26 janvier 2012

Frontière Laos-Cambodge



Nous sommes au Cambodge depuis trois jours (28 janvier), après une véritable galère pour arriver à Banlung.

Nous avions acheté notre billet Don Det - Banlung dans une agence de voyages sur la rue Sunrise, et nous devions partir à 8 hres du matin et arriver à Banlung à 4 hres de l'après-midi. Nous avons d'abord attendu le bateau et nous sommes arrivés à Nakasang à 9 hres (8 minutes de bateau). Là, deux guides pour les frontières nous ont pressés pour remplir à l'avance les formalités pour 30$ (le visa n'est que de 20$, mais puisque nous passons une frontière terrestre, nous devons payer un certificat de santé, des étampes dans le passeport, et toutes sortes d'autres frais qui ne sont que des façons déguisées de soutirer de l'argent aux touristes).

L'agence de Don Det au Laos nous avait assuré que notre billet nous couvrait jusqu'à Banlung, mais c'était complètement faux, ils nous ont simplement laissé en plan à la jonction Stung Treng-BanLung après nous avoir fait attendre trois heures à la frontière (nous avions pourtant payé 10$ de plus que le tarif officiel du visa au guide pour passer cette fameuse frontière corrompue). Finalement, nous avons trouvé un autobus local plein qui acceptait que l'on se tienne dans l'allée du milieu (nous devions lever nos bancs de plastique et nous écraser comme on pouvait afin de laisser passe les personnes qui voulaient sortir ou entrer), 4 heures de torture! Nous sommes partis de l'hôtel de Don Det à 7 hres trente du matin et nous sommes arrivés à Banlung à 8 hres 30 du soir, alors que nous devions y être à 4 heures de l'après-midi au maximum! Ce n'est pas la fin du monde, c'est juste agaçant qu'une agence de voyage agisse de la sorte!

Nous avons rencontré d'autres voyageurs ici à Banlung qui sont arrivés deux jours avant nous et qui ont vécu la même chose (2 Québécoises). Las d'attendre à la jonction Stung Treng Banlung, leur groupe de 22 personnes a finalement pu contacter un minibus pour 6.50$ chacun pour les 3-4 heures de trajet restantes. C'est quand même désagréable d'arriver dans un nouveau pays de cette façon Nous étions 12 dans notre groupe à subir le même sort (les gens qui avaient Banlung comme destination). Je ne sais pas comment s'est déroulé le trajet pour les gens qui se dirigeaient à Pnhom Penh mais comme ils ne devaient pas changer d'autobus, j'imagine que cela s'est bien passé. La compagnie de transport se nomme Paramount Angkor Express, mais l'agence où nous avons acheté nos billets n'est pas très loin de Jasmine Restaurant, Sunrise Street, du même côté, deux bâtisses plus loin. Ils nous ont donné le billet rose à Nakasang, après avoir traversé en bateau. Le numéro de téléphone sur les billets est bidon... Tout les gens qui se dirigeaient à Banlung, même s'ils achetaient leur billet à leur hôtel ou à Don Khone, avaient le même billet rose, et donc devaient être desservis par la compagnie Paramount Angkor Express. Mais les inscriptions sur les autobus sont inscrites en kmer ou en laotien et non en caractères romais, alors c'est encore plus difficile que les caractères chinois à comprendre... Si j'écris un si long compte-rendu, c'est que je veux avertir les autres voyageurs, s'ils désirent se rendre à Banlung, de prendre du côté du Laos un billet pour Stung Treng seulement, et d'insister pour ne pas poiroter 3 heures à la frontière en attendant le repas de midi, car l'autobus Express est à 11 heures du matin. Des voyageurs qui ont pris l'autobus de Pakse à Siem Reap (sleeper de nuit je crois), ne semblent pas avoir eu de problèmes... Par contre, des voyageurs du Cambodge passant au Laos ont dû payer deux fois le prix du billet (ils avaient pris un autobus de nuit à Siem Reap pour Vientane, la capitale du Laos); le trajet devait durer 24 heures et il a duré deux jours, en transférant d'autobus, ce qui n'était pas prévu: 55$ US + 75$ US, c'est beaucoup pour passer du Laos au Cambodge...

Enfin, nous sommes à Banlung maintenant, alors tout est arrangé. Au plaisir!

24 janvier 2012

Si Phan Don (4,000 îles)




Nous sommes arrivés de Champasak aux 4,000 îles samedi après-midi (21 janvier). J'ai fait la tournée des hôtels à l'arrivée, pendant près de deux heures, et j'étais un peu découragée lorsque je suis retournée au resto où m'attendait Pierre en buvant une grosse bière. Je croyais qu'il nous faudrait marcher un autre 4 kilomètres avec nos sacs à dos (à l'autre bout de l'île Don Det), mais par chance, Pierre avait été sollicité par la jeune fille du restaurant qui louait des chambres. Tout le monde, à la sortie du bateau, se dirige vers les rues Sunset ou Sunrise, alors qu'il y a des bungalows isolés tout près du traversier. Nous ne voulions pas d'une hutte en bambou avec des trous entre les planches au sol qui laissent passer les maringouins. Les huttes avec des planches en bois pour boucher les fenêtres sont trop sombres (mais elles ne laissent pas passer les maringouins), et celles sans salles de bains ou avec des matelas inconfortables posés sur le sol, même si elles sont moins chères, sont définitivement à exclure pour nous. J'étais très contente de la trouvaille de Pierre: bungalow avec des planchers de céramique, une porte-patio, de grandes fenêtres, une grande penderie, une salle de bains avec miroir, lavabo, douche, un immense patio, une table sur la terrasse avec un évier, bref, le meilleur bungalow de l'île, et pour le même prix que les huttes en bambou sans aucun meuble (après négociations de ma part bien sûr). Pour les voyageurs que cela intéresse, le bungalow n'a pas de nom, il est beige avec des poteaux de céramique bruns autour de la galerie, et il se trouve à droite du premier resto où s'arrête le bateau en provenance de Nakasang.

Nous avons marché jusqu'à l'autre île (Don Khone), il en coûte 20,000 kips pour traverser le pont construit par les Français au siècle dernier. Les chutes ne sont pas très hautes, mais le volume d'eau déversé est impressionnant. Les rugissements du Mékong et les innombrables chutes d'eau sont tout à fait fantastiques. Le temple est très ordinaire, et le reste de l'île est aussi délabré que sur l'île où nous sommes. Par contre les prix semblent ridicules: 50$ US pour un bungalow avec vue sur le Mékong.

L'Internet ici est à 4$ l'heure, ce qui est un peu élevé pour le Laos, mais d'un autre côté, ils n'ont l'électricité ici que depuis deux ans, et ce sont les fermiers qui sont devenus restaurateurs et hôteliers, alors il ne faut pas trop leur en demander. Les restos sont terribles, la cuisine est fade et la propreté n'est pas au rendez-vous. Alors les prix deux fois plus élevés qu'ailleurs au Laos ne sont pas justifiés... Nous avons un peu d'appréhension pour la traversée au Cambodge demain. Le tarif pour le visa cambodgien devrait être de 20$ U.S., mais il paraît que les douaniers exigent trente euros plus 3$ U.S pour l'étampe dans le passeport. Des voyageurs ont dû attendre plus de cinq heures trente parce qu'ils voulaient payer le tarif officiel, et l'autobus ne les a donc pas attendus (ils avaient payé leur billet jusqu'à Pnom Penh, un trajet de huit heures). Ils ont été bloqués à la frontière, ils ont perdu une journée, et ils ont dû se rabattre sur la première chambre qu'ils ont trouvé. Nous avons donc décidé, pour passer la frontière au plus vite, de payer le prix demandé même si nous savons que les douaniers s'en mettent beaucoup dans les poches! Il y a toutes sortes de prétextes pour soutirer de l'argent: un certificat de santé, trois photos plutôt que deux, etc. Ils ne savent plus quoi inventer pour soutirer de l'argent aux touristes. La seule autre solution, c'est de prendre l'avion pour arriver directement à Pnomh Penh, mais il faudrait retourner à Vientiane et le prix du billet d'avions, avec Laos Airlines, est de 180$ U.S. Bon, cela fait partie des aléas du voyage!

Pierre a décidé de notre prochaine destination au Cambodge: Ban Lung, le pays de la Terre Rouge, au Nord-Est, dans la province de Ratanaki. Les agences de voyage de Don Det où nous sommes parlent d'un trajet de 5 heures après Stung Treng (première ville après la frontière), alors que des compte-rendus de voyageurs indiquent plutôt douze heures de route. Nous verrons bien...

Bons baisers du Laos, et portez-vous bien!

19 janvier 2012

Pakse, Sud du Laos

Nous sommes arrivés hier à Paksé (18 janvier), après une journée vraiment épuisante en autobus local. Les pauses pipi dans les champs, les arrêts chaque fois qu'un Laotien voulait acheter de la nourriture, et naturellement, chaque fois qu'un Laotien voulait embarquer ou débarquer, bref, pas agréable du tout! Nous nous étions levés à 6 heures du matin parce que nous pensions prendre l'autobus VIP climatisé qui fait la route en 6 heures, mais comble de malheur, il était hors service en raison d'un bris mécanique. Nous avons dû attendre jusqu'à onze heures pour prendre le premier autobus qui partait pour Paksé. Il y avait des gens assis sur des petits bancs en plastique au milieu de l'autobus et il y en avait d'autres debout tellement l'autobus était rempli à craquer! Finalement, après des arrêts à tous les kilomètres, nous sommes arrivés à 19 hres trente, et naturellement, à cette heure tous les hôtels d'un bon rapport qualité-prix étaient complets... Aujourd'hui, nous avons parcouru la ville à pied, et Pierre, fidèle à son habitude, a voulu visiter les Wats (temples bouddhistes). Nous en avons vus tellement que cela devient un peu ennuyeux. Nous nous sommes promenés le long du Mékong et nous n'avons pu nous empêcher d'admirer l'architecture française à travers la ville. On remarque ici les nombreuses appellations françaises pour les bâtisses gouvernementales, lycées etc. Il y a même ici une église catholique, ancien vestige du temps où Paksé était la capitale française du sud du Laos.

Nous explorerons demain à moto le Plateau Bolaven (plantations, chutes, café). Au plaisir, Louise.

16 janvier 2012

Kong Lor Caves, le plus beau site du Laos





Les spectaculaires caves Kong Lor, dans la province de Khammuan au Laos, sont absolument uniques. Il n'est pas facile de les atteindre, mais cela en vaut largement la peine. Arrivés à Kong Lor, nous nous sommes installés à la nouvelle guest house Chamtha, sobre mais correcte. Ce matin (lundi le 16 janvier) nous nous sommes levés tôt pour marcher jusqu'aux grottes. Nous étions les premiers, et la visite nous a vraiment enchantés. Il s'agit d'une promenade en pirogue motorisée (long tail boat) à l'intérieur de la montagne. La caverne fait presque huit kilomètres de long, et par endroits, 300 mètres de large X 300 mètres de haut. Nous nous sommes arrêtés à une plage de sable blanc, à l'intérieur de la montagne. Il faisait noir comme chez le loup, mais avec nos lampes frontales, cela allait. Nous sommes montés par un escalier jusqu'à une immense chambre de stalactites et stalagmites, illuminée en bleu. Nous avons dû descendre du bateau plusieurs fois, parce qu'à certains endroits, la rivière n'était pas assez profonde. Nous étions seuls à l'intérieur de la montagne, et l'atmosphère était tout simplement magique. Nous étions accompagnés de deux guides (un qui conduit le bateau et qui écope l'eau, l'autre qui rame et pousse la barque lorsque l'eau n'est pas assez profonde. Définitivement, cet endroit est la plus belle chose que nous ayons vue au Laos. Ce n'est pas la première caverne que nous visitons (Carlsbad Caverns, ainsi que des grottes en Oregon et en Californie, sans compter celles du Vénézuela et du Mexique) mais celles-ci, à cause de la rivière souterraine et de l'immensité des lieux, est à ne pas manquer si vous passez dans le coin! Après la visite des grottes, nous avons pris des song thaew (transport en commun du Laos dans la boîte d'une camionnette) pour nous rendre à Thae Kaek. Il nous a fallu sept heures, en changeant de camionnette trois fois et en attendant près de deux heures pour trouver un transport au début... Il est tard, je crois que je vais aller dormir. Au plaisir!

Vientiane, capitale du Laos





Vientiane! Nous étions à l'hôtel Phorntip (un des hôtels favoris des Français, en bordure du Mékong, au charme suranné mais classique). Je savais qu'ils n'avaient pas la modernité de l'Internet, mais j'avais choisi un hôtel calme pour accommoder Pierre qui a un sommeil plus léger que moi... Nous avons passé 3 nuits à Vientiane: une journée complète pour voir le temple Luang That et le Patuxai (Arc-de-Triomphe Laotien) ainsi que les nombreux temples, édifices et musées ornant la ville, une autre pour visiter le Bouddha Park, au sud-est de la ville, non loin du Friendship Bridge (bordure de la Thaïlande pour les douanes) et du Casino. Nous étions arrivés en fin d'après-midi et nous n'avions pas vu grand-chose la première journée, seulement le Mékong, la Cave des Vins et le Palais Présidentiel. La ville est calme, et nous avons très bien mangé. Mais oui, les prix sont définitivement plus élevés que dans les villages...

Nous avions réservé nos billets d'autobus VIP pour Kong Lor Cave le samedi matin, et pour la première fois depuis que nous sommes au Laos, le taxi était à notre hôtel à l'heure convenue, et l'autobus est aussi parti à l'heure! Par contre, nous devions arriver à quinze heures à Ban Kong Lor, et il a fallu deux heures de plus, mais il faut dire que notre chauffeur allait doucement (nous avons vu un grave accident sur la route), et qu'il y avait beaucoup de Laotiens dans l'autobus (ils ont besoin de pauses pipi dans les champs et le conducteur s'arrête dès que quelqu'un lui fait signe, pour embarquer ou débarquer).

Nous allons bien tous les deux, et la durée de notre séjour au Laos finit dans moins de deux semaines! Espérons que nous aurons le temps de tout voir! Au plaisir!

09 janvier 2012

Vang Vieng

Nous sommes maintenant à Vang Vieng, une ville qui ne correspond en rien au Laos authentique, puisqu'elle a été envahie par les touristes. Des hordes de jeunes gens y viennent pour se procurer de la drogue et faire une descente de la rivière accrochés à un pneu en s'arrêtant à tous les bars-quais le long de la route pour une quinzaine de dollars. Je n'ose pas imaginer ce que les Laotiens doivent penser des étrangers...

La ville est jolie, entourée de massifs karstiques, ces montagnes aux formes incroyables, comme on en voit sur les peintures chinoises. La température est moins fraîche qu'à Phonsavan alors les nuits sont plus agréables (ils n'ont pas le chauffage central dans ce pays). Nous avons vu une multitude de jeunes touristes affalés devant des émissions de Friends à la télévision, et d'autres en costumes de bains vomissant dans les rues ou marchant d'un air hébété avec les yeux hagards, criant et riant. Les camions reviennent de la rivière avec des charges entières de tubes (gros pneus pour la baignade) et de jeunes touristes éméchés. Nous avons rencontré deux Québécois ayant des éraflures dans le dos (il y a des roches dans l'eau et le courant est rapide) et même au visage (un touriste allemand leur était rentré dedans). C'est la seule ville que j'ai vue comme cela depuis que nous voyageons!

Nous avons choisi un hôtel loin du centre pour éviter le bruit, et il s'agit vraiment d'un hôtel luxueux pour la ville (TKC View) avec une très grande chambre, des planchers de marbre, un balcon donnant sur la rivière et les montagnes, un lit extra confortable, un chandelier en cristal et la télévision avec 4 postes anglais. Curieusement, c'est sept dollars moins cher qu'à Phonsavan, sans doute parce qu'il n'y a pas autant d'hôtels à Phonsavan?

Nous avons visité la grotte Tha Phou Kham où se trouve un Bouddha couché (il y a aussi plusieurs stalactites et stalagmites) et nous nous sommes baignés au Lagon Bleu juste en bas. La montée était escarpée mais cela en valait la peine. Il faut marcher environ 6 kilomètres après avoir passé le pont à péage (6,000 kips par personne) au sud de la ville, et les frais d'entrée pour la grotte et pour le lagon sont de 10,000 kips par personne. Il y a quelques affiches de grottes indiquant Lagon Bleu écrites à la main, mais il faut continuer tout droit et ne prendre aucune bifurcation avant d'apercevoir les affiches imprimées. J'imagine que cela fait partie de l'esprit d'entreprise des Laotiens que d'utiliser des noms populaires d'attractions touristiques connues pour attirer les touristes, mais cela déçoit les gens puisque les autres caves sont tout à fait ordinaires et que les lagons ne sont que des trous d'eau verte... Les prix demandés sont aussi de dix mille kips, mais malheureusement lorsqu'on marche sous la chaleur, c'est surtout le kilomètrage supplémentaire qui est un inconvénient!

J'espère que tous les gens que j'aime se portent bien. Un bonjour spécial à mon fils Érick, qui est à Roberval présentement.

Plaine des Jarres




Nous avons visité hier la Plaine des Jarres, à huit heures de route de Luang Prabang, par une route sinueuse dans les montagnes. Nous avions choisi le mini-van plutôt que l'autobus, un peu plus cher mais apparemment plus confortable.

La Plaine des Jarres est au Laos ce que Stonehedge est à l'Angleterre, un ensemble de pierres disposées d'une façon particulière, dont la vocation n'est pas définitivement claire. Parmi les hypothèses émises sur l'origine des jarres, les plus communes sont qu'elles aient servi de sarcophages, de réserves pour entreposer le riz ou de cuves servant à la fermentation d'alcool de riz. Le grès dans lequel elles sont taillées provient de la chaîne de montagnes située entre Luang Prabang et Xieng Khuang. Les jarres sont directement taillées dans la pierre ; mais, fait étrange, on ne trouve pas la pierre dont sont faites les jarres à moins de 8 km du site... Apparemment qu'on se serait servi des éléphants pour les transporter. Si on estime que les jarres ont entre 2000 et 4000 ans, on imagine les difficultés rencontrées à l’époque pour amener ces énormes blocs de pierre jusqu’à leur lieu de résidence actuel, puisque certaines d'entre elles pèsent plus d'une demie-tonne.

Certaines légendes Laotiennes veulent qu’elles aient été taillées par de lointains ancêtres, pour qu’ils puissent y stocker de l’alcool de riz et de la nourriture. Une légende particulière explique qu’un roi, qui vivait au sixième siècle, célébra une victoire de guerre en buvant l’alcool contenu dans les jarres ; lui et ses généraux burent dans les plus grosses, en haut de la colline, tandis que les gens du peuple durent se contenter des jarres les plus petites.

Selon la plupart des théories tentant d’expliquer la présence des jarres, celles-ci seraient des urnes funéraires utilisées pour la noblesse. Sur le site ont été mis au jour des os humains, des outils en fer, des céramiques, des parures en bronze et d’autres objets qui laissent penser que la Plaine des Jarres serait bien un ancien site funéraire. La situation géographique du site appuie cette théorie. En effet, une croyance asiatique veut qu’un site funéraire soit installé dans un endroit où la vue est belle, et le site est placé sur une montagne qui domine tout le paysage alentour. Le guide m'a aussi expliqué que si l'on n'a pas retrouvé des ossements dans toutes les jarres, c'est qu'elles étaient utilisées alors que les cadavres étaient en état de décomposition, et qu'on enlevait éventuellement les os pour céder la place à d'autres morts. On a retrouvé des ossements près des jarres, ce qui appuie aussi cette théorie. Et j'imagine que puisqu'il n'y avait pas suffisamment de jarres pour tous les morts, cette solution était idéale!

Nous sommes au White Orchid Guest House, un hôtel un peu plus haut de gamme. Cependant, comme l'électricité repart et revient continuellement, il m'a été impossible de me connecter au Wi-Fi. Nous avions bien CNN, Fox et HBO à la télévision, mais c'était un peu frustrant d'avoir perdu l'électricité en plein milieu d'un film. Mais l'hôtel était très bien, avec un frigo, un lit King, et un bain (impossible d'avoir suffisamment d'eau pour le remplir par contre, pas plus d'un pouce ou deux).  Comme nous sommes chanceux de ne pas vivre dans un pays du Tiers Monde, je parle du Québec bien sûr!

Nous avons passé une soirée à la boutique MAG, à regarder les expositions et un film australien sur l'effort de déminage des bombes lancées par les soldats Américains lors de la "Guerre Secrète". Ils estiment qu'il leur faudra encore 100 ans pour se débarasser des "UXO", ou bombes non encore explosées. Une centaine de gens perdent un membre à chaque année, et un nombre indéterminé meurent à cause des bombes. Cela fait frémir. Le film s'appelle Bomb Harvest. Le Laos est extrêmement pauvre, mais curieusement, les hôtels et les restaurants pour étrangers sont plus dispendieux que ceux de la Malaisie, l'Indonésie et la Thaïlande...

Nous partons ce matin pour Vang Vieng, la ville des jeunes touristes qui font du tubing sur la rivière. J'ai bien hâte de voir à quoi ressemblent les villes très touristiques du Laos. Au plaisir!

06 janvier 2012

Luang Prabang





2 Janvier: départ à onze heures trente du matin pour Luang Prabang. Les minivans ici ne partent que lorsqu'ils sont pleins, alors les horaires ne sont que des indications...

Lorsque nous arrivons à Luang Prabang, nous sommes impressionnés par le modernisme de la ville, qui fait partie du Patrimoine Mondial de l'Unesco, avec raison. Nous voulions loger au Chanty Banchit, tout près du Mékong et de Joma Bakery (croissants et baguettes), mais finalement, nous optons pour Wat That Guest House, juste à côté, qui est plus propre et plus confortable. Nous serons ici 5 jours, alors autant prendre notre temps avant de s'installer (d'autant plus que mon chum ne veut jamais déménager une fois que nous nous posons quelque part). C'est vrai que nos sacs à dos sont lourds... C'est souvent moi qui vérifie les hôtels pendant que Pierre m'attend en surveillant les sacs. Il en profite parfois pour prendre une bière, histoire de relaxer un peu!

Nous avons visité les nombreux temples en longeant le Mékong et la rivière Nam Khang (la ville est une péninsule). Le Musée du Palais National est intéressant. Les moines qui défilent chaque matin (5hres 45 du matin) pour prendre les aumônes de nourriture est une cérémonie unique. Mais l'excursion que nous avons préféré est encore celle des chutes Kiang Su, qui ressemble un peu à celles d'Erawan en Thaïlande. La vue du haut du mont Phousi est aussi très impressionnante.

Ce matin, nous prendrons la journée pour nous rendre à la Plaine des Jarres (huit à dix heures de route). Je vous quitte pour aller déjeuner avant de partir... Au plaisir!

Nong Khiaw




Jour de l'An sur la route: de Udoumxai à Nong Khiaw! Nous avons vu plusieurs tribus le long de la route, mais il ne nous était pas toujours possible de prendre des photos en roulant. Nous sommes arrivés en après-midi, et nous avons dû marcher deux kilomètres pour nous rendre à notre guest house (pas de songthaw ou de tuk tuk en vue). Le village de Nong Khiaw est très joli, avec des massifs karstiques impressionnants et une belle vue de la rivière Nam Ou.

Nous avons dîné au restaurant indien Nisha, un vrai régal (nous étions les derniers clients, le resto fermait puisque c'était la première journée de l'année). Nous voulions faire la Chute aux 100 Marches avec l'agence Tiger Trail, mais ils étaient fermés pour deux autres journées, alors nous avons dû laissé tomber. Nous voulions aussi prendre le bateau lent de Nong Khiaw à Luang Prabang, mais malheureusement, le départs étaient très aléatoires, alors nous avons décidé de partir le lendemain pour Luang Prabang par mini-van.

J'ai marché jusqu'à la grotte des réfugiés de guerre en fin d'après-midi (Pierre était trop fatigué pour m'accompagner, il est donc resté au bar en prenant une bière avec des cyclistes hollandais et américains). La grotte n'est pas du tout impressionnante, mais les paysages le long de la route sont très beaux.

Au plaisir!

31 décembre 2011

Oudomxay


Nous voici arrivés à Oudomxay, après 4 heures de route... Nous nous sommes levés très tôt pour prendre l'autobus à 11 kilomètres d'ici. Les agences de voyage vendent les billets d'autobus à 65,000 kips par personne, mais au terminus, le prix est de 40,000 kips. Ils téléphonent simplement pour réserver le billet sans avoir à se déplacer. Le seul inconvénient, il faut être au terminus à 7 heures du matin pour choisir des sièges convenables, parce que premier arrivé, premier servi, même pour ceux qui achètent leur billet avec une agence.

Après deux heures de route, l'autobus s'est arrêté le long du chemin pour permettre aux gens d'aller faire leur pause pipi, en plein champ! Ce n'est pas chez-nous que l'on verrait cela. Le pays a bien l'électricité, enfin dans la plupart des villages, mais pour le reste, c'est assez sommaire. Ce midi, nous avons mangé des nouilles, et ce soir, du riz. Cela semble être le menu officiel ici, alors je m'ennuie déjà de la Thaïlande, où l'on mangeait si bien. J'ai hâte d'arriver dans les villages colonisés par les Français, il paraît que l'on y retrouve du pain et des baguettes!

L'année 2012 s'en vient à grands pas (dans 3 heures), mais je ne pense pas que nous fêterons très fort, il n'y a pas de touristes ici, et les Laotiens du coin ne semblent rien célébrer. Je vous souhaite donc une belle année 2012, remplie de joie, de belles surprises, de santé et d'amour!

30 décembre 2011

Entrée au Laos




Les formalités pour quitter la Thaïlande et pour entrer au Laos se sont très bien déroulées. Pour les voyageurs qui feront le même trajet que nous: autobus de Chiang Rai à Chiang Khong, 65 bahts par personne, deux heures trente de route, ensuite tuk-tuk 2 km. pour arriver à l'immigration près du port, 60 bahts. Bateau pour traverser le Mékong, trois minutes, 40 bahts par personne avec les bagages. Arrivée au Laos, immigration, 42$ U.S par personne pour le visa. Mini-van à 15 hres trente pour Nuam Lamtha, 450 bahts par personne. Nous sommes arrivés à Nuam Lamtha à 19 hres 30, et puisque l'hôtel Toulasith était plein, nous nous sommes rabattus sur le Dokchampa, 80,000 kips pour une chambre double. Grandes chambres claires, plancher de marbre, lit confortable...

Ce matin,nous avons arpenté le centre-ville et nous avons visité le temple de l'endroit. Nous avons remarqué plusieurs personnes assises et mangeant devant un bâtiment, alors nous avons cru qu'il s'agissait d'un restaurant et nous nous sommes approchés. L'on nous a invités à manger: riz blanc, porc haché, légumes verts et oranges. Les gens riaient, et ils ont dit à Pierre qu'il lui fallait boire son verre d'un seul coup, par politesse. Il a bu 8 petits verres de bière! Il paraît que les Laotiens sont capables de prendre 6 grosses bières dans une soirée. C'était la fête des Anciens Esprits, alors il ne fallait pas les offusquer. Nous avons apprécié l'hospitalité et la gentilles des Laotiens, et Pierre trouve même que les femmes sont aussi belles que les Thaïlandaises!

Ce soir, nous avons soupé au merveilleux restaurant Aysha Indian Restaurant, toujours sur la rue Principale, et nous sommes régalés de Tikka Masala, Aloo Gobi et Nan, fait avec du fromage de Nouvelle-Zélande. Et nous avons acheté des bananes au marché de nuit, et trouvé du lait et du yogourt dans un petit magasin à côté de l'hôtel. Nous aimons bien le Laos, même si ce n'est définitivement pas très moderne! Le rythme de la vie est lent, les gens sont sympathiques et calmes.

Nous devrions partir demain matin pour Oudomxay, à 180 kilomètres d'ici, un trajet de cinq heures, puisque cette route-là n'a pas été refaite par les Chinois... (Celle d'hier était de 300 kilomètres, et il nous a fallu seulement trois heures trente). Allez, je vous souhaite une belle Année, puisque les prochains villages seront moins touristiques, alors je ne pense pas trouver de café Internet. Nous nous dirigeons lentement vers Luang Praban, Patrimoine Mondial de l'Unesco. Nous préférons faire plusieurs petites étapes et nous arrêter dans les villages, Pierre ne veut définitivement pas emprunter les autobus de nuit. Demain, nous devrons être debout à 6 heures du matin. Bonjour à tous les gens que j'aime!

27 décembre 2011

Derniers moments en Thaïlande




Nous entrons demain au Laos, et j'en profite pour mettre le blog à jour avant de partir. Je pense que cela sera beaucoup plus difficile d'utiliser Internet au Laos, puisque le pays n'est pas aussi moderne que la Thaïlande. Nous devrions être un mois au Laos, puis ensuite un mois au Cambodge, avant d'entrer au Vietnam vers la fin février. Alors il se pourrait que je sois quelques semaines sans donner de nouvelles, tout dépendra...

La ville de Chiang Rai est superbe! Il y a une piscine à notre hôtel, mais il fait trop froid pour en profiter (nous sommes dans les montagnes ici, alors question d'altitude, la température est de 12 degrés environ). Nous avons adoré le Temple Blanc, à 13 kilomètres plus au Sud. L'artiste qui a fait construire le complexe est très original, il y a même des tableaux (les photos sont interdites à l'intérieur) représentant Bush, Ben Laden, Spider Man, Michael Jackson, Superman, etc.) Vraiment hallucinant!

Quelle chance, nous sommes arrivés juste à temps pour voir les Floralies, tout près de l'aéroport (elles ont lieu une fois par an)! Les champs de tulipes, de bégonias, de roses, les lys et les orchidées, bref, c'est tout simplement magnifique! Nous nous sommes promenés parmi les fleurs en compagnie d'Yves et d'Évelyne, deux Français très sympathiques. C'est tellement agréable de parler français, la plupart du temps, nous rencontrons des Hollandais, des Allemands et des Anglais et comme beaucoup de Thaïlandais comprennent l'anglais, nos communications avec les autres s'effectuent souvent dans la langue de Shakespeare...

Un gros bonjour à la famille et aux amis, au plaisir!

24 décembre 2011

Joyeux Noël de Chiang Mai

En cette veille de Noël (je sais, il n'est que le 24 au matin au Québec), je veux en profiter pour envoyer, par-delà les mers, mes souhaits les plus sincères à tous les gens que j'aime. D'abord à mon fils Érick, dont je suis très fière et que j'adore, et aux gens de toute ma famille. Je ne ferai pas ici une longue liste, chacun se reconnaîtra...

Je ne veux pas oublier mes amies et mes amis, même si c'est un peu difficile de garder le contact quand on est à l'autre bout du monde. Il ne m'est pas possible d'envoyer des messages personnels à chaque personne à laquelle je tiens, vous le comprendrez certainement. Je me sens très privilégiée de voyager ainsi, mais la distance qui me sépare de toutes ces personnes spéciales est certainement un désavantage.

Encore une fois, je vous transmets mes voeux les plus sincères de bonheur, de joie, de paix et d'amour. Puisse l'année nouvelle vous apporter ce que votre coeur désire le plus. Portez-vous bien, et passez un merveilleux Temps des Fêtes,

Louise Blais

19 décembre 2011

Toujours à Chiang Mai



Chiang Mai! Une jolie petite ville, très touristique mais tout à fait agréable. La température est vraiment idéale, il fait chaud le jour et frais la nuit, et ce n'est pas humide du tout..

Ici, ce sont les temples qui sont prédominants, imaginez, il y en a 300! Pierre est ravi, lui qui adore comparer les styles d'architecture et l'art que l'on retrouve à l'intérieur comme à l'extérieur... Nous avons donc passé quelques jours à parcourir la ville et à découvrir toutes ces merveilles. Mais avec Doi Suthep (un lieu de pèlerinage sur la montagne à 19 kilomètres de Chiang Mai), il a été un peu dégoûté de toute la démesure capitaliste qui y règne. Les temples et les Bouddhas recouverts d'or étaient plutôt impressionnants. Mais en arrivant, il y a tout de suite une pancarte indiquant qu'il faut bifurquer à droite si on est étranger et payer les frais d'entrée (gratuit pour les Thaïlandais). Ensuite, j'ai pris la photo d'une petite fille et bien entendu il fallait la payer. Je n'avais pas de monnaie sur moi, seulement des gros billets, alors pour les 3 secondes que cela m'a pris pour demander à Pierre, elle s'est vraiment fâchée. Elle ne m'a même pas remerciée lorsque je lui ai tendu l'argent! Avant de se rendre aux escaliers pour la montée, une cohorte de vendeurs ambulants et de petits stands commerciaux de chaque côté de la route offrent leur marchandise, et plusieurs se font très insistants. Et lorsque nous montions les 290 marches, il y avait des boîtes de collection partout, et beaucoup d'écoliers amassant des fonds pour leur école. Il y a même, tenez-vous bien, trois guichets automatiques au temple, juste à côté des songthaews. Ces derniers sont des camions rouges où il y a deux bancs de bois dans la boîte du pick-up pouvant entasser une dizaine de personnes, et ils effectuent la montée et la descente de Chiang Mai à Doi Suthep. Tout cela fait partie du paysage, et nous sommes habitués, depuis le temps!

Lorsque nous sommes arrivés au sommet, la brume ne nous a pas permis d'admirer Chiang Mai. De voir tous ces fidèles se prosternant au pied des statues d'or, achetant des bâtons d'encens et des fleurs de lotus pour mieux se faire exaucer par le Bouddha, tournant trois fois autour des édifices et priant avec beaucoup de conviction, alors que les moines recueillaient les aumônes, et bien c'était un peu trop. J'imagine que nous ne sommes pas assez croyants pour comprendre. Le commentaire de Pierre a été qu'il croyait que le bouddhisme était une philosophie de vie, alors qu'à cet endroit, il ne voyait que capitalisme et manipulation. Mais je pense que l'élévation spirituelle et la réelle dévotion des gens est la pierre angulaire qui fait pencher la balance, alors les rituels extérieurs sont très peu importants...

Nous nous sommes promenés hier au marché de nuit. C'est vraiment le marché le plus impressionnant de Thaïlande, avec des rues ouvertes seulement pour les piétons sur plusieurs kilomètres. Pierre a trouvé une bourse (tissée par des indigènes Hmong vivant dans les montagnes du Nord) pour sa petite-fille Maya, et il a aussi constaté qu'il avait payé trop cher pour les 3 chemises de soie qu'il avait achetées la veille au bazar de nuit, puisqu'on affichait un prix deux fois moins cher ici que ce qui lui avait été demandé. Il y avait énormément de nourriture que l'on ne retrouve pas souvent ailleurs : des pâtés de campagne, des sushis, des Dim Sum, des brochettes de crabes et de crevettes et mille autre délices. Il y avait bien sûr, des artisans de toutes sortes, des réflexologues, des masseuses, des filles brodant des tissus, et sur l'estrade, des danseuses aux costumes traditionnels manifestant une souplesse incroyable au niveau des poignets et des doigts.

Ici, ce qui semble très populaire, outre les promenades à dos d'éléphant dans la jungle (la semaine dernière, une touriste allemande est décédée alors que l'éléphant l'a fait tomber, enfin c'est ce qui a été rapporté dans un journal local), ce sont les treks pour aller voir les tribus un peu plus au Nord. Tout cela me fait penser un peu trop à un zoo humain, et comme je n'ai pas l'intention d'acheter de l'artisanat ni de prendre en photos ces dames au long cou entouré de dizaines cercles de laiton, j'aime mieux passer. J'ai l'impression que ce n'est qu'un spectacle pour touristes, et cela ne me tente pas du tout!

La ville fortifiée où nous sommes (elle se trouve au milieu de Chiang Mai) est entourée de remparts et de canaux, et les eaux sont remplies de carpes et de poissons-chats. Il fait très doux ici, et la vie se déroule très tranquillement. Nous avons échangé nos livres au restaurant Same Same, et je prépare le voyage au Laos avec les infos que je glane sur le Net et à l'aide de nos livres de voyage. Nous nous rendrons probablement aujourd'hui à l'exposition Florale Royale, un festival horticole se produisant une fois par année , à quelques kilomètres d'ici. Je ne sais pas si l'atmosphère de Noël est omniprésente au Québec, mais ici, rien ne nous y fait penser... Une grosse caresse à mon fils Érick, et un beau bonjour aux amis!

13 décembre 2011

Chiang Mai

Le 13 décembre, nous nous sommes dirigés à Chiang Mai: un autre autobus de plusieurs heures! Lorsque nous sommes arrivés au terminus, une dame qui était à l'extérieur nous a demandé où nous allions, et bien naïvement, nous avons acheté nos billets d'elle directement, sans trop nous questionner pourquoi elle n'était pas derrière un guichet... Nous avons compris trop tard qu'elle nous avait vendu un billet lent, avec un autobus qui s'arrête à tous les villages le long du chemin (7 heures de route, alors qu'il y a un billet moins cher qui fait le trajet Sukhotai-Chiang Mai en 5 heures). Et en plus, elle nous a chargé plus cher que le prix indiqué sur le billet! J'imagine que chacun fait ce qu'il peut pour survivre... J'avais bien essayé de lui demander pour le trajet (je savais qu'il y avait deux routes dont une beaucoup plus longue que l'autre), mais souvent, les Thaïlandais sourient et remercient, et ne répondent pas du tout aux questions, sous prétexte qu'ils ne parlent pas anglais. Allez savoir! Il faut bien en rire!

Après avoir partagé un taxi avec un couple Chinois de Beijing (Pékin), nous nous sommes installés au Dixie Pig, en plein centre-ville, tenu par un Américain de Virginie qui est tombé en amour avec une Thaïlandaise. Nous ne sommes pas certains de rester ici tout le long de notre séjour, nous verrons bien. Je dois terminer ici, nous n'avons pas mangé ce midi, et il est plus de 16 heures!

Nous avons donc pris une pause pour aller manger (j'ai commandé un cari musulman, et Pierre a mangé du riz frit comme cela lui arrive souvent). Nous avons ensuite marché le long des canaux, mais comme nous étions un peu fatigués, nous sommes rentrés à l'hôtel. Le propriétaire est un ancien gardien de prison et il nous a parlé du système judiciaire au États-Unis. Il est gentil, mais son hôtel est situé près d'un bar et nous avons très mal dormi. Je suis certaine que la plupart des voyageurs dormant ici roupillent comme des loirs, mais peut-être que c'est plus facile de dormir quand on est dans la vingtaine? Ce matin, nous avons trouvé un autre hôtel moins cher, avec un balcon, plus clair, et surtout plus tranquille, le Nuanpranee, un endroit vraiment bien, avec un personnel adorable. Il est dans une petite ruelle, à l'intérieur des remparts de la vieille cité. Peu de backpackers, mais plusieurs Européens d'âge moyen.

Chiang Mai semble beaucoup plus relax que Bangkok. Il nous reste jusqu'au 28 décembre pour notre visa de Thaïlande. Cela nous donnera le temps de préparer notre voyage au Laos. Nous voulons auparavant nous rendre à Mae Hong Son, Pai, et surtout, Chiang Rai. Lorsque nous serons au Laos, nous ferons probablement la croisière de deux jours sur le Mékong en bateau à longue queue, de Huay Xai à Luang Prabang. Cela dépendra un peu des prix, mais surtout du confort, parce que l'on nous a dit qu'il y avait des rats dans les logements disponibles, et que plusieurs personnes préféraient dormir directement sur la plage... Et les speed boats sont très dangereux, il y a eu plusieurs accidents, alors que les bateaux lents sont très inconfortables (les gens doivent s'asseoir par terre dans le bateau ou sur les bancs de bois s'il reste de la place: plus de 20 personnes par bateau alors qu'il n'y a que douze places assises). Il est aussi possible que nous nous rendions d'abord à Luang Namtha en autobus (seulement 5 heures de bus plutôt que 15 heures par la route pour Luang Prabang). Ainsi, nous ne ferions que traverser le Mékong, au lieu d'y passer deux jours... Au plaisir!

(Mise à jour:  le 14 décembre 2011, 10 jours après l'implantation des tiques sur ma peau qui ont causé 3 érythèmes migrants, j'ai commencé à prendre l'antibiotique Doxycycline acheté à Chiang Mai.  Les tiques sont restées implantées pendant 7 jours, je les ai découvertes alors que j'étais à l'hôtel Nan's Place à Koen Khan, le 11 décembre, les douches sont très mal éclairées en Thaïlande, sans miroirs dans les salles de bains. )

Au plaisir!

Khon Kaen et Sukkothai




Vendredi le 10 décembre, nous avons pris l'autobus de Khorat pour Koen Khan; nous avions réservé une chambre à l'hôtel Nan's Place (Nan est une Thaïlandaise mariée à Philippe, un Britannique très gentil de 68 ans. Elle nous avait assuré qu'elle viendrait nous chercher à l'arrêt d'autobus. Lorsque nous sommes arrivés au terminus, nous l'avons appellée et elle a assuré Pierre qu'elle passerait nous prendre dans 10 minutes. Après presque deux heures d'attente, nous en avions vraiment marre. Nous avons bien essayé de prendre un taxi, mais aucun chauffeur ne connaissait l'adresse, et malheureusement, personne autour ne comprenait l'anglais écrit. Les gens de la région d'Isan (Nord-Est) ne comprennent que les caractère thaïlandais (cela ressemble un peu aux caractères hindous). Finalement, Nan est arrivée, elle s'était d'abord rendue à l'aéroport et ensuite au dépôt des bus pour étrangers alors que nous étions au terminus central! Heureusement que la chambre était parfaite: grande chambre avec Wi-Fi, petit déjeûner inclus, lit King confortable, eau chaude, télévision avec une cinquantaine de postes anglais et balcon...

Il est facile de se déplacer dans Koen Khan, avec les songthaws (pas les tuk-tuk ni les taxis). La ville est découpée en quadrillés, et chaque songthaw patrouille son quartier. Chaque véhicule est numéroté, mais personne ne parle anglais, alors il faut connaître le numéro se rendant à la destination désirée, ou pointer sur la carte (elle doit être écrite en thaï, sinon on risque de se retrouver à l'autre bout de la ville). Cela m'a donné des idées pour le voyage en Chine l'an prochain, où nous serons confrontés au problème de la langue et de l'écriture. Il me faudra absolument me munir d'un livre avec pictogrammes pour me faire comprendre, et je ne sais même pas si un tel livre existe...

Nous avons beaucoup aimé le gros lac au Sud-Est de la ville: nous en avons fait le tour complet, et nous nous sommes bien sûr arrêtés au magnifique temple bouddhiste de neuf étages, d'où nous avions une vue imprenable de la ville.

Dimanche matin, nous sommes repartis pour Sukhothai, l'ancienne capitale du pays fameuse pour ses temples et ses ruines extraordinaires. Après un trajet de 7 heures en autobus, nous étions heureux de nous poster au TR_Guesthouse, un hôtel correct mais sans plus. Nous avons passé la journée de lundi à explorer les ruines (50 kilomètres carrés). Les temples qui en valent vraiment la peine sont ceux du Centre et ceux du Nord-Ouest. La vieille ville (où les ruines se trouvent), est située à 15 kilomètres de la nouvelle ville, là où nous étions, mais il est facile de prendre des transports (songthaews) pour moins de 100 bahts, et ils sont fréquents. Les ruines de Sukhothai nous ont vraiment impressionnées. Il s'agit d'un site Héritage Mondial de l'Unesco, et les lieux sont parsemés de grands bassins remplis de lotus. Les Bouddhas qu'on y retrouve sont immenses, l'architecture des différents temples est très variée et correspond à plusieurs époques. La brise fraîche contribue à adoucir la température, alors il est agréable de se promener sur l'immense site. Pierre transpire moins, alors c'est parfait. Ce n'est pas seulement la chaleur qui nous amortit, c'est l'humidité de la jungle. Alors nous sommes contents d'être dans une région plus haute en altitude. 

Au plaisir!

08 décembre 2011

Khorat et Phi Mai




Nous sommes arrivés mercredi le 7 décembre à Nakhon Ratchasima, aussi appelé Khorat, une belle petite ville de l'Issan (Nord-Est de la Thaïlande). Notre but principal était de nous rendre à Phi Mai pour les superbes ruines Khmers, mais nous avons décidé de loger ici (plus facile) au Sansabai Hotel. La vie ici est beaucoup moins stressée qu'à Bangkok. Nous avons trouvé une grotte bouddhique en plein centre-ville, alors qu'aucun guide ne parle de cet endroit, qui se trouve juste à côté du temple en forme de jonque chinoise.

Hier nous nous sommes rendus à Phi Mai par autobus, et nous y avons passé tout l'avant-midi. Les ruines sont magnifiques, et elles sont même mille ans plus anciennes que celles d'Angkor Wat, au Cambodge. On dit qu'elles ont servi d'inspiration au fameux site. Les touristes sont rares, sans doute parce que le site est encore inconnu...

Nous nous sommes rendus bien sûr au célèbre monument de l'héroïne de la ville, Ya Mo, et c'est vrai que les gens ici se prosternent devant cette statue comme s'il s'agissait d'une déesse, certains pleurent et prient! Nous avons bien aimé mangé au Big C, au troisième étage: crevettes au chili et au basilic pour un dollar! Nous partons ce matin pour Khon Kaen, je réveille Pierre à l'instant...

Au plaisir, Louise!

07 décembre 2011

Parc National Khao Yai




Comme nous n'avions visité qu'un seul parc national depuis que nous sommes en Thaïlande, nous voulions absolument voir le Parc Khao Yai, le plus ancien du pays et le plus impressionnant, au dire de plusieurs. Le parc en effet est immense. Il est impossible de le parcourir à pied, nous avons donc utilisé les services d'un guide affilié à l'hôtel où nous étions, le Bobbee Apartments and Jungle Tours. Cet hôtel est le moins cher que nous avons occupé en Thaïlande jusqu'ici, et il est situé à Pak Chong et tenu par un Allemand sympathique du nom de Mike. Mike a été guide pendant 14 ans au parc Khoa Yai, mais depuis 4 ans, il n'est plus possible à un étranger d'obtenir une licence pour être guide dans un parc national. Alors Mike s'est converti à l'hôtellerie. Ses chambres sont propres et spacieuses. Il est marié à une Thaïlandaise qui cuisine fort bien, alors les repas servis au restaurant sont excellents. Mardi matin (4 décembre), nous étions debout à 6 heures pour déjeûner (le départ s'effectue à 7 heures). Il faut environ une heure pour se rendre aux quartiers généraux du parc, d'où partent les treks. Je m'attendais à quelque chose de plus difficile, mais nous n'avons fait que trois heures de marche. Pour le reste, nous étions transportés en camion. Nous avons vu deux chutes splendides, plusieurs oiseaux et plusieurs animaux, mais pas d'éléphants. À 19 heures trente, nous étions de retour à l'hôtel, et nous avons profité d'un excellent souper. Nous aurions pu rester pour une autre journée d'exploration dans la jungle, mais comme cette deuxième journée était surtout axée sur les cavernes et les chauve-souris, nous avons décidé de poursuivre notre route. Nous avions d'ailleurs réservé pour l'hôtel Sansabai House de Khorat (je vous conseille de faire la même chose si vous passez dans le coin, car ils sont toujours pleins).

Nous sommes arrivés à Khorat mercredi le 7 décembre, et cet après-midi, nous avons visité une grotte bouddhique très originale (les guides de voyage n'en parlent pas), la statue de l'héroïne de la ville, et plusieurs temples chinois. Pierre est arrivé trop tard pour sa joute de hockey, la partie finissait quand nous sommes entrés dans la chambre. Demain, nous irons probablement visiter le zoo, les musées, et les temples que nous avons ratés. Ce soir, ce sera le marché de nuit... Et après-demain, nous devrions nous rendre à Phi Mai pour explorer des ruines miniatures d'Angkor Wat au Cambodge, mais mille ans plus anciennes (on dit que les ruines d'Angkor Wat ont été inspirées de celles de Phi Mai). Au plaisir!  (Mise à jour:  c'est au Parc Khao Yai, le 4 décembre 2011, que j'ai attrapé la maladie de Lyme, suite à l'incrustation de 3 tiques sur ma peau, longue histoire...)

03 décembre 2011

Ayutthaya, Centre de la Thaïlande

Nous sommes présentement à Ayutthaya, et contrairement à ce que toutes les agences de Bangkok nous avaient dit, il est possible de visiter la plupart des temples malgré les innondations récentes. Et en plus, toutes les entrées sont gratuites. Par contre, certains hôtels sont encore fermés. Ici, l'eau à monté de trois mètres partout, et il n'y avait pas d'électricité pour 50 jours! D'ailleurs plusieurs personnes sont mortes électrocutées. La plupart des dépanneurs sont fermés, parce que les gens affamés ont cassé les fenêtres et dévalisé les magasins pour survivre. Certaines rues de la ville sont encore encombrées de détritus. Je ne sais pas comment étaient les temples avant, mais plusieurs structures penchent, est-ce que c'est parce que le poids sur le sol détrempé a fait glisser les ruines? Malgré tout, nous aimons cette ville qui nous semble bien calme, si on la compare à Bangkok.
Lorsque nous sommes arrivés, après avoir élu domicile au P.U. Guesthouse,  nous sommes ensuite allés faire une croisière en long tail boat tout autour de l'île. C'est d'ailleurs la seule façon de voir certains temples isolés. Les Bouddhas d'or immenses de quelques temples ont été recouverts de plâtre pour échapper à l'invasion birmane dans les années 1700, puis ils ont été à nouveau découverts. On a d'ailleurs construit d'autres temples pouvant les préserver (les temples originaux n'ayant pas survécu au passage du temps), et certaines statues sont tellement énormes qu'un seul Bouddha prend tout l'espace du temple, pourtant de bonnes proportions. Avant-hier, nous avons assisté à un spectacle en l'honneur de l'anniversaire du roi, avec des chandelles, des danseuses, des chanteurs et tout le tra-la-la. Et hier, nous sommes partis tôt pour explorer les temples à pied. Comme Pierre adore visiter les temples, il a été servi! Plusieurs styles d'architecture, beaucoup de ruines des temps anciens, et même, un serpent venimeux, mais pas de crocodiles. Nous avons rencontré plusieurs éléphants apprivoisés par contre.

Nous devions partir ce matin le 3 décembre pour le parc national Khao Yai (chutes, animaux sauvages, cavernes et montagne à grimper pour les points de vue) mais je viens d'apprendre que l'hôtel que nous voulions réserver est complet jusqu'au 4 décembre. Nous resterons donc une journée de plus ici, cela nous permettra de voir les musées! Au plaisir!