouvé quatre amortisseurs allemands, mais pour les spirales (springs), nous n’avons pu faire changer que ceux qui étaient à l’arrière. Ils ont installé d’autres freins, ceux à l’arrière ayant fendu lorsqu’ils ont vérifié les bearings de roue. Pierre a aussi installé une autre poignée de porte intérieure du côté du passager, et nous avons fait faire un changement d’huile. Nous nous sommes aussi rendus chez un ami du garagiste pour faire changer le catalyseur et faire souder le fil reliant la roue à l’odomètre. Nous voulions nous rendre au Copper Canyon par la route de Durango à partir de Mazatlan, mais Victor (le propriétaire du garage) et deux autres personnes nous ont conseillé d’éviter Durango et la route du Copper Canyon, à cause des bandits qui ont récemment assassiné plusieurs personnes sur cette route. Nous avons donc choisi de suivre les conseils des locaux et nous avons décidé de rentrer plus tôt aux Etats-Unis. Jeudi nous avons continué notre route et nous nous sommes arrêtés au Pemex de Los Mochis pour camper. Nous avons été surpris de constater que la nuit était beaucoup plus fraîche, il faut dire que nous avons maintenant pris de l’altitude dans les montagnes. Nous sommes arrivés vendredi en fin d’après-midi à la frontière de Nogales. La frontière est assez contrôlée, je ne conseille à personne d’avoir de la nourriture dans le frigo. Ils fouillent un véhicule sur deux et si quelque chose leur semble suspect, ils utilisent les chiens, enlèvent les pneus, etc. L’amende est de trois cent dollars pour les fausses déclarations (légumes, fruits, viande, produits laitiers). Il nous a fallu plus de deux heures pour franchir cette frontière, et nous n’avons pas été fouillés. D’autres amis que nous avions rencontrés à Mazatlan et à La Manzanilla, Richard et Terry de Vernon, Colombie-Britannique, nous ont dit qu’ils passeraient la petite frontière juste à l’ouest de Nogales, Sonoyta-Lukeville et qu’ils entreraient ainsi directement au parc Organ Pipe. Cette frontière est apparemment beaucoup plus rapide à traverser… Après un souper tardif, nous nous sommes finalement arrêtés au Wal-Mart de Nogales pour la nuit, et nous nous sommes installés juste à côté de Penny et Carmen, un autre couple de la Colombie-Britannique que nous avions aussi rencontrés à La Manzanilla et à Mazatlan. Le monde est décidément tout petit… Le lendemain, nous avons poursuivi jusqu'à Picacho Peak State Park, où nous avons campé pour 15 dollars sans électricité. Les gens qui veulent se brancher doivent payer 20 dollars. La première chose que j’ai constaté en entrant au Etats-Unis est que dans les salles de bains, nous pouvons jeter les papiers de toilette dans la toilette plutôt que dans des paniers, et que les robinets disposent d’eau chaude, chose qu’on ne retrouve pas en Amérique Centrale ou en Amérique du Sud. Dimanche matin, nous avons décidé de partir pour Yuma (Mittry Lake). Nous avons facilement retrouvé le camping sauvage que nous avions utilisé il y a presque trois ans. Le camping se trouve à une dizaine de milles de la ville de Yuma, juste après le camping Betty’s Kitchen. Une pancarte nous indique que nous ne pouvons rester que dix jours consécutifs. L’endroit est calme, avec une végétation un peu désertique, des montagnes, des canaux et des lacs. Nous sommes seuls ici, mais un peu plus bas, il y a d’autres campeurs canadiens et américains qui semblent pêcher une grande partie de la journée… Nous aimerions faire réparer le pare-brise (un caillou reçu juste en sortant du parc Picacho Peak) et vérifier les contrôleurs de panneaux solaires. En Arizona, (Flagstaff) il se pourrait aussi que nous fassions changer les batteries 6 volts branchées sur le panneau solaire, puisqu’en Argentine, le maximum de charge que nous avons pu trouvé est 125 volts, tandis que nous pouvons faire installer des batteries de 225 volts ici… Jeudi matin, le 1er avril, nous avons fait changer notre réservoir de propane pour un peu plus de 20 dollars américains. Celui que nous avions en Argentine était neuf (il provenait d’un Wal-Mart américain), mais nous avons dû l’échanger pour un réservoir du Nicaragua tout rouillé car nous avions manqué de propane en Amérique Centrale et il était impossible de faire remplir au Nicaragua. Ici aux Etats-Unis, ils nous ont dit que ce réservoir était illégal depuis 11 ans, et qu’il était donc impossible de le faire remplir… Pierre veut faire poser une nouvelle antenne pour la radio, puisque celle que nous avions a brisé sous une rafale de vent. Nous avons donc beaucoup de choses à régler avant de quitter l’Arizona… Carpe Diem!

17 mars 2010

En route vers Mazatlan

Nous sommes aujourd'hui le 17 mars et le soleil est à son maximum ici à La Manzanilla. Au village voisin, Mélaque, les gens vont fêter la Saint-Patrice ce soir sous une pluie de feux d'artifices. Nous avons décidé de quitter demain matin, puisque la plupart des gens ici au camping sont déjà partis: Philippe, Bernard et Marie-Paule, Marcelle et Herman, Michel et Lise de St-Eustache, Claude et Diane, Penny et Carmen. Il reste seulement Gail, qui devrait partir vendredi matin… Je pense que la plupart des touristes veulent partir une dizaine de jours avant Pâques pour s’éloigner des plages et se diriger vers les montagnes, parce que la Semana Santa est fêtée à fond trois semaines ici, surtout sur le bord des plages et dans les grandes villes. Nous nous dirigerons donc vers Mazatlan, où nous voulons passer au garage Lamarque, puis nous devrions ensuite remonter vers Durango, puis passer dans la province de Chihuahua pour atteindre le Copper Canyon, que nous n’avons jamais vu encore. Beaucoup de paysages impressionnants en perspective. Au plaisir!

04 mars 2010

Tremblement de terre au Chili et rumeurs de tsunami

Nous sommes toujours à la Manzanilla, et nous pensons rester ici pour encore deux semaines. Certains voyageurs sont déjà partis (Bernard et Marie-Paule), et je dois avouer que cela fait un vide (Bernard était un ancien membre du groupe les Habits Jaunes, et il nous enchantait le soir avec sa guitare). Mais par contre, d’autres sont revenus (Marcelle et Herman), et une dame de Colombie-Britannique, Sherry, qui était au Camping Concha est aussi venue se joindre à nous. La semaine passée, juste après le tremblement de terre au Chili, nous avons eu un avertissement de tsunami (nous pouvions suivre les nouvelles sur la radio Sirius). Comme d’habitude, les pronostics étaient exagérés, mais un des campings s’est complètement vidé. Des gens nous disaient qu’il y aurait des vagues de 40 pieds de haut pour nous frapper de plein fouet, et qu’il y aurait deux pieds d’eau recouvrant tout le camping par la suite. C’est drôle, je n’avais aucun feeling de danger, alors nous avons attendu patiemment, et rien ne s’est produit… Mais Herman et Marcelle sont partis pour quelques jours, un peu plus tôt qu'ils ne l'avaient prévu. Le matin, les dauphins s’en donnent à cœur joie, et nous les voyons sauter près de la plage. Il y a encore quelques baleines, mais la plupart sont maintenant reparties vers le Nord. Juste après la pleine lune, il y avait du plancton fluorescent que l’on pouvait apercevoir sur les vagues tôt le matin. Et bien sûr, comme nous sommes à quelques mètres de la mer, nous nous endormons chaque soir au bruit des vagues… Ce camping (Don Gabi), est vraiment un petit paradis. Nous visionnons maintenant une série vidéo, Deadwood, produite par HBO, alors chaque soir nous regardons un ou deux épisodes. Le contexte historique est superbe (la vie au temps de la ruée vers l’or dans les montagnes du Dakota, un territoire alors exclusivement indien, qui n’était sous la juridiction d’aucune cour de justice). Nous avons aussi acheté le film Blackjack 21, avec Kevin Spacey et Laurence Fishburne. Et nous avons mis la main sur un autre vidéo de Santana, encore plus impressionnant que celui que nous avions déjà… La plage ici est très longue, nous pouvons nous rendre à pied jusqu’à Boca Iguanas, à quelques kilomètres. Il y a une poissonnerie au village, alors nous pouvons acheter du pompano, des crevettes, du mahi-mahi, du basa… Il y a aussi une librairie qui vend des livres usagés au profit de la communauté. Et chaque vendredi, le marché d’artisanat ouvre ses portes. Le restaurant que nous préférons est le Café Florès, car Pierre peut y manger des filets mignons, des entrecôtes et des surlonges cuisinés par une chef américaine. Nous y avons mangé deux fois depuis que nous sommes ici, avec Michèle la fille de Pierre (ils ont de bons plats végétariens) et avec les amis du camping Don Gabi. Vraiment, le village de La Manzanilla a beaucoup à offrir pour les voyageurs canadiens et américains, mais je ne suis pas certaine qu’il n’y aura pas une explosion des prix dans quelques années. Nous voyons déjà des châteaux en construction en bordure de la mer, et bien sûr ils appartiennent tous à des étrangers. Nous espérons que tous nos amis et tous les gens de notre famille se portent bien. Mille baisers de La Manzanilla!

18 février 2010

Peinture et débosselage de l'auto à Melaque

Lundi le 8 février nous sommes allés faire faire la peinture et le débosselage à Mélaque (Laminado Y Pintura Beto, sur la route 200, en sortant du village vers le sud). Ils ne font pas de sandblast, ils doivent donc tout sabler à la main. Nous avions quelques bosses et un peu de rouille, alors nous avions décidé que ce travail d’ entretien s’imposait. Jeudi matin, nous sommes allés voir l’état des travaux, et nous nous sommes rendus compte que la peinture était de la mauvaise couleur (trois couches de peinture et quatre couches de « clear »). La couleur était bleu indigo, alors que la peinture originale était turquoise grisâtre. Comme le toit ne devait pas être peinturé (fibre de verre) le contraste entre les deux couleurs était vraiment laid. Finalement, nous nous sommes entendus avec eux pour qu’ils reprennent le travail. Ils ont sablé à nouveau pour rendre la carrosserie matte, mais comme Pierre dit, cela nous fait trois couches de peinture de plus! J’imagine que c’est une bonne protection contre la rouille! Nous avons donc dû coucher à l’hôtel du lundi au samedi. Nous avons aussi dû manger dans les restaurants toute la semaine, puisque nous n’avions pas accès à notre véhicule… J’avais hâte de retrouver ma cuisine, même si nous en avons profité pour manger des sincronizados, des huevos rancheros, des chilaquiles et des chili rellenos! Et les postes de télévision américains à l’hôtel nous ont permis de suivre les tempêtes de neige aux Etats-Unis et les dernières nouvelles, mais nous sommes heureux de ne pas avoir de télévision, il y avait tellement de commerciaux et de désinformation… En fait, nous avons réalisé combien notre petit camping-car Westfalia nous faisait économiser, puisque cela nous évite les coûts d’hébergement et de restauration. Nous avons aussi fait refaire notre moustiquaire, mais le couturier a dû reprendre son travail car il avait cousu les fermetures-éclair à l’envers.   Et nous avons trouvé un nettoyeur qui a lavé notre grosse douillette (les dimensions sont trop grandes pour des machines à laver standard) pour 80 pesos. Après avoir fait notre marché samedi en après-midi et fait remplir de gaz propane à Cihuatlan, nous sommes revenus à La Manzanilla et nous nous sommes installés au camping Don Gabi, un beau petit camping, propre et économique, juste en bordure de la plage.  Nous nous endormons au bruit des vagues, et nous profitons chaque jour de magnifiques couchers de soleil. Les gens ici sont vraiment sympathiques : il y a Frank Condelli, un mécanicien de Westfalia d’Almonte, Ontario, avec sa femme Rita qui est québécoise. Il y a aussi Marcelle, d’Arvida, et son mari Herman, un Allemand-Canadien, qui possèdent un Road Trek.  Ensuite Bernard et Marie-Paule, de Valleyfield, en motorisé Majestic (un camping-car très luxueux). Le gérant du camping, Philippe, est un Québécois de 67 ans, de style hippie, qui possède un autobus scolaire jaune. Il y a aussi Chris et Barbara, de la Colombie-Britannique (Chevrolet), et depuis hier, Richard et Terry de la Colombie-Britannique (Westfalia), se sont joints à nous. Le camping ici est 100 dollars par mois, les douches et les toilettes sont impeccables, et nous avons de l’eau (non potable ici au Mexique) à volonté. Il n’y a pas de mouches, la vue sur l’océan est superbe, la plage est très belle, que demander de plus? Nous avions pensé nous rendre en Arizona et passer le reste de l’hiver à Yuma, mais comme nous avons une température idéale ici, pourquoi se presser pour passer aux Etats-Unis? Avant-hier il y a eu un rassemblement au camping, et nous avons eu le plaisir d'avoir Bernard et Felipe qui nous ont joué de la guitare et de l'harmonica, alors que Chris nous avait apporté une soupe thaïlandaise pour souper.. J'ai eu la surprise de constater que quatre bouteilles de tequila Azul et Anejo pouvaient se boire en un rien de temps, avec des habitués tels que Frank et Bernard! Bien sûr nous étions plusieurs, mais laissez-moi vous dire que Pierre est capable d''en prendre, et le pire, ou le mieux, le lendemain matin il n'avait même pas mal à la tête! Nous regardons des DVD presque tous les soirs, et nous avons beaucoup de plaisir au camping. Nous en profitons aussi pour tout nettoyer l'intérieur de la West. J'ai lavé les rideaux, le plafond, la toile, bref, nous rattrapons le temps perdu. Il nous reste à changer la pompe à eau et le filtre à essence, mais je pense que pour le reste, cela va.
Et oui, les km nous séparant du retour à la maison semblent dérisoires compte tenu du chemin que nous avons parcouru jusqu'ici. Tout se passe bien pour nous, et nous redoutons un peu le froid que nous allons trouver en poursuivant notre route vers le Canada, alors c'est pourquoi nous ne nous pressons pas. D'ailleurs, l'important est d'être à Vancouver en mai pour la naissance du bébé de Madison et Ben (le plus jeune fils de Pierre). Bonne fin d'hiver à tous, le printemps approche! Avec toutes nos amitiés...

07 février 2010

La Manzanilla! Encore!

Nous avons conduit Michèle et les enfants à l’aéroport mardi passé (2 février) en fin d’après-midi, puis nous sommes retournés vers La Manzanilla. Comme il pleuvait beaucoup, nous avons décidé de ne pas faire les quatre heures de route et de nous arrêter à une station-service pour la soirée. La nuit de mardi à mercredi a été illuminée par les éclairs! Il a même plu dans la van! Il y a sans doute une petite fuite sur le toit, autour de la Fantastic Fan que nous avions fait poser à Montréal… Une autre petite chose à réparer! Mercredi nous avons fait les garages de Mélaque pour avoir des estimations pour la peinture et le débosselage du véhicule. Nous avons rendez-vous lundi chez Betto, et nous avons aussi trouvé un hôtel pour la semaine où nous serons sans notre véhicule. Plusieurs voyageurs choisissent de faire repeindre leur véhicule ici au Mexique parce qu’il paraît que les prix sont quatre fois moins élevés qu’au Québec… Je ne sais pas si c’est un peu exagéré, mais nous avons eu une estimation de mille dollars, et le travail devrait prendre une semaine. J’ai hâte de voir, on me dit que parfois cela trois fois plus de temps, mais nous gardons les doigts croisés. Nous sommes au camping des Québécois (5$ par jour), sur la plage, de l’autre côté du cimetière, et il y a ici des gens de La Sarre, de Mirabel, de St-Colomban, de Montréal… Pierre est heureux, il peut échanger avec d’autres voyageurs qui parlent français! La plage est belle, la température de l’eau est plus chaude que l’air, il y a des baleines le matin, une profusion de bougainvillées (fleurs rose magenta, oranges ou blanches), et nous pouvons marcher plusieurs kilomètres sur la plage. Nous sommes très gâtés. L’Internet chez Yolanda coûte 50 pesos par semaine. La connexion est un peu lente, mais je suis reconnaissante de pouvoir trier les photos et les signets! Cela fait du bien de pouvoir faire le ménage de mon ordi. C’est difficile d’imaginer comment les connexions Internet sont moins performantes ici qu’aux Etats-Unis et au Canada. Par exemple, pour downloader Real Player, j’ai dû m’y reprendre à trois fois (on dit planter en québécois) et j’ai finalement abandonné. Pour placer les photos sur Kodak Gallery, une moyenne de 30 minutes par photo, alors qu’il en fallait 2 minutes à la maison (Vidéotron, connexion câble). Et bien sûr, l’eau n’est pas potable, il faut laver les légumes et les fruits à l’iode ou avec des gouttes spéciales. Mais vraiment, il ne s’agit que de petits inconvénients… Nous avons bien aimé Tenecatita, un endroit où le snorkelling est recommandé. Nous avons longé à nouveau le malecon (promenade le long de la mer) à Puerto Vallarta. Mais nous sommes revenus à la Manzanilla parce qu’il s’agit d’un petit village sympathique où l’on rencontre plein de Québécois. Nous reviendrons probablement ici après le travail de peinture de l’auto… Et cette fois nous achèterons du Kimchi (sorte de choucroute asiatique) de Louis et Julie, et nous aurons certainement plus de temps pour jaser avec la sympathique Diane, la mère de Julie… Au plaisir!

22 janvier 2010

La Manzanilla (Mexique) pour la deuxième semaine

Nous sommes toujours à la Manzanilla, pour la deuxième semaine. Pierre est très heureux de profiter du temps avec ses deux petits-enfants. En mai, il y en aura un autre, car son plus jeune fils, Benoît, sera papa lui aussi. D'ailleurs, c'est pour cela que nous ferons le trajet du Mexique à la Colombie-Britannique (autrement, nous aurions piqué vers le Québec à partir des États-Unis, moins de kilométrage). Je m'inquiète un peu du fait que Pierrel ait développé une vilaine toux. Peut-être qu'il s'agit seulement de fatigue accumulée. Le trajet de Cancun à Puerto Vallarta a été long (neuf jours), et il a conduit du matin au soir pendant neuf jours. Je sais qu'il aime conduire, mais l'état mécanique de la voiture l'inquiétait, et je pense que cela a jouté au stress, car nous n'aurions pas voulu être en retard à l'aéroport pour prendre Michelle et les petits-enfants... Il pense prendre des antibiotiques dans quelques jours s'il n'y a pas eu d'amélioration. Sauf ces petits pépins, nous allons bien. Nous profitons de la superbe température ici au Mexique. Au plaisir!

15 janvier 2010

Mexique (La Manzanilla)

Vendredi le 15 janvier 2010! Nous sommes à La Manzanilla depuis le 12 janvier, après avoir retrouvé Michèle (la fille de Pierre) et ses deux enfants à Puerto Vallarta. Nous serons ici jusqu’au 2 février. La maison qu’elle a louée est superbe, toute ronde, avec une palapa entourée de moustiquaires à l’étage (chambre à coucher), une cuisine assez moderne et bien fournie, et une salle de bains toute de céramique bleu indigo et rouille, avec de l’eau chaude! Maya, la petite de huit mois, ne fait pas ses nuits encore, et sa mère la nourrit à toutes les deux heures. C’est aussi la période où elle perce ses dents… J’ai été très chanceuse, car mon fils Érick quand il était bébé, a fait presque toutes ses nuits à partir de trois mois et demi. Hier nous avons passé la journée à la plage, et Jai , le petit garçon de trois ans et demi, a beaucoup aimé. Pierre, le grand-père, est heureux de passer du temps avec ses petits-enfants… Je ne sais pas ce qui nous attend comme problème mécanique, mais quand nous avons fait le trajet de l’aéroport de Puerto Vallarta à La Manzanilla, il y avait un bruit provenant du bearing de la roue droite à l’avant, et le moteur semble aussi tourner beaucoup plus vite qu’avant (idle mal ajusté?)… Nous essaierons de faire réparer à Puerto Vallarta. En parlant de mécanique, nous avons rencontrés Frank Condelli et sa femme Rita d’Almonte, quel hasard! Aussi, Jean-Luc et Angèle, un couple de Thetford Mines que nous avions rencontré en Alaska au début du voyage, étaient au même camping que Louis et Julie, deux amis de Michèle. Le monde est définitivement très petit! En passant, Frank a eu l'amabilité de vérifier notre moteur (idle défectueux, petit ajustement nécessaire). Par contre, Pierre a découvert un autre problème: l'autre crank seal (terme anglais), ou Spi Joint (français), ou Reten (espagnol) est encore défectueux, alors nous perdons de l'huile... Il nous faudra soit faire venir un autre morceau du Québec, soit attendre de nous rendre au Canada pour le faire réparer, en rajoutant de l'huile très régulièrement pour compenser ce que nous perdons... J’ai appris il y a quelques jours que ma tante Germaine, qui était religieuse, est décédée… Il y avait eu dernièrement mon oncle Paul, qui avait quitté ce monde en décembre alors que nous étions au Costa Rica. Cela fait tout drôle de constater que le temps passe si vite, que notre séjour sur ce plan terrestre n’est pas éternel. Cela renforce encore ma conviction qu’il faut en profiter le plus possible, qu’il faut suivre son cœur et vivre chaque jour comme si c’était le dernier. J'en profite pour envoyer mes meilleures pensées à tous les gens de la famille Blais.  Jai, le petit garçon de Michelle, adore les crocodiles! Il y en a plusieurs ici, à la lagune! Nous avons même assisté à leur repas de poissons! De vrais monstres qui paressent dans l'eau, mais quand ils s'agitent, attention, l'eau remue! Il y a beaucoup de soleil ici à la Manzanilla, et les nuits sont fraîches. J’espère qu’au Québec, la neige brille!   L’hiver peut aussi être tellement magique, avec les arbres givrés, la neige qui recouvre toute la nature de blanc… Je dois vraiment être nostalgique, c’est la première fois que je m’ennuie de l’hiver! Et bien sûr, j’ai surtout hâte de retrouver les gens de ma famille, les amis… Au plaisir!

Mexique (de Puerto Arista à Manzanillo)

Nous sommes aujourd’hui lundi le 11 janvier, et nous avons roulé sans vraiment nous arrêter de Puerto Arista jusqu’à Manzanillo depuis vendredi. Nous avons couché à une station-service de Puerto Escondido, au quai de Puerto Guerrero et à la plage El Faro. Nous avons fait une pause à Ixtapa, un centre touristique qui ne ressemble pas du tout au vrai Mexique, avec des pelouses manicurées et des hôtels de vingt étages. Au R.V Park, ils demandent 389 pesos par nuit (35$ U.S.) et franchement, je trouverais difficile de demeurer dans un endroit grillagé où tout le monde est cordé dans un espace bien délimité. Mais j’imagine que la sécurité garantie est importante pour certains… Et la proximité de la plage et des commodités touristiques est probablement prépondérante aussi! C’est difficile à imaginer à quel point les routes peuvent être tortueuses et serpentines ici. Nous prenons l’autoroute quand c’est possible (les péages sont assez élevés au Mexique, il n’est pas rare qu’ils soient de huit ou neuf dollars, mais je pense que cela vaut la peine, pour éviter les topez ou dos d’âne, ces bosses de ciment ou d’asphalte conçues pour ralentir les autos). Mais malheureusement, il n’y a pas tellement d’autoroutes le long de la côte du Pacifique. Les paysages sont superbes, la température est chaude, les gens sont sympathiques et nous arrêterions bien pour profiter un peu plus des endroits magnifiques que nous rencontrons sur la route, mais il nous faut nous dépêcher car Michelle la fille de Pierre arrive demain à Puerto Vallarta. Il y a une grande différence entre la côte Atlantique et la côte Pacifique. Il y a beaucoup plus de montagnes ici, alors que la route de Chétumal à Cancun était très plate. Les abords des routes sont aussi plus propres là-bas, sans doute parce que les endroits touristiques sont plus surveillés. Chaque état du Mexique est très différent. Jusqu’ici, nous avons préféré l’état du Chiapas pour les paysage (les chutes El Chiflon, les cascades Agua Azul, la plage du petit village de Puerto Arista, et les villes coloniales de Cristobal de las Casas et Comitan. L’état du Quintana Roo (Tulum, Cancun) est aussi assez spécial pour ses ruines archéologiques et sess plages. Nous traversons souvent un ou deux états par jour lorsque nous faisons de la route toute la journée. Sur le côté du Pacifique, nous rencontrons souvent des militaires qui nous arrêtent pour une inspection du véhicule, cela semble faire partie des normes habituelles du Mexique. Le Mexique est un beau pays, plus facile à visiter que certains autres endroits d’Amérique du Sud. Justement, nous venons de traverser un poste d’inspection militaire, alors j’arrêterai ici… Au plaisir!

11 janvier 2010

Mexique (Lagunas Montebello, San Cristobal de Las Casas,Puerto Arista)

Après Escarcega, nous avons poursuivi vers Palenque et Comitan. Nous voulions voir les lagunes de Montebello et les ruines de Chilkuntic. Lorsque nous sommes arrivés au ruines, elles étaient fermées pour rénovation, et quant aux lagunes, comme il a plus toute la journée, nous n'avons pu admirer les couleurs magnifiques que l'on nous avait tant vanté. Pierre n'était pas très content de constater qu'en plus du prix d'entrée de 25 pesos, il fallait débourser de 10 à 25 pesos chaque fois que nous voulions visiter une partie des lacs (il y a une dizaine de points de vue différents). Nous avons décidé de continuer vers San Cristobal de Las Casas, que nous avons vraiment apprécié. Cette ville aux rues de pierres est une ville coloniale comme nous les aimons, avec plusieus églises aux intérieurs incroyables. En particulier, l'église Santo Domingo est vraiment impressionante... Nous nous sommes ensuite rendus à Puerto Arista, où nous avons retrouvé notre ami Charles Magnon! Lorsque nous l'avions rencontré deux ans plus tôt, au début de notre voyage en Amérique Centrale, son domaine n'était pas encore construit, il vivait encore dans sa Wesfalia, sur son terrain. Quelle surprise de constater à quel point il a fait des merveilles! Vraiment, je lui lève mon chapeau! La petite ville de Puerto Arista est vraiment intéressante, très ensoleillée, avec une plage magnifique de plusieurs kilomètres de long, et surtout, le fait qu'il s'agit d'un tout petit village lui confère un charme indéniable. Les gens sont vraiment gentils, les prix ne sont aucunement gonflés, et nous comprenons biebn pourquoi José du Canada et Charles de la Louisiane ont décidé de s'y installer... Nous continuerons demain matin vers Puerto Vallarta...

29 décembre 2009

Tulum, Mexique!

J'en profite pour souhaiter de merveilleuses fêtes à ma famille et aux amis(es)! Nous avons rencontré mon fils Érick à l'aéroport de Cancun le 26 janvier en soirée, quel plaisir! Nous sommes à Tulum et dans les environs pour la semaine, premièrement parce que l'endroit est superbe mais aussi parce qu'Érick y prend des cours de KiteSurf. Je croise les doigts que le vent soit favorable, parce que pour ce sport, il faut bien sûr un bon vent régulier! Érick est toujours aussi génial, drôle, cool, d'apparence très jeune, il n'a pas changé du tout... Il est en externat à Rimouski pour ses études en médecine et cela fait deux ans et demi que nous ne étions pas vus, depuis le début du voyage en fait... Nous avons dû changer les freins une autre fois... Mais je crois que pour le reste du voyage, nous serons tranquilles, puisque ce sera assez plat à partir d'ici. Et puis les petits problèmes mécaniques (en fait il s'agit surtout de maintenance), c'est un peu normal non? C'est tellement agréable de voir du pays, de profiter de paysages merveilleux, d'élargir ses horizons, que les inconvénients, même s'ils ne sont pas toujours agréables, sont tout de même minimes si on regarde les avantages! Nous avons visité avec Erick la Réserve de Sian’Kian (cénote naturelle), Punta Laguna (sanctuaire de singes), les ruines archéologiques de Coba, et Punta Allen. Mais bien sûr, comme il prenait des cours de Kiteboarding à Tulum et que les conditions de vent ne sont pas toujours idéales, il ne pouvait pas trop s’éloigner tant que son cours n’était pas terminé. Il a obtenu sa certification IKO2 la journée de son départ! Chaque matin, il se rendait sur la plage, et tout dépendant des prévisions et des conditions en vigueur, l’instructeur essayait d’allouer des plages de temps en fonction des possibilités. J’ai beaucoup aimé le voir « rider » sur l’eau, propulsé par le cerf-volant qu’il maniait parfaitement! C’est un sport qui semble super excitant, mais je pense que la technique est assez exigeante. Je n’aurais certainement pas la coordination nécessaire! Le temps a filé si vite, j’aurais aimé qu’il ait plus de temps, mais il lui fallait être de retour à l’hôpital de Rimouski (où il fait son externat), le 3 janvier… Hier nous avons visité les ruines de Chacchoben (assez ordinaires), puis les ruines de Kohnulich, qui elles sont vraiment spéciales, surtout en raison des sculptures impressionnantes qu’on retrouve au Temple des Masques. Nous avons beaucoup roulé (nous nous sommes arrêtés bien après que le soleil se soit couché), mais nous n’avons pas tellement le choix, car Michelle la fille de Pierre devrait arriver avec ses deux jeunes enfants pour le 12 janvier à La Manzanilla, la côte Ouest du Mexique, et Tulum est sur la côte Est!  Nous avons rencontré en chemin un jeune homme du Texas d’origine guatémaltèque, Luis,  qui faisait de l'auto-stop et nous l'avons conduit jusqu’au terminus d’autobus d’Escarcega.   Finalement, nous nous sommes arrêtés dans une station-service pour la nuit, et ce matin, nous devrions nous arrêter à Palenque pour l’Internet.  Nous sommes aujourd’hui le 4 janvier, et nous nous dirigeons vers Puerto Vallarta, car l'avion arrive à cet endroit…  La Manzanilla se trouve à environ 4 ou 5 hres de distance de Puerto Vallarta.   Je vous souhaite à chacun et chacune une superbe année 2010!

25 décembre 2009

Mexique pour Noël!

Nous sommes entrés au Mexique le 21 décembre, et nous nous sommes dirigés vers Comitan afin d’acheter des cartes routières et de trouver une assurance automobile. Nous avons cherché longuement l’office du Tourisme, et finalement, les cartes que nous avons trouvées n’étaient pas très détaillées… Nous avons visité le centre historique de cette superbe ville coloniale, et nous nous sommes ensuite dirigés vers El Chiflon, un centre touristique indigène aux superbes cascades… Nous sommes arrivés en fin de journée, et nous avons eu à peine le temps de faire le sentier menant jusqu’au Voile de la Mariée (la dernière cascade). Le tarif pour entrer sur le site est de 20 pesos par personne, et 50 pesos pour camper ou stationner pour la nuit. La route pour se rendre est montagneuse, mais toute asphaltée, et les points de vue sont époustouflants. Le lendemain matin, après une courte baignade (l’eau était très froide), nous sommes retournés à Comitan où nous avons fait faire un changement d’huile et quelques emplettes au Wal-Mart et au Sam’s Club. J’ai acheté un autre chargeur de batteries pour la caméra (Energizer, recharge en 15 minutes, 50 dollars). J’avais payé 100 dollars pour quelque chose de semblable au Canada avant de partir en 2007… J’imagine que les prix pour la technologie sont continuellement à la baisse et que les produits s’améliorent constamment! Nous voulions coucher aux ruines de Teman Puente, à environ huit kilomètres de Comitan, mais nous avons dû rebroussé chemin car le gardien nous a dit que c’était prohibé et que c’était vraiment trop dangereux. Nous avons dû nous rabattre sur une station-service Pemex, il était déjà tard… Mercredi le 23 décembre nous nous sommes rendus aux ruines magnifiques de Tonina. Ces ruines sont extraordinaires, et on peut grimper jusqu’au sommet afin d’admirer la vue extraordinaire des vallées avoisinantes. Elles comportent des murales peintes et des sculptures impressionnantes. Nous y sommes restés deux heures, et nous avons terminé par la visite du musée et un vidéo sur le site archéologique en espagnol de 45 minutes. Nous avons même aperçu un arbre à café sur notre route! Cela faisait longtemps que nous n’avions pas vu d’aussi belles ruines, si on exclut Tikal au Guatémala et Machu Pichu au Pérou, bien sûr! Et en passant, le prix d’entrée est vraiment minime, seulement 41 pesos mexicains (moins de 4$) par personne! Nous avons visité les ruines des missions jésuites en Argentine (qui n’avaient rien de fantastique) pour un prix d’entrée de douze dollars (36 pesos argentins). Et bien sûr, il en coûte 50 dollars par personne pour visiter Machu Pichu. Nous avons continué notre route jusqu’à Ocosingo, puis nous sommes finalement arrivés à Agua Azul. Pour les touristes qui feraient le même trajet que nous en camping-car, juste avant d’arriver à Agua Azul, quelqu’un vend des billets en indiquant qu’il s’agit du prix d’entrée pour Agua Azul (20 pesos), mais il s’agit plutôt d’une contribution pour nettoyer la route! Arrivés au site, il nous a fallu payer le billet officiel de 20 pesos, ce qui est minime, mais c’est plutôt une question de principe car le premier billet ne valait absolument rien. J’imagine que les gens trouvent toutes sortes de façons de se faire un peu d’argent… L’eau ici est turquoise, et les chutes sont merveilleuses. Il y a beaucoup d’artisanat, et l’on peut marcher jusqu’au canyon Jaguar, à environ une heure à pied en longeant les cascades. Il y a très peu de gens sur le sentier une fois qu’on a dépassé les vendeurs de bijoux, de vêtements et d’artisanat. Il s’agit vraiment d’un bel endroit pour passer Noël, mais il est impossible ici de communiquer par Internet ou par téléphone, l’endroit est tenu par des indigènes, et il faudrait un satellite... Ils n’ont même pas l’électricité ici, et toute la cuisine est faite au propane… Ce matin, vendredi le 25 décembre, nous nous dirigeons vers Palenque, où nous espérons trouver un café Internet ouvert! Avec nos meilleurs vœux de Noël!

16 décembre 2009

Nicaragua, Honduras et Guatémala

Après avoir quitté le Costa Rica vendredi passé (11 décembre 2009) nous sommes entrés au Nicaragua et nous nous sommes empressés de nous diriger vers San Juan del Sur, une belle petite baie en fer à cheval donnant sur le Pacifique. Même si l'endroit est assez touristique, nous avons bien profité du soleil et de la mer. J'ai acheté un poisson complet Red Snapper, que j'ai fait fileté, pour deux dollars! Il y avait aussi des langoustes et des crevettes géantes, mais nous en avons tellement mangé pendant le voyage que nous avons passé outre... Nous avons rencontré des expatriés américains qui vivaient à San Juan del Sur. Le Nicaragua est le pays le moins cher d'Amérique du Sud: les belles propriétés au bord de la mer se vendent 80,000$, alors que celles qui sont sur les versants des montagnes (Matagalpa, au Nord, dans la région du café) valent environ 40,000 dollars! Nous sommes passés hier au Honduras, et ce fut très pénible à la frontière. À ma suggestion, Pierre a demandé un reçu pour les frais encourus, et la fonctionnaire était tellement insultée qu'elle nous a fait attendre trois heures de plus! Pierre a dû se rendre à deux banques pour faire faire les reçus, toute une pagaille! La désorganisation ici est absolument incroyable. Nous avons bien hâte que toutes ces frontières soient traversées, c'est encore pénible de faire faire le permis d'importation temporaire pour le véhicule à chaque frontière et franchement, c'est la partie que nous détestons le plus... Nous n'en revenons pas de constater à quel point chaque pays que nous traversons est complètement différent de son voisin. Le Costa Rica est très vert, avec presque la moitié de son territoire en parcs nationaux et réserves écologiques. Le Nicaragua est très volcanique, plus désertique, avec de superbes lacs immenses et de très bonnes routes. Le Honduras est très montagneux, moins désertique, et je ne crois pas qu'il y ait des volcans sur son territoire. Hier nous nous sommes rendus jusqu'à Siguatepeque. Au Nicaragua, l'argent américain est accepté partout, tandis qu'ici, il faut absolument des lempiras. Nous avons traversé rapidement la capitale, Tegucigalpa, et nous poursuivrons ce matin notre route vers le Guatémala. Nous voulons arrêter aux grottes de Lanquin et à Semuc Champey, que nous avions manqué en 2004 à cause des routes trop mauvaises. Les routes secondaires sont parfois difficiles en Amérique Centrale. La Pan-Américaine est généralement très belle, mais pour les autres routes, tout dépend... Nous avons en effet visité Coban (une ville intéressante, très guatémaltèque et très authentique), et nous avons poursuivi vers Semuc Champey. La route est difficile, très escarpée, très rocheuse, mais cela se fait. Tout le monde dit qu'il faut un 4X4, mais c'est faux, puisque nous avons réussi à passer! Par contre, nous avons dû changer les pastilles de freins le long du chemin... Disons que j'ai eu un peu peur! Nous avons bien aimé Semuc Champey, avec la rivière souterraine et les nombreuses cascades... Le prix d'entrée est de 8 dollars par personne, et le camping dans l'auto est aussi le même prix... En retournant à Coban, nous avons pris la route 7W, qui comporte de superbes paysages de montagnes. Route de terre sur une quarantaine de kilomètres, très étroite, virages serrés. Mais cela s'est vraiment compliqué en raison d'un éboulement, car nous avons dû prendre un détour pour contourner, et là, j'ai eu chaud! La pluie, la boue, bref, nous étions contents lorsque nous sommes arrivés à la frontière du Mexique! Nous sommes aujourd'hui le 20 décembre. Nous pensons passer Noêl au Mexique, mais rien n'est jamais certain... Mes meilleures pensées à tous les gens que j'aime, à mes tantes tellement spéciales, à mes frères et soeurs et à mon fils Éric que j'adore!

10 décembre 2009

Estrellitos et Playa Prieta, Costa Rica

Nous avons quitté Dominical lundi matin, car nos voisins américains se sont faits cambrioler à quelques pieds de nous dans la nuit de dimanche, et nous n'avions plus tellement le coeur à profiter de l'endroit. J'ai demandé à un policier si les vols étaient fréquents à Dominical, et il m'a répondu qu'ils s'occupaient en moyenne de quatre rapports de vols par semaine. Ils sont huit policiers, avec un camion et deux motos, alors souvent ils doivent patrouiller la plage à pied. Ils sont en service 24 heures sur 24, alors ils se relaient sur 3 quarts de travail par jour. Ils font ce qu'ils peuvent avec les moyens qu'ils ont! Nous trouvons que le Costa Rica a bien changé depuis 2003-2004, la première fois où nous y étions venus. A Tamarindo, une autre plage où nous étions mercredi le 9 décembre, on trouve même des propriétés valant 7 millions de dollars! Et comme il n'y a pas de règlements de zonage, les gens peuvent construire des châteaux ou des cabanes, détourner des rivières, creuser la nappe phréatique, et jeter leurs égouts dans la mer. Certaines propriétés extrêmement luxueuses n'ont même pas de fosse septique, et les déchets des salles de bains se retrouvent donc dans les cours d'eau. Il y a définitivement un vent de mécontentement qui souffle chez les natifs, et de constater la différence de classe faramineuse qui existe entre les gens originaires de Costa Rica et les étrangers qui s'y sont établis laisse vraiment matière à réflexion... Donc après avoir quitté Dominical, nous nous sommes rendus à Quepos pour y faire un marché, puis au parc Manuel Antonio, qui était malheureusement fermé cette journée-là (le lundi est une journée de nettoyage pour les employés du parc). La plage du village de Manuel Antonio est superbe, toute de sable blanc. Puis nous avons continué vers Jaco, mais nous avons fait un petit détour à Estrellitos, où nous avons décidé de nous arrêter pour la journée. Estrellitos est un tout petit village d'à peine 300 habitants, avec un hôtel vide à vendre ainsi que plusieurs maisons. Le surf là-bas y est absolument fantastique, alors le village reçoit plein de jeunes sportifs costaricains les fins de semaine. Il n'y a pas d'épicerie, pas de bureau de poste, en fait il n'y a pas grand-chose sauf l'hôtel qui appartient à un Américain qui vit aux U.S.A. Le lendemain matin, nous avons rencontré Joe, un visiteur d'Orlando, en Floride qui est tombé en amour avec une Costaricaine et qui recherchait une propriété à vendre (l'hôtel en question, un demi-million pour une bâtisse vraiment décrépie). Nous avons jasé avec lui et nous lui avons suggéré de regarder du côté de l'Uruguay... Mercredi matin, nous avons décidé de poursuivre vers Jaco, où nous espérions pouvoir faire remplir le réservoir de propane. Pierre voulait aussi trouver du tabac à pipe... Nous n'avons pas été très chanceux! Nous avons retrouvé un cours d'eau rempli de crocodiles que nous avions déjà remarqué en 2007. Heureusement que nous pouvions observer ces grosses bêtes du haut du pont! Nous sommes ensuite allés à Tamarindo, une très belle plage, extrêmement touristique et chère. Cela ressemble un peu à Miami, mais en plus dispendieux. Pierre n'était pas très content de constater qu'une petite crème glacée à la vanille coûtait plus de 4 dollars américains, mais j'imagine que cela va avec la masse touristique qui visite cet endroit. Finalement, nous nous sommes arrêtés à Playa Prieta pour souper. Cette plage nous avait été recommandée par Dominique et Bélinda, de Colombie-Britannique. Nous avons rencontré deux jeunes filles qui vivent ici, une Canadienne et une Américaine, Catherine et Britton, et elles nous ont invités à les rejoindre chez elles et nous ont offert de stationner sur leur terrain pour la nuit. Elles vivent dans un petit paradis, une grosse maison ronde avec vue sur la mer! Et en plus, Catherine parle français car sa mère est Québécoise! Nous avons passé la soirée avec elles et une de leurs amies, une Britannique, Anna, qui est instructeur de scuba diving. Cela fut extrêmement agréable, cela faisait longtemps que nous n'avions pas passé la soirée en aussi bonne compagnie.   Bon, ce matin, nous partirons probablement vers Liberia. Nous essaierons de trouver un endroit pour faire remplir de propane... Nous devrions quitter le Costa Rica dans quelques jours... Carpe Diem!

05 décembre 2009

Costa Rica, Dominical

Nous avons quitté le Panama mercredi matin le 2 décembre, et nous étions à la frontière du Costa Rica à huit heures trente du matin. Nous avions demandé à Abdul Basto, le gérant de Seaboard à Colon, si nous pouvions passer au Costa Rica sans plus de formalités, et il nous avait dit oui. Par contre, le tramitador avec lequel nous faisions affaires nous avait indiqué qu’il fallait que la Policia Technica Judicial de Panama place une étampe dans nos passeports parce que nous étions entrés au pays sans le véhicule, et que nous en ressortions avec le véhicule. Mais comme le Joint Spi (crank seal) du moteur n’avait pas encore été changé à ce moment, nous n’osions pas trop nous promener dans la capitale, et nous avons donc contourné le centre-ville de Panama (nous nous rappelions, il y a deux ans, la difficulté que nous avions eue à nous rendre aux bureaux de la police à cause des sens uniques, et de plus, ce quartier est un des pires quartiers de la ville de Panama!) Après avoir fait effectuer les réparations mécaniques à David, comme nous n’étions qu’à 45 minutes de la frontière du Costa Rica et à plus de 450 kilomètres de la ville de Panama, nous avons décidé de prendre une chance… Un tramitador (une personne qui demande un pourboire pour nous aider à franchir la frontière) a pris les devants et a fouillé le passeport pour la fameuse étampe. Il a trouvé l’étampe que nous avions eue quand nous étions entrés au Panama il y a deux ans. Il l’a montrée à la douanière, qui avant d’apposer son sceau, a regardé la date et le reste du passeport (nous en avons franchi des frontières depuis deux ans!). Finalement, le tramitador l’a sans doute convaincue, car elle a apposé le cachet et nous sommes entrés au Costa Rica. Ouf! Pierre a eu chaud… Il a ensuite fallu quatre heures pour passer à la frontière du Costa Rica, parce que l’officier a fait une erreur lorsqu’il a inscrit le numéro de la plaque d’immatriculation, et qu’en essayant de faire la correction, le système informatique est tombé en panne. Habituellement, il faut deux heures pour passer la frontière, et non quatre. Les douaniers prennent tout leur temps, il faut aller dans plusieurs bureaux, et les files sont longues… Nous avons continué sur la Pan-Américaine (des trous énormes dans l’asphalte enjolivent la route), puis à la hauteur de Palmar Norte, nous avons piqué à gauche pour suivre la côte et nous diriger vers Dominical. Avant d’y arriver, nous avons fait un petit saut à Uvita, et nous avons étés déçus. Au bout du village, il y a une route à gauche qui conduit jusqu’à la plage, mais il en coûte 6 dollars par personne pour franchir l’entrée du parc qui y donne accès. Et la plage est très ordinaire… Nous avons donc décidé d’aller camper à Dominical. En deux ans, il y a eu des changements c’est certain, plus d’hôtels, plus de développements, mais cette plage est encore la plage idéale, parce que l’on peut y stationner à l’ombre des cocotiers, face à l’océan, et que l’endroit est patrouillé régulièrement par les policiers. Dans la nuit de jeudi à vendredi, je me suis réveillée, croyant qu’une branche ou une noix de coco était tombée sur le véhicule. Il s’agissait d’un paresseux, qui a ensuite grimpé dans un arbre juste à côté de nous (il faut dire que deux policiers avec des lampes de poche pour observer le manège ont sans doute contribué à nous réveiller). Nous sommes aujourd’hui samedi le 5 décembre 2009. Nous resterons probablement ici quelques jours encore. Il fait un soleil magnifique. Les vagues sont fortes, excellentes pour le surf, et le bruit de la mer est très agréable, surtout la nuit… Nous voyons régulièrement d’énormes iguanes, mais nous n’avons pas vu de toucans encore. Je me demande si au Québec la neige a commencé à tomber… Mes meilleures salutations à mon fils, à mes frères et sœurs, à mes tantes, et aux amis! Bonne journée à tous!

27 novembre 2009

David, Panama

Nous avons emmené notre véhicule chez Guillermo Valencia, de Transmissions Panama à David, et nous avons loué une chambre en attendant que les réparations soient terminées (Palacio Nacional). Sur la photo, on peut apercevoir le volcan Baru. La ville de David est sympathique, c'est la capitale de la province Chiriqui.  Avoir su, nous aurions logé à l'hôtel Purple House (échange de livres, Wi-Fi, autres voyageurs, etc.)   Mais pour nous, l'hôtel Palacio Nacional était plus près du garage... Lorsque nous avons récupéré l'auto, nous nous sommes dirigés à Dolega, et nous nous sommes installés sous les palmiers, le long d'un canal afin de pouvoir nous baigner. Une résidente nous a donné un sac d'oranges provenant de sa cour, et nous avons retrouvé des gens que nous avions vus il y a presque deux ans! Nous avons lavé le véhicule (moteur, carosserie, plafond, etc.) Nous en avons aussi profité pour faire le lavage des draps.  Jeudi, nous avons constaté qu'il y avait beaucoup trop d'huile à transmission (un à deux litres de plus que nécessaire), après avoir remarqué qu'il y avait de l'huile sous le véhicule... Nous avons donc ramené l'auto au garage vendredi matin, et finalement, ce ne fut pas très long à réparer... Nous avons cherché sans succès filtres et autres pièces mécaniques, mais il paraît qu'il faut aller au Costa Rica pour trouver des pièces pour notre Westfalia. Nous resterons donc au Panama pour la fin de semaine, histoire de vérifier que tout va bien, nous ferons un marché lundi et nous filerons ensuite vers le Costa Rica. Ce n'est pas le pays qui m'attire le plus en Amérique Centrale, parce que c'est assez touristique, mais bon, nous devons passer par là pour remonter vers le Nord, et ils ont tout de même de beaux paysages. Nous comptons nous rendre à Dominical... Nous allons très bien tous les deux, et la saison des pluies semble tirer à sa fin, ce qui fait bien notre affaire! Au plaisir!

22 novembre 2009

Playa Las Lajas, côte du Pacifique, Panama

Il a beaucoup plu ici dernièrement, mais aujourd’hui, nous avons pu nous baigner aux cascades Las Mozas (17 novembre). Le ciel se couvre peu à peu cet après-midi, mais la pluie est faible… Nous avons même aperçu de fameux papillons bleus, les Morphos, d’environ six à sept pouces de large… J’aurais le goût de faire du trekking, de bouger, mais quand il pleut, il n’y a pas grand-chose à faire. Heureusement, il nous reste encore plusieurs bouquins à lire! Nous venons tout juste d’échanger 12 livres à la bibliothèque municipale d’El Valle, en anglais s’il vous plaît! Le choix est excellent, nous avons donc fait le plein : Robert Ludlum, Clive Clusser, James Patterson, Michael Connelly, John Grisham… Jeudi le 19 novembre, nous avons récupéré notre colis au bureau de poste de la ville de Panama et nous nous sommes dirigés vers Aguadulce. Le lendemain matin, nous étions à huit heures aux portes de la raffinerie de sucre Estralla Azul. Ce fut fort intéressant… Nous avons passé trois heures avec notre guide, Raphaël Guerrera, et il faut croire que nous commençons vraiment à mieux saisir l’espagnol, car nous n’avons eu aucune difficulté à comprendre ses explications. À Nata, nous avons pu visiter l’église après avoir demandé à la présidente de la Fondation, qui vit juste à côté. Un guide est venu nous ouvrir les portes, et nous avons monté jusqu’au clocher. Cette église est la plus ancienne du Panama, et elle a été complètement restaurée. Nous avons continué vers la péninsule Azuero, où nous nous sommes arrêtés à Parita, une autre ville coloniale, avec des toits d’ardoise et une église très pittoresque. Comme il faisait très chaud, nous nous sommes dirigés vers Santa Fé, qui se trouve à une altitude d’environ mille mètres. Sur la route de Santa Fé, un peu après Santiago, se trouve la ville de San Francisco, où se trouve la plus belle église du Panama, toute de bois sculptée. Je dois dire que cette église est tout à fait différente de tout ce que nous avions vu jusqu’à présent. Le style est baroque, et les sculptures de bois sont tout à fait remarquables… Arrivés à Alto Piedra, tout près de Santa Fé, un des tuyaux du système de refroidissement de notre véhicule a rendu l’âme. Nous nous sommes stationnés au restaurant de l’endroit et un des habitants nous a trouvé un vieux tuyau que Pierre a rafistolé afin de l’ajuster au système existant. Cela devrait tenir jusqu’à David, où nous ferons effectuer plusieurs travaux mécaniques. Ce samedi le 21 novembre, nous nous sommes baignés dans le Rio Santa Maria, et nous avons dîné à Las Lajas, en bordure du Pacifique. Nous avons élu domicile au restaurant-bar (El Mundo Bar) d’un couple d’Allemands, qui sont installés ici depuis un an. Le coucher de soleil sur la plage était tout simplement sublime… Il y a beaucoup de cocotiers ici, et la plage est très propre. Nous avons donc décidé de rester une journée de plus, et nous partirons donc demain matin, lundi, pour David, afin de faire réparer le fameux "crank seal" du moteur… Bons baisers du Panama!

13 novembre 2009

El Valle, Panama

Nous sommes maintenant à El Valle, une belle petite ville dans les montagnes (en fait, dans le cratère d'un volcan éteint). Beaucoup d'Américains se sont établis ici, sans doute parce que la température est plus fraîche, et que nous ne sommes qu'à une heure trente de la ville de Panama (capitale). Nous avons visité les eaux thermales, les cascades Las Mozas et la chute El Macho, le jardin d'orchidés administré par un Japonais, le marché d'artisanat et nous nous sommes baignés dans un Jacuzzi naturel, une rivière sauvage où nous étions seuls... Les gens sont gentils, le village est sécuritaire, et franchement, comme il y avait énormément de bruit à la plage Santa Clara et que la chaleur et les moustiques rendaient l'atmosphère gênante, nous n'avons pas hésité à déménager! Nous attendons toujours notre colis, qui a été posté de Montréal le 21 octobre (le jour anniversaire de notre mariage). Nous ne savons pas si ce colis est bloqué aux douanes, ou si en raison des nombreux jours fériés d'octobre et novembre, le délai est explicable... Nous n'avons pas eu tellement de chance avec les Postes d'Amérique Centrale et d'Amérique du Sud! Nous n'avons jamais reçu la lettre envoyée à Iquique, Chili, mais elle a été retournée au Canada avec un délai de trois mois. A La Paz, en Bolivie, nous avions attendu plus d'un mois et demi, mais le colis envoyé Express attendait dans les salles encombrés depuis plus de trois semaines lorsque nous l'avons récupéré! Par contre, je n'ai pas eu de problèmes avec le câble d'ordi que mon fils m'a envoyé à Quito, Ecuador, ni avec la lettre de Desjardins (carte de guichet) envoyée à Santiago, Chili. Nous attendons donc patiemment pour les pièces mécaniques et pour l'immatriculation de 2009! Gardons les doigts croisés! Les prix ont augmenté ici au Panama pour les investisseurs étrangers. Les maisons, dans la capitale, coûtent maintenant de 1,000 à 3,000 dollars par mois. Je me souviens qu'en 2004, lorsque nous avions visité Boquete, il était possible d'acheter une maison pour 50,000 dollars. Lorsque nous y sommes retournés en 2007, il n'y avait rien en bas de 150.000 dollars... Il faut croire que les endroits paradisiaques augmentent rapidement! Je trouve que la ville de Panama ressemble de plus en plus à une ville américaine, avec beaucoup de restaurants McDonald's, Burger King, Kentucky Fried Chicken, etc. Nous qui aimons tellement la nature, nous trouvons que c'est agréable à court terme d'avoir accès à toutes ces commodités, mais pour plus de deux ou trois jours cela devient ennuyant, et le traffic et la pollution finissent par nous déranger... Au plaisir!

09 novembre 2009

Panama et Colon

Mercredi le 28 octobre, après avoir entreposé le véhicule dans un conteneur de Seaboard Marine à Carthagène (agent maritime Luis Ernesto de la Rota, Enlace Caribe Ltd.), nous nous sommes installés à l’hôtel Marlin, quartier Gethsémani, juste à côté du quartier historique. L’hôtel Marlin est un hôtel très propre, climatisé, salle de bains privée et télévision dans la chambre. Le personnel est adorable. Ils ont aussi le Wi-Fi, mais j’avais laissé mon portable dans l’auto, Pierre trouvait que c’était plus sécuritaire ainsi… Finalement, nous avons rencontré un couple de Canadiens originaires de l’Allemagne et de la Nouvelle-Zélande, Dominique et Bélinda, et ils ont laissé leur ordi et leur caméra dans la chambre et ils n’ont eu aucun problème… Nous sommes retournés voir les danseurs de Carthagène en soirée et cela nous a rappelé de bons souvenirs, nous avions été éblouis en 2008! Le bateau devait normalement partir le vendredi 30 novembre, mais il n’est parti que dimanche. Et notre agent maritime voulait absolument que le véhicule soit entreposé trois jours avant le départ, pour être certains d’une place… Malheureusement, nous avons appris, alors que le véhicule était déjà dans le conteneur, que le Panama était en fête pour trois jours au début de la semaine suivante… Notre agent maritime nous a dit que si nous ne pouvions faire sortir le véhicule du conteneur au Panama le lundi, nous devrions attendre le vendredi suivant… Le vol de Carthagène à Panama s’est bien passé, sauf que le prix des taxes était deux fois plus cher que le prix du billet. Nous avons dû débourser cinq cents dollars pour un billet, pour un vol d’une heure à peine! Arrivés à Panama, comme nous étions samedi soir et que les hôtels étaient complets, nous avons finalement trouvé quelque chose après avoir téléphoné à tous les hôtels qui étaient sur notre liste. Nous aurions aimé loger au Luna’s Castle, mais ils n’avaient plus aucune chambre libre… La même chose pour Mamallena, Zuly’s, la Casa de Michèle, Hôtel Clayton… Il nous en a coûté 25 dollars pour le collectivo de l’aéroport à l’hôtel Voyager Backpacker dans le quartier Cangrejo. Et disons que pour une chambre à 27$, j’ai déjà vu mieux. Je dirais que les lits sont terribles, la propreté laisse vraiment à désirer, la chambre est minuscule, etc. Rien de comparable aux hôtels et aux motels du Canada… Lundi matin, nous étions chez Seaboard Marine à l’ouverture de leurs bureaux. Malheureusement, ils ne pouvaient obtenir de confirmation de Carthagène pour le sceau du conteneur et pour le Bill of Lading qu’en après-midi. Ils nous ont dit qu’il nous serait impossible de faire sortir notre véhicule de Colon cette journée-là, puisque le bateau Oberon ne serait vidé de sa cargaison que vers 4 heures de l’après-midi et que la douane fermait aussi à quatre heures. En retournant à l’hôtel Voyager, nous avons appris que l’on avait loué notre chambre, puisque nous l’avions libérée (au cas où nous aurions pu prendre livraison de notre véhicule). Et même si nous étions lundi, durant les trois prochains jours, il y avait la Fête du Drapeau, la Fête de la Libération et la Fête de la Toussaint, trois jours de célébration où les commerces sont fermés et où les hôtels sont pleins à craquer… Guadeloupe, la propriétaire de l’hôtel, venait d’acheter une grande maison où elle pensait déménager son hôtel dans les prochaines semaines, et en attendant, elle l’avait louée à des réfugiés de Colombie. Comme il y avait une chambre libre, c’est là que nous nous sommes installés, dans le quartier El Dorado. Pierre était un peu déçu parce qu’il n’y avait pas d’autres voyageurs à cet endroit, mais finalement, l’endroit était plus tranquille, même si les lits étaient encore pires! Nous avions tous les deux mal au dos en nous levant le matin! Et comme nous sommes à la saison des pluies, il a plus tous les jours depuis notre arrivée au Panama. Parfois, la pluie était fine, mais plus souvent qu’autrement, il pleuvait tellement fort que nous n’osions pas sortir… Que voulez-vous, c'est la saison des pluies de la mi-octobre à la mi-décembre! Jeudi matin, nous nous sommes rendus au Panama Administration Building pour admirer les superbes murales peintes par un artiste new-yorkais au début du siècle (1905 je crois). Comme les services d’autobus étaient ralentis en raison des congés, nous avons marché beaucoup. Nous avons fait la promenade du Cerro Ancon, d’où l’on peut admirer la ville de Panama, le canal Miraflores, le pont des Amériques, etc. Vues superbes sur ces hauteurs! Vendredi matin, nous étions debout à 6 heures. Nous avons pris un taxi pour le Terminal Allbrook, puis nous avons pris l’autobus climatisé pour Colon, service express!  Incroyable de penser que l’on peut se rendre de Panama à Colon pour le même prix que pour les taxis d’un endroit à l’autre dans la ville de Panama! Ce fut très pénible de récupérer le véhicule, beaucoup plus difficile que lorsque nous l’avions fait de Carthagène en janvier 2008. Nous avions réservé les services d’un tramitador de Portobelo, Féliz Cardenas, une personne très correcte. Comme le port de Cristobal et les douanes sont très loin (il faut faire le trajet en taxi), et que personne ne peut nous indiquer les étapes à suivre sauf le tramitador, ses services sont indispensables à Colon. Nous avons déboursé 10 dollars à la douane, 18 $ pour la fumigation et l’inspection de sécurité, 15$ pour le tramitador et 140$ pour des frais de déchargement du conteneur, alors que nous croyions que ces frais étaient inclus dans le 1,400$ que nous avions déjà déboursé avec Seaboard.  M. Abdul Basto, le gérant de Seaborad à Colon, a agi avec nous de façon indifférente et hautaine. Il nous a fallu presque toute la journée pour récupérer le véhicule. Bref, nous avons regretté ne pas avoir transigé avec Nav Ecuador, qui assurait la traversée de Manta, Ecuador à Manzanillo, Mexique, pour 1,000$ (750$ + frais portuaires). Nous aurions dû faire renouveler notre visa pour l’Ecuador, mais nous hésitions à nous séparer de notre véhicule pour 20 jours...   Mais finalement, pour la traversée Carthagène-Panama, alors que nous pensions qu’il faudrait seulement trois jours, il nous a fallu 10 jours… Finalement, tout compris, cela nous a coûté beaucoup plus cher que l’an passé pour le trajet inverse (300$ de taxes de départ de la Colombie à l’aéroport, 1,400$ pour le conteneur alors que l’an passé, le tarif était de 850$, et 175$ de frais portuaires alors que nous avions payé 50$ l’an passé en Colombie). Sans compter le transport par avion, les hôtels, les taxis, etc… Nous sommes cependant heureux d’être en Amérique Centrale, et dès que nous pourrons récupérer le colis pour les pièces d’auto, nous nous dirigerons vers David pour retrouver notre mécanicien… Vendredi soir, nous nous sommes rendus au Fuerte Castillo San Lorenzo, un ancien fort espagnol très bien conservé. En fait, ce monument est classé Patrimoine Mondial de l’Unesco.  Samedi, nous avons eu du soleil, alors qu’il pleuvait depuis une semaine! Nous en avons profité pour laver les draps ainsi que les tapis de l’auto. Nous avons vraiment apprécié cette journée de beau temps, mais en fin d’après-midi, le tonnerre a commencé à gronder, et il a plu toute la nuit… Dimanche, nous voulions nous baigner dans le Rio Chagres, mais comme il pleuvait à boire debout, nous avons passé la journée à lire à l’intérieur du véhicule. Ce matin, nous nous sommes mis en route vers la capitale, car nous voulions vérifier de nouveau avec le bureau de poste pour notre colis.  Malheureusement, il n'y avait rien pour nous au bureau de poste... Mardi et mercredi, la poste est fermée à nouveau, en raison de la Fête de l’Indépendance… Nous faisons donc un marché au Mall Allbrook, j'essaie de mettre mes photos sur Internet, et puis nous nous dirigerons vers la Playa Santa Clara. Bons baisers du Panama! Au plaisir!

30 octobre 2009

Carthagène en sac à dos!

Nous avons appris hier qu'en raison du congé de trois jours de la Toussaint au Panama, nous ne pourrons récupérer ñe véhicule avant une autre semaine (10 jours sans véhicule), alors que normalement, cela aurait dû prendre tois jours! Bon, cela fait partie du voyage! Avoir su, nous m'aurions quitté pour le Panama que mercredi prochain... Carthagène est un ville charmante, avec des spectacles dans les rues tous les soirs, et la partie coloniale de la ville est magnifique. Nous sommes à l'hôtel Marlin (35000 pesos pour nous deux par jour). Je recommande cet hôtel à tous les gens qui viennent ici à Carthagène, autant pour la propreté des lieux que pour les commodités. L'an passé nous étions à l'hôtel Casona, tout près d'ici, et le prix est le double pour moins de services.... Il y a beaucoup de gens de descendance africaine ici, c'est très différent des autres pays de l'Amérique du Sud. Il fait très chaud aussi, 40 degrés Celsius! Nous prendrons donc l'avion demain soir pour le Panama, et nous essaierons de loger au Luna's Castle, un hôtel populaire avec vue sur le Pacifique. Ciao!

27 octobre 2009

Nos derniers jours en Colombie

Nous sommes restés cinq jours dans le désert de la Tatacoa, un désert aux teintes ocre, orange et beige... Comme il fait très chaud dans ce désert lorsqu’il ne pleut pas les eaux minérales rafraîchissantes de la piscine Los Hoyos nous ont permis de supporter la chaleur accablante (45 degrés Celsius dans le véhicule lorsque nous sommes revenus de notre baignade). Nous avons rencontré plusieurs Colombiens très gentils, des étudiants, des policiers, et bien sûr des fermiers. Deux journalistes nous ont aussi interviewés pour une émission hebdomadaire ayant pour sujet les actualités dans la province de Huila. Nous avons même fait un petit commercial pour souhaiter Joyeux Noël et Bonne Années aux passagers de Comotour (agence d’autobus pour voyageurs). Il a beaucoup plu dans la nuit de dimanche (tonnerre et éclairs), alors nous avons décidé de poursuivre vers Ibagué ce matin. Nous continuons à perdre beaucoup d’huile (crank seal du moteur brisé), alors nous ne nous éterniserons pas en Colombie. Nous avons appelé notre mécanicien, Mike Marcoux de chez Vaps, St-Jean-sur-Richelieu, et notre ami Gilles se chargera de récupérer les pièces nécessaires pour nous et de nous les envoyer par la poste au Panama. Nous sommes très reconnaissants pour tout ce qu’il fait pour nous, c’est lui qui s’occupe de notre courrier et qui gère nos affaires en notre absence (rapports d’impôts, etcetera). Un gros merci Gilles! En quittant Nieba pour nous rendre à Ibagué (avant Bogota), un policier juste après un péage nous a arrêtés (vérification pour extincteurs, triangle, papiers). Nous avons une police d’assurances valide jusqu’au 11 novembre 2009, pour toute l’Amérique du Sud, mais il nous a dit que comme la Colombie ne l’acceptait pas, il voulait que nous payions une amende de la moitié de la valeur d’une police d’assurances pour trois mois (130$). À la douane et à l’immigration, en entrant au pays, ils avaient accepté notre police d’assurances…. Ce policier nous a même menacés de saisir et d’immobiliser notre véhicule, alors nous n’étions pas très contents! Mais il nous a finalement laissés partir! Il nous a dit que l’état ne payait pas sa gazoline ni sa moto, le pauvre! C’est le premier policier corrompu que nous rencontrons en Colombie. Nous nous sommes rendus à Ibagué en fin d’après-midi. Là commence la région du café. Mais curieusement, le café ici coûte très cher : environ 10 dollars pour un petit bocal. Alors les gens boivent plus de bière. Le vin importé est aussi beaucoup plus dispendieux que dans les autres pays d’Amérique du Sud. Le salaire d’un garde parque travaillant dans un parc national est de 250$ dollars américains par mois (450,000 pesos colombiens). Quand on réalise que la gazoline est aussi chère sinon plus chère qu’au Québec, on se demande comment les gens font! C’est vrai qu’il y a beaucoup de chevaux et d’ânes comme moyen de transport dans les zones rurales… Et dans les villes, il y a beaucoup de motos. Et beaucoup de camions sur les routes pour le transport des marchandises! Les péages sont nombreux (environ 3 dollars pour cinquante kilomètres), mais au moins les routes sont belles en général. En deux jours, cela nous a coûté plus de 50$ juste en péage! Nous avons campé non loin d’Armenia, tout près d’un campement de l’armée. Nous étions très heureux de finalement pouvoir nous arrêter, car les descentes ici sont vertigineuses et les freins sont lourdement taxés. Il n’y a pas d’accotement sur la route, alors c’est difficile d’arrêter pour photographier, mais les vues sont absolument magnifiques. Sur la route entre Ibagué et Arménia, les montagnes sont tout à fait impressionnantes, et les fruits et les fleurs font partie du paysage. Nous avons acheté des mangues en bordure de la route. Le lendemain matin, nous avons repris la route avant huit heures du matin. Comme il s’agissait de l’anniversaire de Pierre, nous aurions aimé pouvoir célébrer d’une façon différente qu’en conduisant… Nous avons franchi Medellin facilement mais nous voulions nous éloigner de la ville pour la nuit… Curieusement, les endroits pour arrêter sont rares, et nous avons finalement élu domicile dans une station-service Zeuss, assez éloignée de la route, mais malheureusement les camions ont roulé toute la nuit et comme la route est très tortueuse, avec des montées et des descentes vertigineuses, ils s’en sont donnés à cœur joie avec leurs freins à air! Ce matin, nous étions sur la route très tôt. Nous profitons de paysages impressionnants, et je dois dire que les chutes, les forêts humides, les montagnes et les fleurs (surtout des bougainvillées et des hibiscus) sont absolument majestueuses sur cette route. Mais il faut des nerfs solides pour faire cette route, car les conducteurs ici sont très machos, et les camions ne nous rendent pas toujours la vie facile (ils sont trop lents dans les montées, mais trop rapides dans les descentes!). Nous avons décidé de nous arrêter un peu avant Sincelejo, la ville renommée pour ses corridas de taureaux en janvier. Par cette chaleur humide, nous étions bien contents de profiter de douches fraîches! Jeudi le 22 octobre, nous avons décidé de continuer notre route vers Carthagène, en passant par la côte Atlantique. Arrivés à Tulo, une petite ville sympathique avec une population plus créole qu’espagnole, nous avons décidé de nous installer sur la plage. C’est incroyable combien l’eau de la mer est chaude ici, on dirait presque que la mer a la même température que les sources thermales de Santa Rosa! Nous n’avons pas encore décidé si nous irons à Mompos, une petite ville coloniale popularisée par l’écrivain Gabriel Garcia Marquez (Chronique d’une mort annoncée)… Il y a tellement d’options possibles : la plage Corvenas, les Iles Rosario, etc. etc. Nous voulons être au Panama avant les Fêtes, parce que c’est plus facile pour les travaux mécaniques en dehors de cette période, mais nous hésitons à quitter la Colombie! Aujourd'hui le 26 octobre, et nous voici de retour à Carthagène, après avoir passé quatre jours à Tulo, sur la côte de l'Atlantique. Nous avons campé à la marina Los Delfines, juste en bordure de la mer, sous les cocotiers. Nous sommes aussi allés à Covenas, où une importante base militaire se trouve, mais probablement parce que nous n'avons pas trouvé la plage extraordinaire dont on nous avait parlé, nous sommes retournés à Tulo pour dormir. Il faut dire que la chaleur, l'humidité, et la musique des hôtels ne sont pas vraiment propices au sommeil! Et dans la nuit de vendredi, un SUV s'est stationné juste en face de notre véhicule, et plusieurs jeunes personnes ont fêté jusqu'à 5 heures et trente du matin sous une musique d'enfer. Pierre n'était pas vraiment heureux... Nous avons décidé de ne pas nous rendre à Mompos (ville coloniale du film Chronique d'une Mort Annoncée, d'après le roman de Gabriel Garcia Marquez), parce que Pierre a hâte d'arriver au Panama, et que finalement, nous avons vu tellement de villes coloniales lors de nos voyages... Le coût pour franchir les 120 kilomètres du Darien Gap (jungle sans route entre le Panma et la Colombie) est de plus de deux mille dollars, sans compter les hôtels et les taxis. Presque mille quatre cents dollars pour le véhicule (conteneur de 2 pieds sur un bateau de Seabord) et 500$ pour l'avion (les taxes sont plus importantes que le prix du billet, allez savoir pourquoi!) Il faut environ 3 jours pour les démarches avec les douanes, la police anti-narcotiques, les autorité portuaires, etc. Ce soir il nous faudra faire nos bagages (nos sacs à dos) et dire adieu au véhicule... Nous avons rencontré plusieurs personnes superbes ici à Carthagène. Deux Québécois, André et Suzanne Gareau, qui attendent leur véhicule (le bateau est parti de Montréal, il s'est rendu jusqu'en République Dominicaine et il devrait arriver ici à Carthagène dans les prochains jours). L'appartement qu'ils occupent appartient à leur agent maritime, et ils nous ont gentiment offerts d'y prendre une douche, quelque chose que nous avons apprécié infiniment! Le monde est petit, c'est le deuxième couple de Québécois que nous rencontrons depuis le début du voyage. Aussi, Bélinda et Dominic, de Squeamish en Colombie-Britannique, étaient au bureau Enlace Caribe (l'agent maritime Luis de la Rota, avec qui nous faisons affaires pour quitter la Colombie). Et Jean-Pierre, un québécois en voilier, et aussi Nick, un américain avec son pitt bull... Cela fait plaisir d'échanger avec d'autres voyageurs comme nous! Au plaisir!

16 octobre 2009

San Augustin en Colombie

Même si cela ne fait qu'une semaine que nous sommes en Colombie, il s'est passé tellement de choses durant cette semaine que j'ai l'impression que le temps s'est vraiment accéléré! D'abord, lorsque nous avons quitté Ibarra en Ecuador, nous nous sommes dirigés vers Gruta La Paz (sources thermales) et nous avons franchi la Colombie vendredi le 9 octobre. Il y avait une manifestation sur le pont reliant les deux pays, et les paysans ont fait brûler une auto et des pneus. Les policiers anti-émeute surveillaient, mais tout était bloqué, et la tension était forte! Nous nous sommes rendus compte, en roulant dans les montagnes, que le Joint Spi (français) ou Reten (espagnol), ou encore Crank Seal (anglais), devait être changé. Nous l'avions fait changer au Chili (ils avaient dû enlever le moteur pour y accéder), mais ce n'était pas la piéce originale. Alors nous ferons venir la pièce du Canada au Panama... Nous perdons beaucoup d'huile, environ un litre par 100 kilomètres et même plus dans les montagnes. Les paysages ici sont magnifiques! La route entre Pasto et Popoyan est tout simplement superbe. J'ai plusieurs photos, mais je ne peux pas les transférer de ma caméra à Internet parce qu'il n'y a pas de Wi-Fi ici. Je dois absolument utiliser mon portable puisque les ordis ici n'ont pas les logiciels qu'il faut, mais comme il semble que personne ne puisse connecter un Apple... Bon, cela fait partie du voyage, je trouverai bien du Wi-Fi au Mexique ou aux Etats-Unis! Après Popoyan, nous nous sommes dirigés vers Coconuco (eaux thermales soufrées), puis la route difficile a commencée... Une route de terre, dans les montagnes, extrêmement pénible... Avoir su, nous nous serions probablement rendus à Cali, puis nous serions passés par Nieba, même si c'est plus long, car la route est meilleure. Il nous a fallu une journée pour nous rendre de Coconuco à San Augustin, une journée pour faire 105 kilomètres! Nous avons vraiment apprécié les ruines archéologiques. Nous avons visité Alto de Los Idolos, Alto de Los Piedras, Alto de Lavapatas, Bosque del Estatuas, et les chutes Mortino et Bordones. Nous avons été chanceux, car même s'il y a eu plusieurs orages, c'était surtout durant la nuit... Nous sommes à la saison des pluies, alors il pleut même dans les déserts! Après San Augustin, nous nous sommes dirigés vers Nieba pour ensuite atteindre le désert de Tatacoa. Jeudi matin, suite aux orages violents de la nuit, le terrain était tellement boueux que nous nous sommes enlisés. En début d'aprés-midi, un autobus est finalement passé et le conducteur et le guide nous ont poussés et ont finalement réussis à nous dégager. Des gens de Bogota, très gentils. Ils étaient pour nous un cadeau du ciel! Le désert ici ressemble aux parcs nationaux de l'Utah, avec des formations rocheuses rouges et beaucoup de cactus. Il fait très chaud, environ 30 degrés Celsius le jour, mais 20 degrés la nuit. Les gens sont sympathiques. Mais la Colombie est au moins deux fois plus chère que l'Ecuador, nous ne nous attendions plus à cela... Les prix sont comparables au Canada pour la plupart des choses, mais les services sont différents. Pierre s'ennuie beaucoup du Québec, et il me répète souvent qu'il ne pourrait vivre dans ces pays du Tiers-Monde... C'est vrai que nous sommes gâtés au Québec, je m'en aperçois plus en voyageant. Carpe Diem!

07 octobre 2009

Ibarra, juste avant la Colombie!

Nous avons longé la côte de Puerto Lopez à San Lorenzo, puis nous nous sommes dirigés vers Ibarra en passant par Lita. Nous avons eu des sueurs froides, car il y avait des bruits étranges quand nous conduisions, et nous pensions que le moteur, la transmission ou l'alternateur étaient en cause... Arrivés à Ibarra, nous avons fait le plein de gaz propane pour le frigo et la cuisinière, et nous avons trouvé un mécanicien qui a diagnostiqué notre problème. Nous avions fait changer la pompe à gaz en Argentine, il y a 6 mois, et à cause de toute la saleté qu'on retrouve dans la gazoline dans ces pays, la fameuse pombe à gaz était à nouveau complètement finie... Et ce n'est pas toujours facile de trouver des morceaux pour ce genre de véhicules (Westfalia Volkswagen de 20 ans) en Amérique du Sud! Mais finalement, nous avons pu dénicher cette pièce rare, et le monsieur qui nous l'a installée nous a demandé seulement 10 dollars pour le travail mécanique, plus 135$ pour la pièce. Il nous a aussi installé un autre filtreur supplémentaire en avant de la pompe à gaz, il paraît que la plupart des camionneurs fonctionnent avec ce système ici en Ecuador. Que voulez-vous, le gaz en Amérique du Sud est très sale, on retrouve de la terre et de l'eau dans presque toutes les pompes à essence! Nous avons aussi rencontré Bernard, que nous avions connu l'an passé lorsque nous étions venus à Ibarra. Nous irons probablement stationner chez lui pour la nuit, et nous pourrons en profiter pour jaser avec lui et sa femme Gabriella! Nous voulons ensuite retourner aux eaux thermales Gruta la Paz, juste avant Tulcan, avant de traverser en Colombie (notre visa expire lundi, dans 5 jours). En Colombie, nous nous rendrons à San Augustin pour voir les énormes statues archéologiques, et nous devrions traverser au Panama en novembre. Nous ferons presque certainement nos arrangements avec Luis Ernesto de la Rota à Carthagène; il y a un bateau qui traverse au Panama chaque vendredi (1300 dollars pour le véhicule par bateau plus 600 dollars pour nous par avion. Nous avons hésité avant de nous décider pour la Colombie, nous aurions pu traverser d'Ecuador au Mexique, mais finalement, comme nous ne voulions pas passer un mois sans le véhicule, nous avons choisi d'effectuer la traversée du Panama à partir de Colombie parce que c'est seulement trois jours de cette façon... Nous verrons... Juste à la frontière Ecuador-Colombie, nous avons été bloqués pendant quelques heures en raison d'une manifestation. Cela semble faire partie des événements courants ici! Ils ont fait brûler une auto cette fois! Mais nous avons eu plus de peur que de mal. Mais il faut dire que cela nous a un peu impressionnés! Bon, je dois filer, alors je vous envoie mes meilleures pensées.