11 mai 2012

De retour à Nha Trang

Bonjour, Après avoir pris un autobus local de Vung Tau comme convenu, l'air climatisé a fait défaut et il a fallu presque cinq heures pour la réparation. De plus, il s'agissait d'un sleeping bus, et comme Pierre a de longues jambes et qu'il n'aime pas être étendu lorsque nous roulons, il n'a pas vraiment apprécié. Nous étions partis à 7 heures trente du matin, et nous sommes arrivés à Nha Trang à 21 hres 30, alors que nous devions normalement être ici en fin d'après-midi! Nous avons donc décidé de nous en tenir aux compagnies Mai Linh et Phuong Trang pour les autobus et de laisser tomber les autobus locaux et les autobus-couchettes. Mais dans ce cas-ci, il nous aurait fallu retourner à Saigon puisqu'à Vung Tau, c'était la seule compagnie qui se rendait à Nha Trang... Nous sommes retournés à l'hôtel Ha Tram, 64/5 Tran Phu, près de la mer. Notre chambre a un balcon, elle est climatisée, satellite et écran de télévision plat, Wi-Fi, eau chaude, 2 lits doubles... On s'habitue au confort! Quand je pense aux chambres que nous avions en Inde, et même au début du voyage, où nous partagions la salle de bains, pas de fenêtres, etc... C'est vraiment en Indonésie, au Thaïlande et au Vietnam que nous avons décidé d'opter pour plus de luxe. Mais à 10$ par soir en moyenne, le luxe est encore très abordable. Les repas au Vietnam sont de l'ordre de 1.50$ à 4$. On peut même manger pour moins d'un dollar si on suit une diète vietnamienne: Pho, riz et côtelette de porc, rouleaux de printemps, boeuf au caramel dans un pot d'argile... Et pour les autobus, il faut compter environ 1$ par heure de trajet. Il y a beaucoup de voyageurs russes, cela m'a un peu surprise. Mais l'héritage français est encore très présent, surtout au niveau de l'architecture, des ronds-points, des baguettes de pain que les vendeurs ambulants vendent au coin des rues, des lycées, des parcs et des jardins. Les gens sont très gentils, si on fait exception des chauffeurs de taxis et des rabatteurs qui ne cherchent que l'argent des touristes, la population est très sympathique en général. Oui, il y a souvent un prix différent pour les touristes et il faut parfois marchander, mais je pense que cela fait partie de l'Asie (si on excepte la Malaisie bien sûr). Nous prévoyons de visiter le musée Yersin, de profiter encore de la plage, et peut-être d'aller manger au restaurant de fondues vietnamiennes au nord de la ville. Au plaisir!

04 mai 2012

Vung Tau (Sud-Est de Saigon)

Nous sommes présentement à Vung Tau, la plage la plus au Sud du Vietnam. Nous sommes montés dans la statue du Christ (qui est plus haute que celle de Rio de Janeiro au Brésil), et nous avons aussi visité la Villa Blanche, la résidence d'été du gouverneur français au début du siècle dernier. La ville est intéressante (tous les trottoirs sont en marbre), et elle profite de l'exploitation pétrolière sur ses côtes. Il y a beaucoup de Russes qui travaillent ici, mais peu de touristes. Notre hôtel est au sixième étage, et nous avons une vue magnifique de la plage et de la mer juste en face. Nous profitons d'un grand balcon, mais il fait tellement chaud dehors que nous préférons être à l'intérieur à l'air climatisé lorsque nous revenons de nos excursions. Le mois de mai, au sud du Vietnam, est certainement très chaud, puisque les températures moyennes durant le jour sont de 40 degrés Celsius. Nous n'avons pu obtenir notre visa pour la Chine à Ho Chi Minh, puisqu'il n'est pas possible de le demander plus d'un mois d'avance, et comme nous voulons parcourir le Vietnam du Sud au Nord avant d'entrer en Chine... Alors nous essaierons à Hanoi (Nord du Vietnam) et si ce n'est pas possible, nous rentrerons peut-être au pays, rien n'est décidé. Nous n'avons pas vu le Sri Lanka, les Philippines et le Népal, mais comme la température n'est pas très clémente avant le mois de novembre... Nous espérons que tout va bien au Québec (nous essayons de suivre les nouvelles depuis un poste de France mais ce ne sont pas tous les hôtels qui y sont abonnés).  Nous vous souhaitons un superbe mois de mai.

18 avril 2012

Dalat







Dalat est une ville des hauts plateaux du Vietnam, puisqu'elle est située à environ 1500 mètres d'altitude. Durant la période coloniale française, les Français s'y rendaient pour échapper à l'humidité écrasante de Saigon lors de la canicule. Encore aujourd'hui, la ville est marquée (dans le bon sens) par ce colonialisme qui est à l'origine des plus beaux quartiers de la ville. Nous avons marché autour du lac, visité le jardin botanique, les églises, la Crazy House (un vrai labyrinthe), et la plupart des endroits touristiques.

Dalat est très réputée pour ses cultures maraîchères favorisées par un climat idéal. Les fermes pulullent aux alentours de la ville, et une grande partie de la production des légumes à destination du sud Vietnam provient de la région. Dalat, est également un endroit où on produit du vin, mais la qualité n'est pas exceptionnelle...

Nous retournerons à Saigon pour les travaux dentaires de Pierre. Cela devrait durer encore deux semaines. Nous avons décidé de prendre un autre visa de trois mois (35$, agence Lac Hong, alors que nous avions payé 80$ à Sihanoukville, avant d'entrer au Vietnam). Pour la question des visas, on retrouve tous les prix, selon les agences. Nous devrions aussi faire faire nos visas pour la Chine à Saigon, puisqu'à Hanoi, il faut envoyer les passeports par avion ici à Saigon. Bizarre, puisqu'Hanoi est la capitale, mais il faut définitivement demeurer au Vietnam pour pouvoir obtenir un visa à Hanoi. Et c'est 140$, alors qu'à Saigon, on peut obtenir le même visa pour la Chine à 75$! Les consulats sont formels, les étrangers doivent obtenir le visa dans leur pays d'orgine. Heureusement qu'il y a les agences de voyage, mais on se rend compte qu'il y a ici énormément de corruption. L'agence qui s'occupera de nos visas pour la Chine est la Sunrise Travel.

Nous sommes au Vietnam depuis presque deux mois, le temps file à une vitesse incroyable! Nous suivons la grève des étudiants au Québec et les élections françaises. Malheureusement les matchs de hockey ne sont pas accessibles à la télévision (les satellites ne donnent accès qu'aux chaînes européennes) alors Pierre doit se contenter des nouvelles qu'il glane sur le Web! Bons baisers du sud du Vietnam!

30 mars 2012

Nha Trang




Comme Pierre doit revoir sa dentiste à Saigon le 13 avril et que nous ne voulons pas nous éloigner de plus d'une quinzaine d'heures de route avant de revenir sur nos pas, nous avançons à pas de tortue! Nous sommes maintenant à Nha Trang, une station balnéaire superbe, avec plusieurs vestiges de la colonisation française. Il y a une maison de l'Opéra, l'Institut Pasteur-Yersin, la cathédrale du Christ-Roi et plusieurs galeries d'art. On retrouve des croissants et des baguettes à tous les coins de rue, sauf que pour le fromage, il n'y a que La Vache Qui Rit (de marque française je crois). Nous mangeons bien. Au Café des Amis, le propriétaire parle un excellent français, et on retrouve même des lycées ici... Un immense trottoir de dalles longe la mer, et la promenade le long de la plage est agréable, sauf que les vagues doivent bien faire dans les trois mètres de haut, ce qui n'est pas habituel à cet endroit. À la météo, ils ont parlé d'une possibilité de typhon. Ils annoncent aussi de la pluie pour les prochains jours, alors nous avons décidé d'attendre que cela passe avant de partir pour Dalat, puisque faire du trekking dans les montagnes lorsqu'il pleut et qu'il vente, ce n'est pas l'idéal.

Nous sommes allés voir les tours Cham Po Nagar (temples construit entre le 7ième et le 12ième siècle) et nous avons bien aimé. Ce n'est pas aussi impressionnant qu'Angkor Wat au Cambodge, mais tout de même, l'endroit a été très bien restauré. La Pagode Long Son est un autre endroit incontournable pour les visiteurs. On y retrouve deux immenses Bouddhas blancs, l'un couché et l'autre, au sommet de la colline, en position de méditation. Ce dernier peut être aperçu de partout dans la ville, tellement il est imposant. On y accède par 152 marches; il y a même un temple rond à l'intérieur de ce Bouddha assis, dont les murs intérieurs sont sculptés de différentes représentations bouddhistes. Dans les fleurs de lotus entourant la statue, on retrouve les bustes des moines qui se sont immolés par le feu en 1963 pour protester contre les politiques du président sud-vietnamien Ngo Dinh Diem.

On retrouve aussi tout près de Nha Trang des bains de boue, un village de pêcheurs, et bien sûr des îles (71) où l'on peut se rendre en bateau pour faire de la plongée. Au plaisir!

21 mars 2012

Mui Ne (mer et dunes de sable)



Nous sommes maintenant à Mui Ne, au bord de la mer, au Nord-Est de Saigon. Il y a énormément de Russes ici: les affiches, les enseignes et les menus se lisent en russe et en vietnamien, et c'est l'anglais qui vient en troisième place. Pas de français par contre... Au long de la route pour se rendre jusqu'ici, nous avons aperçu plusieurs églises catholiques, et nous avons été surpris de constater qu'elles étaient aussi nombreuses que les pagodes! Il y a plusieurs écoles de kite surfing le long de la plage, mais comme la saison des vents favorables est terminée depuis la fin février, on ne voit aucun surfeur à l'horizon. Mars est le début de la période hors saison, alors tout est au ralenti.

Nous avons rencontré deux Québécois hier soir, et nous avons discuté au moins deux heures avec eux. Belle occasion pour Pierre pour parler de politique! C'est toujours passionnant d'échanger différents points de vue, surtout avec des gens qui ont voyagé beaucoup. Sans oublier que Monique fait de la planche à voile et que Normand fait du kite surf: c'est assez remarquable, puisqu'il a 70 ans et qu'elle en a 68!

Nous devrions poursuivre vers Nah Trang dans quelques jours, mais nous ne voulons pas trop nous éloigner de Saigon, car Pierre doit retourner voir sa dentiste afin qu'elle puisse installer un double point et deux couronnes lorsque son extraction sera cicatrisée, le 13 mars. Nous devrons donc rester alors à Saigon pour deux autres semaines. Les implants étaient hors de question, parce que cela impliquait une période de six mois avant que tout soit terminé... Bien sûr, s'il n'y avait pas eu d'extraction nécessaire, les implants auraient été une superbe solution!

Nous avons décidé de faire l'excursion en jeep aux dunes de sable blanc, au canyon de terre rouge, à la source des fées et ensuite au village de pêcheurs avec les barques rondes. Nous devions être seulement tous les deux, alors l'excursion nous coûtait chacun 10$. Nous avons été un peu déçus de voir que finalement, nous étions 6, et que tous les autres avaient payé seulement 7$. C'est le gérant de l'hôtel où nous sommes, le Sand Dunes, qui possède une agence de voyages installée dans l'édifice de l'hôtel, le Hanh Cafe, qui nous avait vendu les billets, en m'assurant que nous serions seulement tous les deux! Mais l'excursion en elle-même était correcte, sauf que nous aurions pu nous rendre nous-mêmes aux dunes de sable en moto (les jeeps ne sont absolument pas nécessaires, il faut louer un véhicule tout-terrain ou VTT si on veut monter les dunes en véhicule plutôt qu'à pied, et les jeeps ne sont pas autorisés). En passant, si vous dormez au centre de Mui Ne, le Fairy Stream, où l'on peut marcher des kilomètres à travers le canyon de sable rouge, se trouve vraiment tout près (cinq minutes de marches pour y arriver), alors pas besoin de prendre une excursion pour cela. Le village des pêcheurs est sympathique (plusieurs barques de jonc rondes), mais probablement qu 'il est préférable d'y arriver vers 5 heures du matin, quand les pêcheurs rentrent. Et les dunes de sable, même si elles sont intéressantes, ressemblent à celles du Vénézuela (les Médanos de Coro). Nous devions admirer le coucher du soleil, mais il s'est caché derrière les nuages. Pour avoir parlé à d'autres voyageurs qui ont fait l'excursion au lever du soleil, il semble qu'il soit préférable d'opter pour l'excursion matinale...

Nous essayons de suivre les nouvelles du Québec sur TV-5 (le téléjournal avec Céline Galipeau). L'hiver semble vraiment terminé, nous étions même un peu surpris des températures chaudes annoncées. Nous vous souhaitons un superbe printemps, et vous saluons du Vietnam. Nous partons demain pour Nha Trang! Au plaisir!

12 mars 2012

Saigon (Ho Chi Minh)





Nous sommes maintenant à Saigon (après l'île de Phu Quoc et le delta du Mékong). Le Vietnam est absolument différent des pays voisins, sans doute à cause de l'influence française (le Vietnam a été une colonie française pendant 100 ans), et de la guerre entre le Sud et le Nord qui a ravagé le pays pendant de nombreuses années. Ici à Saigon, la ville est résolument moderne, les trottoirs sont deux fois plus larges que ceux du Cambodge ou du Laos, on peut manger des repas occidentaux presque partout (mais la cuisine vietnamienne est cependant délicieuse), et l'architecture française (plusieurs bâtiments ont été conçus par des architectes français ou des vietnamiens ayant fait leurs études dans des universités françaises) est à l'honneur (le style art déco est proéminent).

Pierre avait cassé une couronne à Sihanoukville, et l'infection s'était mise de la partie. Au Cambodge, impossible de trouver un dentiste qui fait autre chose que des extractions, alors nous avions le choix: Bangkok ou Saigon, et comme Saigon était sur notre route... La dentiste qui s'est occupé de Pierre (Kim) est excellente, elle parle français et anglais et elle a fait des études en France. Ici ils font des injections (à Mataram, en Indonésie, aucune injection, pas de radiographie, et le plombage que l'on m'avait fait est tombé le lendemain, pour 70$ américains). Comme nous étions passés de Lombok à l'île de Bali lorsque le plombage est tombé, je ne pouvais retourner me plaindre...

À cette grande clinique de Saigon, dans le district 1, ils ont des autoclaves et ils stérilisent les instruments. La clinique est d'une propreté irréprochable et ils font même des chirurgies maxillo-dentaires à l'étage au-dessus. Le coût d'un examen dentaire, tenez-vous bien, est de 90 sous. Les implants coûtent une centaine de dollars chacun (base en titanium). Pierre doit retourner dans un mois, alors nous poursuivrons notre voyage vers le Nord mais nous reviendrons à Saigon à ce moment.

L'hôtel où nous sommes est très bien. Nous sommes au cinquième étage (la seule chambre sur le toit), donc loin du bruit, et notre chambre est très grande. Il y a même un immense bain dans la salle de bains, ce qui est vraiment rare en Asie. Il s'agit de l'hôtel Ly Loan, au 241/11/2 Pham Ngu Lao, pour les voyageurs qui passeront par ici. Télévison satellite, Wi-Fi, lits confortables, et la propriétaire, Huah, est adorable.

Nous avons visité les tunnels de Cu Chi, le Musée de la Guerre, le Palais de la Réunification, le Temple Co Dai, la cathédrale Notre-Dame, le Maison de l'Opéra, la Pagode de Jade, etc. etc. etc. Il y avait des années que Pierre voulait voir les tunnels de Cu Chi, et vraiment, nous avons été impressionnés. La perspective vietnamienne sur la guerre est très différente de celle qui nous est présentée par les États-Unis...

De tous les pays d'Asie que nous avons visité jusqu'ici, le Vietnam est celui que je préfère. Au plaisir!

27 février 2012

Ile de Phu Quoc au Sud du Vietnam



Une île immense entre le Cambodge et le Vietnam: des cocotiers bordant la plage, une eau claire et limpide, des couchers de soleil magnifiques, un marché de fruits de mer où nous nous régalons tous les soirs, bref, un vrai paradis. Il y a ici une plantation de poivres, une usine de sauce de crevettes, une ancienne prison Vietcong, une ferme de perles cultivées, et des centaines de bateaux qui pêchent le jour les poissons et les crevettes, et le soir les pieuvres et les seiches.

Les plages sont beaucoup plus belles que celles du Cambodge, sans doute parce que la couleur de l'eau est plus transparente et qu'il n'y a pas de déchets. La mentalité des gens semble différente, mais je pense que chaque pays d'Asie possède une culture particulière héritée de son histoire et de son passé. Je remarque que la différence des prix pour les locaux et les étrangers est importante, alors que pour la Malaisie, il n'y avait aucune différence. Le coût de la vie est plus élevé ici mais c'est peut-être dû au fait que nous sommes dans un endroit très touristique. Et bien sûr, parce que nous choisissons des hôtels gérés par des étrangers mariés à des Vietnamiennes, les standards de propreté sont plus rigoureux, mais cela se reflète au niveau des prix.

L'hôtel Sea Breeze où nous sommes est tenu impeccablement, et les propriétaires sont aimables et prévenants. Le dernier étage, d'où on peut admirer le coucher du soleil sur la mer offre des vues incroyables, et il y a plusieurs touches européennes au niveau de la décoration. Demain, nous louerons une moto et nous explorerons l'île plus en profondeur. Nous avons parcouru Long Beach de long en large, mais nous voulons aussi nous rendre aux plages Ong et Bao, qui semble-t-il sont superbes.

Nous suivons le télé-journal de RADIO-CANADA sur TV5, un canal français, alors nous ne sommes pas complètement coupés du Québec. J'en profite pour faire un clin d'oeil à mon fils Érick qui me manque, aux gens de ma famille, aux amies et amis de l'Outaouais et des Laurentides... Mes meilleures pensées sont avec vous!

25 février 2012

Entrée au Vietnam

Nous voici finalement arrivés au Vietnam, de la pointe Sud du Cambodge à l'île de Phu Quoc. Un mini-bus devait nous prendre à l'hôtel, mais un bris mécanique a chamboulé nos plans. C'est donc un taxi collectif que nous avons dû emprunter, et nous étions un peu nerveux car il a fallu attendre jusqu'à neuf heures du matin pour partir (le chauffeur attendait que le taxi soit plein, imaginez, nous sommes partis avec 9 personnes à bord dans une petite Toyota, une heure plus tard que prévu! Le trajet jusqu'à Kampot s'est bien déroulé, sauf que nous étions vraiment inconfortables. Nous avions peur de rater le bateau, et nous ne savions pas s'il ne nous faudrait pas payer encore pour le prochain transport, car Kampot se trouve à une heure trente de Sihanoukville, et il faut encore quarante minutes pour arriver jusqu'à la frontière vietnamienne, puis une autre demi-heure avant d'arriver à Han Tien, où nous devions prendre un bateau pour l'île (2 heures avec le ferry haute vitesse). Nos billets nous avaient coûté 50$ à Sihanoukville, et tout était compris jusqu'à l'arrivée sur l'île de Phu Quoc. Finalement, des autos et des motos nous attendaient à chaque étape. Des voyageurs britanniques en taxi ont dû attendre 30 minutes pour nous à Kampot. Normalement, tout aurait été fait en autobus, et le trajet avec les motos et les gros sacs à dos était un peu énervant, mais nous sommes arrivés sains et saufs. Le seul déboursé supplémentaire a été le mini-bus à l'arrivée de Phu Quoc (nous avions acheté le billet juste avant de prendre le traversier, à l'agence d'Han Tien) et nous nous sommes aperçus que l'agence avait pris 20% de commission lorsque d'autres voyageurs qui ont acheté directement en sortant du bateau nous ont mentionné le prix payé, mais bon, il faut bien s'y faire, cette pratique est courante au Vietnam.

Nous avions déjà notre réservation pour l'hôtel, et nous avions presque deux heures de retard, alors j'espérais qu'ils retiendraient notre chambre, mais les plus jeunes voyageurs n'avaient rien réservé, et le chauffeur de mini-bus s'est chargé de les escorter pour leur montrer des chambres en chemin, histoire de recevoir une commission, bien entendu. Un trajet qui aurait dû prendre 20 minutes a donc abouti à une heure trente, mais finalement, nous sommes arrivés sains et saufs. Nous n'avions pas dîné, alors à 17 hres 30, nous avons filé vers le marché de fruits de mer pour souper. J'ai pu déguster de délicieuses pétoncles grillées, un vrai délice! Les fruits de mer au Vietnam sont vraiment excellents.

Nous changerons d'hôtel ce matin, car nous sommes trop près de la plage et des bars, et la nuit a été  mouvementée. Les chambres à Phu Quoc sont deux fois plus chères que celles du Cambodge. Mais c'est le prix à payer pour être sur cette île paradisiaque, bordée de cocotiers et de sable blanc... Nous avons hâte de découvrir le Vietnam, nous avons pris un visa de trois mois parce qu'il y a tellement de choses à voir dans ce pays mystérieux. Au plaisir!

12 février 2012

Sihanoukville

Après Banlung, Kampong Cham, Siem Reap et Phnom Penh, nous voici maintenant au bord du golfe de la Thaïlande, à Sihanoukville! Nous sommes depuis 2 jours à la plage Occheuteal, au coin de la plage Serendipity, à l'Apple Guesthouse.

Demain, nous déménagerons plus près de la ville, parce que la musique tonitruante des bars de la plage ne nous permet pas de passer une nuit paisible. Nous avons donc opté pour une chambre climatisée avec réfrigérateur, c'est un peu plus cher mais il fait tellement chaud ici que cela en vaut la peine. Leur piscine par contre n'est pas encore fonctionnelle, elle le sera seulement en mars, mais nous pouvons acheter une passe pour la piscine de l'hôtel voisin Golden Sands ou celle de Beach Resort, pour 4$ par jour. Ce matin, pour la première fois depuis des mois, Pierre a pu regarder le match de hockey Toronto-Montréal! Je ne sais pas si le nouvel hôtel aura autant de canaux de télévision (80!) que l'Apple Guest House, mais la chambre sera deux fois plus grande, plus claire, avec un plancher en marbre, une penderie, un grand bureau, et une salle de bains plus spacieuse. Seul inconvénient, pas de Wi-Fi, alors j'en profite pour écrire un dernier commentaire sur Sihanoukville. Nous mangeons souvent au restaurant White Dragon (barracuda, ribs, langoustes etc.), la plupart des plats sont à 3$ et ils sont délicieux. Après Sihanoukville, nous irons à Kampot et à Kep, puis nous passerons au Vietnam en ferry ou hydrofoil, à l'île de Phu Quoc. Au plaisir!

09 février 2012

Phnom Penh





Phnom Penh! Toits étincelants du Palais Royal, moines en robe safran, dôme baroque du marché central, et situation privilégiée au bord du Mékong. Une ville fascinante, grouillante d'activités, où motos et vélos circulent à contre-sens sans se soucier des piétons, à grands renforts de coups de klaxons.

Cependant, les horreurs du passé récent que l'on peut imaginer au musée Tuol Sleng et au site Killing Fiels sont oppressantes. Nous sommes partis hier de bon matin pour visiter le site des charniers de Choeung Ek, appelé en anglais Killing Fields.

Du 17 avril 1975 jusqu’au 7 janvier 1979, un brutal régime communiste nommé Khmer Rouge et dirigé par Pol Pot contrôla tout le Cambodge. Pol Pot prônait l'élimination des intellectuels et la rééducation des populations adultes par le travail manuel. La nouvelle génération fût endoctrinée pour accomplir la purification de la société khmère. On dit que Pol Pot a contribué à la mort de 3 millions de personnes, soit le quart de la population à ce moment. Un guide audio en français explique chaque station, et le musée présente un film sur l'histoire de cet épisode douloureux du Cambodge. 17,000 hommes, femmes, enfants et bébés furent détenus et torturés au S-21 (maintenant le musée Tuol Sleng) pour finalement être transportés dans cet ancien cimetière chinois pour y être exécutés. La plupart furent matraqués à mort afin de ne pas gaspiller de précieuses balles... Un stupa (édifice de style bouddhiste) de 17 étages contient les crânes et les os de milliers de victimes. Le Killing Tree, où l'on fracassait la tête des bébés, est un autre arrêt difficile sur ce parcours.

Nous avons passé tout l'avant-midi sur le site Killing Fields, et en après-midi, nous avons visité le musée Tuol Sleng, l'ancienne prison S-21, au centre-ville de Phnom Penh. C’est pour ne pas oublier que les Cambodgiens ont transformé le plus grand centre de torture du régime de Pol Pot en Musée du crime génocidaire. Outre les cellules, potence et salles de tortures qui vous glacent le sang, on y voit des témoignages de rescapés en parallèle de ceux d’anciens khmers rouges. Cela permet un peu de comprendre comment la peur et la pauvreté ont pu embraser les campagnes, embrigader les jeunes et les amener à commettre les pires atrocités. Les Kmers rouges communistes soulevaient les paysans en leur expliquant que les intellectuels, les artistes, les commerçants et les enseignants étaient les responsables de l'inégalité économique. Las d'être bombardés par les Américains qui voulaient détruire la Ho-Chi-Minh Trail (passant au Vietnam mais aussi à la frontière du Laos et du Cambodge), désespérés par les conditions de vie difficiles, il était plus facile pour ces gens peu instruits de désigner des coupables et d'entrer à pieds joints dans la révolution afin d'améliorer leur sort. Le rôle joué par certains ados à l’époque est effrayant. Autre élément saisissant : la rencontre entre un survivant du S-21 et un ancien gardien, âgé de 17 ans a l’époque. Poignant...

Les leaders Khmers Rouges ayant survécu sont seulement jugés depuis peu. Duch (de son vrai nom Kang Kek Ieu, directeur de la prison de Tuol Sleng) est arrêté et détenu depuis 1999. Inculpé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité son procès s'est ouvert le 17 février 2009. Le verdict, rendu le 26 juillet 2010, le condamne à 35 ans de réclusion. Pol Pot quant à lui mourût en 1998 sans avoir été jugé.

Le film Bophana clôture le tout, il s'agit du témoignage, basé sur les lettres d'une jeune femme et de son mari qui n'ont pas survécu à cette tragique période. Cette journée était dure, mais Pierre n'aurait voulu manquer ces visites pour rien au monde. Il est difficile de comprendre comment de telles atrocités ont pu se produire il y a seulement une trentaine d'années, mais je pense que cet épisode de l'histoire démontre à quel point la peur peut rendre l'être humain totalement vulnérable. La population cambodgienne est admirable d'avoir réussi à pardonner, c'est la seule chose qui puisse apporter la libération. J'imagine que la religion bouddhiste y est pour quelque chose.

Nous sommes à l'hôtel "Europe Guest House", au 51 rue 136, une rue derrière le Mékong et à cinq minutes à pied du Palais Royal. Le propriétaire, Seng, est un Cambodgien ayant demeuré en France, et sa gentillesse et son accueil sont fort appréciés. L'hôtel offre un très bon rapport qualité-prix, les chambres sont vraiment propres, les lits super confortables, et nous bénéficions du Wi-Fi, d'une TV à écran plat avec une soixantaine de chaînes, d'une salle de bains privée avec eau chaude (très bonne pression pour la douche), bref, nous sommes très satisfaits.

Nous avons aussi visité les temples Wat Phom et Oudalong, l'Hôtel Royal Raffles, ainsi que le centre d'achats Sorya d'où on peut admirer la ville sur la terrasse.

Ce matin, nous avons vu le Palais Royal et la Pagode d'Argent. Nous avons surtout admiré la splendeur des bâtiments de l'extérieur, puisque le Palais Royal était fermé aux visiteurs pour la journée, même prix d'entrée par contre. La Pagode d'Argent contient un Bouddha d'Émeraude comme à Bangkok, et le Bouddha d'or véritable pèse 90 kilos et il est orné de 9584 diamants totalisant 2,086 carats. Le plus gros diamant, posé sur le chakra de la couronne, est de 25 carats à lui seul! Nous partons demain pour Sihanoukville, et nous irons magasiner cet après-midi. Au plaisir!

05 février 2012

Angkor et Siem Reap au Cambodge




Nous sommes à Siem Reap, la Mecque du tourisme cambodgien, tout proche des temples d’Angkor, joyaux de l’humanité. Que de richesses, de splendeurs passées regroupées sur une centaine de kilomètres! La ville est très touristique mais elle est sympathique. Angkor accueille chaque année 2 millions de visiteurs, et comme nous sommes au cœur de la période la plus occupée, nous sommes contents d'avoir réservé l'hôtel où nous sommes quelques jours avant d'arriver. Nous avons choisi le Tanei Hotel et nous profitons d'une piscine avec Jacuzzi, chambre neuve avec un super bon lit, télévision avec 60 postes, Wi-Fi lent et déjeûner inclus. Nous avons opté pour le tuk-tuk pour visiter Angkor et notre chauffeur se nomme Rada. Nous le recommandons chaudement, nous avons vraiment apprécié sa politesse et sa disponibilité. Comme nous voulions voir le coucher du soleil la première journée, il a prolongé son travail jusqu'à 19 hres 30 et le lendemain matin, il nous attendait à 5 heures AM pour le lever du soleil! Il est affilié à l'hôtel, et c'est d'ailleurs lui qui nous attendait à la station d'autobus lorsque nous sommes arrivés à Siem Reap (nous avions pris des arrangements avec le Tanei Hotel avant notre arrivée).

Nous avons vu le Musée National d'Angkor (12$ par personne pour la visite), un très beau musée donnant un aperçu des temples, avec vidéos, statues, etc. La salle des milles Bouddhas était particulièrement impressionnante.

La première journée à Angkor nous avons visité Bantey Kdai. Sras Srang, Kbai Spean, Banteay Srei, le Musée de Déminage d'Angkor, Ta Phrom, Pre Rup et Beng Mealea. De différentes époques (entre le IXème et XIIIème siècle), styles et matériaux (brique, grès, latérite), souvent hindou au départ puis transformés en temples bouddhistes, il faut s’imaginer la somme de travail, l’ingéniosité, la patience, les efforts physiques qu’il a fallu déployer pour réaliser ces constructions. Les styles sont différents, certains sont des temples montagnes en forme pyramidale à étages alors que les autres sont des temples cités plus en longueur avec bassins et murs d’enceinte. Nous retiendrons les mystiques Ta Phrom et Beng Mealea. Sur ces derniers, la nature reprend ses droits, banians, frangipaniers et fromagers envahissant les ruines, soutenant ou détruisant les murs. On se serait cru dans un film d'Indiana Jones! Les sculptures au fond de la rivière à Kbai Spean étaient tout à fait uniques, nous n'avons jamais rien vu de semblable. Le coucher du soleil n'était pas aussi impressionnant, mais nous étions en bonne compagnie.

Le lendemain, nous avons commencé directement par Angkor Wat, le symbole du pays que l’on retrouve sur billets de banque et sur le drapeau national. Beaucoup de monde, échafaudage sur la façade, lever de soleil timide. Les sculptures et les bas-reliefs sont par contre impressionnants, bien conservés et d’une incroyable richesse. Nous avons aussi vu Angkor Thom, le Bayon, le Baphuon, la terrasse des éléphants, la terrasse du roi lépreux, le Palais royal, Ta Keo, Bakong Preah Khan, Ta Som et Preah Ko... Bref, des journées bien remplies.

On ne peut pas ne pas s’interroger sur l’effet à double-tranchant qu’a le tourisme de masse sur ces sites archéologiques. Source indéniable de revenus, car cela fait vivre de nombreuses personnes et permet de financer les projets de restaurations, ces milliers de personnes qui envahissent les sites sont cependant une incontestable source de destruction. Les billets pour les touristes sont 20 dollars par jour ou 40$ pour 3 jours pour visiter Angkor, alors que le salaire moyen est de 50$ par mois pour les Cambodgiens. Les chauffeurs de tuk-tuk reçoivent 15$ à 20$ par jour des touristes pour leurs services, mais j'ai l'impression qu'ils doivent verser une part de leurs revenus à l'hôtel pour solliciter des clients. Nous avons remarqué plusieurs enseignes indiquant les projets de restaurations financés par les gouvernements français, allemand et japonais. Par contre, nous n'avons rien vu indiquant que le gouvernement cambodgien faisait autre chose que d'empocher les prix d'entrée pour Angkor. C'est difficile de vraiment comprendre le fond des choses ici, après tout il s'agit encore d'un gouvernement communiste!

C'est notre cinquième journée ici à Siem Reap, et nous aimerions voir un spectacle de danse Aspara ce soir. Il y a aussi le Wat Bo et plusieurs pagodes que nous n'avons pas encore visité... Je dois filer, alors je vous souhaite une très belle journée!

01 février 2012

Banlung, Cambodge




Comme nous étions épuisés le soir où nous sommes arrivés au Cambodge, nous avons pris le premier hôtel qui nous a été suggéré par un rabatteur, le Ratanak Sky Lodge de Banlung. Les chambres étaient tellement minuscules qu'il n'y avait presque pas de place pour nos sacs à dos, encore moins d'espace pour circuler sans passer par-dessus les lits, et pas de fenêtres. Le lendemain matin, nous avons trouvé un autre hôtel, avec une chambre claire et vaste (au moins deux fois plus grande), le Sovann Kiri. Il n'y pas grand-chose à visiter dans la ville si on fait exception des mines de quartz et des villages de minorités. Comme nous sommes en saison sèche, les cascades ne valent pas vraiment le coup. Mais le lac volcanique est à voir. Il est complètement circulaire, et nous en avons fait le tour en une heure. Les gens ici se baignent dans leurs vêtements de tous les jours, il n'y a pas de costumes de bain, cela ressemble un peu à l'Inde. Mais des Ukrainiennes en bikini n'ont pas été ennuyées. Comme nous croyions qu'il fallait se baigner tout habillés, nous avions décidé de laisser passer la baignade. Dommage, avoir su, nous aurions emporté nos costumes de bain! Nous sommes montés en haut des temples, et Pierre m'a même photographié alors que j'étais au dernier étage, je voulais admirer les vues.

Nous sommes partis le lendemain pour Kompong Cham, juste après Kratie. Pierre a été malade, et ce lundi, il est resté couché toute la journée. Mais mardi, alors qu'il était mieux, nous sommes montés dans la Tour des Français au bord du Mékong, et nous nous sommes rendus jusqu'au temple Nokor, un temple bouddhiste moderne à l'intérieur d'un temple Mahayana du 11ième siècle. Nous sommes aussi allés du côté du pont de bambou, un pont que la crue des eaux détruit régulièrement et qui est reconstruit à chaque année après la saison des pluies. Les motos ne semblent pas avoir peur de tomber à la rivière, et les piétons se poussent pour leur laisser la place... Nous étions au Mékong Hotel, un hôtel d'une cinquantaine d'années avec des corridors de marbre trois fois plus larges que les chambres! Nous avions une chambre avec balcon mais elle ne donnait pas directement sur le Mékong...

Nous avons acheté hier notre billet d'autobus pour Siem Reap, en payant d'avance les motos pour nous conduire au terminus. Ce matin, après 20 minutes d'attente, nous avons pris d'autres motos, car nous ne voulions pas risquer de rater l'autobus à 7hres 30. Nous voulions que la station d'autobus paie cette course, tel que prévu, mais il semble que tout le monde s'en lave les mains, alors nous avons dû payer à nouveau... Au Cambodge, la plupart des gens sont vraiment gentils, mais il y a aussi une mafia des transports, des rabatteurs qui perçoivent des commissions sur la location d'hôtels et de motos et un tollé de chauffeurs de tuk-tuk qui t'attendent dès que tu sors de l'autobus.

L'autobus de Komong Cham à Siem Reap, le Nek Krokorm, n'a plus voulu repartir à un moment donné et les gens sont sortis pour le pousser... L'autobus de Banlung à Kompong Cham avait brisé plusieurs fois, mais c'était sans doute mineur puisque nous sommes repartis à chaque fois au bout de 15 minutes. Je sais qu'ils ont changé une courroie, et que le conducteur a travaillé en-dessous de l'autobus... Un voyageur français qui était avec nous nous a affirmé que chaque fois qu'il avait pris l'autobus celui-ci était tombé en panne, et cela fait un mois qu'il est au Cambodge. Deux Allemands, qui avaient pris un autobus de Siem Reap à Kompong Cham, alors qu'ils croyaient se rendre à Ko Chan en Thaïlande, ont rebroussé chemin et sont retournés à Siem Reap avec le même autobus que nous. Chaque fois que nous rencontrons des mini-bus, ils sont extrêmement chargés, une vingtaine de personnes alors qu'il y a des sièges pour 8!

Arrivés à Siem Reap, tout s'est bien déroulé. Le chauffeur que nous avions demandé lorsque nous avons réservé l'hôtel nous attendait (à cause du bris d'autobus, nous étions en retard de 45 minutes), et l'hôtel était à la hauteur de nos attentes: superbe piscine, Jacuzzi, nourriture excellente, lit confortable, chambre très récente, calme, très propre: le Tanei Guest House, à 5 minutes de marche du vieux marché et des restaurants. Au plaisir

26 janvier 2012

Frontière Laos-Cambodge



Nous sommes au Cambodge depuis trois jours (28 janvier), après une véritable galère pour arriver à Banlung.

Nous avions acheté notre billet Don Det - Banlung dans une agence de voyages sur la rue Sunrise, et nous devions partir à 8 hres du matin et arriver à Banlung à 4 hres de l'après-midi. Nous avons d'abord attendu le bateau et nous sommes arrivés à Nakasang à 9 hres (8 minutes de bateau). Là, deux guides pour les frontières nous ont pressés pour remplir à l'avance les formalités pour 30$ (le visa n'est que de 20$, mais puisque nous passons une frontière terrestre, nous devons payer un certificat de santé, des étampes dans le passeport, et toutes sortes d'autres frais qui ne sont que des façons déguisées de soutirer de l'argent aux touristes).

L'agence de Don Det au Laos nous avait assuré que notre billet nous couvrait jusqu'à Banlung, mais c'était complètement faux, ils nous ont simplement laissé en plan à la jonction Stung Treng-BanLung après nous avoir fait attendre trois heures à la frontière (nous avions pourtant payé 10$ de plus que le tarif officiel du visa au guide pour passer cette fameuse frontière corrompue). Finalement, nous avons trouvé un autobus local plein qui acceptait que l'on se tienne dans l'allée du milieu (nous devions lever nos bancs de plastique et nous écraser comme on pouvait afin de laisser passe les personnes qui voulaient sortir ou entrer), 4 heures de torture! Nous sommes partis de l'hôtel de Don Det à 7 hres trente du matin et nous sommes arrivés à Banlung à 8 hres 30 du soir, alors que nous devions y être à 4 heures de l'après-midi au maximum! Ce n'est pas la fin du monde, c'est juste agaçant qu'une agence de voyage agisse de la sorte!

Nous avons rencontré d'autres voyageurs ici à Banlung qui sont arrivés deux jours avant nous et qui ont vécu la même chose (2 Québécoises). Las d'attendre à la jonction Stung Treng Banlung, leur groupe de 22 personnes a finalement pu contacter un minibus pour 6.50$ chacun pour les 3-4 heures de trajet restantes. C'est quand même désagréable d'arriver dans un nouveau pays de cette façon Nous étions 12 dans notre groupe à subir le même sort (les gens qui avaient Banlung comme destination). Je ne sais pas comment s'est déroulé le trajet pour les gens qui se dirigeaient à Pnhom Penh mais comme ils ne devaient pas changer d'autobus, j'imagine que cela s'est bien passé. La compagnie de transport se nomme Paramount Angkor Express, mais l'agence où nous avons acheté nos billets n'est pas très loin de Jasmine Restaurant, Sunrise Street, du même côté, deux bâtisses plus loin. Ils nous ont donné le billet rose à Nakasang, après avoir traversé en bateau. Le numéro de téléphone sur les billets est bidon... Tout les gens qui se dirigeaient à Banlung, même s'ils achetaient leur billet à leur hôtel ou à Don Khone, avaient le même billet rose, et donc devaient être desservis par la compagnie Paramount Angkor Express. Mais les inscriptions sur les autobus sont inscrites en kmer ou en laotien et non en caractères romais, alors c'est encore plus difficile que les caractères chinois à comprendre... Si j'écris un si long compte-rendu, c'est que je veux avertir les autres voyageurs, s'ils désirent se rendre à Banlung, de prendre du côté du Laos un billet pour Stung Treng seulement, et d'insister pour ne pas poiroter 3 heures à la frontière en attendant le repas de midi, car l'autobus Express est à 11 heures du matin. Des voyageurs qui ont pris l'autobus de Pakse à Siem Reap (sleeper de nuit je crois), ne semblent pas avoir eu de problèmes... Par contre, des voyageurs du Cambodge passant au Laos ont dû payer deux fois le prix du billet (ils avaient pris un autobus de nuit à Siem Reap pour Vientane, la capitale du Laos); le trajet devait durer 24 heures et il a duré deux jours, en transférant d'autobus, ce qui n'était pas prévu: 55$ US + 75$ US, c'est beaucoup pour passer du Laos au Cambodge...

Enfin, nous sommes à Banlung maintenant, alors tout est arrangé. Au plaisir!

24 janvier 2012

Si Phan Don (4,000 îles)




Nous sommes arrivés de Champasak aux 4,000 îles samedi après-midi (21 janvier). J'ai fait la tournée des hôtels à l'arrivée, pendant près de deux heures, et j'étais un peu découragée lorsque je suis retournée au resto où m'attendait Pierre en buvant une grosse bière. Je croyais qu'il nous faudrait marcher un autre 4 kilomètres avec nos sacs à dos (à l'autre bout de l'île Don Det), mais par chance, Pierre avait été sollicité par la jeune fille du restaurant qui louait des chambres. Tout le monde, à la sortie du bateau, se dirige vers les rues Sunset ou Sunrise, alors qu'il y a des bungalows isolés tout près du traversier. Nous ne voulions pas d'une hutte en bambou avec des trous entre les planches au sol qui laissent passer les maringouins. Les huttes avec des planches en bois pour boucher les fenêtres sont trop sombres (mais elles ne laissent pas passer les maringouins), et celles sans salles de bains ou avec des matelas inconfortables posés sur le sol, même si elles sont moins chères, sont définitivement à exclure pour nous. J'étais très contente de la trouvaille de Pierre: bungalow avec des planchers de céramique, une porte-patio, de grandes fenêtres, une grande penderie, une salle de bains avec miroir, lavabo, douche, un immense patio, une table sur la terrasse avec un évier, bref, le meilleur bungalow de l'île, et pour le même prix que les huttes en bambou sans aucun meuble (après négociations de ma part bien sûr). Pour les voyageurs que cela intéresse, le bungalow n'a pas de nom, il est beige avec des poteaux de céramique bruns autour de la galerie, et il se trouve à droite du premier resto où s'arrête le bateau en provenance de Nakasang.

Nous avons marché jusqu'à l'autre île (Don Khone), il en coûte 20,000 kips pour traverser le pont construit par les Français au siècle dernier. Les chutes ne sont pas très hautes, mais le volume d'eau déversé est impressionnant. Les rugissements du Mékong et les innombrables chutes d'eau sont tout à fait fantastiques. Le temple est très ordinaire, et le reste de l'île est aussi délabré que sur l'île où nous sommes. Par contre les prix semblent ridicules: 50$ US pour un bungalow avec vue sur le Mékong.

L'Internet ici est à 4$ l'heure, ce qui est un peu élevé pour le Laos, mais d'un autre côté, ils n'ont l'électricité ici que depuis deux ans, et ce sont les fermiers qui sont devenus restaurateurs et hôteliers, alors il ne faut pas trop leur en demander. Les restos sont terribles, la cuisine est fade et la propreté n'est pas au rendez-vous. Alors les prix deux fois plus élevés qu'ailleurs au Laos ne sont pas justifiés... Nous avons un peu d'appréhension pour la traversée au Cambodge demain. Le tarif pour le visa cambodgien devrait être de 20$ U.S., mais il paraît que les douaniers exigent trente euros plus 3$ U.S pour l'étampe dans le passeport. Des voyageurs ont dû attendre plus de cinq heures trente parce qu'ils voulaient payer le tarif officiel, et l'autobus ne les a donc pas attendus (ils avaient payé leur billet jusqu'à Pnom Penh, un trajet de huit heures). Ils ont été bloqués à la frontière, ils ont perdu une journée, et ils ont dû se rabattre sur la première chambre qu'ils ont trouvé. Nous avons donc décidé, pour passer la frontière au plus vite, de payer le prix demandé même si nous savons que les douaniers s'en mettent beaucoup dans les poches! Il y a toutes sortes de prétextes pour soutirer de l'argent: un certificat de santé, trois photos plutôt que deux, etc. Ils ne savent plus quoi inventer pour soutirer de l'argent aux touristes. La seule autre solution, c'est de prendre l'avion pour arriver directement à Pnomh Penh, mais il faudrait retourner à Vientiane et le prix du billet d'avions, avec Laos Airlines, est de 180$ U.S. Bon, cela fait partie des aléas du voyage!

Pierre a décidé de notre prochaine destination au Cambodge: Ban Lung, le pays de la Terre Rouge, au Nord-Est, dans la province de Ratanaki. Les agences de voyage de Don Det où nous sommes parlent d'un trajet de 5 heures après Stung Treng (première ville après la frontière), alors que des compte-rendus de voyageurs indiquent plutôt douze heures de route. Nous verrons bien...

Bons baisers du Laos, et portez-vous bien!

19 janvier 2012

Pakse, Sud du Laos

Nous sommes arrivés hier à Paksé (18 janvier), après une journée vraiment épuisante en autobus local. Les pauses pipi dans les champs, les arrêts chaque fois qu'un Laotien voulait acheter de la nourriture, et naturellement, chaque fois qu'un Laotien voulait embarquer ou débarquer, bref, pas agréable du tout! Nous nous étions levés à 6 heures du matin parce que nous pensions prendre l'autobus VIP climatisé qui fait la route en 6 heures, mais comble de malheur, il était hors service en raison d'un bris mécanique. Nous avons dû attendre jusqu'à onze heures pour prendre le premier autobus qui partait pour Paksé. Il y avait des gens assis sur des petits bancs en plastique au milieu de l'autobus et il y en avait d'autres debout tellement l'autobus était rempli à craquer! Finalement, après des arrêts à tous les kilomètres, nous sommes arrivés à 19 hres trente, et naturellement, à cette heure tous les hôtels d'un bon rapport qualité-prix étaient complets... Aujourd'hui, nous avons parcouru la ville à pied, et Pierre, fidèle à son habitude, a voulu visiter les Wats (temples bouddhistes). Nous en avons vus tellement que cela devient un peu ennuyeux. Nous nous sommes promenés le long du Mékong et nous n'avons pu nous empêcher d'admirer l'architecture française à travers la ville. On remarque ici les nombreuses appellations françaises pour les bâtisses gouvernementales, lycées etc. Il y a même ici une église catholique, ancien vestige du temps où Paksé était la capitale française du sud du Laos.

Nous explorerons demain à moto le Plateau Bolaven (plantations, chutes, café). Au plaisir, Louise.

16 janvier 2012

Kong Lor Caves, le plus beau site du Laos





Les spectaculaires caves Kong Lor, dans la province de Khammuan au Laos, sont absolument uniques. Il n'est pas facile de les atteindre, mais cela en vaut largement la peine. Arrivés à Kong Lor, nous nous sommes installés à la nouvelle guest house Chamtha, sobre mais correcte. Ce matin (lundi le 16 janvier) nous nous sommes levés tôt pour marcher jusqu'aux grottes. Nous étions les premiers, et la visite nous a vraiment enchantés. Il s'agit d'une promenade en pirogue motorisée (long tail boat) à l'intérieur de la montagne. La caverne fait presque huit kilomètres de long, et par endroits, 300 mètres de large X 300 mètres de haut. Nous nous sommes arrêtés à une plage de sable blanc, à l'intérieur de la montagne. Il faisait noir comme chez le loup, mais avec nos lampes frontales, cela allait. Nous sommes montés par un escalier jusqu'à une immense chambre de stalactites et stalagmites, illuminée en bleu. Nous avons dû descendre du bateau plusieurs fois, parce qu'à certains endroits, la rivière n'était pas assez profonde. Nous étions seuls à l'intérieur de la montagne, et l'atmosphère était tout simplement magique. Nous étions accompagnés de deux guides (un qui conduit le bateau et qui écope l'eau, l'autre qui rame et pousse la barque lorsque l'eau n'est pas assez profonde. Définitivement, cet endroit est la plus belle chose que nous ayons vue au Laos. Ce n'est pas la première caverne que nous visitons (Carlsbad Caverns, ainsi que des grottes en Oregon et en Californie, sans compter celles du Vénézuela et du Mexique) mais celles-ci, à cause de la rivière souterraine et de l'immensité des lieux, est à ne pas manquer si vous passez dans le coin! Après la visite des grottes, nous avons pris des song thaew (transport en commun du Laos dans la boîte d'une camionnette) pour nous rendre à Thae Kaek. Il nous a fallu sept heures, en changeant de camionnette trois fois et en attendant près de deux heures pour trouver un transport au début... Il est tard, je crois que je vais aller dormir. Au plaisir!

Vientiane, capitale du Laos





Vientiane! Nous étions à l'hôtel Phorntip (un des hôtels favoris des Français, en bordure du Mékong, au charme suranné mais classique). Je savais qu'ils n'avaient pas la modernité de l'Internet, mais j'avais choisi un hôtel calme pour accommoder Pierre qui a un sommeil plus léger que moi... Nous avons passé 3 nuits à Vientiane: une journée complète pour voir le temple Luang That et le Patuxai (Arc-de-Triomphe Laotien) ainsi que les nombreux temples, édifices et musées ornant la ville, une autre pour visiter le Bouddha Park, au sud-est de la ville, non loin du Friendship Bridge (bordure de la Thaïlande pour les douanes) et du Casino. Nous étions arrivés en fin d'après-midi et nous n'avions pas vu grand-chose la première journée, seulement le Mékong, la Cave des Vins et le Palais Présidentiel. La ville est calme, et nous avons très bien mangé. Mais oui, les prix sont définitivement plus élevés que dans les villages...

Nous avions réservé nos billets d'autobus VIP pour Kong Lor Cave le samedi matin, et pour la première fois depuis que nous sommes au Laos, le taxi était à notre hôtel à l'heure convenue, et l'autobus est aussi parti à l'heure! Par contre, nous devions arriver à quinze heures à Ban Kong Lor, et il a fallu deux heures de plus, mais il faut dire que notre chauffeur allait doucement (nous avons vu un grave accident sur la route), et qu'il y avait beaucoup de Laotiens dans l'autobus (ils ont besoin de pauses pipi dans les champs et le conducteur s'arrête dès que quelqu'un lui fait signe, pour embarquer ou débarquer).

Nous allons bien tous les deux, et la durée de notre séjour au Laos finit dans moins de deux semaines! Espérons que nous aurons le temps de tout voir! Au plaisir!

09 janvier 2012

Vang Vieng

Nous sommes maintenant à Vang Vieng, une ville qui ne correspond en rien au Laos authentique, puisqu'elle a été envahie par les touristes. Des hordes de jeunes gens y viennent pour se procurer de la drogue et faire une descente de la rivière accrochés à un pneu en s'arrêtant à tous les bars-quais le long de la route pour une quinzaine de dollars. Je n'ose pas imaginer ce que les Laotiens doivent penser des étrangers...

La ville est jolie, entourée de massifs karstiques, ces montagnes aux formes incroyables, comme on en voit sur les peintures chinoises. La température est moins fraîche qu'à Phonsavan alors les nuits sont plus agréables (ils n'ont pas le chauffage central dans ce pays). Nous avons vu une multitude de jeunes touristes affalés devant des émissions de Friends à la télévision, et d'autres en costumes de bains vomissant dans les rues ou marchant d'un air hébété avec les yeux hagards, criant et riant. Les camions reviennent de la rivière avec des charges entières de tubes (gros pneus pour la baignade) et de jeunes touristes éméchés. Nous avons rencontré deux Québécois ayant des éraflures dans le dos (il y a des roches dans l'eau et le courant est rapide) et même au visage (un touriste allemand leur était rentré dedans). C'est la seule ville que j'ai vue comme cela depuis que nous voyageons!

Nous avons choisi un hôtel loin du centre pour éviter le bruit, et il s'agit vraiment d'un hôtel luxueux pour la ville (TKC View) avec une très grande chambre, des planchers de marbre, un balcon donnant sur la rivière et les montagnes, un lit extra confortable, un chandelier en cristal et la télévision avec 4 postes anglais. Curieusement, c'est sept dollars moins cher qu'à Phonsavan, sans doute parce qu'il n'y a pas autant d'hôtels à Phonsavan?

Nous avons visité la grotte Tha Phou Kham où se trouve un Bouddha couché (il y a aussi plusieurs stalactites et stalagmites) et nous nous sommes baignés au Lagon Bleu juste en bas. La montée était escarpée mais cela en valait la peine. Il faut marcher environ 6 kilomètres après avoir passé le pont à péage (6,000 kips par personne) au sud de la ville, et les frais d'entrée pour la grotte et pour le lagon sont de 10,000 kips par personne. Il y a quelques affiches de grottes indiquant Lagon Bleu écrites à la main, mais il faut continuer tout droit et ne prendre aucune bifurcation avant d'apercevoir les affiches imprimées. J'imagine que cela fait partie de l'esprit d'entreprise des Laotiens que d'utiliser des noms populaires d'attractions touristiques connues pour attirer les touristes, mais cela déçoit les gens puisque les autres caves sont tout à fait ordinaires et que les lagons ne sont que des trous d'eau verte... Les prix demandés sont aussi de dix mille kips, mais malheureusement lorsqu'on marche sous la chaleur, c'est surtout le kilomètrage supplémentaire qui est un inconvénient!

J'espère que tous les gens que j'aime se portent bien. Un bonjour spécial à mon fils Érick, qui est à Roberval présentement.

Plaine des Jarres




Nous avons visité hier la Plaine des Jarres, à huit heures de route de Luang Prabang, par une route sinueuse dans les montagnes. Nous avions choisi le mini-van plutôt que l'autobus, un peu plus cher mais apparemment plus confortable.

La Plaine des Jarres est au Laos ce que Stonehedge est à l'Angleterre, un ensemble de pierres disposées d'une façon particulière, dont la vocation n'est pas définitivement claire. Parmi les hypothèses émises sur l'origine des jarres, les plus communes sont qu'elles aient servi de sarcophages, de réserves pour entreposer le riz ou de cuves servant à la fermentation d'alcool de riz. Le grès dans lequel elles sont taillées provient de la chaîne de montagnes située entre Luang Prabang et Xieng Khuang. Les jarres sont directement taillées dans la pierre ; mais, fait étrange, on ne trouve pas la pierre dont sont faites les jarres à moins de 8 km du site... Apparemment qu'on se serait servi des éléphants pour les transporter. Si on estime que les jarres ont entre 2000 et 4000 ans, on imagine les difficultés rencontrées à l’époque pour amener ces énormes blocs de pierre jusqu’à leur lieu de résidence actuel, puisque certaines d'entre elles pèsent plus d'une demie-tonne.

Certaines légendes Laotiennes veulent qu’elles aient été taillées par de lointains ancêtres, pour qu’ils puissent y stocker de l’alcool de riz et de la nourriture. Une légende particulière explique qu’un roi, qui vivait au sixième siècle, célébra une victoire de guerre en buvant l’alcool contenu dans les jarres ; lui et ses généraux burent dans les plus grosses, en haut de la colline, tandis que les gens du peuple durent se contenter des jarres les plus petites.

Selon la plupart des théories tentant d’expliquer la présence des jarres, celles-ci seraient des urnes funéraires utilisées pour la noblesse. Sur le site ont été mis au jour des os humains, des outils en fer, des céramiques, des parures en bronze et d’autres objets qui laissent penser que la Plaine des Jarres serait bien un ancien site funéraire. La situation géographique du site appuie cette théorie. En effet, une croyance asiatique veut qu’un site funéraire soit installé dans un endroit où la vue est belle, et le site est placé sur une montagne qui domine tout le paysage alentour. Le guide m'a aussi expliqué que si l'on n'a pas retrouvé des ossements dans toutes les jarres, c'est qu'elles étaient utilisées alors que les cadavres étaient en état de décomposition, et qu'on enlevait éventuellement les os pour céder la place à d'autres morts. On a retrouvé des ossements près des jarres, ce qui appuie aussi cette théorie. Et j'imagine que puisqu'il n'y avait pas suffisamment de jarres pour tous les morts, cette solution était idéale!

Nous sommes au White Orchid Guest House, un hôtel un peu plus haut de gamme. Cependant, comme l'électricité repart et revient continuellement, il m'a été impossible de me connecter au Wi-Fi. Nous avions bien CNN, Fox et HBO à la télévision, mais c'était un peu frustrant d'avoir perdu l'électricité en plein milieu d'un film. Mais l'hôtel était très bien, avec un frigo, un lit King, et un bain (impossible d'avoir suffisamment d'eau pour le remplir par contre, pas plus d'un pouce ou deux).  Comme nous sommes chanceux de ne pas vivre dans un pays du Tiers Monde, je parle du Québec bien sûr!

Nous avons passé une soirée à la boutique MAG, à regarder les expositions et un film australien sur l'effort de déminage des bombes lancées par les soldats Américains lors de la "Guerre Secrète". Ils estiment qu'il leur faudra encore 100 ans pour se débarasser des "UXO", ou bombes non encore explosées. Une centaine de gens perdent un membre à chaque année, et un nombre indéterminé meurent à cause des bombes. Cela fait frémir. Le film s'appelle Bomb Harvest. Le Laos est extrêmement pauvre, mais curieusement, les hôtels et les restaurants pour étrangers sont plus dispendieux que ceux de la Malaisie, l'Indonésie et la Thaïlande...

Nous partons ce matin pour Vang Vieng, la ville des jeunes touristes qui font du tubing sur la rivière. J'ai bien hâte de voir à quoi ressemblent les villes très touristiques du Laos. Au plaisir!