24 septembre 2009

Puerto Lopez, Ecuador

Nous sommes aujourd’hui jeudi le 24 septembre, et nous sommes encore installés au bord de la plage à Puerto Lopez. La température est douce, la mer est belle, et les frégates ou hirondelles de mer se disputent les poissons que les pêcheurs ramènent dans leurs barques bleues. Je ne croyais jamais me lasser de manger des crevettes, mais nous nous sommes tellement gavés que nous avons frappé notre point de saturation! Nous avons rencontré les Cousinier, un couple charmant avec deux garçons, des gens de La Rochelle en France qui passent au Costa Rica début novembre avec le traversier Horn-Lily. Ils sont repartis hier vers Quito (ils doivent récupérer du matériel scolaire à la poste pour les garçons). Le système scolaire est superbe en France, les parents peuvent voyager pendant plusieurs années car les cours peuvent se faire par correspondance et par Internet. Nous avons raté les Mériguet, un autre couple de Français qui traversent eux aussi de Cartagène en Colombie au Costa Rica, mais en octobre. C’est très rare que nous rencontrons des Canadiens ou des Américains qui voyagent comme nous. Ce sera sans doute différent lorsque nous arriverons au Mexique! Au bout du malecon (promenade longeant la mer) se trouve le Restaurant Whales ou Ballenas, un restaurant géré par des Américains qui sont ici depuis 27 ans , Kevin et Diane. On peut y échanger des livres un pour un, ce qui est exceptionnel pour l'Amérique du Sud, car d’habitude on donne deux livres pour en recevoir un. Nous avons bien aimé leur pizza, qui est aussi bonne que la pizza qu’on achète chez nous! Il faut dire qu’en Amérique du Sud, les mets chinois et la pizza ne sont généralement pas du tout comme ce que l’on retrouve chez nous… Nous devons prendre notre décision pour le bateau dans les prochains jours. Nous aurions aimé partager un conteneur avec des gens en Land Rover ou en Toyota, mais il semble que la plupart des campeurs voyagent avec des campings-cars qui ne peuvent traverser qu’en Ro-Ro (Roll-On, Roll-Off) les conteneurs étant trop compacts. Et de plus, la plupart des voyageurs font seulement l’Argentine, le Chili, le Pérou et la Bolivie, avant de retourner en Europe, contrainte de temps oblige! Si nous optons pour la traversée Manta-Manzanillo, nous serons trois semaines sans véhicule, et nous nous rendons bien compte que pour visiter les sites archéologiques de la Colombie, c’est plus facile quand on a son propre transport… Nous allons bien, la santé est excellente, et après deux ans et trois mois de voyage, nous sommes toujours aussi enthousiasmés par les belles choses qu’on voit autour de nous. Au début du voyage, nous ne passions jamais plus de deux jours au même endroit parce que nous étions tellement pressés de tout voir… Maintenant, nous nous attardons un peu plus aux endroits qui nous enchantent. Et c’est avec un petit pincement de cœur que nous nous apprêtons à repasser vers l’Amérique Centrale et l’Amérique du Nord, puisque nous avons tellement aimé certains pays d’Amérique du Sud… Mais bien sûr, cela sera très agréable de revoir la famille et les amis, alors nous avons hâte aussi. Au plaisir!

19 septembre 2009

Vers la Colombie

Après avoir passé tellement de temps ici au bord du Pacifique à nous la couler douce (Montanita, Ecuador), nous avons décidé de remonter vers le Nord. Nous avons bien essayé de trouver un bateau en Écuador pour traverser le Darien Gap, cette région entre le Panama et la Colombie où il n’y a pas de route terrestre, mais nous avons finalement opté pour nous rendre à Carthagène et traverser là-bas, sur la côte Atlantique. Nous avions deux options : un conteneur de 20 pieds à Carthagène 1,300$ plus les frais du côté du Panama, plus trois jours d’hôtel, et un Ro-Ro d’Ecuador à Manzanillo (Mexique), 1000$ plus les frais et 22 jours d’hôtel, mais avec presque 10,00 kilomètres de moins à faire par la route, alors moins de gazoline ainsi que toutes les autres dépenses reliées. L’avion pour Quito-Manzannillo était de 800$ chacun, l’avion Carthagène-Panama 200$ chacun. Si on prend la première option, il faut aussi nous rendre de l’aéroport de Panama jusqu’à Colon, une ville affreuse où le bateau arrivera, c’est-à-dire qu’il faut traverser le Panama du Pacifique à l’Atlantique. La deuxième option (Ecuador-Mexique) était définitivement plus avantageuse financièrement, et de plus cela nous permettait de sauver des pages sur nos passeports qui sont déjà presque pleins, et bien sûr d’éviter les frontières très désagréables du Honduras, Nicaragua et Salvador. Mais le problème est qu’avec la récession économique, les bateaux n’arrêtent pas aux ports à moins que cela en vaille la peine financièrement, et que l’on ne peut pas savoir à l’avance, ils donnent trois jours d’avis alors qu’il faut aussi trois jours de préparation pour les douanes… Cela veut dire que par exemple, si le bateau de la Cie CSAV qui part du Chili n’arrête pas à Guayaquil ou à Manta en octobre, il arrêtera peut-être en novembre, mais rien n’est sûr. Tandis qu’à Carthagène, pour un conteneur, il y a des bateaux chaque semaine. Nos visas expirent le 12 octobre. Bien sûr, nous pouvons toujours faire renouveler, mais est-ce que cela en vaut la peine, puisque nous n’avons aucune idée si nous pourrons concrétiser un passage? Pour renouveler les visas, il faut se rendre à Quito ou à Guyaquil, deux grosses villes que Pierre n’aime pas tellement traverser. Alors notre décision est presque prise, nous retournerons ce matin pour vérifier nos courriels avant de partir, et à moins d’un nouvel avis de CSAV, nous poursuivrons notre route. Nous nous dirigerons donc vers la Colombie (St-Augustin, un des plus gros sites archéologiques de l’Amérique du Sud), et nous verrons là-bas. Je n’aurai pas tellement accès à Internet, alors je pourrais être silencieuse pour quelques semaines. Je pense très fort aux gens de ma famille et aux amis(es). Ciao!

05 septembre 2009

Manta, port d'Écuador

Nous sommes aujourd'hui samedi le 5 septembre, et nous venons juste de retourner à Montanita. Il nous a fallu trois jours pour obtenir le renouvellement de notre permis de séjour pour le véhicule. Le fonctionnaire en charge à la douane voulait que nous revenions mardi prochain... Inutile de dire que moi et Pierre étions frustrés par cette bureaucratie lente et inefficace. Mais finalement, nous avons obtenu le papier autorisant le véhicule à circuler dans le pays pour un autre deux mois. Quand on entre au pays, je pense qu'il est préférable de demander trois mois, il faut insister un peu, mais c'est tellement plus facile que de devoir retourner à un des quatre points de douanes du pays et plaider notre cause pour un renouvellement. Nous trouvons un peu ridicule qu'ils accordent trois mois pour les personnes alors que le véhicule lui n'a que deux mois, mais cela dépend probablement du fonctionnaire qui décide du temps qu'il accorde! Nous avons été chanceux, la directrice nous a écrit une lettre sollicitant une extensio (absolument nécessaire) , et elle a fait une bonne dizaine d'apppels afin de convaincre le fonctionnaire responsable, qui lui se trouvait au port. La douane se trouve à Barrasquillo, tout près de Manta, mais nous avons dû ensuite nous rendre au port de Manta pour rencontrer le fameux fonctionnaire... La patience de Pierre commençait à flancher, mais il a tenu bon! Inutile de dire que nous en avions un peu marre! Nous avons dormi au camping Red Barbasquillo à Manta, pour 6 dollars par jour. Les douches sont froides, le Wi-Fi ne fonctionne pas, et nous avons attendu plus d'une demie-heure avant de pouvoir partir, la réceptionniste étant occupée et le garde de sécurité devant vérifier avec elle si nous avions payé avant de pouvoir ouvrir la barrière... Des gens discutant dans les chambres nous ont réveillés à trois heures et demi du matin, mais nous avons pu nous rendormir. Nous avons dormi hier soir à Puerto Cayo, sur la plage (sous la surveillance de la Marine). Une nuit tout à fait calme, avec le bruit des vagues en toile de fond. Nous avons échangé plusieurs livres à Puerto Lopez, Restaurant Whales ou Ballenas, tenu par des américains, au sud du malecon (merci à Claude et Alain Isembert pour le tuyau!) Vraiment ici la vie coule doucement, personne n'est pressé, si les choses ne se font pas aujourd'hui elle se feront demain ou la semaine prochaine! Il faut vraiment ajuster notre mentalité pour apprécier l'Écuador, mais je crois que cela en vaut la peine (si on exclut les fonctionnaires qui prennent trois jours pour faire quelque chose qui normalement prendrait cinq ou dix minutes chez nous). Mille pensées à la famille et aux amis! Ciao!

25 août 2009

De retour à Montanita, Ecuador!

Nous avons passé presque toute la semaine passée (17 au 21 août) au garage de Patricio Eduardo, sur la rue General Enriquez à Sangolqui! Nous avons fait changer les freins avant et les amortisseurs avant et arrière. Nous avions aussi une fuite dans notre réservoir d’essence depuis Montanita, l’odeur de gazoline était très forte mais on ne voyait aucun trou. Il a fallu démonter le réservoir, et là, nous avions bien vu que la rouille et la corrosion avaient fait leur œuvre! Le haut du réservoir, qu’on ne pouvait apercevoir en regardant sous le véhicule, était vraiment dans un état pitoyable. Les mécaniciens qui ne pouvaient pas trouver un autre réservoir compatible, ont dû souder un autre morceau question de renforcer le tout… Nous avions pensé nous rendre dans un atelier de débosselage pour faire repeindre le véhicule, mais comme il aurait fallu une autre semaine et que nous commencions à en avoir assez de Sangolqui, nous avons décidé d’attendre au Mexique pour faire retoucher la carrosserie. Nous nous sommes rendus au centre d’achats San Luis à San Rafaël, et nous y avons rencontré Fanny Caida, la directrice de la Revue El Valle. Nous sommes allés la retrouver à son bureau afin qu’elle puisse prendre des photos pour son magazine, et elle nous a remis gracieusement des billets pour un complexe thermal, le Varadero, où nous avons profité du sauna et des bains de vapeur! Samedi le 22 août, nous nous sommes dirigés vers Montanita. Il nous a fallu 10 heures de route pour nous rendre à Puerto Lopez, et nous étions épuisés, sans doute à cause de la chaleur et de l’humidité… Nous sommes arrivés à Montanita dimanche le 23 août, et nous avons repris le même stationnement que nous avions occupés la dernière fois. Nous aurions aimé retrouver Claude et Alain d’Annecy qui doivent rentrer en France sous peu (ils étaient à Salinas, pas très loin de Guayaquil). Nous étions vraiment à la dernière minute, dommage! Nous leur souhaitons un très beau voyage de retour. C’est toujours agréable de rencontrer des gens aussi sympathiques! Nous sommes aujourd’hui lundi le 24 août. Nous avons retrouvé Fred (le propriétaire du café Internet), Gilles (le Québécois d’Alma), Marianno et Magoo (les photographes de surf en Combi Volkswagen)… Nous devrons faire prolonger le permis d’exportation pour le véhicule (allez savoir pourquoi, nous avons un visa de trois mois, alors que le véhicule doit quitter le pays avant le 12 septembre!) Il y a un bureau des douanes à Manta, à environ 160 kilomètres d’ici. Nous poursuivons nos démarches pour traverser au Panama (transit par bateau pour le véhicule, par avion pour nous). Jusqu’ici, il semble que le plus facile soit de transiger avec M. Luis Ernesto La Rota, un agent maritime de Carthagène en Colombie. Nous verrons aussi les possibilités qui existent à Manta… Un beau bonjour aux amis et à la famille…

16 août 2009

Puerto Lopez, Manta, Quito, Thermes de Papallacta, Ecuador

Nous sommes présentement à Sangolqui, parce que nous avons des réparations urgentes à faire au véhicule demain matin (le mécano, Patricio Eduardo, nous attend à 8 heures). Il s'en est passé des choses depuis une semaine! Nous avons quitté Montanita lundi matin, pour nous diriger vers Puerto Lopez, juste en face de Isla de la Plata (un peu similaire aux Galapagos, mais moins cher et moins grandiose). Nous en avons profité pour acheter directement des pêcheurs des crevettes énormes. Nous avons campé à San Clemente, d'un endroit où nous surplombions la mer! Puis nous avons poursuivi notre chemin vers Manta. Nous avons dû prendre un traversier pour une durée de 20 minutes (3 dollars U.S.). Nous avons fait une épicerie dans un énorme supermarché, le SuperMaxi, et nous avons dîné au port, directement en face de la mer. Puis, nous avons quitté la côte pour nous diriger vers Quito, à travers les Andes. Les paysages étaient magnifiques mais les travaux tout le long de la route nous ont beaucoup ralenti. De plus, la brume épaisse faisait qu'il était un peu difficile de vraiment apprécier les vues! Comme il était passé 18 heures et que nous n'étions pas encore à Quito, nous avons décidé de nous arrêter à une station-service, environ 20 kilomètres avant Quito, car nous ne voulions pas conduire de nuit sur une route aussi tortueuse. Mercredi matin, nous étions prêts pour Quito, cette ville magnifique mais combien difficile pour les campings-caristes (les rues de la ville historique sont très étroites, les conducteurs sont très casse-cou, et très machos aussi). J'ai récupéré le colis tant espéré en quelques minutes dès que nous sommes arrivés dans le plus vieux quartier de la ville, mais j'ai dû attendre 20 minutes avant de retrouver Pierre, qui avait finalement trouvé un stationnement souterrain. Nous avons marché dans la vieille ville, et nous avons retrouvé, dans le quartier San Blas, la belle Gabriele Woerner, une personne très spéciale que j'avais connue à Buckingham et qui était de passage en Ecuador afin de perfectionner son espagnol. Une belle rencontre! Ensuite, nous avons retrouvé Rodriguo, celui qui nous avait dépanné pour le gaz propane pour lui dire bonjour en passant, et après quelques courses (DVD, pharmacie), nous nous sommes dirigés vers Sangolqui pour retrouver notre mécanicien Eduardo, chez qui nous avions fait des travaux l'an passé. Malheuresement, il ne pouvait nous prendre avant le lundi suivant, alors nous nous sommes dirigés vers les sources thermales de Papallacta (deux heures de Sangolqui). Nous étions un peu fatigués de notre journée, et en plus, le frigo qui ne voulait plus fonctionner, sans doute à cause de l'altitude... Le lendemain matin, nous l'avons sorti du véhicule pour le nettoyer à fond, en vidant la petite boîte où se fait l'allumage, et en tapant sur les tuyaux arrières pour dégager toutes les saletés accumulées dans la chambre de combustion. Ouf, nous avons finalement réussi à le faire repartir, puis nous avons vraiment profité des thermes. La température de chaque piscine est différente, il y a des glissades d'eau, et même un immense bain tourbillon qu'ils appellent Hidromassage. Nous sommes revenus à Sangolqui en ce dimanche soir, et après le souper, nous trouverons un endroit pour la nuit. Il y a très peu de campings ici en Ecuador... Suerte!

08 août 2009

Toujours à Montanita, Ecuador

Bonjour! Nous sommes toujours à Montanita, parce que nous voulons vraiment profiter du Pacifique avant de remonter vers le Nord! Le soleil est radieux, les gens sont souriants, la mer est superbe, que demander de plus! Nous hésitons encore pour la traversée du véhicule vers le Panama. Nous voulons décidément traverser par container plutôt que par Ro-Ro, et nous ne voulons pas traverser au Costa Rica car nous voulons faire réviser la transmission chez notre mécanicien à David au Panama. Nous repasserons donc probablement par la Colombie. Nous aimerions partager un container (je ne sais pas quel est le mot en français) de 40 pieds plutôt que de placer le véhicule dans un contenant de 20 pieds, cela représente une économie de 400 dollars, mais il est apparemment difficile de trouver un autre voyageur qui revient sur le continent américain (il faut dire qu'il y en a très peu) ... Mon fils Érick est à Prague pour la semaine. Je suis certaine qu'il en profite à plein, les études en médecine sont exigeantes, et les vacances sont rares. Mais cela vaut la peine de passer à travers tout cela si on a le feu sacré. Depuis qu'il est tout petit, il rêve de devenir médecin, alors je suis heureuse qu'il réalise son rêve. Nous avons rencontré Fred, un Ecuadorien qui a vécu 40 ans aux États-Unis. Il a 58 ans, et il vient tout juste de revenir au pays. Il a ouvert un café Internet il y a 8 mois. Il s'est marié et il a un nouveau-né de 4 mois. Il trouve que les gens ici sont un peu paresseux, mais c'est normal, ils n'ont pas à travailler fort pour manger ou pour se loger! La température ici est très semblable d'une saison à l'autre, pas besoin de vêtements chauds ou de chauffage. On peut cueillir les bananes et les oranges dans les arbres, et il y a tellement de poissons qu'on a pas besoin de pêcher longtemps avant d'attrapper une belle prise. On vend un gros poisson frais non fileté pour un dollar! Et des jeunes dorment même sur la plage, aucun problème de sécurité ici. Cependant, contrairement à ce que l'on pourrait croire, les gens ici sont très heureux, ils rient, dansent et chantent et semblent beaucoup profiter de la vie. Nous profitons aussi des prix doux, nous adorons les crevettes alors nous nous régalons, et nous achetons aussi des mûres tous les jours à 50 sous pour un demi-kilo! En Argentine, c'était les filets mignons et les steaks d'entrecôte, au Chili c'était le saumon et les langoustes, et ici, ce sont les fruits, les légumes, le poisson (tilapia) et les crevettes. Vraiment, la nature est très généreuse en Ecuador, il y a beaucoup de fleurs (orchidées), des oiseaux de toutes les couleurs, des volcans, des montagnes, un ciel immense et très bleu, bref, c'est un peu le paradis. A la prochaine, Louise Blais

27 juillet 2009

De l'Argentine à l'Écuador en passant par le Nord du Chili!

Chaquer personne possède en son esprit une image du lieu idéal, de l'endroit privilégié, réel ou imaginaire, qui lui permet de rêver et d'être inspirée... Le fait d'avoir vu tellement d'endroits extraordinaires nous complique un peu la tâche lorsqu'il s'agit de choisir le plus bel endroit au monde! A chaque fois, nous nous disons, lorsque nous découvrons un lieu magnifique, que nous n'oublierons jamais ce moment et ce lieu, mais je dois dire que le Québec, l'endroit où nous avons nos racines, parce que nous y associons aussi les gens que nous aimons, reste à jamais privilégié pour nous... Mais il faut dire que l'Écuador est un pays magnifique, avec des paysages époustouflants, des plages superbes, des lagunes incroyables, et des montagnes majestueuses! Nous sommes donc maintenant en Écuador, du côté du Pacifique, et nous nous la coulons douce sur la plage. Il s'en est passé des choses depuis Salta! Nous avons traversé le col Paso de Jama, où nous avons dormi à plus de 4000 metres d'altitude pour célébrer la Saint-Jean-Baptiste, le 24 juin! Nous sommes restés au Nord du Chili pendant plus d'une semaine, parce que Pierre attendait ses enregistrements d'auto par la poste, mais après une dizaine de jours, nous avons décidé de laisser tomber! A Iquique, nous avons fait changer les 4 pneus pour d'autres Michelin Agilis dans la Zone Franche, où l'on retrouve plusieurs centres commerciaux détaxés! Nous y avons aussi rencontré Christian, un amateur de parapente d'une cinquantaine d'annés, au Chili depuis 15 ans, qui vivait des moments difficiles; il faut croire que les autorités chiliennes sont très peu clémentes pour les gens qui osent prendre de la drogue... Nous lui avons acheté plusieurs livres, en lui souhaitant la meilleure des chances. Loin de moi l'idée de juger, mais je pense que certaines personnes essaient de trouver l'extase là où elles peuvent, alors les drogues, l'alcool, la nourriture etc. peuvent sembler le moyen le plus facile, mais dès que l'on se fie à quelque chose à l'extérieur de soi pour se sentir bien, on peut être très déçu! Nous avons continué vers Arica, puis nous avons franchi la frontière nous conduisant au Pérou. Nous avons traversé très vite ce pays, puisque nous y avions passé pas mal de temps l'an passé et que même s'il s'agit d'un pays magnifique, la sécurité est très faible, sans doute à cause du niveau de corruption politique élevé et de la grande différence entre les riches et les pauvres. Nous avons donc mis 5 jours et demi pour en franchir les 2850 kilomètres, et le seul endroit que nous avons visité sont des ruines que nous avions manquées lors de notre premier passage, les ruines de Sechin. Je dois dire que les scènes de guerre et de décapitation, sculptées à même la pierre tout le long des murs du palais sont très réalistes! Nous sommes entrés en Écuador le 15 juillet, juste après avoir franchi la douane péruvienne à Tumbes. Pour la première fois en Amérique du Sud, nous avons dû payer un rabatteur pour effectuer les formalités qui sont plus compliquées qu'ailleurs à cette frontière. Puis nous nous sommes dirigés vers Guayaquil, une ville portuaire presque aussi peuplée que Quito la capitale. Nous nous sommes arretés aux Banos San Vincente, dans la province de Santa Elena, et nous avons tellement aimé ces thermes (eaux très chaudes avec plus de 125 minéraux) que nous y sommes restés plusieurs jours. Nous avons ensuite traversé Guyaquil sans nous arrêter pour nous rendre aux plages du Pacifique, qui sont tout simplement magnifiques. Nous sommes a Montanita depuis une semaine, et ici, c'est le paradis des surfeurs. Nous y avons même rencontré plusieurs jeunes Québécois! Nous en avons aussi profité pour échanger des livres (deux pour un à l'hôtel Tiki-Limbo) et nous profitons du temps doux, des crevettes a deux dollars la livre, mais il faut dire que le vin n'est pas aussi bon que celui du Chili ou de l'Argentine! Mon fils Érick m'a envoyé par la poste le fameux câble d'ordinateur qui avait été foudroyé en Argentine, alors je devrais le recevoir dans une dizaine de jours... J'ai bien hâte, je vais enfin pouvoir placer mes photos sur Internet! Je suis vraiment privilégiée de pouvoir voyager ainsi, sans contrainte de temps... Quelle chance! Bon, je dois filer, alors à la prochaine! Mes meilleures pensées pour ma famille, pour les amis, pour les autres voyageurs que nous avons rencontré le long de notre route (je pense surtout à Claude et Alain Isembert, à Patricia et Éric Le Sergent, à Anne et Frédéric, et à tous les autres à qui j'envoie mes meilleures salutations!)

18 juin 2009

Festival des Gauchos à Salta en Argentine!

Aujourd'hui le 18 juin 2009! Nous sommes encore au garage ce matin, les freins doivent être changés. Il nous faudra probablement toute la journée, puisque les mécaniciens ici ne travaillent pas très vite! Ils n'ont pas non plus les mêmes outils qu'au Canada, et bien sûr, on ne parle pas des pièces (il n'y a pas de possibilité d'avoir des pièces originales en Argentine). Nous devrons donc vivre avec nos amortisseurs qui sont complètement finis! Nous avons assité hier au défilé des gauchos, ces élégants chevaliers paradant devant le monument du Général Guiemes pendant près de 4 heures. Il doit bien y avoir un millier de chevaux rien qu'à Salta, puisque tous ces gauchos étaient des environs! Une fête très patriotique, presque militaire, avec des gens qui pleuraient la mort du Général Guiemes (il est mort depuis plus de 200 ans!). Une autre particularité, la première procession fut celle de la Vierge, puisqu'apparemment, la foi des gens en cette Vierge aurait mis fin à un tremblement de terre il y a très longtemps. Les croyances des gens ont vraiment une grande puissance! Au camping Carlos Xamena de Salta, nous avons fait la connaissance de plusieurs campeurs autrichiens et allemands. Nous avons retrouvé à nouveau Frédéric le Belge (nous avons fait la route du Train des Nuages avec lui, et admiré le viaduc El Povovilla, près de San Antonio de Los Cobres). Nous avons aussi rencontré un couple Marseillais, Pierre et Corrinne (des gens adorables), ainsi qu'un couple Breton (Anautica). Tandis qu'au garage, nous avons rencontré Juan, un fermier possédant des milliers d'hectares et plus de 4000 bovins (son père avait payé 40 dollars l'hectare en 1999, il y a 10 ans). Il n'avait pas de compliments pour son gouvernement, qui semble brimer la libre entreprise selon lui. Les entrepreneurs, les commerçants, et les gens de la classe moyenne semblent dénigrer ce gouverment socialiste, alors que les gens très pauvres, qui reçoivent des chèques chaque mois, semblent l'apprécier. C'est difficile de vraiment comprendre le système, puisque nous ne vivons pas ici. Mais il est vrai que l''Argentine est très différente du Chili et de l'Uruguay... L'hiver ici approche à grands pas, et nous pensons donc à monter vers le Nord puisque les températures sont plus fraîches au Sud... Lorsque les réparations mécaniques furent terminées, nous sommes partis pour visiter la Quebrada de Huachamucha, Tilcara et Purmamarca avant de remonter vers le Chili (la route de Susques, Paso de Jama, puis San Pedro de Atacama). À Huachamucha, nous avons admiré la statue de Saint François qui sort du clocher à midi tapant, et bien sûr, la Montagne aux Sept Couleurs à Purmamarca. À Tilcara, nous avons retrouvé un couple d'Allemands que nous avions rencontrés à Salta. Ils nous ont parlé d'un autre couple d'Autrichiens avec qui nous avions sympathisés, et qui se sont faits voler justement à Purmamarca il y a deux jours. Je n'aurais jamais cru que c'était possible, puisque ces camions sont très hauts et très blindés, mais apparemment que les voleurs ont brisé une fenêtre pour entrer... Nous avons presque hâte d'être arrivés au Chili, c'est un pays où il n'y a aucun problème pour la sécurité. Espérons que notre véhicule pourra monter en haute altitude (4,200 mètres) et que tout se passera bien. Ciao!

16 juin 2009

Nord de l'Argentine (Missiones, Oran, Salta)

Lorsque nous avons quitté Iguazu vendredi le 22 mai, nous nous sommes arrêtés au camping Urugua-i, près de Libertad, à environ une vingtaine de kilomètres de Puerto Iguazu. Nous y sommes restés trois jours, car nous avions l'électricité pour l'ordi et c'était très tranquille, et puis nous n'étions pas trop pressés de retourner à Salta. Malheureusement, il a beaucoup plu les deux derniéres journées, et pendant la nuit de dimanche, la foudre nous a réveillés durant la nuit. J'avais débranché l'ordi mais j'avais laissé le cordon d'alimentation électrique branché au poteau d'électricité, parce que c'est beaucoup plus facile comme cela... Malheureusement, il a fallu que la foudre frappe le fameux poteau électrique, avec le fil de l'ordi qui y était connecté! Alors lorsque j'ai voulu aller dans un café Internet, je me suis rendue compte que mon fil électrique était complétement hors circuit (brûlé et fondu à l'intérieur). Comnme ma pile qui normalement devrait durer cinq heures fonctionne à peine une demie-heure maintenant, et que je ne peux plus la recharger parce qu'il ne m'est plus possible de me brancher à l'électricité, je n'ai plus accés à mon portable. Il m'est impossible de télécharger mes photos sur Internet dans les cybers ou cafés Internet, ils n'ont pas les logiciels que j'utilisais, et plusieurs ne permettent même pas une connection USB de la caméra à l'ordinateur. Il n'y a pas seulement les claviers qui fonctionnement mal ici, croyez-moi! Je commence à apprendre les accents sur les claviers espagnols, mais c'est beaucoup plus long! Il n'y a pas de magasins Apple dans ce pays, sauf à Buenos Aires. Ils demandent 200 dollars U.S. pour un câble, et l'expédition prend environ trois semaines. J'ai décidé de laisser tomber, car on m'a dit que cela pouvait prendre plus d'un mois, et nous voulons quitter l'Argentine avant autant que possible! Nous avons été très gâtés en Uruguay, et franchement, lorsqu'on retourne en Argentine, on ne peut s'empêcher de comparer... Oui, c'est vrai que la vie est un peu plus chère en Uruguay, mais le niveau de confort et de sécurité est tellement plus agréable... Lundi le 25 mai ainsi que mardi le 26 mai, nous avons visité trois missions jésuites en ruines (50 pesos pour le billet donnant droit à toutes les missions), et aprés avoir vu les sites de Machu Pichu au Pérou, de Tikal au Guatémala , de Palenque au Mexique et de Caracol au Bélize, nous n'étions pas tellement impressionnés. Nous avons aimé beaucoup plus les missions jésuites en Bolivie (la mission de San Javier était absolument superbe)! Puis nous sommes allés à Résistencia, la ville des sculptures, et nous y avons dormi au camping municipal. Nous nous sommes arrêtés au Parc National Chaco, un parc intéressant ojù il y avait des singes et plusieurs oiseaux magnifiques. Mais les lagunes étaient sèches, sans doute parce qu'il n'y a pas assez de pluies dans cette partie du pays. Nous sommes repartis vers Saenz Pena, où le jardin zoologique vaut vraiment la peine, et nous sommes allés nous baigner aux bains turcs et saunas. Ensuite, nous avons continué vers Oran, un détour de 500 kilomètres, car Pierre voulait rencontrer une jeune femme qu'il avait déjà connue en Inde. Il savait qu'elle avait vécue en Suisse depuis l'Inde, mais il n'avait aucune idée de ce qu'elle était devenue depuis 9 ans! Comme nous n'avons rencontré aucun voyageur parlant français depuis quelques mois, je pense que cela lui a fait du bien de renouer les liens avec des gens qui parlent sa langue... Il nous a fallu deux jours pour nous rendre, et nous avons eu de la difficulté à trouver sa résidence, car nous cherchions une maison neuve, elle nous avait dit qu'ils venaient de faire construire. Je la trouve très courageuse! Elle a épousé un guardaparque, un indigène Coya très gentil, Hector, et elle devrait accoucher dans les prochains jours... Nous avons soupé ensemble, et nous avons dormi dans leur garage, sur une rue très passante. Pierre en a profité pour prendre un petit coup afin de célébrer ces retrouvailles, et il n'a donc pas été tellement conscient du bruit des motos arpentant cette rue toute la nuit! Je pense que Sandra aimerait bien retourner au Québec, espérons seulement que son mari Hector pourra s'adapter! Le lundi matin, nous sommes passés au parc Calilegua, un parc qu'on peut facilement oublier. Mais nous y avons rencontré Alexander et Elke , deux Autrichiens avec leur deux enfants dans un camion blindé absolument extraordinaire. Ils avaient même une machine à pain et une autre pour faire des cafés expressos! Alexander est ingénieur mécanique, et il a aménagé son camion lui-même! C'est extraordinaire de voir l'ingéniosité des Allemands et des Autrichiens! Nous sommes restés au parc Calilegua deux jours, puis nous nous sommes dirigés vers Salta. Nous y avons croisé Frédéric, un Belge que nous avions déjà rencontrés au Parc Chaco. Nous avons décidé de faire la route du Train des Nuages ensemble, de Salta à San Antonio de los Cobres. Frédéric a eu plusieurs problèmes avec son Combi, sans doute à cause de l'altitude, et nous avons donc décidé de rebrousser chemin et de nous arrêter au camping municipale de Campo Quijano, à vingt kilomètres de Salta. Le lendemain matin, nous sommes retournés à Salta, et nous avons décidé de rester ici pour le festival des Gauchos, qui doit avoir lieu mardi et merdredi, le 16 et 17 juin. Nous en avons profité pour laver les sièges de l'auto, et pour faire le grand ménage qui s'imposait, avec toutes ces routes de terre! Ce matin (mardi le 16 juin), nous sommes au garage, car nous avons des problèmes avec la roue gauche avant. Il se pourrait aussi que nous changions nos pneus ici à Salta si nous en trouvons, car nous doutons pouvoir trouver des pneus Michelin Agilis au Chili ou au Péron, et les nôtres sont vraiment usés! Nous pensons passer au Chili la semaine prochaine par le Paso de Jama, une route tout à fait extraordinaire avec des cols de 4,500 mètres d'altitudej! La nature est vraiment extraordinaire ici! Bons baisers aux amis et à la famille!

27 mai 2009

Un enchantement, Iguazu

Vendredi le 22 mai est une journée que nous n’oublierons certainement jamais ! Nous étions débout à l’aube pour arriver au Parc Iguazu au moment où ils ouvrent les portes. Nous avons été les premiers à franchir la barrière ce jour-là (si on exclut les nombreuses personnes qui travaillent ici, bien sûr !). Nous avons commencé par le Sendero Verde, un petit sentier à travers la jungle et les marécages, pour atteindre le Circuit Supérieur (650 mètres), d’où nous avons eu des vues magnifiques sur les chutes Bossetti, Dos Hermanas et Mbigua. Nous pouvions apercevoir les chutes plongeant vers le bas, c’était absolument magnifique. Puis nous avons continué avec le Circuit Inférieur, d’où on admire les chutes d’en bas, ce qui est encore plus impressionnant. Ce sentier est de 1400 mètres de longueur, et il offre des vues panoramiques des chutes, ainsi que la possibilité de voir plusieurs des chutes latérales. Plusieurs miradors étaient absolument incroyables, c’était assez spectaculaire d’observer les chutes avec des gens sur les miradors du haut alors que nous étions en bas. Le vacarme est aussi incroyable, et bien sûr, on ne peut échapper aux gouttelettes d’eau dégagées par ces tonnes d’eaux rugissantes ! J’avais beaucoup aimé les chutes Niagara, j’avais même effectué la promenade en bateau qui permet de se rapprocher le plus près possible (il nous fallait mettre des bottes, un imperméable et un chapeau de plastique jaune pour ne pas être trop trempé). Mais vraiment, je comprends qu’Éléanor Roosevelt ait dit « Pauvre Niagara » lorsqu’elle a pu admirer les chutes d’Iguazu. Il y a plus de 275 chutes, et certaines font 80 mètres de hauteur… Nous avons ensuite emprunté un bateau pour nous rendre à Isla San Martin, d’où on peut avoir une vue d’ensemble des chutes (on m’a dit que cela ressemblait un peu à la vue qu’on peut avoir du Brésil). Nous nous sommes d’abord rendus au Mirador San Martin, où nous avons pu voir des centaines d’hirondelles de mer nichées dans les parois des chutes. Puis nous avons continué vers la Ventana (on peut apercevoir d’autres chutes à travers une arche rocheuse encadrant les chutes Escondido et Rivadavia. En longeant l’île pour retourner au débarcadère, on peut voir les miradors brésiliens, et aussi Garganta del Diablo (la Gorge du Diable), sans doute le point le plus impressionnant du parc… Nous avons aperçu des coatis, des lézards, plusieurs espèces de papillons et beaucoup d’oiseaux. Avant d’emprunter à nouveau le bateau pour retourner au Circuit Inférieur, nous avons rencontré Paulo et Ignacio, un sommelier et un concierge d’hôtellerie membres des Clefs d’Argent d’Argentine, que nous avions déjà rencontré aux chutes Mocona ! Le monde est petit ! Ils travaillent à La Angostura à l’hôtel Las Balsas, et ils sont extrêmement prévenants et agréables. Puis nous avons emprunté le Train de la Jungle pour nous rendre à Garganta del Diablo, un train écologique longeant la rivière Iguazu. Arrivés à la station Gorge du Diable, nous avons poursuivi vers les passerelles au-dessus de la rivière Iguazu (1,100 mètres de long), et nous avons aperçu des oiseaux merveilleux aux couleurs très vives. En particulier, l’Urraca Commun, m’a vraiment impressionnée. C’est un oiseau quatre fois plus gros qu’une hirondelle mais plus petit qu’un toucan. Son ventre est jaune clair, son dos est bleu marine, et il possède une couronne indigo et des plumes ébouriffées sur le dessus de la tête. Quand nous avons dîné, j’ai laissé des miettes de pain dur la clôture et il est venu les prendre. Nous en avons vu six en tout ! La Gorge du Diable est vraiment la culmination de la visite des chutes Iguazu. C’est une expérience magique, indescriptible et incroyablement puissante. Le rugissement des chutes permet difficilement de parler, et la bruine causée par les gouttelettes d’eau est très rafraîchissante ! Il faut le vivre pour comprendre l’effet qui résulte de cette exposition à tant de beauté. La nature est tout à fait incroyable ! Après le repas de midi, nous nous sommes dirigés vers le sentier Macuco, une promenade de 7 kilomètres dans la jungle. Au début de l’avant-midi, nous étions seuls sur le Circuit Supérieur, les autobus n’arrivant pas avant 9 heures trente du matin, mais il y avait foule lorsque nous étions sur les passerelles de Garganta del Diablo. Sur le sentier Macuco, comme à peu près personne n’emprunte ce sentier, nous étions à nouveau seuls. Nous avons vu d’autres coatis, des carpinchos, des fourmis géantes, des faisans gris et plusieurs papillons. Arrivés au bout du sentier, il est possible de se rendre au mirador pour admirer d’en haut la chute Arrechea, puis de redescendre au Pozo Natural créé par la chute pour s’y baigner. Une autre expérience délicieuse, surtout après une journée de marche intensive ! Au retour, nous nous sommes arrêtés au Centre d’Interprétation « Yvira Reta » qui donne de bonnes explications sur la biodiversité de la forêt humide et qui traite de la culture Guarani. Nous y avons aussi visionné un film sur le Parc Iguazu. Puis nous nous sommes arrêtés à l’hôtel Sheraton parce que nous voulions échanger des livres avec la Californienne Amy, que nous avions rencontrée sur une des passerelles… Malheureusement, elle n’était pas à sa chambre, alors nous avons décidé de quitter. Je dois dire que cet hôtel luxueux est assez impressionnant, puisque la salle de réception est toute vitrée et qu’elle donne directement sur les chutes. J’aurais aimé connecter mon portable et profiter du Wi-Fi, mais comme nous étions tous les deux exténués de notre journée puisque nous n’avions pas dormi la veille, que nous n’avions aucune idée où nous allions camper, et que le parc fermait (17 heures)… Il est impossible de camper dans le parc ou près du parc, il faut au minimum se rendre à Puerto Iguazu, à 13 kilomères de là. Et dans ce village, comme il y a une multitude d’hôtels, le camping libre n’est pas toléré. Plusieurs voyageurs en camping-car campent chez American Viejos, mais puisqu’il semble que cet établissement est bruyant, malpropre et cher, nous avons choisi de prendre la route pour Wanda, la # 12 afin de trouver un endroit où passer la nuit. Après une trentaine de kilomètres environ, juste avant Libertad, nous avons aperçu des affiches pour le camping Uruguy-i. Il s’agit vraiment d’une trouvaille. L’endroit est super calme (il n’y avait que les deux gardiens), les douches sont chaudes, et le paysage est superbe ! Et le coût n’est que de 5 pesos par nuit pour nous deux avec le véhicule! Il est possible de s’alimenter en électricité (220 volts, alors seulement l’ordinateur pour nous, puisque le frigo et les luminaires fonctionnent au 110 volts). Si nous avions su que l’Amérique du Sud fonctionnait au 220 volts pour l’électricité, nous ne serions équipés d’un convertisseur de courant spécial avant de partir, mais nous avons survécu jusqu’ici, alors ce n’est pas si terrible ! Nous avons payé pour trois nuits, puisque nous devrons absolument nous réapprovisionner lundi matin, mais je pense que Pierre serait bien resté ici une semaine si nous avions eu assez de nourriture ! Au plaisir !

Les Chutes Mocona en Argentine

Lundi, nous nous sommes rendus à San Vincente et nous nous sommes arrêtés à la station-service Esso, juste au début de la route 13 qui se rend à Sobernio et aux chutes Mocona, dans la région de Missiones. Ces chutes se trouvent au confluent de 4 réserves naturelles : Parque Estadual de Turbo (Brésil), Parque Provincial Mocona, Réserve Naturelle Esmeralda et Réserve de la Biosphère Yaboti. Elles s’étendent sur 3 kilomètres et atteignent jusqu’à vingt mètres de haut. Nous avons été chanceux, car même s’il pleut presque toujours ici à ce qu’on dit, un soleil radieux nous a accompagné pendant les 3 jours qu’a duré notre séjour. Une des biologistes qui travaille à un projet gouvernemental avec 4 autres collègues nous a expliqué que même avec un 4x4, lorsqu’il pleuvait, ils devaient attendre le beau temps pour quitter la réserve à cause des routes de terre de forte pente qui sont impossibles à franchir lorsqu’il pleut ! Le gouvernement est en train de construire une route pour permette plus facilement l’accès, mais comme il reste encore une vingtaine de kilomètres à finaliser, je ne crois pas qu’elle sera terminée avant l’an prochain. Lorsque nous sommes arrivés au nouveau Centre des Visiteurs (bâti depuis un an seulement), le guarde-parque nous a expliqué que comme la machinerie lourde bloquait l’accès de la route se rendant aux chutes, il nous faudrait effectuer le trajet à pied (seulement deux kilomètres). Mais ensuite, il fallait franchir une rivière d’un kilomètre de large à gué, et il m’a conseillé de mettre des chaussures plus appropriées (je portais des sandales) et de placer la caméra dans un sac imperméable. Nous sommes retournés au véhicule pour nous changer, et nous avons rencontré un groupe de 3 jeunes hommes travaillant à La Angostura qui nous ont donné un sac étanche qu’on utilise pour le canotage, et ils nous ont expliqué qu’ils étaient tombés dans l’eau au moins 10 fois, puisque le câble qu’il fallait suivre était brisé à deux endroits. Ils nous ont aussi recommandé de faire attention, puisque les pierres longeant le fond étaient glissantes et qu’il était facile de coincer son pied entre ces pierres coupantes. Mais ils nous ont rassuré en nous disant que l’eau n’était pas tellement profonde, dépassant à peine la taille, mais que le courant était par contre très fort… Nous avons mis presque une heure pour nous rendre aux chutes, et nous ne sommes pas tombés une seule fois, mais je dois dire que nous avons beaucoup d’équilibre tous le deux… Le paysage était absolument incroyable. Il y avait des centaines de papillons de toutes les couleurs, pas sauvages du tout, et deux morphos bleus se sont posés sur moi pendant plusieurs minutes. Le soleil étincelait sur l’eau, et les chutes étaient tout simplement magnifiques. Nous avons campé en face du Centre des Visiteurs, et mercredi matin, nous avons fait le sentier Cachi à travers la jungle pour nous rendre au mirador. La végétation est différente ici, extrêmement dense, et les lianes semblent étouffer les arbres immenses. Il y a des salles de bains au Centre des Visiteurs, mais pas d’électricité encore alors les douches sont froides. Nous avons très bien dormi la première nuit, mais à notre grande surprise, plusieurs militaires ont fêté jusqu’à trois heures du matin hier, alors ce matin, nous avons décidé de retourner à San Vincente… Puis nous avons continué en choisissant la route à droite pour Iguazu, la 101, après avoir fait vérifier nos freins (40 pesos !) à Punto Azul. La route de terre après Andresito, qui passe à travers le Parque Provincial Iguazu, est terrible ! Et nous nous sommes rendus compte qu’il serait très difficile de trouver un campement pour la nuit, alors nous avons demandé la permission de nous poster à la station-service Aca. Il paraît qu’il s’agissait là d’une permission exceptionnelle qui nous était accordée… La nuit a été plutôt mouvementée, puisque le bruit nous a tenus éveillés, mais ce matin, nous étions debout à 6 heures et nous attendons aux bornes du parc (ouverture à 8 heures) depuis une demi-heure… L’essence ici, tout comme à Ushuaia, est le double pour les étrangers. L’entrée aux chutes est gratuite pour les gens de la province. Les gens du Paraguay, de l’Uruguay et du Brésil doivent payer 30 pesos, alors que pour nous, c’est soixante pesos ! La journée sera longue, puisque nous voulons tout voir en une journée (il faut maintenant payer une deuxième fois si l’on veut revenir une autre journée, alors que le billet était valable pour 5 jours l’an passé). Mais comme il s’agit des chutes les plus grandioses du monde, on ne pouvait passer à côté !

18 mai 2009

Yapuche, Obera, Salto Berrado, Argentine

Nous avons quittés Mercédès vendredi matin, et nous avons pris la route pour Yapuche, un petit village où est né le grand libérateur de l'Amérique du Sud, le Général San Martin. Nous avons visité plusieurs musées et une mission jésuite en ruines, et nous avons couché sur les bords du Rio Uruguay, juste en face du Brésil. Samedi matin nous avons repris la route, et sommes arrivés à Obera samedi en fin de journée. Nous nous sommes arrêtés au Camping Salto Berrondo, où nous avons campé deux jours (8 pesos par nuit, douches froides). La chute est jolie, mais comme il n'a pas plus ici depuis trois mois, Pierre trouve que cela ressemble plus à une cascade qu'à une chute... Nous nous dirigeons ce matin vers les Chutes Iguazu... Carpe Diem!

15 mai 2009

Argentine (Estéros del Ibéra)

Nous sommes demeurés à Arapey pour quatre jours, car nous avons voulu profiter des thermes d’eau chaude et de la nature merveilleuse qu’on retrouve là-bas… Mais comme nous n’avions plus de nourriture, nous n’avions pas d’autre choix que nous diriger vers Salto. (Le frigo est très petit dans les Westfalias, alors il faut faire des miracles pour tenir une semaine si on ne mange pas au restaurant !) Et Salto, la ville la plus proche, est à 70 kilomètres d’Arapey… Nos assurances auto étant aussi échues à la mi-mai, nous n’avions pas vraiment le choix que de retourner en Argentine (il est plus facile d'assurer le véhicule en Argentine qu’en Uruguay ). Alors lundi matin (11 mai), nous nous sommes mis en route pour l’Argentine! Un peu tristes de quitter l'Uruguay, mais toute bonne chose a une fin, n'est-ce pas? Nous nous sommes donc rendus à Concordia, la première ville argentine à la sortie de Salto en Uruguay (nous avons mis cinq minutes pour passer aux douanes uruguayennes, alors qu’il nous a fallu quarante-cinq minutes pour les douanes argentines). Il y a à Conc0rdia un énorme magasin Carrefour et nous avons stocké sur toutes sortes de produits… Ensuite, nous avons cherché pour les compagnies d’assurances Mapfre ou Berkley, mais nous avons dû nous assurer avec une autre compagnie, la Sancor Seguros, car c’était la seule qui assurait les étrangers dans le Nord de l'Argentine. Nous avons donc pris une assurance de trois mois… J’ai entendu dire que ces assurances ne servent pas à grand-chose, qu’elles ne paient pas souvent dans le cas des étrangers, mais au moins, nous avons fait l’effort ! En début de soirée, nous avons filé vers Salto Grande, et nous sommes retournés dormir sur le quai au bord des yachts. Puis, mardi matin (12 mai), nous ne sommes même pas baignés, puisqu’il pleuvait à boire debout et que les éclairs illuminaient le ciel ! Nous avons filé vers Mercédès, et nous nous sommes arrêtés au bureau d’informations touristiques pour prendre des renseignements par rapport à la réserve Esteros del Ibéra. Ce Parc National est très similaire au Pantanal et au Chaco pour la flore et la faune. Comme nous avons décidé de laisser tomber le Pantanal parce que nous ne visiterons pas le Brésil, nous ne voulions pas manquer ce parc ! Lorsque nous sommes arrivés en soirée, nous nous sommes arrêtés au Centre des Visiteurs où se trouve une exposition intéressante, ainsi qu’un vidéo de trente minutes sur la flore et la faune du parc. Et comme il est interdit de dormir dans la réserve naturelle, nous nous sommes arrêtés à deux kilomètres plus loin, au Camping de Colonia Pellegrini. Il s’agit d’un camping superbe, un peu cher bien sûr ((45 pesos par nuit, ou 15$ U.S .) mais vraiment, on se croirait dans un jardin tellement les lieux sont beaux et bien entretenus, avec beaucoup de fleurs, de papillons, d’oiseaux et d’arbres ! Nous sommes sur les bords de la lagune Ibéra, et les levers de soleil ici sont magnifiques. Mercredi matin, nous sommes partis tôt en bateau avec un guide (140 pesos plus pourboire), et nous avons passé deux heures sur la lagune. Nous avons observé des caymans, des capinchos (capybaras en anglais), des hérons, des cigognes, des canards, des cerfs et toutes sortes d’autres animaux dont je ne connais pas vraiment les noms. Nous n’avons pas vu de loups ou d’anacondas (plus difficiles à observer)… Il paraît que la réserve est l’hôte de 350 espèces d’oiseaux, 125 espèces de poissons, 40 espèces d’amphibies, 60 espèces de reptiles et 60 espèces de mammifères. Nous avons vu beaucoup de nénuphars, et plusieurs plantes aquatiques sur les îles flottantes. On nous a dit qu’octobre et novembre sont les meilleurs mois pour voir des animaux, mais nous en avons vu plusieurs centaines ! Nous avons fait cette excursion sous un soleil magnifique, mais peu après le dîner, le ciel s’est couvert et il a plus. Il pleut très souvent ici, cela ressemble beaucoup à l’Amazonie. En fait, il y a plus de lagunes et d’îles flottantes dans la réserve que de terre ferme! Jeudi matin, il pleuvait encore à boire debout, mais comme les routes étaient détrempées, la route vers le Nord (Missionnes) était fermée à la circulation. Nous avons dû revenir sur nos pas et retourner à Mercédès (route de gravier, mais au moins elle était praticable). Nous avons pris des auto-stoppeurs, trois policiers tous chargés d'énormes sacs de hockey (un seul nous a arrêté, avant de nous dire qu'ils étaient trois), alors inutile de vous dire que nous étions très lourds... Nous avons dû faire changer deux boulons de la roue avant lorsque nous sommes finalement arrivés à Mercédès, et le mécano a dû mettre des boulons de tracteurs: plus gros que ce que nous avions puiqu'il n'y avait rien d'autre de disponible. Lorsque les réparations ont été terminées, nous nous sommes arrêtés sur le bord de la route pour dormir, juste en face de la statue de la Vierge à l'entrée de Mercédès! Le petit village souffre d'une grande sécheresse, et apparemment que plusieurs des animaux de ferme meurent parce qu'il n'y a pas assez d'eau. Et il semblerait que si les gens du village s'approvisionnent en eau à Estéros del Ibéra, cela pourrait mettre les animaux exotiques en péril, alors les écologistes s'y opposent... Ce matin, nous remonterons par le Nord en passant par Pasos de Los Libres, juste à côté du Brésil. Il se pourrait que nous arrêtions à la ville natale de Général San Martin, le Libérateur. Il y a sûrement un musée en son honneur, c'est le plus grand héros du Mercosur! Alors je termine ici, et à bientôt!

07 mai 2009

Santa Clara de Olimar, Piedra Pintada, Artigas, Belen en Uruguay

Ce matin, lundi le 27 avril 2009, nous avons décidé de faire un peu de route, et nous nous sommes dirigés vers Salto del Agua après avoir terminé les courses… Nous étions à Trente y Treis depuis plus d’une semaine ! C’est agréable de visiter l’Uruguay à l’automne (les saisons sont inversées ici), la température est de 22 degrés le jour et de 17 degrés la nuit. Le soleil est radieux, nous n’avons pas encore vu de temps gris, même si certains jours, il y a eu un peu de pluie durant la nuit … Lorsque nous sommes arrivés à Salto del Agua, nous avons été accueillis par des centaines de perroquets qui criaient dans les arbres. Le paysage est très joli, tout est propre, mais les piscines sont hors service puique la saison touristique est teminé (mi-décembre à mi-février). Nous avions l’électricité pour l’ordinateur (nous en avons profité pour regarder des films et des concerts), et nous avons passé une soirée très calme, car il n’y avait seulement que des chevaux dans les champs de l’autre côté de la clôture. Mardi matin, nous avons filé vers Santa Clara de Olimar, où nous avons visité la première maison construite au village. La grange attenante faisait office de Poste de Diligences. Cet endroit est privé, il ne s’agit pas d’un musée, mais comme nous ne savions pas, nous avons demandé et les deux employés se sont faits un plaisir de nous faire visiter. Les meubles d’époque sont absolument magnifiques. La propriété a toujours été léguée à la famille, et aujourd’hui, les propriétaires vivent à Montevideo et s’en servent comme résidence secondaire pour les vacances et parfois aussi les fins de semaine… Nous avons ensuite continué jusqu’à Melo, et nous nous sommes rendus à Posta Del Chuy, un endroit historique très bien conservé (12 kilomètres au sud-est de Melo). Il s’agit là du premier péage routier des années 1800, et c’était aussi la seule route sécuritaire pour le Brésil à l’époque, une route de pierres comme celles qu’on retrouve dans le vieux Québec et dans le quartier historique de Montréal. Les bâtiments de pierres sont imposants, on y retrouve une prison, une auberge et plusieurs grandes salles. Nous aurions pu y camper, mais il était un peu tôt, alors nous avons continué jusqu’à Melo et nous nous sommes arrêtés au camping municipal, un endroit assez ordinaire puisque les douches ne fonctionnaient pas en raison d’un problème d’eau. Mercredi le 29 avril, nous avons continué jusqu’à Artigas, presque 400 kilomètres plus loin que Melo. Nous nous sommes arrêtés au Parque Vallée de Lunarejo (sur la route 30, au kilomètres 238) mais comme les cascades ne sont visibles qu’en juillet et que la route de 27 kilomètres de terre n’était pas fameuse, nous avons rebroussé chemin et avons continué jusqu’à Artigas, la ville des améthystes (pierres mauves). La jeune fille du bureau touristique nous a donné plein de dépliants et elle a fait plusieurs appels pour nous. Elle nous a même embrassés lorsque nous sommes partis… Les gens ici sont incroyables. Ils nous donnent souvent des accolades, ou de petites tapes sur l’épaule en nous disant de ne pas hésiter à les contacter si nous avons besoin de quoi que ce soit. Après avoir faits le marché chez TaTa, nous avons remarqué que le pneu avant était dégonflé alors nous nous sommes rendus à une gomeria (endroit où l’on fait réparer les crevaisons) et le propriétaire s’est empressé de faire la réparation, en nous donnant toutes sortes de conseils pour visiter les grottes d’améthyste sans avoir recours à un guide. Ils nous ont aussi donné des directions pour faire remplir le réservoir de gaz propane chez Punto Gaz sur la route principale. Il y a deux campings gratuits à Artigas : le Parque Roda, juste à côté du pont international menant au Brésil, et le Parque Piedra Pintada ou Congreso de Abril, à 11 kilomètres d’Artigaz. Un endroit superbe, avec une immense pierre sculptée naturellement où l’on peut distinguer de nombreuses figures. Aucun autre campeur, seulement les deux gardiens. Le parc est éclairé la nuit, les douches sont chaudes, il y a de l’électricité (220 volts seulement), des barbecues, des tables de pique-nique, et de plus, nous sommes en plein nature (hibiscus et arbres à profusion). Le camping est gratuit, mais lorsque la saison touristique est ouverte, il faut payer 25 sous par jour pour la piscine. Vraiment, nous sommes très gâtés ! Mardi le 5 mai 2009, nous nous sommes dirigés vers Artigas, à 11 kilomètres d’ici par une route de terre, pour nous réapprovisionner. Nous avons fait un arrêt au duty free shop puisque Pierre voulait acheter de la bière Heineken et une liqueur espagnole, la Quarante y Treis (ils la vendent ici 13$ U.S. alors qu’on la retrouve à 90$ U.S. en Floride). Et le jeune vendeur nous a offert gracieusement un thermos pour le maté… Nous avons ensuite continué jusqu’à Belen, en prenant la route 30 puis la route 3 (219 kilomètres d’Artigas à Arapey, à quelques kilomètres de Belen). Nous avons trouvé un superbe camping au bord du lac Salto Grande, un endroit où les levers et couchers de soleil sont magnifiques, avec des barbecues et même l’électricité (nous connectons seulement l’ordi, et non le camping-car, car c’est du 220 volts en Amérique du Sud, comme en Europe d’ailleurs). Ici c’est le grand calme, peut-être parce que la saison est terminée? Sept ouvriers refont les salles de bains, les sanitaires sont neufs ainsi que les planchers et les murs de céramique. Par contre, ils sont en train de faire le coulis de la céramique (le ciment coloré entre les tuiles), alors je n’ai pas osé prendre une douche, il aurait fallu que je leur demande de sortir… Pour les camping-caristes que cela peut intéresser, l’endroit ici est gratuit. Depuis que nous sommes en Uruguay, nous n’avons payé des campings qu’aux thermes d’Arapey, d’Almiron et de Guaviyu, et le prix du camping incluant les thermes est à peine plus élevé que le prix des eaux thermales seulement… Le soleil est magnifique, nous sommes en bordure d’un immense lac très bleu, le Salto Grande, et c’est tellement beau ici que nous avons décidé de rester une journée de plus. Ce matin, jeudi le 7 mai, nous nous dirigeons vers les Thermes d’Arapey avant de retourner en Argentine par Salto… Il y a très peu de connections Wi-Fi dans l’ouest de l’Uruguay, alors qu’il était assez facile de trouver du Wi-Fi aux alentours de Punta del Este et Montevideo. Il est donc possible que je ne donne pas signe de vie avant les chutes d’Iguazu… Un bonjour spécial aux gens que j’aime… Au plaisir !

24 avril 2009

Trente Y Treis en Uruguay

Vendredi le 17 avril, nous sommes passés acheter des livres à la librairie Grossi de Maldonado, pour la plupart des best-sellers sur la liste du New York Times (Frederik Forsythe, James A. Mitchener, John Grisham, Jeffrey Archer etc.) et nous avons fait des provisions avant de rejoindre Punta Ballena, où nous avons campé sur la plage. La Casa del Pueblo, cet édifice de stuc blanc de style méditerranéen avec des angles ronds est tout simplement magnifiques... Samedi matin, nous nous sommes mis en route pour Minas, une charmante petite ville où nous avons visité le Monument représentant Artigas le Libérateur sur son cheval (une énorme statue en fait), le jardin zoologique et aussi la cathédrale! Puis nous nous sommes rendus à Salto del Penitente (ne pas prendre la première route signalée pour les chutes sur la route 8 car elle est de 17 kilomètres en terre, alors que la deuxième route indiquée est de 6 kilomètres et plus panoramique, nous l’avons appris à nos dépens). En fait, Salto del Penitente ressemble plus à une cascade qu’à une chute, mais comme il y a très peu de montagnes ici en Uruguay, j’imagine qu’il fallait s’y attendre. Pour la première fois depuis que nous sommes dans ce pays, nous avons été un peu déçus car lorsque j’ai demandé en après-midi s’il était possible de camper au stationnement, on m’avait dit oui, alors qu’en soirée, une dame est venu nous demander 160 pesos. Nous avons donc quitté le parc, et nous sommes allés camper à l’extérieur de la barrière (on pouvait d’ailleurs voir les pierres aménagées en rond pour le feu par d’autres voyageurs juste à l’extérieur du parc). Sur cette route de terre, aucune voiture n’est passée pendant le temps où nous y étions, le grand calme ! Dimanche le 19 avril, nous avons repris la route de terre pour rejoindre la route 8 qui nous a conduit jusqu’à Trente y Tres, une autre ville très sympathique où nous devions seulement arrêter pour acheter des légumes. J’ai remarqué une affiche pour Parque et Playa Del Olimar, et en suivant les indications, nous avons trouvé un superbe camping, avec douches chaudes, sanitaires propres, et immense plage de sable fin en bordure du Rio Olimar. Un gardien est même venu nous installer l’électricité pour l’ordinateur (nos câbles fonctionnent avec le 110 volts seulement, alors qu’en Amérique du Sud, le courant est de 220 volts). Il y a des tables de pique-nique, des barbecues en briques pour la cuisine (tout est super propre, rien de délabré ici) et de plus ce camping est tout à fait gratuit, alors si d’autres voyageurs passent par ici… En passant, nous sommes aujourd’hui le 20 avril, et nous avons passé une excellente nuit, tout à fait tranquille. L’eau de la douche est bouillante, il faut ajouter de l’eau froide, ce qui est plutôt rare dans les campings ! Et le gardien est venu nous jaser cet après-midi, et nous avons discuté de toutes sortes de sujets avec lui. Notre espagnol n’est pas extraordinaire, mais au moins, on peut se faire comprendre… Si on me demandait quel est le pays où j’aimerais vivre, en dehors du Québec, je dirais l’Uruguay sans hésiter, surtout pour le climat très tempéré (la différence entre l’hiver et l’été n’est pas énorme), la gentillesse des gens, la modernité et la propreté du pays, la qualité de l’air et de l’environnement, et les prix raisonnables pour le coût de la vie (si on exclut les dépenses automobiles). J’ai appris dernièrement que s’il y avait autant de voitures des années 30 et 50 sur les routes, c’est que le prix des voitures ici est tellement élevé que les gens préfèrent garder leurs vielles autos le plus longtemps possible. Voilà aussi pourquoi on a pu nous fabriquer un filtre à air selon les dimensions demandées, puisque les pièces doivent souvent être confectionnées selon les besoins… Je dirai que pour le matériel électronique, les autos et les vêtements de haute qualité, l’Amérique du Nord offre beaucoup plus de choix et à meilleur prix, mais pour la nourriture et tout le reste, l’Uruguay est plus avantageux que chez nous. Comme nous avons de bons livres et que le soleil est encore au rendez-vous, il est même possible que nous traînions un peu avant de remonter vers le Nord. On nous a parlé de deux endroits touristiques : la Quebrada de los Cuervos et Salto del Agua, pas très loin d’ici, alors nous nous arrêterons probablement à ces endroits avant de continuer plus haut. Hier, nous avons exploré à pied la ville de Trente Y Tres, et nous avons fait des provisions chez le marchand de fruits et légumes. Nous avons rencontré deux voyageurs en sac à dos qui retournaient chez eux dans quelques jours, une Française et un Américain. Il n’y a pas tellement de touristes ici, puisque nous ne sommes pas sur la côte, mais à l’intérieur du pays. Et encore, à part Montevidéo et Punta del Este, et peut-être aussi Colonia del Sacramento, j’ai l’impression que le pays n’est pas très connu des touristes. C’est agréable de vivre dans une Westfalia, mais c’est très compact, alors ce n’est pas du tout la même chose que de vivre en appartement ou dans une maison. Je dirais que j’ai dû laisser la plupart de mes choses avant de partir, sauf deux ou trois boîtes qui sont chez la fille de Pierre (la belle Michèle, qui attend un deuxième bébé en mai). Nous avions tout vendu avant de partir, et donné plusieurs choses au Disciples d’Emmaüs et au comptoir St Vincent de Paul. Nous avons avec nous plusieurs pièces mécaniques (mais nous avions oublié qu’il était impossible de trouver des filtres à air ici), l’essentiel pour la nourriture (ustensiles, vaisselle, etc.) et bien sûr, nous gardons deux armoires pour les provisions alimentaires, les épices etc. Un tiroir pour mes vêtements et une autre armoire pour ceux de Pierre. Et notre équipement de plongée, les films, les concerts DVD, le cric pour les pneus, des amortisseurs supplémentaires et d’autres outils indispensables sont dans le tiroir du haut. Sous le siège arrière se trouvent les deux batteries supplémentaires, la corde à linge, et de petits outils dont nous nous servons souvent. Et nous avons aussi le livre Westfalia pour la mécanique, les barres de traction pour mettre sous les pneus si jamais nous nous embourbons dans la neige ou le sable, les cartes, les bibles Lonely Planet et Footprint pour l’Amérique du Sud, la trousse d’urgence pour les soins médicaux, etc. etc. C’est merveilleux de constater que nous pouvons très bien nous arranger avec le strict minimum, et Pierre est extraordinaire pour tirer le meilleur de tout et ne pas s’en faire avec quoi que ce soit. Je suis chanceuse, je n’ai encore aucun cheveu gris, alors je n’ai pas le problème de devoir me teindre les cheveux, et je ne me maquille jamais en voyage. J’imagine qu’il serait possible de trouver des salons de coiffures, mais ce serait tellement plus compliqué… C’est une des choses qui me manquent, mais ce n’est pas bien terrible, franchement. Et bien sûr, je m’ennuie des amise et des amis, de mon fils Éric, qui fait sa médecine à l’Université Laval et qui travaille très fort ces temps-ci, puisque la fin de la session est presque là, de mes frères et sœurs, et de mes tantes qui sont tellement spéciales. Mais j’imagine que cela sera encore plus agréable de les retrouver lorsque je reviendrai au pays. Bon, je ne continuerai pas plus longtemps sur ce ton, sinon je deviendrais trop nostalgique… Mais comme je trouve aussi fascinant de visiter l’Amérique du Sud, et de pouvoir me déplacer pour voir de mes yeux chaque endroit plutôt que seulement les endroits touristiques, je peux vous dire que j’apprécie chaque seconde. Vivre est une grande chance, et de choisir parmi toutes les possibilités qui s’offrent à nous à chaque instant est merveilleux. Carpe Diem !

17 avril 2009

Cabo Polonia, Puntal del Diablo, Parque Santa Teresa, Chuy, Fortin San Miguel, Grutas Salamanca

Samedi le 11 avril, nous avons décidé de nous rendre à Cabo Polonia. Il est presque impossible de manquer ce village, puisque plusieurs camions immenses équipés pour le sable longent la route principale. Il est interdit aux voitures et même aux camions 4x4 d’y accéder, et cela me semble tout à fait raisonnable, étant donné l’état du chemin pour Cabo Polonia… Le trajet prend environ trente minutes, et il est préférable de s’asseoir en haut, on a ainsi une bien meilleure vue. La plage est magnifique, immense, et les dunes sont impressionnates. Nous avons marché sur la plage une bonne partie de l’après-midi, puis nous nous sommes rendus au phare de Cabo Polonia. Nous n’avons pu apercevoir de lions de mer, mais les paysages sont magnifiques, la saison est terminée, mais les paysages sont tout à fait magnifiques! Nous nous sommes ensuite rendus à Punta del Diablo en fin d’après-midi mais les plages étaient absolument bondées, alors nous avons décidé de continuer vers le Parque Santa Teresa. En chemin, nous avons croisé Anita et Andrej, les 2 Allemands que nous avions rencontrés juste avant d’arriver à Montevidéo. Nous les avions pris pour des auto-stoppeurs, et nous n’avions pas tellement le goût de prendre quelqu’un avec nous, puisque nous voulions nous dépêcher pour trouver un endroit où camper avant la nuit. Nous avons tourné en rond à Punta del Diablo, et comme nous sommes revenus sur nos pas, nous les avons finalement reconnus (ils portaient tous deux des chapeaux, des lunettes de soleil et des shorts, et ils étaient beaucoup plus bronzés!) Pour la Pâques (dimanche le 12 avril), nous avons décidé de faire le grand ménage, buanderie, lavage de l’auto, etc. Nous étions campés à Playa Grande, et nous avons profité des soirées au coin du feu avec Anita et Andrej, ainsi que Judith et Uba, deux autres Allemands que nous avions déjà rencontrés en Argentine. De plus, la pleine lune était au rendez-vous, alors c’était vraiment spécial… Les Brésiliens avaient envahi la Plage la Moza, alors nous préférions être un peu à l'écart, car vraiment, ils adorent danser au sein d'une musique très forte ces Brésiliens! Lundi matin, nous avons dû nous rendre à Chuy pour faire le plein de propane, et nous avons fait un saut au Brésil histoire de visiter les Duty Free Shops… Nous avons acheté de la boisson qu'on ne trouve pas en Amérique du Sud (Liqueur 43 d'Espagne, Porto de 8 ans du Portugual, Amaretto d'Italie). Anita et Andrej sont partis avant nous puisqu’ils voulaient se rendre à Rio de Janeiro pour ensuite explorer le Pantanal. Nous avons fait provision de muesli (céréales suisses) et Pierre s’est procuré du tabac Amphora et une caisse de canettes de bières mexicaines. Nous avons aussi visité Coronilla et Laguna Negra, mais Pierre préférait revenir au Parque Santa Teresa, où nous avons campé lundi et mardi soirs. Aujourd’hui, mercredi le 15 avril, nous continuons jusqu’au Fort San Miguel, mais malheureusement, il n’est ouvert que pour la fin de semaine à cette époque de l’année. Nous poursuivons donc par la route 19, pour ensuite prendre la route 15 et finalement la 13 pour nous rendre jusqu’aux grottes de Salamanca, au kilomètre 188 (route 13), à quelques kilomètres de la ville d’Aigua. Cet lieu est vraiment paisible, et les grottes sont intéressantes. Même les bureaux d'infos touristiques des environs ne semblent pas connaître cet endroit, mais nous avons suivi les recommendations de Claude et Alain Isembert, qui ont toujours de bons tuyaux à refiler. Nous n'avons pas de GPS, mais ils donnent tous leurs bivouacs avec les points GPS et ils sont toujours prêts à partager leurs infos avec d'autres voyageurs! Espérons que nous les reverrons à leur retour en Amérique du Sud... Nous avons tellement aimé les grottes de Salamanca que nous y sommes restés deux jours. Vendredi matin (17 avril) nous nous sommes mis en route pour Maldonado et Punta del Este, car nous voulons acheter d’autres livres et peut-être aussi des crevettes au port. Ciao !

José Ignacio, Laguna Garzon, La Paloma en Uruguay

Lundi le 6 avril, après avoir acheté plusieurs bouquins anglais à la librairie Grossi de Maldonado (sur la rue Ituzaingo, entre les rues Sarandi et 18 de Julio), nous nous sommes rendus à José Ignacio, un petit village de pêcheurs tout à fait adorable. Nous nous sommes installés près du phare, juste à côté de l’Armada (Police de la Marine), avec la plage dorée qui s’étendait devant nous… L’eau de la mer était plutôt tiède, alors nous en avons profité. Et sous cette température idéale, nous avons décidé de passer quelques jours. Nous avons beaucoup lu (deux livres en 2 jours) et nous avons seulement visité le phare (123 marches !) et flâné un peu au village (en passant, la jeune fille du bureau touristique est très gentille, comme la plupart des Uruguayens d’ailleurs). Jeudi matin (9 avril), nous avons décidé de faire un peu de route, et nous nous sommes rendus à La Paloma par la route le long de la côte, en empruntant le traversier primitif (balsa, sorte de radeau en bois propulsé par une chaloupe à moteur sur le côté) pour franchir la Laguna Garzon. Étrangement, les deux autres véhicules sur le bateau étaient aussi des Volkswagen (des Combis achetés au Brésil par de jeunes Uruguayens), alors nous étions en bonne companie ! Nous avons visité le phare de Paloma, puis nous nous sommes installés sur un grand terrain de stationnement en demi-cercle juste à côté des dunes et de la mer, entre la Base Navale et le Phare Cabo Santa Maria (Bahia Chica). Trois autres camping-cars Uruguayens avaient déjà établi leurs bases sur ce terrain, et nous y avons passé une nuit très tranquille, bercés par les vagues de la mer. Comme nous sommes aujourd’hui Vendredi Saint (10 avril), et que la Pâques est très célébrée en Amérique du Sud, nous sommes contents d’avoir passé Montevidéo et Punta del Este. La Paloma est un vrai paradis pour les surfeurs, car les vagues sont hautes et fortes ici. Ce matin (samedi le 11 avril), nous pensions repartir vers Cabo Polonio, mais il se peut aussi que nous restions une journée de plus, l’eau de la mer n’est pas froide du tout, le temps est superbe, et nous aimons bien cette petite ville… Joyeuses Pâques à la famille et aux amis !

06 avril 2009

Punta Ballenas, Maldonado et Punta del Este

Dimanche le 5 avril, nous avons décidé de poursuivre notre route vers Punta del Este en longeant la mer, et nous avons aperçu plein d’endroits tous plus beaux les uns que les autres où nous aurions pu camper : Punta Brava, Punta Fria, Punta Colorado… Nous avons fait une halte en avant-midi à Punta Ballenas, et nous avons profité des paysages marins à profusion. Cet endroit compte un superbe musée : la villa de style méditerranéen de l’architecte Carlos Villaro, que j’avais déjà aperçue sur une toile dans les années 80. C’est une maison de stuc blanc, immense, sans aucun angle droit… Les visiteurs sont d’abord accueillis avec un film sur la vie de Villaro, puis il faut prendre un ascenseur de fer forgé pour avoir accès aux pièces du troisième étage donnant sur la mer. Nous nous sommes ensuite rendus à Maldonado, et nous avons visité deux musées fantastiques (moi qui ne raffole habituellement pas des musées). Premièrement le musée Mazonni, où l’on peut apercevoir dans cette immense maison très ancienne la pièce Darwin, qui compte plusieurs pièces relatives à l’œuvre de ce grand scientifique, et bien sûr plusieurs objets relatifs à la vie du célibataire Mazonni, qui était franc-maçon, professeur, musicien, avocat et scientifique. Ensuite, le Cuartel de Dragones et de Blandengues, une immense fortification militaire où l’on retrouve une pièce qui rend hommage aux principaux libérateurs de l’Amérique. On y retrouve même une statue de Georges Washington ! Enfin, le musée Nicolas Garcia Uriburi, un musée où l’on expose de très belles peintures et sculptures que ce peintre de talent a collectionnées. Nous nous sommes ensuite dirigés vers Punta del Este, la station balnéaire de renommée internationale. Nous avons longé la mer et bien sûr la marina, le club de yacht, les nombreuses constructions de style européen et la propreté des lieux nous ont impressionnés. Mais c’est surtout le musée Ralli qui a retenu notre attention. Nous y avons passé presque trois heures ! On y expose des œuvres de Dali, et une myriade de peintures et sculptures absolument fantastiques. On y retrouve des peintres français de l’époque de Nicholas Poussin, et plusieurs peintres contemporains de l’Amérique latine. La beauté des lieux est absolument phénoménale ! Ce musée très spacieux se trouve dans le quartier (barrio) Beverly Hills, au coin de Curupay et Los Arachanes. On ne le mentionne pas dans le Lonely Planet, mais vraiment, cet endroit vaut vraiment la peine d’être vu ! Les fondateurs n’acceptent aucune donation des entreprises ou des particuliers, l’entrée est gratuite, et comme on ne veut pas stimuler l’aspect monétaire, il n’y a même pas de restaurant ou de cafétéria sur les lieux, ou de vente de livres ou de disques. J’imagine que les propriétaires sont de riches philanthropes, puisqu’ils ont aussi ouvert depuis peu des musées semblables en Espagne, au Chili et en Israël. Nous avons acheté du poisson frais pour souper, et nous avons mangé en observant le coucher de soleil sur la mer… Puis nous nous sommes rendus à côté du phare, où nous nous sommes installés pour la nuit. La police patrouille les rues régulièrement, et tout est très calme ici, sans doute parce que le quartier est plutôt chic. Nous sommes lundi aujourd’hui (6 avril), et nous comptons retourner à Maldonado, à quelques kilomètres d’ici, car un des commerçants de Punta del Este nous a parlé d’une librairie de Maldonado où il était possible d’acheter des livres en anglais. Nous avons maintenant accumulé 17 livres que nous avons lus tous les deux, alors si nous rencontrons des touristes parlant anglais ou français… Nous lisons chaque semaine trois ou quatre livres, parfois plus ! Il y a tellement de choses à voir et à faire en voyage, c’est impossible de ne rien rater ! J’aime particulièrement découvrir comment les gens pensent, ce qui a façonné leur histoire, et bien sûr, les merveilles de la nature et les travaux ingénieux de l’homme nous enchantent toujours. Nous apprécions beaucoup notre chance, et nous sommes très reconnaissants d’être libres de notre temps, et de pouvoir décider à chaque moment ce que nous préférons faire. Encore une fois, l’Uruguay est un secret bien gardé, c’est un pays magnifique, très sécuritaire, et très agréable à visiter. Il n’y a pas ici de sites Mayas ou Incas, ni de montagnes ou de canyons impressionnants comme au Pérou, mais l’ambiance est moins touristique, plus authentique... Nous venons tout juste de faire un saut à la librairie Grossi, au coin d'Ituzango et de Sarandi, à Maldonado, et nous avons acheté 14 autres livres! Cette librairie possède une vaste sélection de livres français, anglais, portuguais et espagnols. Et de plus, le propriétaire parlait un français excellent, qu'il a d'ailleurs appris à l'Alliance Française (il s'y rendait 3 jours par semaine, car il courtisait une dame qui y travaillait. Nous avions eu beaucoup de difficultés depuis Pucon au Chili pour trouver des librairies possédant des livres de langue anglaise ou française. Alors je n'ai pas besoin de vous dire que nous étions très heureux de cette découverte, nous qui avions parcouru la ville de Buenos Aires et celle de Montévidéo à la recherche de livres... La température est magnifique, 20 degrés Celsius le jour et 15 degrés la nuit. Plusieurs personnes se baignent encore à la mer, même si l'automne est arrivé. La fin de semaine prochaine sera très occupée, car la Semaine Sainte et Pâques sont encore très célébrés ici. Hier, les gens à l'entrée des églises offraient des rameaux, et je me suis souvenue de mon enfance, parce que le Dimanche des Rameaux était une journée très spéciale à l'époque. J'espère que tous les gens de ma famille ainsi que les amis et amies vont bien, ce n'est pas toujours facile de garder un contact personnel lorsqu'on est si loin! Au plaisir !

05 avril 2009

Colonia del Sacramento, Montevideo et Piriapolis en Uruguay

Dimanche le 29 mars, nous avons visité le musée de Carmelo, et une dame sympathique nous a fait la visite guidée pendant plus de deux heures ! Nous avons finalement quitté la ville en après-midi. Sur la route, nous avons remarqué la Caléra des Huerfanas, une mission jésuite impressionnante que nous avons visité avec plaisir. Nous y avons d’ailleurs rencontré un couple d’Uruguayens en moto, qui nous ont fortement recommandé de nous rendre à Cabo Polonia. Nous sommes arrivés en fin de journée à Colonia del Sacramento. Nous nous sommes arrêtés à la plage le long de la côte, Real San Carlos, et nous avons profité d’une eau très chaude pour nous baigner. Le lendemain matin, nous nous sommes arrêtés au bureau d’informations touristiques et nous avons parcouru la ville historique à pied. Elle a été déclarée Patrimoine Mondial de l’Unesco, en raison de l’ancienneté de ses bâtiments et de ses vestiges historiques. Nous nous sommes aussi rendus à l’Arène des Taureaux, à l’intérieur du Complexe Touristique que Nicholas Mihanovic a fait construire, mais comme les corridas sont maintenant interdites, le très bel édifice tombe maintenant en ruines. Nous avons visité la plus ancienne église de l’Uruguay, et nous nous sommes arrêtés au Shopping Tata pour l’épicerie. Nous nous sommes posés en soirée au Faro, au bout du Paseo San Gabriel, et nous avons passé une nuit très tranquille. Vraiment, l’Uruguay est un pays superbe, très sécuritaire, très propre, et les habitants sont particulièrement gentils… Mardi le 31 mars, nous avons visité la Colonia Suiza, aussi appelée Nueva Helvetica, mais nous n’y avons rien vu d’extraordinaire. Une charmante petite ville, très propre, mais sans plus. Nous avons donc décidé de continuer le long de la côte pour profiter des plages, et nous avons pris un auto-stoppeur qui habitait le petit village de La Paz (ce n’était pas vraiment sur notre chemin, mais cela nous a permis de voir un très vieux pont de bois, le plus vieux en Uruguay). En après-midi, nous nous sommes arrêtés à la plage Los Pinos, au côté d’un couple d’Allemands charmants, Anita et André. Ils nous ont raconté comment, vivant en Allemagne de l’Est, André était parvenu à s’échapper et à passer Le Mur. Anita est restée seule avec les enfants pendant deux ans, jusqu’à ce que le Mur de Berlin tombe… Cela ne fait pas si longtemps après tout ! Nous avons passé la soirée à discuter autour d’un bon verre de vin et ils nous ont raconté leurs expériences de voyage. Ils sont arrivés en Argentine avec la Cie de cargos Grimaldi en octobre 2008. Nous leur avons donné quelques tuyaux pour le Pérou et l’Écuador… Mercredi le 1er avril, nous nous sommes dirigés vers Montevidéo, la capitale de l’Uruguay. Nous avons été directement dans le quartier des pièces d’auto pour trouver un filtre à air (depuis le Pérou, aucun pays n’avait cette pièce pour notre véhicule). Nous nous sommes d’abord rendus à Emporium de Los Filtros, sur la rue Cerro Largo, à la hauteur de la rue Yi, et comme cette pièce n’existait pas en Uruguay, le propriétaire nous a dirigé chez un fabricant de filtres à air, Basel Filtros (1650 rue Yaguaron) qui nous en a fabriqué un selon les dimensions de l’ancien. Le fabricant nous a demandé de passer en fin d’après-midi, le temps qu’il puisse terminer la pièce, et honnêtement, nous ne savions pas trop à quoi nous attendre… Nous avons trouvé un endroit pour installer le camping-car, juste à côté du Faro de Puerto Carretas, puis nous sommes retournés chez Basel Filtros pour récupérer la pièce commandée. En soirée, nous avons décidé de visiter la ville historique de Montevidéo le lendemain, et de commander un autre filtre après avoir vérifié qu’il était exactement semblable au vieux filtre que nous avions déjà… Jeudi le 2 avril, nous avons parcouru la ville historique à pied, et nous avons admiré l’architecture exceptionnelle des édifices de style art déco. Nous avons aimé le monument en hommage au Gaucho, la statue de bronze reproduisant le David de Michel-Ange, et bien sûr, le Muséo Romantico et Historico, où la jeune guide nous a fait visité les pièces remplies de meubles et d’objet d’époque. Il y avait entre autres une trousse de toilette en argent pour les voyages, remplie de bouteilles de cristal pour les lotions de toutes sortes ! Elle devait bien peser une tonne! Après avoir passé près de 5 heures à déambuler dans les rues historiques, nous nous sommes arrêtés au Mercado del Puerto, où nous avons goûté aux spécialités uruguyiennes cuites sur feu de bois. Puis nous sommes retournés commander un autre filtre à air, et nous nous sommes arrêtés au Shopping Carretas pour faire un marché. Nous nous sommes informés auprès des hôtels pour backpackers afin d’échanger nos livres, mais malheureusement, cela n’était pas possible. Nous sommes retournés camper au restaurant Escada, près du phare (Pierre aime bien le fait qu’il y ait un gardien dans une guérite à l’entrée, j’imagine qu’il se sent ainsi plus en sécurité). Puis, vendredi matin, nous nous sommes dirigés vers Fortin Santa Rosa (la plage ici est magnifique). Sur la route vers Piriapolis, il y avait une course cycliste, et aussi, un dépotoir d’anciennes automobiles, un vrai musée abandonné ! La ville de Piriapolis est un secret bien gardé. Le fondateur de la ville, Francisco Piria, de père Italien (Gênes) et de mère Française (Nice), a voulu recréer la ville de Nice, sans doute à cause des plages magnifiques qu’il a trouvé ici. Il a fait planter vignes et olives, et a exploité une carrière de granit pour faire construire les magnifiques édifices (Hôtel Argentine, cathédrale, Castillo de Piria, etc. Nous avons visité le Castillo de Piria, une réplique d’un château français ou Piria a vécu (impressionnant). Il faut dire que notre guide, Christina, était vraiment sympathique. Cette dame parle français et anglais ! Elle a d’ailleurs loué sa maison à Alain et Fabienne, un couple de français ayant beaucoup voyagé en voilier avant de faire le tour de l’Amérique du Sud en camping-car. Le monde est petit ! Nous avons poursuivi avec la visite de la Réserve Faunique (une sorte de zoo où vivent plusieurs des animaux de l’Uruguay : tigres, tamanoirs, nandus, hérons, crocodiles, rats musqués, etc.). Nous sommes ensuite montés au Cerro San Antonio où le coucher de soleil sur la ville de Piriapolis était absolument superbe ! Nous avons campé au Cerro San Antonio, et le lendemain, samedi le 4 avril, nous avons trouvé un mécanicien (Mario), non loin de la magnifique église Piria (la construction n'a cependant jamais été terminée). Nous étions inquiets pour les "bearings de roues", mais finalement, le bruit provient plutôt de la crémaillère... Il paraît que ce n'est pas dangereux, et que l'on peut rouler ainsi sans problèmes jusqu'au Canada. Nous sommes allés visiter l'hôtel Argentine, puis la Fontaine de Vénus et celle du Taureau, ainsi que le château Pitamaglio avant de revenir au Cerro San Antonio pour la nuit. Ce matin (samedi le 5 avril), nous avons rencontré un couple d'Uruguayens avec une Westfalia 1985 (c'est très rare ici), et nous sommes repartis vers Maldonado. Nous avons longé la route de la côte presque tout le long, et nous sommes allés à Punta Ballenas, où se trouve le Musée Calle del Pueblo, qui est la maison de style méditerranéen de l'architecte Carlos Villaro. Impressionnant! Nous sommes en route pour Punta del Este, qui se trouve juste après Maldonado. Les maisons ici valent entre trois et quatre millions de dollars américains, alors qu'on retrouve d'autres habitations à 20,000 dollars dans le reste de l'Uruguay... Mais c'est tellement beau ici, la mer est magnifique, tout est propre, vraiment, l'Uruguay est un pays vraiment superbe! Un bonjour spécial à la famille et aux amis!