Et oui, les km nous séparant du retour à la maison semblent dérisoires compte tenu du chemin que nous avons parcouru jusqu'ici. Tout se passe bien pour nous, et nous redoutons un peu le froid que nous allons trouver en poursuivant notre route vers le Canada, alors c'est pourquoi nous ne nous pressons pas. D'ailleurs, l'important est d'être à Vancouver en mai pour la naissance du bébé de Madison et Ben (le plus jeune fils de Pierre). Bonne fin d'hiver à tous, le printemps approche! Avec toutes nos amitiés...
18 février 2010
Peinture et débosselage de l'auto à Melaque
Lundi le 8 février nous sommes allés faire faire la peinture et le débosselage à Mélaque (Laminado Y Pintura Beto, sur la route 200, en sortant du village vers le sud). Ils ne font pas de sandblast, ils doivent donc tout sabler à la main. Nous avions quelques bosses et un peu de rouille, alors nous avions décidé que ce travail d’ entretien s’imposait. Jeudi matin, nous sommes allés voir l’état des travaux, et nous nous sommes rendus compte que la peinture était de la mauvaise couleur (trois couches de peinture et quatre couches de « clear »). La couleur était bleu indigo, alors que la peinture originale était turquoise grisâtre. Comme le toit ne devait pas être peinturé (fibre de verre) le contraste entre les deux couleurs était vraiment laid. Finalement, nous nous sommes entendus avec eux pour qu’ils reprennent le travail. Ils ont sablé à nouveau pour rendre la carrosserie matte, mais comme Pierre dit, cela nous fait trois couches de peinture de plus! J’imagine que c’est une bonne protection contre la rouille! Nous avons donc dû coucher à l’hôtel du lundi au samedi. Nous avons aussi dû manger dans les restaurants toute la semaine, puisque nous n’avions pas accès à notre véhicule… J’avais hâte de retrouver ma cuisine, même si nous en avons profité pour manger des sincronizados, des huevos rancheros, des chilaquiles et des chili rellenos! Et les postes de télévision américains à l’hôtel nous ont permis de suivre les tempêtes de neige aux Etats-Unis et les dernières nouvelles, mais nous sommes heureux de ne pas avoir de télévision, il y avait tellement de commerciaux et de désinformation… En fait, nous avons réalisé combien notre petit camping-car Westfalia nous faisait économiser, puisque cela nous évite les coûts d’hébergement et de restauration.
Nous avons aussi fait refaire notre moustiquaire, mais le couturier a dû reprendre son travail car il avait cousu les fermetures-éclair à l’envers. Et nous avons trouvé un nettoyeur qui a lavé notre grosse douillette (les dimensions sont trop grandes pour des machines à laver standard) pour 80 pesos.
Après avoir fait notre marché samedi en après-midi et fait remplir de gaz propane à Cihuatlan, nous sommes revenus à La Manzanilla et nous nous sommes installés au camping Don Gabi, un beau petit camping, propre et économique, juste en bordure de la plage. Nous nous endormons au bruit des vagues, et nous profitons chaque jour de magnifiques couchers de soleil. Les gens ici sont vraiment sympathiques : il y a Frank Condelli, un mécanicien de Westfalia d’Almonte, Ontario, avec sa femme Rita qui est québécoise. Il y a aussi Marcelle, d’Arvida, et son mari Herman, un Allemand-Canadien, qui possèdent un Road Trek. Ensuite Bernard et Marie-Paule, de Valleyfield, en motorisé Majestic (un camping-car très luxueux). Le gérant du camping, Philippe, est un Québécois de 67 ans, de style hippie, qui possède un autobus scolaire jaune. Il y a aussi Chris et Barbara, de la Colombie-Britannique (Chevrolet), et depuis hier, Richard et Terry de la Colombie-Britannique (Westfalia), se sont joints à nous. Le camping ici est 100 dollars par mois, les douches et les toilettes sont impeccables, et nous avons de l’eau (non potable ici au Mexique) à volonté. Il n’y a pas de mouches, la vue sur l’océan est superbe, la plage est très belle, que demander de plus? Nous avions pensé nous rendre en Arizona et passer le reste de l’hiver à Yuma, mais comme nous avons une température idéale ici, pourquoi se presser pour passer aux Etats-Unis?
Avant-hier il y a eu un rassemblement au camping, et nous avons eu le plaisir d'avoir Bernard et Felipe qui nous ont joué de la guitare et de l'harmonica, alors que Chris nous avait apporté une soupe thaïlandaise pour souper.. J'ai eu la surprise de constater que quatre bouteilles de tequila Azul et Anejo pouvaient se boire en un rien de temps, avec des habitués tels que Frank et Bernard! Bien sûr nous étions plusieurs, mais laissez-moi vous dire que Pierre est capable d''en prendre, et le pire, ou le mieux, le lendemain matin il n'avait même pas mal à la tête!
Nous regardons des DVD presque tous les soirs, et nous avons beaucoup de plaisir au camping. Nous en profitons aussi pour tout nettoyer l'intérieur de la West. J'ai lavé les rideaux, le plafond, la toile, bref, nous rattrapons le temps perdu. Il nous reste à changer la pompe à eau et le filtre à essence, mais je pense que pour le reste, cela va.
07 février 2010
La Manzanilla! Encore!
Nous avons conduit Michèle et les enfants à l’aéroport mardi passé (2 février) en fin d’après-midi, puis nous sommes retournés vers La Manzanilla. Comme il pleuvait beaucoup, nous avons décidé de ne pas faire les quatre heures de route et de nous arrêter à une station-service pour la soirée. La nuit de mardi à mercredi a été illuminée par les éclairs! Il a même plu dans la van! Il y a sans doute une petite fuite sur le toit, autour de la Fantastic Fan que nous avions fait poser à Montréal… Une autre petite chose à réparer!
Mercredi nous avons fait les garages de Mélaque pour avoir des estimations pour la peinture et le débosselage du véhicule. Nous avons rendez-vous lundi chez Betto, et nous avons aussi trouvé un hôtel pour la semaine où nous serons sans notre véhicule. Plusieurs voyageurs choisissent de faire repeindre leur véhicule ici au Mexique parce qu’il paraît que les prix sont quatre fois moins élevés qu’au Québec… Je ne sais pas si c’est un peu exagéré, mais nous avons eu une estimation de mille dollars, et le travail devrait prendre une semaine. J’ai hâte de voir, on me dit que parfois cela trois fois plus de temps, mais nous gardons les doigts croisés.
Nous sommes au camping des Québécois (5$ par jour), sur la plage, de l’autre côté du cimetière, et il y a ici des gens de La Sarre, de Mirabel, de St-Colomban, de Montréal… Pierre est heureux, il peut échanger avec d’autres voyageurs qui parlent français! La plage est belle, la température de l’eau est plus chaude que l’air, il y a des baleines le matin, une profusion de bougainvillées (fleurs rose magenta, oranges ou blanches), et nous pouvons marcher plusieurs kilomètres sur la plage. Nous sommes très gâtés. L’Internet chez Yolanda coûte 50 pesos par semaine. La connexion est un peu lente, mais je suis reconnaissante de pouvoir trier les photos et les signets! Cela fait du bien de pouvoir faire le ménage de mon ordi. C’est difficile d’imaginer comment les connexions Internet sont moins performantes ici qu’aux Etats-Unis et au Canada. Par exemple, pour downloader Real Player, j’ai dû m’y reprendre à trois fois (on dit planter en québécois) et j’ai finalement abandonné. Pour placer les photos sur Kodak Gallery, une moyenne de 30 minutes par photo, alors qu’il en fallait 2 minutes à la maison (Vidéotron, connexion câble). Et bien sûr, l’eau n’est pas potable, il faut laver les légumes et les fruits à l’iode ou avec des gouttes spéciales. Mais vraiment, il ne s’agit que de petits inconvénients…
Nous avons bien aimé Tenecatita, un endroit où le snorkelling est recommandé. Nous avons longé à nouveau le malecon (promenade le long de la mer) à Puerto Vallarta. Mais nous sommes revenus à la Manzanilla parce qu’il s’agit d’un petit village sympathique où l’on rencontre plein de Québécois. Nous reviendrons probablement ici après le travail de peinture de l’auto… Et cette fois nous achèterons du Kimchi (sorte de choucroute asiatique) de Louis et Julie, et nous aurons certainement plus de temps pour jaser avec la sympathique Diane, la mère de Julie… Au plaisir!
22 janvier 2010
La Manzanilla (Mexique) pour la deuxième semaine
15 janvier 2010
Mexique (La Manzanilla)
Mexique (de Puerto Arista à Manzanillo)
11 janvier 2010
Mexique (Lagunas Montebello, San Cristobal de Las Casas,Puerto Arista)
29 décembre 2009
Tulum, Mexique!
25 décembre 2009
Mexique pour Noël!
16 décembre 2009
Nicaragua, Honduras et Guatémala
10 décembre 2009
Estrellitos et Playa Prieta, Costa Rica
05 décembre 2009
Costa Rica, Dominical
Nous avons quitté le Panama mercredi matin le 2 décembre, et nous étions à la frontière du Costa Rica à huit heures trente du matin. Nous avions demandé à Abdul Basto, le gérant de Seaboard à Colon, si nous pouvions passer au Costa Rica sans plus de formalités, et il nous avait dit oui. Par contre, le tramitador avec lequel nous faisions affaires nous avait indiqué qu’il fallait que la Policia Technica Judicial de Panama place une étampe dans nos passeports parce que nous étions entrés au pays sans le véhicule, et que nous en ressortions avec le véhicule. Mais comme le Joint Spi (crank seal) du moteur n’avait pas encore été changé à ce moment, nous n’osions pas trop nous promener dans la capitale, et nous avons donc contourné le centre-ville de Panama (nous nous rappelions, il y a deux ans, la difficulté que nous avions eue à nous rendre aux bureaux de la police à cause des sens uniques, et de plus, ce quartier est un des pires quartiers de la ville de Panama!) Après avoir fait effectuer les réparations mécaniques à David, comme nous n’étions qu’à 45 minutes de la frontière du Costa Rica et à plus de 450 kilomètres de la ville de Panama, nous avons décidé de prendre une chance…
Un tramitador (une personne qui demande un pourboire pour nous aider à franchir la frontière) a pris les devants et a fouillé le passeport pour la fameuse étampe. Il a trouvé l’étampe que nous avions eue quand nous étions entrés au Panama il y a deux ans. Il l’a montrée à la douanière, qui avant d’apposer son sceau, a regardé la date et le reste du passeport (nous en avons franchi des frontières depuis deux ans!). Finalement, le tramitador l’a sans doute convaincue, car elle a apposé le cachet et nous sommes entrés au Costa Rica. Ouf! Pierre a eu chaud… Il a ensuite fallu quatre heures pour passer à la frontière du Costa Rica, parce que l’officier a fait une erreur lorsqu’il a inscrit le numéro de la plaque d’immatriculation, et qu’en essayant de faire la correction, le système informatique est tombé en panne. Habituellement, il faut deux heures pour passer la frontière, et non quatre. Les douaniers prennent tout leur temps, il faut aller dans plusieurs bureaux, et les files sont longues…
Nous avons continué sur la Pan-Américaine (des trous énormes dans l’asphalte enjolivent la route), puis à la hauteur de Palmar Norte, nous avons piqué à gauche pour suivre la côte et nous diriger vers Dominical. Avant d’y arriver, nous avons fait un petit saut à Uvita, et nous avons étés déçus. Au bout du village, il y a une route à gauche qui conduit jusqu’à la plage, mais il en coûte 6 dollars par personne pour franchir l’entrée du parc qui y donne accès. Et la plage est très ordinaire… Nous avons donc décidé d’aller camper à Dominical. En deux ans, il y a eu des changements c’est certain, plus d’hôtels, plus de développements, mais cette plage est encore la plage idéale, parce que l’on peut y stationner à l’ombre des cocotiers, face à l’océan, et que l’endroit est patrouillé régulièrement par les policiers. Dans la nuit de jeudi à vendredi, je me suis réveillée, croyant qu’une branche ou une noix de coco était tombée sur le véhicule. Il s’agissait d’un paresseux, qui a ensuite grimpé dans un arbre juste à côté de nous (il faut dire que deux policiers avec des lampes de poche pour observer le manège ont sans doute contribué à nous réveiller).
Nous sommes aujourd’hui samedi le 5 décembre 2009. Nous resterons probablement ici quelques jours encore. Il fait un soleil magnifique. Les vagues sont fortes, excellentes pour le surf, et le bruit de la mer est très agréable, surtout la nuit… Nous voyons régulièrement d’énormes iguanes, mais nous n’avons pas vu de toucans encore. Je me demande si au Québec la neige a commencé à tomber… Mes meilleures salutations à mon fils, à mes frères et sœurs, à mes tantes, et aux amis! Bonne journée à tous!
27 novembre 2009
David, Panama
Nous avons emmené notre véhicule chez Guillermo Valencia, de Transmissions Panama à David, et nous avons loué une chambre en attendant que les réparations soient terminées (Palacio Nacional). Sur la photo, on peut apercevoir le volcan Baru. La ville de David est sympathique, c'est la capitale de la province Chiriqui. Avoir su, nous aurions logé à l'hôtel Purple House (échange de livres, Wi-Fi, autres voyageurs, etc.) Mais pour nous, l'hôtel Palacio Nacional était plus près du garage... Lorsque nous avons récupéré l'auto, nous nous sommes dirigés à Dolega, et nous nous sommes installés sous les palmiers, le long d'un canal afin de pouvoir nous baigner. Une résidente nous a donné un sac d'oranges provenant de sa cour, et nous avons retrouvé des gens que nous avions vus il y a presque deux ans! Nous avons lavé le véhicule (moteur, carosserie, plafond, etc.) Nous en avons aussi profité pour faire le lavage des draps. Jeudi, nous avons constaté qu'il y avait beaucoup trop d'huile à transmission (un à deux litres de plus que nécessaire), après avoir remarqué qu'il y avait de l'huile sous le véhicule... Nous avons donc ramené l'auto au garage vendredi matin, et finalement, ce ne fut pas très long à réparer... Nous avons cherché sans succès filtres et autres pièces mécaniques, mais il paraît qu'il faut aller au Costa Rica pour trouver des pièces pour notre Westfalia. Nous resterons donc au Panama pour la fin de semaine, histoire de vérifier que tout va bien, nous ferons un marché lundi et nous filerons ensuite vers le Costa Rica. Ce n'est pas le pays qui m'attire le plus en Amérique Centrale, parce que c'est assez touristique, mais bon, nous devons passer par là pour remonter vers le Nord, et ils ont tout de même de beaux paysages. Nous comptons nous rendre à Dominical... Nous allons très bien tous les deux, et la saison des pluies semble tirer à sa fin, ce qui fait bien notre affaire! Au plaisir!
22 novembre 2009
Playa Las Lajas, côte du Pacifique, Panama
13 novembre 2009
El Valle, Panama
09 novembre 2009
Panama et Colon
30 octobre 2009
Carthagène en sac à dos!
27 octobre 2009
Nos derniers jours en Colombie
16 octobre 2009
San Augustin en Colombie
07 octobre 2009
Ibarra, juste avant la Colombie!
24 septembre 2009
Puerto Lopez, Ecuador
19 septembre 2009
Vers la Colombie
Après avoir passé tellement de temps ici au bord du Pacifique à nous la couler douce (Montanita, Ecuador), nous avons décidé de remonter vers le Nord. Nous avons bien essayé de trouver un bateau en Écuador pour traverser le Darien Gap, cette région entre le Panama et la Colombie où il n’y a pas de route terrestre, mais nous avons finalement opté pour nous rendre à Carthagène et traverser là-bas, sur la côte Atlantique. Nous avions deux options : un conteneur de 20 pieds à Carthagène 1,300$ plus les frais du côté du Panama, plus trois jours d’hôtel, et un Ro-Ro d’Ecuador à Manzanillo (Mexique), 1000$ plus les frais et 22 jours d’hôtel, mais avec presque 10,00 kilomètres de moins à faire par la route, alors moins de gazoline ainsi que toutes les autres dépenses reliées. L’avion pour Quito-Manzannillo était de 800$ chacun, l’avion Carthagène-Panama 200$ chacun. Si on prend la première option, il faut aussi nous rendre de l’aéroport de Panama jusqu’à Colon, une ville affreuse où le bateau arrivera, c’est-à-dire qu’il faut traverser le Panama du Pacifique à l’Atlantique. La deuxième option (Ecuador-Mexique) était définitivement plus avantageuse financièrement, et de plus cela nous permettait de sauver des pages sur nos passeports qui sont déjà presque pleins, et bien sûr d’éviter les frontières très désagréables du Honduras, Nicaragua et Salvador. Mais le problème est qu’avec la récession économique, les bateaux n’arrêtent pas aux ports à moins que cela en vaille la peine financièrement, et que l’on ne peut pas savoir à l’avance, ils donnent trois jours d’avis alors qu’il faut aussi trois jours de préparation pour les douanes… Cela veut dire que par exemple, si le bateau de la Cie CSAV qui part du Chili n’arrête pas à Guayaquil ou à Manta en octobre, il arrêtera peut-être en novembre, mais rien n’est sûr. Tandis qu’à Carthagène, pour un conteneur, il y a des bateaux chaque semaine. Nos visas expirent le 12 octobre. Bien sûr, nous pouvons toujours faire renouveler, mais est-ce que cela en vaut la peine, puisque nous n’avons aucune idée si nous pourrons concrétiser un passage? Pour renouveler les visas, il faut se rendre à Quito ou à Guyaquil, deux grosses villes que Pierre n’aime pas tellement traverser. Alors notre décision est presque prise, nous retournerons ce matin pour vérifier nos courriels avant de partir, et à moins d’un nouvel avis de CSAV, nous poursuivrons notre route.
Nous nous dirigerons donc vers la Colombie (St-Augustin, un des plus gros sites archéologiques de l’Amérique du Sud), et nous verrons là-bas. Je n’aurai pas tellement accès à Internet, alors je pourrais être silencieuse pour quelques semaines. Je pense très fort aux gens de ma famille et aux amis(es). Ciao!
05 septembre 2009
Manta, port d'Écuador
Nous sommes aujourd'hui samedi le 5 septembre, et nous venons juste de retourner à Montanita. Il nous a fallu trois jours pour obtenir le renouvellement de notre permis de séjour pour le véhicule. Le fonctionnaire en charge à la douane voulait que nous revenions mardi prochain... Inutile de dire que moi et Pierre étions frustrés par cette bureaucratie lente et inefficace. Mais finalement, nous avons obtenu le papier autorisant le véhicule à circuler dans le pays pour un autre deux mois. Quand on entre au pays, je pense qu'il est préférable de demander trois mois, il faut insister un peu, mais c'est tellement plus facile que de devoir retourner à un des quatre points de douanes du pays et plaider notre cause pour un renouvellement. Nous trouvons un peu ridicule qu'ils accordent trois mois pour les personnes alors que le véhicule lui n'a que deux mois, mais cela dépend probablement du fonctionnaire qui décide du temps qu'il accorde!
Nous avons été chanceux, la directrice nous a écrit une lettre sollicitant une extensio (absolument nécessaire) , et elle a fait une bonne dizaine d'apppels afin de convaincre le fonctionnaire responsable, qui lui se trouvait au port. La douane se trouve à Barrasquillo, tout près de Manta, mais nous avons dû ensuite nous rendre au port de Manta pour rencontrer le fameux fonctionnaire... La patience de Pierre commençait à flancher, mais il a tenu bon! Inutile de dire que nous en avions un peu marre!
Nous avons dormi au camping Red Barbasquillo à Manta, pour 6 dollars par jour. Les douches sont froides, le Wi-Fi ne fonctionne pas, et nous avons attendu plus d'une demie-heure avant de pouvoir partir, la réceptionniste étant occupée et le garde de sécurité devant vérifier avec elle si nous avions payé avant de pouvoir ouvrir la barrière... Des gens discutant dans les chambres nous ont réveillés à trois heures et demi du matin, mais nous avons pu nous rendormir.
Nous avons dormi hier soir à Puerto Cayo, sur la plage (sous la surveillance de la Marine). Une nuit tout à fait calme, avec le bruit des vagues en toile de fond.
Nous avons échangé plusieurs livres à Puerto Lopez, Restaurant Whales ou Ballenas, tenu par des américains, au sud du malecon (merci à Claude et Alain Isembert pour le tuyau!) Vraiment ici la vie coule doucement, personne n'est pressé, si les choses ne se font pas aujourd'hui elle se feront demain ou la semaine prochaine! Il faut vraiment ajuster notre mentalité pour apprécier l'Écuador, mais je crois que cela en vaut la peine (si on exclut les fonctionnaires qui prennent trois jours pour faire quelque chose qui normalement prendrait cinq ou dix minutes chez nous).
Mille pensées à la famille et aux amis! Ciao!
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