14 novembre 2011

Krabi au sud de la Thaïlande







Krabi, la capitale de la province du même nom, nous a agréablement surprise! Nous étions logés au Gafiyah Guest House, un hôtel correct mais sans plus. Par contre, comme nous sommes arrivés pour le festival Loy Kranong, où les gens mettent à l'eau des offrandes en forme de petites barques flottantes remplies de fleurs, de fruits et d'encens, et laissent s'envoler des lanternes allumées au gaz vers la pleine lune. Nous avons mangé des sushis, des dim sum chinois, des brochettes de crabe et de crevettes, du pad thai, du poulet aux noix d'acajour, du cari massaman, du porc et du canard laqué à l'anis étoilé. Après l'Indonésie, où le porc n'est pas permis à cause de la religion musulmane, Pierre était bien content de retrouver certains plats chinois!

Nous avons pris un taxi pour nous rendre au Temple bouddhiste du Tigre, où il faut monter 1237 marches abruptes afin d'arriver au Bouddha d'or. La vue des alentours était splendide. Puis avant-hier, nous avons pris un songtaew (autobus local) et pour le sixième du prix qu'il nous en avait coûté pour nous rendre au Temple du Tigre (5 kilomètres), nous avons fait une quarantaine de kilomètres pour nous rendre à Aô Nang, une des plages du Sud de Thaïlande. Nous logeons au J Mansion, notre chambre est très grande, et elle contient, un réfrigérateur, une télévision à écran plat, de grandes fenêtres, une salle de bains avec eau chaude, bref, nous nous payons plus de luxe que lors de notre dernier voyage en Inde. Je dirais que la Thaïlande est un peu plus chère que l'Inde, mais elle est clairement plus confortable et les routes sont meilleures.

Nous avons assisté ce soir à un autre festival populaire, et nous nous rendrons demain à Railey Beach, une des plages magnifiques de la Thaïlande, toujours du côté du Golfe Andaman (ouest). Un beau bonjour à la famille et aux amis, Louise!

08 novembre 2011

Ko Lanta






Il n'y a pas de mots pour exprimer combien la vie ici est douce: se prélasser au bord de la piscine et de la mer, manger des crevettes au cari vert ou du poulet aux noix d'acajou et au gingembre (parmi les centaines de choix), profiter de la plage, etc. Bien sûr, la gentillesse et le charme des habitants contribue beaucoup au charme de l'endroit...

Nous avons décidé de faire des safaris à dos d'éléphant lorsque nous serons dans le coin de Chiang Mai (alors nous oublions celui de Ko Lanta), et il est possible que nous contournions Bangkok pour nous rendre plus au Nord, au célèbre pont de la rivière Kwai. Les inondations à Bangkok et surtout au nord-est de la ville semblent empirer de jour en jour, alors nous adapterons nos plans!

Demain, nous devrions nous rendre en traversier à Krabi. La Thaïlande est très différente de l'Indonésie: langage, monnaie, paysages, culture, etc. Mais chaque pays est vraiment magnifique. Je ne sais pas comment est la température au Québec, mais je suis certaine qu'avec le soleil qu'on retrouve ici, nous n'avons rien à envier aux amis et à la famille de ce côté!

Au plaisir, Louise!

07 novembre 2011

Ko Phi Phi la magnifique!






Nous avons beaucoup aimé Ko Phi Phi Don et Ko Phi Phi Ley (où Leonardo Di Caprio a tourné The Beach), des îles tout à fait magnifiques. J'ai pour ma part adoré me baigner dans l'eau remplie de poissons tropicaux, à seulement un mètre du rivage! Il y avait des poissons zébrés jaune et noir, et des plus gros de couleur blanche irisée (rose et bleu). Le point de vue, tout en haut de l'île (350 marches pour y accéder) permettait d'admirer un vue assez spectaculaire. Lors de notre passage, l'équipe d'Occupation Double était en tournée, alors cela faisait du bien d'entendre des accents québécois...

Nous sommes maintenant à Ko Lanta, une autre île à deux heures de traversier de Ko Phi Phi. Les paysages sont moins spectaculaires, mais il y a ici beaucoup d'éléphants, des grottes et des chutes d'eau. Nous n'avons encore rien vu, nous venons tout juste d'arriver, mais demain nous passerons la journée à explorer. Au plaisir, Louise.

04 novembre 2011

James Bond Island










Il est très rare que nous prenions des excursions organisées avec les agences de voyages, mais il semble qu'ici en Thaïlande, c'est beaucoup moins cher que de tout faire par soi-même... Nous avions donc signé pour une excursion à l'île de James Bond avant-hier.

Nous nous sommes d'abord rendus au port (après avoir traversé l'île de Phuket en mini-bus climatisé) puis nous avons pris un bateau à longue queue pour explorer la mer d'Andaman. Juste avant le port, nous nous êtions arrêtés à un temple bouddhiste au coeur d'une énorme caverne, où vivent plusieurs centaines de singes... Le dîner a eu lieu à Ko Panyee, un village sur pilotis. Les crevettes étaient délicieuses, et d'ailleurs tout était excellent. Puis nous avons continué vers l'île Tapu, qu'on surnomme James Bond parce qu'on y a tourné The Man with the Golden Gun en 1974. Une importante crevasse dans un rocher et des marches menant de l'autre côté de l'île en font un endroit intéressant à visiter. Et finalement, l'exploration des grottes marines, qui se trouvaient à une vingtaine de minutes en canot terminait le périple. Bref, une journée fort remplie...

Bons baisers de Phuket...

02 novembre 2011

Phuket, Sud de Thaïlande




Nous sommes déjà en Thaïlande depuis avant-hier, après un vol de trois heures trente et une randonnée d'une heure en mini-bus pour nous rendre de l'aéroport à Patong Beach (40 kms. de l'aéroport). Nous nous sommes rendus compte qu'ici, les prix les moins chers pour les hôtels s'obtiennent auprès des agences de voyages ou en réservant directement sur Internet; les gens qui se présentent directement dans un hôtel paient souvent 20% plus cher... Décidément, chaque pays est différent! Nous avons trouvé un hôtel tenu par un Britannique, avec balcon, salle de bains privée, Wi-Fi, téléviseur à écran plat, DVD, cafetière et réfrégirateur pour 30$ par jour, très central et tout près de la plage. Nous sommes en pleine période touristique (haute saison), la mousson est terminée depuis deux ou trois semaines, et la température est excellente. Phuket n'est pas touchée par les inondations du Nord et du Centre du pays, mais on continue à craindre pour Bangkok... Nous voyons chaque jour à la télévision des images perturbantes, et jusqu'à maintenant on compte 427 morts. Des milliers de personnes ont perdu leur habitation. Nous sommes très chanceux au Canada de ne pas connaître les moussons abondantes, les tsunamis, les tremblements de terre et les éruptions volcaniques!

Le plage ici est très belle, la nourriture est délicieuse, mais Patong Beach est très touristique. Demain, nous ferons une excursion d'une journée à Phang Nga, Tabu Island, Ko Panyee et James Bond Island. Kayak de mer, visite des grottes marines, temple bouddhiste, caverne des singes, le programme semble vraiment intéressant. Et après-demain, nous quitterons la plage pour nous rendre au milieu de l'île, à Phuket Town, à 45 minutes d'ici en taxi. Bons baisers de Phuket!

27 octobre 2011

En route vers Legian, Denpasar et Kuta



Quelle ville magnifique que la ville d'Ubud! C'est dommage que notre visa expire bientôt, nous devons vraiment quitter le pays, mais d'un autre côté, cela sera aussi agréable de voir d'autres paysages. Il y a des spectacles de danse tous les jours dans les temples, ainsi que des pratiques de gamelan (un vingtaine de musiciens assis par terre et jouant d'instruments inconnus pour nous). Les spectacles pour les touristes sont payants bien sûr, mais les costumes et les maquillages sont tout simplement grandioses. Les danses sont très gracieuses, avec des mouvements des yeux, de la tête et des doigts importants. Les jeunes danseuses commencent à pratiquer sérieusement dès l'âge de 5 ans. Elles sont toutes menues, et pour faire partie d'une troupe, elles doivent garder leur ligne. Bali est vraiment une île intéressante, pas très dispendieuse, avec des volcans, des plages superbes, des fonds marins très riches, des rizières, et toute une diversité de fleurs (frangipaniers, orchidées, hibiscus, amaryllis, bougainvillées, magnolias, hydrangées, jasmin etc.) qui semblent pousser à l'état naturel un peu partout, une jungle luxuriant et une nourriture délicieuse.

Nous espérons que les pluies en Thaïlande auront diminué et surtout que les inondations seront maîtrisées... Bons baisers de Bali!

16 octobre 2011

Un petit tremblement de terre de 6.1 à Bali




Nous voulions nous rendre à Denpasar pour obtenir les visas nécessaires afin d'entrer en Thaïlande la semaine passée (le jour où la terre a tremblé), mais comme rien ne pressait, nous avions tout simplement décidé d'attendre encore. Nous lisions tranquillement sur la terrasse lorsque les meubles ont commencé à bouger, et les gens se sont mis à crier qu'il nous fallait descendre en bas au temple. La secousse a certainement duré 20 secondes, c'était assez impressionnant. Nous sommes à une trentaine de kilomètres de Denpasar, alors il n'y a pas eu de dégât dans notre coin, mais une cinquantaine de personnes ont été blessées, certains toits se sont écroulés, des briques sont tombées sur plusieurs autos, et en beaucoup d'endroits, les produits en vente sur les tablettes se sont retrouvés par terre. Il n'y a eu aucun mort, heureusement!

Nous sommes partis ce matin au consulat de Thaïlande pour faire nos demandes de visa. Nous avons pris les transports publics, mais nous sommes toujours un peu embêtés de constater que l'on nous demande toujours deux ou trois fois plus cher que les locaux. Il nous a fallu prendre deux shuttles, pour ensuite marcher 15 minutes et prendre un taxi. Bof, cela fait partie de l'Indonésie... Pour retourner à Ubud, nous avons seulement pris un taxi, car Pierre en avait marre d'être trimbalé aux quatre coins de la ville...

La vie est douce à Ubud, et nous ne sommes pas pressés de quitter pour Kuta, Legion et Sanur, même si ces endroits sont en bordure de la mer. La fin de notre séjour en Indonésie approche à grans pas! Ensuite ce sera la Thaïlande... Bons baiser à vous tous, Louise.

28 septembre 2011

Ubud, Bali, Indonésie







Nous sommes partis ce matin de Padangbai pour rejoindre Ubud. Nous avions loué un petit autobus où nous étions les seuls passagers, pour 80,000 roupies.

Nous logeons au Grey House, un guest house tout neuf de deux mois, et notre chambre est tout simplement splendide, vaste, éclairée, avec un décor tout à fait spécial. Nous avions d'abord pensé nous arrêter au Sania's House, au 7 rue Karna, puisqu'ils ont une piscine, mais comme ils n'avaient pas d'eau chaude dans les salles de bains et que les chambres étaient sombres et minuscules, nous avons décidé d'opter pour le Grey House. Pour les voyageurs que cela pourrait intéresser, l'adresse est Jalan Sugriwa No. 30, et le téléphone: (0361)974-255.

Nous avons marché cet après-midi en éclaireurs pour prendre le pouls de la ville, et je peux dire que l'endroit est agréable. Alex, le Hollandais que nous avions rencontré à Mataram, devrait être à Ubud dans les prochains jours. Il sera en compagnie de son épouse et d'un ami français. Il y a beaucoup moins de touristes qu'à l'accoutumée maintenant, sans doute parce que nous arrivons au mois d'octobre. Il y a quand même plusieurs spectacles de danse tous les soirs, et une ribambelle de musées et galeries d'art à voir. Au plaisir!

24 septembre 2011

Les îles Gili


Nous sommes partis pour les îles Gili au début de la semaine, et nous y sommes restés quatre jours. Nous avons pris un taxi (environ deux heures trente de trajet) puis un bateau public, puisque les "charters" sont moins sécuritaires et plus chers. Cela s'est avéré un bon choix, puisque deux "speedboats" ont chaviré durant notre séjour... La mer est parfois très agitée, Pierre en sait quelque chose.   Jeudi, je ne me sentais pas bien du tout (j'avais mangé des légumes crus, croyant qu'à Gili, les restaurateurs étaient habitués aux touristes et qu'ils lavaient leurs légumes avec de l'eau minérale!). J'ai donc encouragé Pierre à aller faire du snorkelling sans moi, avec un groupe de touristes françaises. Mais le bateau était tellement minuscule et les vagues tellement fortes, que Pierre a été malade toute la journée. Et en plus, ils n'ont même pas de vestes de sauvetage dans leur barque! Les plages sont belles, mais j'ai franchement préféré les îles Perenthian en Malaisie. Les plages là-bas sont plus propres, plus blanches, et surtout, en Malaisie, les gens ne harcèlent pas constamment les touristes. Il n'y a pas grand-chose à faire sur les îles, et on peut en faire le tour à pied en moins de deux heures. L'hôtel où nous étions, le Mawar, quoiqu'un peu vétuste, est bien; Ano, le propriétaire, se fait un plaisir de répondre à toutes les questions qui lui sont posées, et lui et sa mère sont très serviables. Les crêpes aux bananes qu'ils servent au Mawar, sur Gili Air, sont vraiment délicieuses! Nous avons aussi apprécié les kebabs au thon et au poulet qu'ils cuisent au B.B.Q. En fait, l'île est plus un endroit pour se reposer et pour faire la farniente. J'en ai donc profité pour lire deux bouquins...

Il n'y avait aucun guichet ou distributeur automatique sur l'île où nous étions, et pour Internet, les prix étaient tout simplement ridicules. Il y avait bien un hôtel de luxe qui offrait 30 minutes gratuites à ses clients, mais cela ne valait pas le coup pour nous de changer d'hôtel. Nous avons pris une journée pour aller visiter une des deux îles voisines, Trawangan, mais nous avons seulement fait le tour de l'île à pied et nous nous sommes aussi promenés au centre du village là où vivent les gens locaux. Comme il n'y a qu'un bateau par jour pour revenir à Gili Air, nous avons dû attendre patiemment au bord de la jetée. C'était amusant de regarder les locaux décharger les bateaux de victuailles. J'oubliais, il n'y a aucun véhicule motorisé sur les îles, alors les gens se promènent en calèche tirée par un cheval. Alors qu'il y a tellement de motos dans toutes les villes de l'Indonésie (plus de motos que de voitures ou de camions, en fait), il n'y avait aucun trafic sur les routes de sable. J'imagine qu'il s'agit sans doute d'une loi pour éviter le bruit et la pollution, mais peut-être, comme les bateaux sont tout petits et qu'il n'y a pas de véritable traversier (seulement des bateaux de pêcheurs et des bateaux de touristes) qu'ils ne peuvent transporter de choses trop lourdes sur l'île? Il faut aussi payer une taxe de 2000 roupies indonésiens quand on arrive au port de Bangsal, le village portuaire d'où il faut prendre le bateau, mais cela ne m'a pas paru très clair, puisque cela était seulement demandé aux touristes qui arrivaient par taxi.

Nous sommes revenus à Mataram pour reprendre nos sacs et nous laver à l'eau douce (pas d'eau douce sur les îles, seulement de l'eau salée car ils n'ont pas de puits), et nous quitterons demain l'île de Lombok pour l'île de Bali. Les "speedboats" sont hors service pour quelques jours encore, à cause des accidents survenus ces derniers jours pour le trajet maritime Bali-Gili. Cela ne nous affecte pas du tout, nous aurions pris le traversier officiel de toutes façons. Je pense que puisque nous sommes à la fin septembre, il devrait y avoir un peu moins de touristes sur Bali. C'est agréable de rencontrer d'autres voyageurs, mais quand il y a plus d'étrangers que de locaux dans les rues, cela devient parfois un peu agaçant, surtout quand il s'agit surtout de jeunes gens qui veulent faire la fête et boire un coup toute la nuit. Quel contraste avec la population musulmane, qui selon le Coran ne peut boire d'alcool, manger de porc, ou se dénuder sur les plages! Je me demande si les actions terroristes (les bombes sur Kuta en 2000 et 2005) ne sont pas un peu liées à une protestation contre l'envahissement des étrangers...

Il y a beaucoup de coqs et de chiens à Mataram (ils gardent les coqs dans des cages pour les combats), en plus des hauts-parleurs des mosquées avoisinantes qui lancent des appels à la prière à 4 heures du matin, alors nos nuits ne sont pas toujours paisibles. Mais au moins, à Bali, les mosquées sont privées d'hauts-parleurs (sans doute pour ne pas déplaire aux touristes, qui génèrent tout de même un revenu important). Cela fait des lunes que nous n'avons vu une goutte de pluie, puisque nous planifions nos destinations en fonction des moussons. Cela fait bien notre affaire que l'Indonésie soit dans sa saison sèche alors que la Thaïlande, le Laos, le Cambodge, les Philippines et le Vietnam sont dans leur saison des pluies, et vice-versa. Mais je dois avouer que je m'ennuie de l'automne, avec les couleurs somptueuses des feuilles... J'en profite pour saluer les gens que j'aime, mon fils Érick, ma famille, mes amis. Au plaisir!

16 septembre 2011

La difficile ascension du volcan Rinjani






Situé au nord de Lombok, le colossal Gunung Rinjani (3726m), le deuxième plus haut volcan d'Indonésie est rempli de spiritualité. Les Hindous Balinais et les Musulmans Sasak le considèrent sacré et font des pélerinages au sommet et au lac pour y laisser des offrandes aux Dieux. Pierre dit que de tous les trecks qu'il a faits dans sa vie, cette excursion de trois jours est la plus difficile et définitivement la plus éreintante. A l'intérieur de l'immense cratère, 600m plus bas, se trouve un lac spectaculaire de 6km de long de couleur bleu cobalt, le Danau Segara Anak (Enfant de la Mer). En movembre, les Balinais jettent leur bijouterie dans le lac dans une cérémonie apelée Pekelan, avant de se diriger lentement vers le sommet sacré. Pierre a trouvé que la bière était bonne après deux jours de marche ardue, à 2,600 mètres d'altitude... Imaginez que quelqu'un gagne sa vie en vendant de la bière aux touristes (50,000 Rp plutôt que 20,000 Rp comme on paie ici à Mataram). Mais qu'elle était délicieuse! De plus, parce que la majorité des grimpeuses étaient des jeunes femmes (trois hommes pour six femmes), Pierre a apprécié encore plus son trek! Une belle expérience, très enrichissante, mais très exigeante...

14 septembre 2011

Pierre au volcan Rinjani


Pierre est parti trois jours pour faire l'ascension du Mont Rinjani, et je ne l'ai pas accompagné, parce que depuis les deux derniers volcans, j'ai recommencé à faire de l'asthme, et que je ne voulais pas prendre de chances... Je n'avais pas fait de crises depuis quinze ans, mais avec la poussière et les relents de soufre, et peut-être aussi à cause du pneumothorax causé par l'accident d'auto en Nouvelle-Zélande (côtes fracturés ayant percé le poumon gauche, qui n'était pas plus gros qu'un pois sur les radiographies), les volcans Bromo et Ijen ont été difficiles pour moi. J'ai dû m'acheter une pompe de Ventolin (nous avons trouvé à Lovina).

Je crois que c'est bien pour un couple de vivre de courtes périodes d'absence (nous sommes ensemble 24 heures sur 24 la plupart du temps). Même pour un couple qui ne voyage pas, les journées de travail, les rencontres entre amis, le magasinage, et plusieurs autres occupations ne sont pas forcément passés ensemble. Mais en voyage, c'est très différent, nous faisons tout ensemble, nous mangeons toujours tous les deux au même endroit, nous parlons aux même personnes, les chambres d'hôtel ne comportent qu'une pièce, nous nous déplaçons au même moment, bref, on dirait parfois que nous sommes deux jumeaux siamaois. Et pourtant, nous sommes tellement différents. Pierre est un extraverti, il dit tout ce qui lui passe par la tête et il n'a pas besoin de période de solitude car les rencontres le ressourcent. Moi c'est tout le contraire, je suis une introvertie, et j'ai besoin de réfléchir seule avec moi-même de temps en temps. Bien sûr, certaines rencontres me ressourcent, mais ce n'est pas toujours le cas. Je ne crains absolument pas la solitude, mais je comprends que certaines personnes ont besoin de se relier constamment pour se sentir bien. Ici à Lombok, nous avons rencontré Alex, un Hollandais qui a vécu très longtemps en France et qui a épousé une Indonésienne. Il est aussi extraverti que Pierre, mais en plus, il a eu plus d'aventures amoureuses en 10 ans que la plupart des gens n'en auront jamais dans toute leur vie. C'est une super belle personne, un homme très charmant et cultivé, mais même à 70 ans, les femmes sont sa priorité! Chacun a sa façon de vivre, bien sûr, et toutes les façons sont bien, selon chaque personne naturellement...

Pierre vient tout juste de rentrer, et j'ai appris qu'il avait partagé sa tente avec une jeune Québécoise. Il semblerait que les porteurs ne peuvent transporter de tentes pour chaque personne... Il y a des gens qui ont rebroussé chemin car ils trouvaient que les montées étaient trop pénibles et d'autres qui n'ont pas effectué le trekking jusqu'au sommet, mais dans le groupe de Pierre, tout les 9 se sont rendus au bout. Il était très content de lui. Les conditions étaient assez sommaires, certains avaient des souris dans leur tente, et une des filles s'est fait chiper son petit déjeûner par les singes. Apparemment que la descente dans la poussière et la montée dans les roches était assez difficile. Mais tout le monde a survécu. Une Suisesse qui accompagnait un des grimpeurs a dû laisser tomber parce qu'elle aussi est asthmatique, alors j'étais presque contente d'être restée ici à Mataram. Pierre me dit que ce trekking est le plus difficile qu'il ait fait jusqu'à maintenant...

Je trouve que nous bénéficions de la chance extraordinaire de vivre chaque jour, de cumuler toutes sortes d'expériences spéciales, et rien ne peut remplacer cela. Bien sûr, je pense très très souvent à mon fils Érick, à ma famille et à mes amis, et j'aimerais parfois pouvoir être à deux endroits à la fois, mais je me console en me disant qu'ils doivent savoir qu'ils sont tellement importants pour moi! Je vous embrasse très fort, Louise!

06 septembre 2011

Extension de visa à Lombok


Nous sommes maintenant à Mataram, la capitale de l'île de Lombok. N'ayant pu obtenir un visa de plus de deux mois avant d'entrer au pays, nous n'avons d'autre choix que de renouveller pour un autre mois puisque notre billet d'avion pour la Thaïlande n'est que le 31 octobre (saison des pluies oblige). Quelle histoire! Il faut payer 250,000 roupies par personne, ce qui est normal, mais la rapidité du service dépend ensuite du pourboire que l'on donne. Nous avons dû prendre un "sponsor" (100,000 roupies par personne), et nous devons retourner encore cet après-midi, pour la troisième fois, où il y aura d'autres frais pour les empreinte digitales... Demain est un jour férié, alors on nous dit que le bureau sera fermé et qu'il faudra retourner jeundi pour finaliser le tout. Nous avions déjà fait faire des photos à Jakarta pour ces visas, mais il semble que les fonctionnaires ici insistent pour que les photos soient prises directement dans leur bureau... Les gens qui ont un visa de 30 jours délivré lors de leur arrivée à l'aéroport n'ont pas besoin d'un sponsor, d'empreintes digitales et de photos, alors c'est beaucoup moins cher, mais ils ne peuvent pas obtenir plus d'un renouvellement, ce qui signifie qu'après 60 jours en Indonésie, ils devront prendre un billet d'avion pour Singapour ou East Timor... C'est dommage, parce que de la façon dont les fonctionnaires traitent les touristes (les officiers sont définitivement plus corrompus qu'au Mexique ici), les gens ne sont pas portés à rester plus de deux mois au pays! L'autre solution aurait été de payer un million sept cents cinquante mille roupies pour nous deux, tout aurait été réglé en 45 minutes... Demain, il semble que pour le jour de la purification musulmane, il y a tellement de traffic qu'un trajet de trente minutes en prend trois heures avec une moto. Nous avons donc décidé de rester sagement à l'hôtel, le Oka Son Homestay. Nous avons changé d'hôtel ce matin, parce l'hôtel où nous sommes maintenant n'avait pas de chambres disponibles hier. L'hôtel n'a que deux mois, alors tout est neuf et moderne, et ils ont même la télévision en français et d'autres canaux internationaux... Nous ne sommes pas certains encore si nous nous dirigerons vers Kuta Lombok ou vers les îles Gili. Nous avons aussi prévu nous rendre jusqu'à Florès, mais comme nous avons rencontré des touristes qui ont attrapé la dengue dans ces régions, nous ne sommes plus tout à fait sûrs. Nous déciderons de notre itinéraire une fois que nous aurons récupéré nos passeports... Espérons seulement que cela ne prendra pas toute la semaine!

La ville de Mataram n'est pas très jolie, les jardins d'eau sont sales et ils ne sont pas entretenus, et l'on voit souvent des rats se promener dans les fossés le long des rues. Mais le ciel est d'un bleu éclatant, et les gens sont souriants! L'Indonésie a décidément plusieurs facettes!

Bons baisers de Lombok!

01 septembre 2011

Lovina, Bali





Nous sommes à Lovina (au nord de l'île de Bali, Indonésie) depuis plus d'une semaine, et nous sommes maintenant à l'hôtel Lovina Beach, juste au bord de la plage de sable noir (nous avions d'abord passé quelques jours à l'hôtel Dupa, que nous ne recommandons pas à cause des arnaques pour les reçus, longue histoire...) Ici au Lovina Beach Hotel, ils ont un excellent petit déjeuner inclus avec la chambre, et nous profitons amplement de la piscine et des jardins. Depuis que nous sommes à Lovina, nous avons vu la belle région de Munduk avec son temple flottant, ses rizières, ses chutes et ses montagnes. Nous sommes allés voir la région de Batur (volcan, lac et temples), et bien sûr les eaux thermales de Dencarik et le temple bouddhiste de Banjar, sans oublier tous les temples hindous... Pour chacune de nos excursions, nous avons loué une moto, c'est le moyen de transport le plus intéressant ici.

Nous avons aussi entrepris la randonnée de deux heures en bateau pour voir les dauphins. C'était bien, mais j'étais peinée de voir que certains bateaux fonçaient directement sur les dauphins, et que ceux-ci n'avaient d'autre choix que de plonger plus profond pour les éviter... Je dois dire que les célébrations de la fin du Rhamadan musulman, qui se déroulent jusqu'au 5 septembre, nous empêchent parfois de bien dormir. Il y a beaucoup d'autos et de motos sur les routes, parce que les gens prennent leurs vacances à ce moment. Cette fête de l'Idul Fitri est un peu comme la période de Noël et du Jour de l'An pour nous. Nous voulons nous diriger vers Padangbai, et prendre ensuite le traversier de 5 heures pour Lombok et les îles Gili non loin de là, mais nous hésitons un peu car la prochaine fin de semaine risque d'être fort mouvementée à Lombok et aux îles Gili (ces régions sont à forte majorité musulmane). Finalement, nous avons payé pour la location d'une auto avec chauffeur privé, cela nous évitera d'attenre que les Shuttle Bus non climatisées se remplissent pour partir, et ce n'est pas tellement plus cher. Il y a bien la possibilité de prendre l'autobus, mais avec 3 transferts et de longues attentes entre les différents autobus, nous avons décidé, puisque nos sacs à dos sont lourds et que nous n'avons pas tellement le goût de nous trimbaler avec ces sacs, d'opter pour une voiture privée... Alors nous devrions demain arriver à Padangbai vers treize heures! Un beau bonjour de Lovina!

24 août 2011

Volcans Bromo et Ijen



Nous avons décidé de prendre un tour organisé pour faire les volcans Bromo et Ijen, puisque pour Ijen, c'était vraiment trop compliqué pour organiser quoi que ce soit par soi-même! Des voyageurs ont essayé faire le Ijen à partir de Bali: certains ont tout simplement renoncé et se sont dirigés vers Yogyakarta parce que c'est beaucoup moins cher dans ce sens, alors que d'autres ont payé un million de roupies par personne sans faire le Bromo! Notre agence était correcte (Sri Janar), nous l'avions choisie parce que nous avions entendu des histoires d'horreur de voyageurs qui avaient choisi l'agence Mahkota et que toutes les agences de Yogyakarta sont associées avec ces 2 agences de Probolinggo qui ont le monopole.

La première journée, nous étions 7 dans le mini-bus, et nous sommes arrivés à 21 hres 20 au Cemoro Lawang (Hôtel Nadia). Nous nous sommes levés à 3 heures du matin pour ne pas manquer le lever du soleil, et nous avons marché pour nous rendre au point de vue, avec nos lampes frontales, pendant environ une heure. lorsque le soleil s'est pointé à 5 hres 30, nous étions fins prêts. C'était vraiment magnifique! Nous sommes retournés à l'hôtel pour déjeûner et prendre une douche, et nous nous sommes ensuite mis en route pour le volcan Ijen. Après 7 heures de piste de brousse, le chauffeur nous a déposés à l'hôtel Arabika de Sempol, un petit village à une demie-heure de route du Ijen. Nous nous sommes levés à 4 heures du matin pour reprendre la route. Malheureusement, 3 kilomètres avant d'arriver à Pos Paltuding, où commence le sentier pour le volcan (3 autres kilomètres de montée rude) une voiture en face de nous a perdu son pneu, alors nous avons dû faire le sentier à pied, toujours en montée. Il faut dire que la largeur du chemin ne permet pas à une autre voiture de dépasser, alors toutes les autres voitures derrière nous étaient dans le même bateau... Les chemins ici sont tellement rudes que nous ne sommes pas surpris du tout de constater que ces avaries se produisent souvent...

Plus les gens arrivent tard dans le cratère, et plus le vent et la fumée du soufre diminuent la visibilité. L'odeur de soufre est difficile à supporter, et je ne sais pas si c'est le pneumo-thorax ou l'asthme dont j'ai déjà souffert (je n'avais pas fait de crise depuis 20 ans) mais il m'a été difficile de descendre dans le cratère.
Malgré tout, j'ai réussi, et je dois dire que le paysage était absolument extraordinaire! Les photos ne peuvent pas rendre la beauté de ce que nous avons vu. Aussi, les porteurs de soufre, qui transportent deux paniers totalisant 80 kilos, sont vraiment des surhommes: et ils ne portent ni masques ni harnais... Nous avons continué vers le traversier de Ketapang, et nous sommes arrivés à Lovina en début de soirée, épuisés mais heureux. Un beau bonjour à tous les gens que j'aime!

20 août 2011

Solo

Nous sommes à Solo, pas de Wi-Fi ici, alors désolée pour les accents! Nous partons demain matin pour les volcans Bromo et Ijen. Nous avons pris un tour organisé, cela nous évitera de rencontrer la mafia de Probolinggo, et ce sera plus simple au niveau des transports. Espérons que le groupe de voyageurs sera intéressant, nous devrions etre 10 dans le mini-bus. Ici à Solo, nous avons visité le palais du prince, et notre guide nous a mentionné que certaines dames travaillant au palais ne gagnaient que 6 dollars par mois, mais qu'elles étaient logées et nourries...

Nous avons aussi visité les temples Sukuh et Cetho, mais rien de comparable avec les temples de Kajuraoh en Inde et ceux de l'Amérique du Sud! Nous avons aussi assisté à un spectacle Wayang Orang, avec des costumes extraordinaires et un ensemble de 14 musiciens dans un orchestre de gamelan (cuivres). Intéressant! Bon, je dois me battre avec le clavier, alors je vous écrirai plus tard, Louise.

10 août 2011

Yogyakarta, Indonésie


Nous avons quitté Jakarta au petit matin (notre avion étant à 6 hres du matin) et notre vol s'est bien passé. Nous avons pu admirer les nombreux volcans crachant la lave, le feu et la fumée (heureusement qu'il s'agit d'endroits très loin des villages). Nous avions réservé au Duta Guest House, un très bel hôtel avec piscine, énorme chute d'eau artificielle, jardin chinois, et petit déjeuner gargantuesque. Je recommande chaleureusement cet hôtel à tous les voyageurs passant ici, puisque le personnel est gentil et que les chambres sont impeccables.

Yogyakarta est très touristique en cette saison, et nous retrouvons beaucoup de Français, d'Hollandais, de Belges et d'Italiens aux alentours. J'imagine que la proximité de deux sites de l'Unesco (Borobudur et Prambanan, des complexes de temples bouddhistes et hindouïstes) attire les touristes. Et bien sûr, les deux mois les plus fréquentés sont juillet et août, alors il est un peu plus difficile de négocier les prix durant cette période.

Nous avons visité le complexe de Prambanan mercredi matin (10 août), et nous ne sommes pas passés par une agence. Nous n'aimons pas nous sentir bousculés, et cela ne nous tentait pss de faire les deux sites en une demie-journée, alors nous sommes partis à 8 heures et nous sommes rentrés en après-midi, à quatorze heures. Pour ceux qui voyageront dans le coin, du quartier Prawitoraman où nous sommes (3 kilomètres du centre-ville), il nous faut prendre l'autobus 1A, qui se rend directement sur le site, pas très loin de l'aéroport. Le site est impressionnant, et il contient plusieurs temples consacrés à Vishnou, Shiva, Durga, alors que celui au fond est un temple bouddhiste. Nous avons terminé notre visite avec le musée, et nous avons aussi regardé un film expliquant la légende hindoue Ramayana, et décrivant la plupart des endroits qu'on retrouve au complexe Prambanan.

La nourriture ici est délicieuse (je ne sais pas si c'est la même chose partout sur l'île de Java, j'ai l'impression qu'avec tous les touristes, les plats occidentaux sont plus à la mode). Jeudi (11 août), nous nous sommes rendus à Borobudur, un des plus grands complexes de temples bouddhistes de l'Asie, pouvant même rivaliser avec le Népal à ce qu'il paraît! Apparemment, il y a des jours où il peut y avoir presque 100,000 touristes, mais hier, c'était assez tranquille, il n'y avait pas plus de deux cents personnes en matinée. Lorsque nous sommes descendus de l'autobus, plusieurs becaks (pousse-pousse) nous attendaient, et on nous disait que la marche était au moins de deux kilomètres, alors qu'il nous a fallu à peine plus de 5 minutes pour nous rendre au site de l'Unesco. L'Indonésie me fait un peu penser à l'Inde, il faut souvent marchander, parce qu'ils haussent toujours les prix pour les touristes. Maintenant, les prix dans les vieux autobus sans climatisation sont 50% plus élevés pour les étrangers que pour les Indonésiens.

Nous avons bien aimé le site de Borobudur, en particulier, les bas-reliefs du temple sont fort impressionnants, mais je serais bien embêtée si on me demandait si j'ai préféré Borobudur ou Prambanan. J'espère que l'été se déroule bien au Québec. Bons baisers de Yogyakarta!

06 août 2011

Jakarta, Indonésie




Nous avons marché dans les rues de la vieille ville de Jakarta, et nous nous sommes aussi promené à travers Kota (Batavia), Jakarta Central, et le quartier chinois. Jakarta est une ville énorme, alors nous n'avons pas pu tout explorer en trois jours. Hier, nous nous sommes rendus à Monas (Monument National avec un musée d'histoire au sous-sol) et nous avons monté tout en haut de la tour faite de marbre blanc et surmontée d'une flamme en or. Nous avons aussi voulu visiter le Musée National, un énorme édifice qui s'étend entre deux rues et qui contient plusieurs étages, mais malheuresement, après une demie-heure de visite, nous avons dû sortir parce qu'ils fermaient pour la prière. Le mois du Ramadan est définitevement moins idéal pour voyager, puisque la plupart des restaurants sont fermés ou semblent fermés (les lumières sont éteintes, il y a des rideaux fermés devant les fenêtres, alors il faut pousser les portes pour vérifier). Durant le Ramadan, les gens ne peuvent manger ou boire entre le lever et le coucher du soleil, alors cela veut dire douze heures d'abstinence. Dans les grandes villes comme Jakarta, puisqu'il n'y a pas que des musulmans, c'est plus facile d'acheter de l'eau ou des fruits...

J'ai trouvé le dernier livre de Ken Follet dans une librairie de Jalan Jaksa, le quartier des voyageurs. Nous sommes à l'hôtel Alinda, un hôtel neuf, très confortable, avec des planchers de marbres, des meubles modernes, une salle de bains attenante à la chambre, alors pour 20$ (165,000 roupies), nous n'avons pas hésité. Pierre commence à en avoir assez des guest houses ou hôtels de backpackers minables, alors comme l'Indonésie est vraiment peu dispendieuse, nous en profitons. Demain, nous prenons l'avion jusqu'à Yogyakarta, cela nous évite d'avoir à nous taper 14 heures d'autobus. Mais notre vol est à 6 heures du matin et nous sommes à une heure de l'aéroport en taxi, alors cela veut dire que la nuit sera très courte.

Nous avons rencontré hier Patricia et Sylvain, deux Français de Le Mans qui partaient pour les Philppines. J'ai cru comprendre qu'ils avaient préféré la Malaisie à l'Indonésie, mais comme nous venons tout juste d'arriver, nous ne voulons pas nous prononcer si vite. J'ai bien hâte de voir les fonds marins, les volcans, les montagnes de soufre, les dragons de Komodo, les plages et les temples bouddhistes et hindouistes...

J'espère que tout le monde va bien au Québec! Bons baisers d'Indonésie!


En passant, j'essaie de tenir mon blog à jour,puisque je n'ai pas la possibilité d'écrire personnellement à chacun. Je me dis qu'au moins comme cela, les gens auront une idée où nous sommes rendus!

Je m'ennuie un peu du Québec, surtout de mon fils, de ma famille et des gens que j'aime. Mais c'est vrai que pour les choses pittoresques que nous trouvons ici en Asie, cela ne se compare pas. Par contre, je ne déménagerais certainement pas en Asie, même si le contraste est intéressant et que les paysages, la faune et la flore sont extraordinaires.

Au plaisir, Louise Blais!

25 juillet 2011

Kota Kinabalu, Bornéo



De Brunei, nous avons pris un bateau pour Pulau Labuan, où nous sommes restés deux jours, et ensuite pour Kota Kinabalu, puisque c'est beaucoup plus court par la mer que par la route (5 heures plutôt que 12). Il semble que le bateau soit le moyen de transport idéal ici, puisque le système routier est tortueux et peu développé. Nous avons fait la tournée de l'île Pulau Labuan, visité la Cheminée Mystérieuse, le War Memorial (les Japonais étaient basés à Pulau Labuan lors de la 2ième Guerre Mondiale), et le musée aquatique. Pierre a apprécié l'endroit puisq'il s'agit d'un port "duty free" et que la bière est détaxée. Et franchement, l'île est sympathique, et nous n'avons vu aucun touriste, à part les gens en transit qui se rendaient à Kota Kinabalu dans la même journée. La traversée de Pulau Labuan à Kota Kinabalu s'est bien déroulée.

Ici à Kota Kinabalu, nous avons changé d'hôtel trois fois en trois jours. Le premier hôtel, Traveller's Light Backpackers, une guest house propre mais avec des planchers de bois et des murs de carton (on entendait nos voisins parler comme s'il étaient dans la même pièce que nous) ne nous a pas permis d'avoir une nuit reposante. Le deuxième endroit: Rafflesia Hotel, était mieux mais la télévision était en malais et il n'y avait qu'un poste, et il fallait descendre à la réception pour se connecter à l'Internet. L'hôtel où nous sommes présentement, le Century, donne sur la forêt, et possède deux murs de fenêtres. Notre chambre est deux fois plus grande qu'à l'hôtel Rafflesia. Nous avons une baignoire dans la salle de bains (habituellement il n'y a qu'une douche ici en Malaisie), une cafetière, un réfrégirateur, un bureau de travail... L'endroit parfait pour refaire le plein avant l'Indonésie!

Sabah, l'état où nous sommes actuellement, est deux fois plus dispendieux et plus touristique que le reste de la Malaisie. Nous prévoyons nous rendre aux îles avoisinantes pour faire du snorkelling dans les prochains jours, et nous voulons aussi visiter les mosquées, les musées, etc. Il y a bien des sources thermales à trois heures de route d'ici, mais je ne sais pas si cela en vaut la peine, les opinions des autres voyageurs ne sont pas très favorables. Nous ne grimperons pas la montagne, il aurait fallu réserver six mois d'avance, et comme le tarif pour le guide (obligatoire, allez savoir pourquoi) et l'assurance est ridiculement élevé (200$) et que la nuit en dortoir au refuge est à 400$ par personne, nous avons décidé de laisser tomber. Quand on pense que pour le volcan Lanin en Argentine (deux jours d'escalade), les frais étaient à peine de 20 pesos avec la nuit au refuge...

Nous allons très bien tous les deux, et nous profitons vraiment de nos derniers jours dans ce pays! J'espère que l'été est agréable au Québec, et que chacun se porte bien! Bons baisers de Bornéo,

Louise