01 juin 2008

Sud de l'Ecuador (Vilcabamba et Podocarpus)!




Samedi le 10 mai, nous sommes retournés à Cuenca et nous avons appelé Gilles, notre ami de Montréal, pour revérifier les chiffres du rapport d’impôt établi par un comptable qu’il connaît. Beaucoup d’impôt provincial à payer… Parfois je me demande si le Québec est la province idéale où vivre! Nous avons ensuite appelé Michèle, la fille de Pierre, qui vient tout juste de rentrer de l’Inde, avec son fils et son mari. Ils ont été fort occupés à magasiner pour une auto, et nous étions vraiment contents de leur parler de vive voix, après 5 jours infructueux… Nous avons aussi acheté de l’huile à transmission, fait l’épicerie, lavé la douillette à la buanderie, etc. etc. Cuenca est la ville idéale pour les courses, et même si nous nous dirigeons vers Loja, nous ne sommes pas certains de trouver ce dont nous avons besoin à cet endroit, alors nous essayons de penser à tout avant de quitter Cuenca, qui est tout de même une ville d’importance! En fin d’après-midi, nous nous sommes dirigés vers Loja, mais comme la route de montagne est pleine de trous, nous nous sommes arrêtés à un restaurant de Susudel pour la nuit. Dimanche le 11 mai, nous avons continué jusqu’à Saraguro, et nous avons visité le marché dominical (beaucoup de légumes et de fruits) ainsi que l’église. Pierre a aussi trouvé le moyen de m’acheter une carte pour la Fête des Mères sans que je sois au courant! Nous nous sommes finalement rendus jusqu’à la partie Cajanuma du Parc Podocarpus (du nom d’un pin qui abonde à cet endroit), et nous avons grimpé jusqu’au Refuge. Ici, il faut payer 20$ de frais d’entrée, cinq fois plus que les Équatoriens, mais nous pouvons camper gratuitement. Nous voulions d’ailleurs transférer une partie du gaz propane du réservoir équatorien dans notre réservoir sous l’auto, ce que nous avons fait le lendemain, lundi le 12 mai. Nous avons fait les deux pistes modérées, et nous avons regardé un film en fin de soirée. Mardi le 13 mai, nous avons fait la piste difficile des miradors, malgré la pluie. Nous avons grimpé plus de mille mètres plus haut le long de la crête des montagnes. Nous sommes revenus trempés au bout de cinq heures, et nous avons dû faire un lavage, puisque nous étions couverts de boue. Nous sommes heureux de pouvoir bénéficier de notre véhicule Westcargot, car les tentes ne sont pas un abri suffisant lorsqu’il pleut autant! Nous devrions retourner demain à Loja, à moins que nous ne bifurquions vers Vilcabamba avant… Nous avons rencontré un couple de médecins américains hier au refuge, et cet après-midi, sur la piste, alors que nous revenions, deux autres personnes qui ont leur chambre d’hôtel à Vilcabamba! Nous rencontrons peu de voyageurs, mais peut-être qu’au Pérou, ce sera différent! Nous étions un peu inquiets vers 18 heures, alors que ces deux personnes du Colorado qui avaient mentionné qu’ils étaient des habitués du trekking n’étaient pas encore revenus, mais finalement ils sont arrivés un peu avant 19 heures, ouf! La piste prend environ cinq heures à parcourir, mais pour une raison que nous n’avons jamais comprise, il n’y a aucune signalisation et sur la carte, un embranchement à droite est indiqué alors que nous n’avons rien vu, et l’autre couple non plus. Le gardien à l’entrée du parc nous avait dit que le cercle complet demandait cinq heures, alors au bout de presque 3 heures, nous avons rebroussé chemin. Les gens du Colorado ont fait la même chose, instinctivement, et le fait qu’un homme soit mort d’hypothermie sur ce même sentier il y a trois semaines ne nous a guère rassuré…

Mercredi matin le 14 mai, nous avons décidé de partir pour Vilcabamba et de donner un ¨lift¨ à nos deux voyageurs, ce qui leur a sauvé un taxi et nous a permis de partager des souvenirs de voyage. Nous avons flâné un peu à Vilcambamba, où nous avons rencontré un Américain de Californie qui a beaucoup voyagé depuis plus de cinquante ans (nous ne lui avons pas demandé son âge!). Nous avons finalement décidé de retourner à Loja et après avoir pris un rendez-vous chez un dentiste pour moi lundi le 19 mai, nous avons poursuivi vers Zamora, tout près de l’autre partie du Parc Podocapus, Bombuscaro, qui se trouve à environ deux heures trente de Loja. Comme il était un peu tard et que nous n’aimons pas conduire de nuit (les routes sont souvent pleines de pièges ici), nous nous sommes arrêtés au poste de police à l’heure du souper. Jeudi matin, nous nous sommes mis en route pour le Parc Podocarpus (l’autre moitié du Parc, et on demande aussi 10 autres dollars par personne pour cette partie), mais surprise, la route était bloquée en raison d’un glissement de terrain. On nous a dit qu’un bulldozer serait sur le site vers 14 heures trente (il était environ 9 heures du matin), et nous avons décidé d’attendre. Finalement, l’opérateur de machinerie a déblayé la route vers 18 heures, et nous avons aussitôt filé vers le parc avant la nuit. Il y a onze sentiers ici, dont un de 20 kilomètres en montagne… Et plusieurs chutes… Nous avons rencontré un Belge, Baldwin, qui s’est acheté une propriét un peu avant l’entrée du parc avec son épouse il y a 9 ans. Il a établi une hosteria ici, et ma foi, je pense qu’il a fair un bon coup! Nous devrions explorer le parc jusqu’à lundi, et retourner à Loja pour onze heures, pour mon rendez-vous chez le dentiste! Vendredi le 16 mai, nous étions sur les sentiers à 8 heures du matin, après un bon petit déjeûner de crêpes aux bananes, accompagné de jus d’oranges fraîchement pressées et d’un bon café! Nous avons longé la rivière Bombuscaro, visité un jardin d’orchidées, la cascade Chismosa, la chute Poderosa (environ 40 mètres de hauteur), et nous avons grimpé jusqu’au mirador, où nous avons pu admirer la ville de Zamora de haut. Après le dîner, nous avons continué sur le sentier Higuerons, mais nous n’avons pas fait les 20 kilomètres, ayant décidé de prendre le pont suspendu pour retourner de l’autre côté de la rivière vers le stationnement. Malheureusement, nous avons dû marcher dans la boue plusieurs kilomètres, et nous étions un peu dépités d’apercevoir notre véhicule de l’autre côté de la rivière alors qu’il était impossible de traverser en raison de la vitesse impressionnante du courant! Nous savions qu’un autre pont se trouvait à quatre kilomètres du parc, mais nous n’avions plus d’eau potable, nos six heures de marche ayant eu raison de notre réserve… Finalement, nous avons aperçu un pont de piétons un peu plus loin, et nous sommes donc retournés par la route vers notre véhicule! Nous nous sommes ensuite baignés sous une belle chute, et nous avons aussi fait un autre lavage, puisque nos chaussures et nos vêtements étaient ¨crottés¨. Nous avons passé une petite soirée tranquille à lire, et nous avons profité du calme de la nature! C’est difficile de croire qu’à une si courte distance, les deux parties de ce parc soient tellement différentes! Du côté de Cajanuma, près de Loja, c’est le paramo, avec des pics très élevés, une température très fraîche, des pluies abondantes, plusieurs lagunes... Du côté de Bombuscaro, c’est la forêt tropicale remplie d’orchidées, de chutes, de cascades, avec des températures plus chaudes mais aussi humides, une myriade de fleurs différentes, des oiseaux de toutes les couleurs et d’innombrables papillons, incluant plusieurs Morpho bleus, mes préférés…

Samedi matin (17 mai), comme il pleut, nous passerons la journée à lire… Nous coucherons ce soir encore au parc, puisque nous sommes tellement bien ici! Je crois que demain dimanche, nous nous dirigerons vers Loja, puisque nous avons des courses à faire et que nous voulons nous brancher sur Internet…

Tel que prévu, nous sommes partis dimanche matin vers Loja, après nous être baignés sous une chute magnifique! Nous avons fait notre marché et nous avons fait quelques provisions (la liqueur de café et l’Amaretto coûtent 4 dollars ici, le vin importé de l’Argentine 1.78$!), car nous prévoyons passer au Pérou dans les prochains jours. Lundi le 19 mai, nous avons essayé sans succès de brancher mon ordi dans un café Internet, et je suis ensuite allée chez le dentiste où j’ai fait refaire l’obturation d’une molaire. J’avais choisi le bureau le plus chic, avec planchers de marbres, vitraux, et escalier de fer forgé en spirale. Oui, il était sans doute un peu plus dispendieux que la plupart des dentistes ici (60$ pour mon obturation), mais je ne voulais prendre aucune chance! Nous avons aussi essayé d’obtenir des infos pour le gaz propane au Pérou (les contenants, les valves des contenants et les régulateurs sont différents de ceux de l’Écuador, ce qui fait qu’il est impossible de faire remplir sans passer chez un soudeur spécialisé pour le gaz propane). Personne ne semble être vraiment au courant, alors nous avons seulement fait remplir, en espérant qu’il sera possible de faire d’autres connexions en Bolivie. Nous ne devrions pas avoir besoin de faire faire le remplissage avant deux mois avec ces 15 kilos de gaz qui nous ont coûté 2$! (nous ne prévoyons pas passer plus que deux mois au Pérou). Ce soir nous avons établi nos quartiers à une station-service isolée, à Catacocha, un village bâti sur une immense roche! Les paysages pour nous rendre jusqu’ici sont tout simplement sublimes: nous apercevons les nuages lorsque nous regardons en bas, et les terrasses à flanc de montagnes sont tout simplement superbes, avec des quadrillés verts de teinte différentes selon les cultures. Nous avons même eu la chance d’apercevoir un renard argenté, ainsi que des oiseaux couleur caramel! Nous nous sommes installés pour la nuit dans une station-service à Catamayos, et nous entrerons demain, mardi le 20 mai, au Pérou! Je m’ennuie de mes amis et de ma famille au Canada bien sûr, mais curieusement, pas tellement du pays, et en tout cas, certainement pas du froid et de la neige! Au plaisir!

09 mai 2008

Cuenca, Ecuador



Mercredi le 7 mai, journée des courses: épicerie, vaccination, recherche de pièces pour l'auto (sans grand succès), et téléphones au Canada... Une journée exténuante, que nous terminons à Banos, une ville située à 9 kilomètres de Cuenca, où nous nous baignons dans les sources thermales. Jeudi matin, nous rencontrons un Écuadorien très serviable qui possède un Combi Volkswagen et qui emmène Pierre chez tous les vendeurs de pièces automobiles qu'il connaît, mais finalement, ils ne trouvent que le filtre à essence... Nous décidons donc de faire un peu les touristes et nous passons tout l'avant-midi et presque tout l'après-midi à visiter la ville historique, qui est presque aussi belle que Quito. Nous visitons une dizaine d'églises, un musée d'art contemporain, et nous dînons aussi en ville. Vers la fin de l'après-midi, nous décidons d'aller au Parc Cajas, un des beaux parcs de l'Équateur, situé à environ trente kilomètres de Cuenca. Nous nous arrêtons en route au Sanctuaire de la Vierge de Cajas, un autre lieu de pélerinage, et nous décidons de nous installer pour la soirée. Nous avions acheté le DVD Klimt, qui relate la vie du peintre Gustav Klimt, mais malheureusement, nous ne pouvons que le visionner en allemand... Dommage... Vendredi matin, nous traversons le parc Cajas, un parc magnifique, avec des montagnes incroyablement découpées, une centaine de lacs, des chutes, des ruisseaux remplis de rapides tourbillonnants. Il y a plusieurs sentiers mais comme il pleut, nous décidons de passer. Nous revenons à Cuenca pour dîner, quitte à retourner à Cajas quand la température sera plus clémente, et comme des fusibles pour le véhicule doivent être changés, Pierre se met encore une fois à la recherche de pièces, pendant que je travaille sur l'ordinateur... Un beau bonjour à tous!

06 mai 2008

Ingapirca, Ecuador





Après avoir visité Guyaquil toute la journée vendredi, nous décidons de reprendre la route pour nous diriger vers Riobamba.. Comme il se faisait tard, nous nous sommes arrêtés à une station de transit policier et nous avons établi nos quartiers pour la nuit (mais malheureusement, nous n'avons pu fermer l'oeil, en raison des chiens et du traffic routier important)! Samedi matin le 3 mai, nous sommes repartis sous la pluie, et arrivés à Riobamba, nous avons découvert que le train pour le canyon Nariz del Diablo (Nez du diable) ne fonctionnait pas en raison d'éboulements importants... Je me demande parfois si les saisons des pluies ne sont pas aussi agaçantes que l'hiver... Nous avons marché dans la ville, mais la plupart des sites étaient fermés. Nous avons acheté quelques DVD et nous avons décidé de nous diriger vers Alausi. Nous avons finalement arrêté à Palmira, à la station de police... Dimanche le 4 mai, nous nous rendons à Alausi, et nous décidons de faire le trajet de la Nariz del Diablo à pied. Nous ne faisons cependant pas tout le sentier, Pierre a des ampoules aux pieds et après avoir vu une bonne partie du site, nous décidons de rebrousser chemin... Nous avons arpenté la ville d'Alausi, et nous avons admiré les vues des hauteurs de la statue de San Pedro. Nous avons ensuite poursuivi notre route vers Ingapirca, le premier site Inca du pays. Bien sûr, ce n'est pas aussi magnifique que Machu Pichu, mais le Temple Solaire est construit avec une telle précision qu'il est impossible d'insérer une pièce de monnaie entre les pierres! Le muséee était un peu quelconque, mais la Pierre de l'Inca (formation rocheuse naturelle représentant un visage Inca avec beaucoup de détails), au-dessus de la rivière, valait le coup! Nous avons campé au site archéologique.

Lundi le 5 mai, nous quittons Ingapirca pour nous diriger vers Cuenca. Sur notre route, nous avons aperçu à Biblian un sanctuaire qui ressemblait un peu à un château et notre curiosité nous menant, nous avons grimpé (pauvre Westfalia) très haut pour nous y rendre... Ce sanctuaire, dédié à Notre-Dame-de-la-Rosée, est tout simplement incroyable! La vue sur la ville était faramineuse! Nous nous sommes rendus à Cuenca après le dîner et dans l'après-midi, nous avons pu faire installer 4 pneus Michelin Agilis importés de France sur notre Westfalia! Nous avons essayé de trouver un parqueadero (stationnement à l'heure) pour la nuit, sans succès... Que ce soit à Quito ou dans n'importe quelle ville de l'Ecuador, lorsque nous avons épuisé toutes les options, il nous reste toujours les parqueaderos, qui sont surveillés par un gardien armé et clôturés, avec la porte verrouillée... Je n'aime pas tellement, mais Pierre s'y sent en sécurité. Pour une raison que nous ne comprenons pas, ici ce n'est pas possible de demeurer dans le véhicule, il faut absolument dormir à l'hôtel! Finalement, nous nous sommes installés près de la station de pompiers de la ville, mais il faut dire que la nuit a été plutôt bruyante!

Mardi le 6 mai, nous avons essayé de régler les impôts, les finances, etc... Ce n'est pas toujours facile, puisque nous sommes un peu loin du pays, mais on essaie de s'arranger! Pierre était tellement heureux de recevoir des nouvelles de ses enfants, et j'imagine que chaque détail se règlera en temps et lieu...

Demain nous devrions faire faire la révision mécanique de l'auto... Lorsque nous nous serons occupés de tous les petits détails qu'il nous faut régler avant notre entrée au Pérou, nous visiterons la ville historique, qui semble assez extraordinaire... Cependant, je dois avouer que Carthagène en Colombie est ma ville historique préférée, un vrai rêve!

Au plaisir!

02 mai 2008

Manta à Guyaquil, Ecuador



Samedi le 26 avril, nous sommes partis du poste de péage Pedro Cerdo et nous nous sommes dirigés vers Manta. Nous nous sommes stationnés en face du musée de la Banque de l’Ecuador et nous avons marché le long de la plage. Nous avons acheté quelques DVD, puis nous avons fait notre marché dans un gros centre d’achats. Nous cherchions un café Internet où je pouvais connecter mon portable, sans succèes il faut dire. Finalement, nous nous sommes arrêtés à un hôtel Howard Johnson et après avoir obtenu le mot de passe, j’ai pu finalement mettre mon site à jour et mes albums photos… Nous avons poursuivi notre route pour trouver un camping, et nous nous sommes arrêtés à San Lorenzo, un minuscule village de pêcheurs, doté d’un phare et d’une plage immaculée parfaite pour pratiquer le surf! Nous avons tellement aimé l’endroit que nous y sommes restés deux jours! Nous étions juste en face d’un bar-restaurant avec piscine et douches, et pour cinq dollars, Pierre et moi avons pu nous baigner dans une eau très limpide au milieu d’un jardin (avec une grosse bière en prime pour Pierre). Le lundi matin, le 28 avril, nous avons marché sur le sentier longeant la côte, et nous avons admiré le phare et les falaises escarpées. Nous aurions pu rester une journée de plus et en profiter pour réparer le réservoir de propane qui coule, mais Pierre préférait le faire au parc Machalilla, qui était fortement recommandé dans nos guides. Nous pensions retrouver à cet endroit un peu de l’atmosphère enchanteresse que nous avions connue au parc Tayrona en Colombie, où nous avions fait du snorkelling… Le prix d’entrée est de 40 dollars pour 2, puisqu’il s’agit du seul parc national de l’Ecuador donnant sur l’océan Pacifique, si on exclut les îles Galapagos bien sûr. Nous aurions dû demander la permission d’entrer pour prendre notre décision avant de payer. Parce qu’arrivés à la plage Los Frailes, nous avons dû constater l’état déplorable de l’entretien des lieux... Il y avait deux pouces d’eau sur le plancher des toilettes, un lavabo était arraché et gisait à l’extérieur, et il n’y avait aucune poubelle pour les déchets… Nous avons décidé d’emprunter le sentier pour nous rendre au mirador afin d’admirer la mer, et cela nous a pris seulement 12 minutes… Lorsque nous sommes retournés au véhicule, un gardien nous a avisé qu’il n’était pas possible de stationner à cet endroit pour la nuit. Nous ne pouvions voir la mer du stationnemnent, mais nous pouvions l’entendre… Nous avons malheureusement dû stationner à l’extérieur du parc, sur un terrain en pente où se promenaient cochons, poules et chients… C’est assez bizarre comment le parc est délimité, il y a trois parties distinctes: Los Frailes, Agua Blanca, et Isla Plata, et des terrains appartenant à des particuliers et même des villages entrecoupent chacune des parties…. Le lendemain matin, mardi le 29 avril nous nous sommes dirigés vers Puerto Lopez, l’endroit d’où on peut prendre un bateau pour Isla Plata. Malheureusement, il n’était pas possible de retirer des sous de la banque de Pinchacha, il n’y avait aucun guichet automatique, et personne n’acceptait les cartes de crédit. Le bateau pour se rendre à Isla Plata coûtait 60 dollars pour nous deux, et il ne nous restait que quarante dollars… Nous avons décidé de nous rendre à Montanita afin de retirer des sous d’un guichet pour revenir ensuite à Puerto Lopez. Nous avons acheté des crevettes et des bananes au marché, et nous sommes mis à la recherche d’un guichet automatique plus loin en chemin. Cependant, la route était si mauvaise que nous n’avions plus tellement le goût de la refaire en sens inverse, et nous avons donc fait une croix sur Isla Plata! En plus, depuis notre dernier plein d’essence à Manta, le moteur fait des bruits suspects, sans doute que la gazoline ici n’est pas toujours de la meilleure qualité. Nous voulions acheter de l’octane car nous avions épuisé notre réserve, mais cela semble difficile à trouver ici!

Nous avons donc installé nos pénates à Olon, tout près de Montanita, un endroit vraiment idyllique où les surfeurs s’en donnent à coeur joie! Juste avant, nous nous sommes arrêtés au sanctuaire juché sur la falaise (dans la crypte souterrainne, il paraît que la statue de la Vierge aurait versé deux larmes de sang; cela nous semble tout à fait farfelu, mais ici, les gens sont très croyants, ou très superstitieux, cela dépend des points de vue!) Après avoir passé une très bonne nuit, nous avons décidé de repartir sans profiter de la mer à cause de la pluie… Nous avons pu trouver un guichet automatique de la Banque du Pacifique mercredi matin (le 30 mars), et nous avons continué vers Libertad, un petit village fort sympathique que nos guides de voyage ne mentionnnent pas. Nous nous sommes promenés sur le malecon, et nous avons aussi fait un marché au centre commercial de l’endroit. Nous nous sommes arrêtés pour dormir à Anconcito, un autre petit village de pêcheurs, et nous avons pu admirer la mer du haut des falaises de l’endroit où nous étions…

Nous avons visité Salinas, Playas, Puerto Moro, Posarge et Punta Arenas le 1er mai. Des villes longeant la mer, avec de vastes plages, beaucoup de soleil et peu d'ombre... Nous nous sommes baignés dans la mer, mais comme nous n'aimons ni l'un ni l'autre nous évacher sur la plage pour trop longtemps, nous avons quitté la côte pour nous diriger lentement vers Guyaquil, une ville encore plus grosse que Quito! Vendredi le 2 mai, nous étions au malecon (promenade longeant la mer) de Guyaquil à 8 heures du matin. La plupart des commerces et des édifices gouvernementaux étaient fermés, en raison de la Fête des Travailleurs du 1er au 4 mai... Mais les restaurants et les magasins pour les touristes étaient ouverts! Nous avons visité les parcs Victoria, Simon Bolivar et Centenario, et admiré les églises San Francisco et San Domingo. Le malecon est extraordinaire, deux kilomètres et demi de rues piétonnières longeant la mer, avec des jardins, des arbres en fleurs, des fontaines, des cascades, et toutes sortes d'attractions... Les gens d'ici sont très fiers de leur ville, avec raison! Nous avons sillonné la ville, en passant par le Faro (phare), la Capilla del Faro (Chapelle du Phare), Cerro Santa Ana, etc. etc. Bref nous avons épluché notre guide pour voir tous les endroits à visiter. Nous avons été agréablement surpris de la beauté et de la propreté de la ville. Il n'y a pas de quartier historique comme à Quito, mais la ville est définitivement plus moderne. Nous avons rencontré deux Britanniques qui sont allés aux Îles Galapagos, malheureusement, leur voyage se termine ce soir... Mes salutations à la famille et aux amis!

26 avril 2008

Parque Cotapaxi et Banos



Samedi le 19 avril, après le marché de Sasiquili, nous nous sommes dirigés vers le Parc Cotapaxi, car nous ne voulions absolument pas manquer le volcan actif le plus haut du monde ! Nous avons pris notre courage à deux mains pour traverser la rivière, qui avait un peu baissé depuis notre premier essai... Nous n'avons pu entrer au parc cependant car il était plus de quinze heures, et c'était déjà fermé! Alors nous nous avons campé près de l'entrée du parc, en nous promettant de partir à la première heure le lendemain... Le tarif ici est de 10 dollars par personne, alors qu'il est de 2$ pour les Équatoriens. Donc le lendemain matin, dimanche le 20 avril, nous avons atteint la lagune Limpiopulago, et nous avons fait une petite marche d'une heure trente autour du lac. Nous avons aperçu un lapin, deux renards, des condors, des pies, et des papillons multicolores. Le volcan était tout simplement magnifique, mais la brume s'est levée en avant-midi et par moments il était absolument impossible d'apercevoir ce fameux volcan couvert de neige! Nous avons emprunté une route très difficile pour nous rendre aux ruines Pucara, des ruines Inca très anciennes, et nous avons ensuite poursuivi vers le refuge Jose Rivas, au pied du volcan. Nous avons eu très peur, car en raison de l'altitude (quatre mille cinq cents mètres environ), la van s'est mise à glisser, elle ne pouvait tout simplement plus avancer, et il y avait un ravin de chaque côté de la route... Nous nous sommes donc stationnés dès que nous avons pu, et nous avons continué à pied. C'est incroyable de penser qu'à deux cents kilomètres d'ici, la chaleur est étouffante, alors qu'ici, la neige et la glace sont de rigueur... Nous avons campé au parc de Cotapaxi pour la nuit de dimanche, et nous sommes repartis le lendemain matin pour Latacunga. Belle petite ville, où nous avons visité un musée, acheté des DVD, des légumes au marché... Nous nous sommes ensuite dirigés vers Patate, qui offre une vue encore plus prenante que Banos pour le volcan Turungahua, et qui est moins touristique. Nous cherchions l'hôtel Leeto, et après une dizaine de kilomètres d'une route de terre dans les montagnes, nous nous sommes retrouvés à l'Hacienda Lieto... Il n'est pas toujours facile de trouver son chemin ici, peut-être que je n'ai pas suffisamment l'accent espagnol encore! Finalement, nous sommes retournés vers le centre-ville, et nous nous sommes arrêtés pour la nuit dans la cour arrière d'une station-service! Mardi le 22 avril, nous nous sommes dirigés vers Banos. Il s'agit de la deuxième ville touristique de l'Ecuador, et ma foi, sa réputation est bien justifiée! Nous nous sommes arrêtés aux eaux thermales El Salado, et nous avons vraiment apprécié les piscines d'eaux provenant du volcan... Nous avons campé à cet endroit, mais comme ils ouvrent à 4 heures trente du matin, le réveil fut un peu matinal... Mercredi le 23 avril, nous avons fait la route des cascades. Incroyable, il doit bien y avoir une vingtaine de chutes et de cascades jusqu'à Puyo, là ou la route s'arrête (la jungle est trop dense je crois). Nous avons traversé la rivière Pastaza en tarabita, près des chutes Manto de la Novia. Il s'agit d'une nacelle qui glisse le long d'un câble, et un opérateur contrôle à distance les manoeuvres à l'aide d'un moteur de camion et d'une poulie... Pierre m'a dit qu'il avait eu une bonne dose d'adrénaline! Nous nous sommes rendus jusqu'au haut des chutes, où des touristes pratiquent parfois la remontée avec des câbles, mais ce jour-là nous étions seuls... Nous avons aussi admiré les fameuses chutes Casserole du Diable (nous avons marché sur le pont suspendu, et nous avons aussi pris le sentier de la Huitième Merveille du Monde). Inutile de dire que nous étions trempés, car les chautes coulent à une vitesse incroyable, et la force de l'eau est gigantesque! Nous nous sommes rendus jusqu'à Puyo, une ville tout à fait ordinaire, et nous sommes revenus à Banos. Malgré tous mes efforts, je n'ai pu trouver un café Internet où je pouvais brancher mon portable, et après une dizaine de tentatives, j'ai dû me rendre à l'évidence que ce ne serait pas possible dans cette ville... Nous nous sommes installés sur les terrains de l'aqueduc municipal pour la nuit, et Pierre a offert des cigares aux deux gars qu'il croyait être les gardiens, mais après lui avoir demandé cinq dollars, ils sont partis... J'ai oublié de mentionner que la Basilique ici est impressionnante, avec des murs et des plafonds recouverts de peintures illustrant les miracles attribués à la Vierge... Aux bains thermaux de la Vierge, il y a d'ailleurs une superbe chute coulant le long des parois du rocher, juste en haut des piscines! Jeudi matin le 24 avril nous avons marché quelques kilomètres jusqu'au mirador de la Virgen, et nous n'avons pas continué vers Bellavista, en raison de la brume épaisse qui nous empêchait d'admirer la ville en bas. Nous avons trouvé un livre en français sur le Pérou à la Casa Hood, et après avoir flâné dans les rues, nous avons finalement repris la route... Nous avons continué vers Ambato, et nous avons visité le Centre Historique, la Basilique, le Musée Provincial... Nous nous sommes arrêtés à l'hôtel Miraflores pour la nuit, et vendredi le 25 avril, nous sommes repartis pour Guranda. Les vues étaient époustouflantes, imaginez, des cultures en terrasses sur les flancs des montagnes et des volcans! Nous avons dîné au pied d'une chute, et nous nous sommes baignés... Cependant, après Guranda, la route était un peu difficile. Bien sûr nous aurions pu emprunter seulement la Pan-Américaine pour traverser l'Ecuador du Nord au Sud, mais il faut croire que nous ne voulons rien manquer... Nous savions qu'il nous serait imposssible d'atteindre Manta (le long du Pacifique) pour la nuit, alors nous nous sommes arrêtés au poste de péage avant Jipijapa... Nous sommes samedi le 26 avril, et nous sommes présentement à Manta. La plage ici est longue de plusieurs kilomètres... Nous planifions nous rendre à l'Isla Plata, nous savons que ce n'est pas la saison des baleines ou des tortues, mais nous apercevrons peut-être des dauphins roses? Une belle fin de semaine à tous!

19 avril 2008

Rumipamba, Quilotoa, Saquisili



Lundi le 11 avril nous avons passé la journée au garage pour faire changer les freins avant (encore!), et les freins arrière. Ce garagiste, Patricio, est vraiment excellent! Pour corriger l'alignement d'un degré trop à gauche qui faisait que nos pneus usaient de façon inégale, il a travaillé avec une lime. Il a aussi ajusté le distributeur du moteur pour tenir compte de l'altitude (cette pauvre petite van étouffait souvent, nous sommes tellement haut ici, autour de 4000 mètres d'altitude), et il a remarqué que du gaz s'échappait sur le moteur, ce qui aurait pu être très dangereux... Bref, nous avons dû attendre au lendemain avant de repartir. Mardi matin, nous avons fait les hôpitaux du coin pour faire renouveller nos vaccins contre la fièvre typhoïde, mais sans succès, car il ont des journées spécifiques selon les villes et il aurait fallu attendre deux autres journées. Depuis que nous sommes entrés en Amérique Centrale, nous prenons des pilules pour la malaria, par mesure de prévention. Notre approvisionnement tirait à sa fin, et finalement, après avoir cherché dans plusieurs pharmacies, nous avons trouvé et nous en avons acheté une quantité qui devrait nous couvrir pour deux ans! Après le dîner, nous sommes repartis vers Rumipamba, pour voir les fameuses chutes et visiter une réserve écologique. Il a commencé à pleuvoir tellement que nous avons dû nous arrêter le long de la route, et la route était tellement mauvaise que nous pensions ne plus pouvoir avancer... La route Pan-Américaine est excellente, mais les routes de côté sont terribles, nous n'avons jamais vu rien comme cela au Canada... Nous nous sommes arrêtés à la réserve écologique Santa Rita (Canopy Tours, équitation, excursions aux volcans avoisinants etc.) et nous avons attendu jusqu'au lendemain en raison de la pluie. Mercredi matin, nous en avons profité, nous avons fait le Sendero de la Lettra. Nous avons ensuite suivi le guide qui nous conduit jusqu'à la chute Casa del Condor. En après-midi, nous avons démonté une autre fois le réfrégirateur (décidément, depuis que nous sommes en Amérique du Sud...) et nous sommes restés une autre nuit à dormir à l'ombre de deux volcans. Jeudi matin, nous sommes partis vers Machachi (une autre route difficile, mais nous avons vu plusieurs volcans couverts de neige sur cette route) et nous nous sommes dirigés vers le volcan actif Cotapaxi, la deuxième montagne de l'Équateur et peut-être le volcan actif le plus haut du monde (presque 6000 mètres). Nous avons cependent dû rebrousser chemin, une rivière remplie de pierres et avec un courant très rapide bloquant la route. Peut-être que le véhicule pourrait passer dans quatre pieds d'eau, mais nous n'avons pas pris de chance... Nous avons décidé de faire le circuit de Quilotoa, pour nous rendre jusqu'à la lagune du même nom. Nous avons rencontré une famille de Français extrêmement gentils, Éric, Patricia, Chloé et Léa Sergent, avec lesquels nous avons passé la soirée à boire du vin rouge du Chili et à échanger nos expériences. Il ventait vraiment fort à cet endroit, au point où Pierre n'a presque pas dormi de la nuit... Vendredi matin le 18 avril, nous sommes descendus jusqu'au cratère, et nous avons admiré la plus belle lagune que l'on puisse imaginer. Il ventait très fort, mais plus on descendait, et plus nous étions à l'abri! Après avoir exploré les plages, nous sommes remontés, et sur la route du retour, nous avons croisé deux Espagnols de l'ïle de Majorque, Cathy et Eusebio, deux cyclistes qui traversent l'Amérique du Sud et qui seront à Vancouver en octobre, pour repartir vers la Nouvelle-Zélande... C'est un peu à regret que nous avons quitté, mais nous avons dû retourner vers Pujili, parce que la route était fermée à cause des éboulements. La route pour nous rendre jusqu'à Quilatoa est la plus belle de l'Ecuador, une belle route d'asphalte, avec des vues époustouflantes. Les gens ici cultivent en terrasses, malgré la hauteur incroyable des montagnes, et les canyons, les chutes et les cascades se retrouvent en abondance. Nous n'étions pas trop déçus de la refaire à l'envers, et nous avons couché dans l'enceinte gardé de la mairie, refaite depuis le dernier tremblement de terre. Pour une fois, Pierre a très bien dormi. Pas de chiens, de coqs, d'autos, de vent, le calme plat! Ce matin, samedi le 19 avril, nous sommes à Saquisili, pour le marché très coloré, où les indigènes se promènent avec des ponchos rouges et des chapeaux de feutre noirs. Au plaisir!

13 avril 2008

Quito, Ecuador




Jeudi matin le 10 avril, nous avons visité l'église de Sangolqui et nous nous sommes arrêtés dans un café Internet... Puis en après-midi, nous avons filé vers Quito, la capitale, surtout pour apprécier son centre historique déclaré Patrimoine Mondial par l'Unesco il y a à peu près trente ans. Nous avons eu un peu de difficultés à trouver un camping. À l'hôtel Savoy Inn, ils demandaient trente dollars pour douze heures de stationnement, et dans les stationnements gardés, 1$ de l'heure... Nous avons finalement trouvé un parqueadero public qui chargeait seulement 15$ pour deux nuits de stationnement... Ici il faut prendre le tramway, ou l'autobus, ou le métro, surtout depuis que les principaux ronds-points se sont effondrés avec les pluies abondantes des dernières semaines. Je sais que cela fait bizarre, mais les pluies ici sont parfois diluviennes, les rivières sortent de leur lit, et les montagnes déboulent! Mais il n'y a pas de neige, sauf au sommet des volcans!

Vendredi, nous avons visité toutes les églises qui étaient ouvertes ici (il y en a plus de 40 seulement dans le centre historique), nous avons grimpé jusqu'au Pain de Sucre (Panecillo) où se trouve une énorme statue de la Vierge Dansante, et nous avons pris le tramway pour retourner à l'auto en raison de la pluie... Samedi matin, nous sommes retournés à l'église Compana de Jésus (7 tonnes d'or de fines sculptures recouvrent les murs et les plafonds voûtés), et nous en avons profité pour voir les églises qui étaient fermées lors de notre premier passage. Nous sommes montés plus haut que l'horloge de la basilique (des escaliers en fer très étroits et plus ou moins sécuritaires), et nous avons rencontré en cours de route une famille française (3 jeunes enfants) fort sympathique. Il faut croire que parfois, les hommes sont plus aventuriers que les femmes, parce que Madame attendait son mari qui lui grimpait... Après qu'il soit revenu sur ses pas (deux personnes ne peuvent grimper ensemble), nous avons continué notre escalade jusqu'au haut du clocher et nous avons vraiment apprécié les vues spectaculaires de la ville de Quito!

Puis nous nous sommes dépêchés de revenir au véhicule, car nous avions un rendez-vous avec Rodriguo et Elena Jacombe pour dîner. Cette rencontre fut très agréable, le dîner était vraiment délicieux... Leur maison se trouve près de l'ambassade de Hollande, à Cuyambe. Puis en soirée, nous sommes retournés admirer la ville de Quito illuminée, et les vues du haut du Café Pim's étaient tout simplement extraordinaires. Nous avons dégusté des empenadas au fromage, et une boisson alcoolique faite avec de la canelle, absolument délicieuse. La rue Calle de la Ronda nous a vraiment fait penser au Vieux-Québec, avec la Porte St-Jean, les pierres dans la rue, les musiciens et les petits cafés partout. Dimanche matin le 13 avril, après nos adieux à Rodriguo et Elena, nous sommes allés voir le jardin Botanique de Quito, qui contient plusieurs espèces d'orchidées, une forêt de cactus, et plusieurs arbres et fleurs de l'Ecuador. Nous nous sommes aussi arrêtés dans une librairie qui contient des livres anglais (ici, la plupart des livres sont espagnols, alors nous avons profité de l'occasion). Nous avons acheté un livre de Wilbur Smith, et finalement, nous sommes repartis vers Sangolqui, car nous devons faire vérifier nos freins demain à cet endroit, et notre rendez-vous est à 8 heures du matin. Un beau bonjour à la famille et aux amis!

10 avril 2008

Cuicacho, Cayambe, Castillo de Guachalan (secret bien gardé), Sagolqui




Dimanche le 30 mars, nous nous sommes rendus à la magnifique cascade de Peguche, qui coulait en abondance sans doute à cause de la saison de pluies… Nous ne sommes pas tellement affectés par la pluie cependant, sans doute parce que nous sommes dans les montagnes… Dans la Sierra il pleut un peu en fin de journée mais parfois beaucoup pendant la nuit. Et de toutes façons, avril est le dernier mois pour la saison des pluies ici en Ecuador! En soirée, nous nous sommes rendus à un hôtel non loin d’Ibarra pour y passer la nuit, et nous nous sommes aperçus que nous n’avions plus de propane, en raison d’une fuite dans le réservoir que nous n’avons pu détecter. Nous avions d’abord cru que l’opérateur du camion Congas qui nous avait rempli à Quito avait mal fermé la valve, et après une nuit mouvementée (les gens ici ont fait la fiesta jusqu’à cinq heures du matin), nous nous sommes rendus à nouveau lundi matin à la station de gaz Agip d’Ibarra. Après avoir effectué le remplissage de propane, nous nous sommes dirigés vers la lagune Cuicocha, dans la réserve écologique Cotacachi-Cayapas. Nous avons décidé de ne pas faire le sentier de 14 kilomètres autour du lac tout de suite, parce que nous ne nous sentions pas tellement bien. C’est la deuxième fois en Ecuador que nous prenons une crème glacée et que nous sommes malades. Nous ne mangeons jamais à l’extérieur, mais j’imagine que même pour la crème glacée, il faut faire attention… C’est peut-être que nous ne buvons jamais l’eau du robinet (nous achetons toujours notre eau en bouteille) et qu’ils lavent leurs machines avec l’eau non potable, je ne sais pas. J’imagine que leur système immunitaire est habitué à certaines choses! Mardi le 1er avril, nous avons décidé d’entreprendre une randonnée autour du lac, mais le gardien nous a prévenu que c’était dangereux, en raison d’une agression qui avait eu lieu il y a 3 semaines. Nous ne nous sommes donc pas aventurés trop loin, nous nous sommes seulement rendus au premier mirador. Il faut dire que Pierre avait encore la diarrhée et moi mal au coeur, alors nous avons jugé que ce serait plus sage. Nous avons cependant pu apercevoir le pic enneigé du volcan Cotacachi dans toute sa splendeur…

Nous avons passé une deuxième nuit à l’Hosteria Cuicacho (nous avons donné des cigares au gardien pour profiter de leur stationnement gardé), et le lendemain matin, mercredi le 2 avril, nous nous sommes dirigés vers Cotacachi, une belle petite ville coloniale. Nous voulions visiter les cascades de Cariacu, mais la route était vraiment trop mauvaise. Nous nous sommes ensuite rendus à Cayambe, mais la route pour le volcan étant exécrable, nous avons rebroussé chemin. Il faut dire que nous avons vu dans le journal que la route d’Urcuqui, que nous avions empruntée il y a quelques jours (dimanche de Pâques) pour nous rendre aux eaux thermales était maintenant fermée en raison d’un éboulement et d’une rivière ayant débordé de son lit… Cependant, à Cayambe nous avons trouvé un cordonnier qui a réparé mes bottes de montagne Armond d’Italie pour un dollar, et nous avons aussi acheté des fruits au marché. En après-midi, nous nous sommes arrêtés au Balneario y Canon El Pisque, un complexe d’eaux thermales au milieu d’un canyon, et nous avons décidé de nous arrêter pour la journée. L’endroit est magnifique, et les gens sont super gentils… Il faut dire que nous sommes très lents, puisque de la Colombie à Cayambe (l’endroit où se trouve les eaux thermales) il y a seulement 178 kilomètres! Mais nous aimons beaucoup l’Ecuador, et nous préférons que la saison des pluies soit terminée avant de nous rendre au Pérou… Comme notre visa est de 90 jours et que nous sommes entrés le 14 mars, nous ne sommes pas pressés…

Jeudi le 3 avril, nous nous sommes arrêtés sur la ligne de l’Equateur pour prendre quelques photos du monument, et nous avons continué vers le Castillo de Guachala, un endroit tout simplement magnifique qui n’est pas mentionné dans nos guides de voyage, et que nous avons découvert un peu par hasard, puisqu’il en était fait mention vaguement dans l’information touristique en espagnol que nous avions demandée à Cayambe. Ce château abandonné ressemble un peu au château de Hearst en Californie, avec énormément de statues plus grandes que nature: dieux et déessees de la Grèce Antique, chars romains, calèches et chevaux, tortues, paons, etc. Nous avons passé deux bonnes heures à tout visiter, et nous étions absolument seuls, si on fait exception des travailleurs qui vaquaient au loin à leurs occupations. Apparemment que le propriétaire a décidé de se construire un autre château ailleurs… Nous avons aussi visité le sanctuaire de la Vierge El Quinche, le plus beau que nous ayons vu jusqu’à présent, avec énormément d’or, de vitraux, de sculptures… Et finalement, nous avons entrepris de faire une superbe route de montagnes pour nous rendre jusqu’à Papallacta, la plus grande et la plus moderne station balnéaire d’Écuaor. Nous avons pris quelques photos du volcan enneigé Antisana, et nous avons aperçu de nombreuses cascades tout le long de la route. Nous sommes passés par la Cuerva de la Muerte (Courbe de la Mort, au-dessus de 4,000 mètres), et il faut dire que le véhicule a tenu le coup! Nous avons fait une excursion d’une demie-heure dans une forêt de bambous pour admirer plusieurs cascades qui descendaient de la montagne, puis nous avons campé près des eaux thermales de Papallacta, et nous avons aussi rencontré Washington, un guide avec une spécialisation en ornithologie (1,200 espèces d’oiseaux en Ecuador!) Il nous expliquait qu’il était un peu désolé que les prix fixés pour les étrangers soient 5 à 10 fois plus chers que ceux chargés aux locaux… Vendredi matin (4 avril), nous nous sommes arrêtés aux Aguas Thermales Jamanco (glissades d’eau, piscines d’eaux minérales à 40 degrés, douches chaudes). Nous avons tellement aimé que nous avons avons décidé de profiter des bains chauds et des magnifiques paysages extérieurs et de nous installer ici jusqu’au lendemain.

Samedi matin, nous nous sommes mis en route de bonne heure pour nous rendre jusqu’aux chutes de San Rafael, les plus hautes de l’Ecuador. Nous nous sommes arrêtés au chutes Magica du Rio Malo pour dîner, et il faut dire que nous avons été surpris par le débit d’eau élevé… Ces chutes sont vraiment impressionnantes! Sur la route, il y avait des dizaines de cascades très hautes, beaucoup d’orchidées et de bromelias, et des montagnes très hautes, puisque nous étions à l’intérieur d’un canyon longeant la rivière Quijos. Puis, après la chute San Rafael et le volcan Reventador, nous sommes entrés en territoire amazonien, et les paysages ont changé du tout au tout. Autant dans les montagnes c’était frais, autant c’était chaud et humide en Amazonie. Nous sommes passés par deux grosses villes pétrolières, Lago Agrio et Coca. Nous nous sommes d’ailleurs installés à Coca dans le stationnement d’un hôtel pour la nuit. Nous planifions retourner à Papallacta, au Centre Touristique Jamanco pour ce soir (dimanche le 6 avril), et nous devrions probablement aussi visiter Baeza aujourd’hui. Nous devons faire une route de terre de 95 kilomètres entre Loreta et Consanga, alors nous croisons nos doigts… Nous changerons certainement nos pneus en Ecuador, mais nous aimerions faire le plus de routes possibles ici avant… A part la Pan-Américaine, les routes ici sont souvent en piteux état… En tout cas, la route de Lita à Esmeraldas, et d’Esmeraldas à Santo Domingo de Colorado, était vraiment déplorable! Mais l’Ecuador est un pays où la nature est absolument extravagante, avec des arbres couverts de fleurs, de nombreux volcans, des rivières et des cascades en abondance, et une faune et une flore exceptionnelles! Nous n’avons pas vu d’anacondas (énormes serpents) encore, mais il paraît qu’il y en a plusieurs dans la jungle…

Nous avons nous arrêter dans une ‘vulcanizadora’ à Baeza pour faire réparer le pneu arrière gauche, à cause d’un clou… Puis nous sommes retournés à Papallacta, et nous avons encore une fois profité de ce lieu magique. Des piscines d’eau volcanique très chaudes, toutes à des températures différentes, et l’une d’elles à 45 degrés centigrades, mais aussi une piscine d’eau glacée! Ici les douches sont froides ou tempérées (il s’agit de l’eau qui se trouve dans les barils en haut des toits, alors si la nuit a été froide…), alors plonger dans l’eau chaude est un vrai plaisir! Mardi le 8 avril au matin, nous avons apprécié une dernière fois ce magnifique complexe aquatique au milieu de la nature, et nous sommes repartis vers Sangolqui, pour trouver une usine de gaz propane. On ne nous a pas laissé entrer à l’intérieur des enceintes fortifiées, seulement les camions de remplissage peuvent le faire. Mais on a finalement pu obtenir une adresse d’un ingénieur à San Rafael, MG Gaz, et nous avons rencontré Marco qui a analysé notre système. Il nous a dit que mêne s’il faisait la conversion, il faudrait changer de cylindre et de régulateur à chaque pays, mais finalement, nous avons décidé que ce serait plus pratique. Nous avons donc pris rendez-vous avec lui pour le lendemain matin. Et nous avons essayé de trouver des amortisseurs avant pour le véhicule, puis nous avons dû trouver un garage pour les installer. Pas de chance, les pièces ne faisaient pas. Le mécanicien a commandé de Quito, mais la livraison ne pouvait être que le lendemain… Mercredi le 9 avril, nous avons passé tout l’avant-midi chez MG Gaz de San Rafaël, et on nous a installé un réservoir de 15 kilos supplémentaires de propane qui devrait nous durer deux mois. Espérons que ce ne sera pas trop difficile de faire les changements selon les pays que nous traverserons! Dans l’après-midi, nous avons fait installer les amortisseurs avant et effectué le changement d’huile, pour 135$! Nous avons fait changer les freins avant il y a deux semaines à Ibarra, mais ce ne sont pas les bons freins, et le mécanicien pourrait les changer lundi prochain, parce que nous avons pris rendez-vous avec lui pour qu’il corrige l’alignement (nos pneus n’usent pas de manière égale) et qu’il examine les ball joints… Ici la main-d’oeuvre n’est pas dispendieuse, mais c’est un problème de trouver des pièces importées, surtout pour une Volkswagen Westfalia 1989! Après les travaux mécaniques, nous avons visité l’église Matriz de Sangolqui, et nous avons acheté un DVD pour 1.50$ (ici ils ne louent pas les vidéos, ils les vendent). Nous pensons retourner au magasin de vidéos pour nous approvisionner. Je voulais revoir Chronique d’une Mort Annoncée, un ancien film de Gabriel Garcia Marquez (écrivain célèbre de Colombie) que j’avais vu en 1989 je crois, mais il n’était pas disponible… Nous avons donc opté pour Michael Clayton, un film de Sydney Pollack avec Georges Clooney! Nous avons acheté dix autres films, nous nous ennuyons un peu des cinémas! Nous partons ce matin pour Quito (jeudi le 10 avril)… Au plaisir!

31 mars 2008

Otovalo, Ecuador




Vemdredi le 28 mars, à la suggestion d'un contracteur pour les cuisines et le gaz propane, nous nous sommes rendus chez Almacen Jacombe à Quito, et nous avons acheté pour plusieurs dizaines de dollars d'équipements servant à transvider le gaz d'une bouteille à l'autre ici en Ecuador. Puis nous nous sommes mis à la recherche d'un camion de gaz livrant aux hôtels et aux commerces, et après plusieurs téléphones et l'aide de Rodrigue Jacombe, nous avons enfin trouvé! Vraiment, le remplissage au propane ici n'est pas simple! Nous nous sommes ensuite dirigés vers Otavalo, afin d'être fins prêts pour le fameux marché du samedi! Nous avons surtout acheté des légumes samedi matin... Il y avait plusieurs indigènes en costumes, et des ergots de poulets énormes, entre autres choses! Tout le centre historique était fermé à la circulation, afin de permettre aux vendeurs d'occuper les rues... Nous nous sommes rendus ensuite à la cascade de Peguche, qui coulait à flots sans doute à cause de la saison des pluies.

Dimanche le 30 mars, nous sommes retournés à Ibarra afin de faire le marché et de magasiner un peu . A cause de la chaleur, ma caméra n'allait pas bien du tout, et après avoir essayé sans succès de la faire réparer ici en Ecuadeur, nous nous sommes finalement résolus à en acheter une autre, même si celle que j'avais acheté juste avant le voyage était encore sur la garantie...Au souper, nous nous sommes aperçus que nous n'avions plus de gaz propane, après deux jours seulement alors que normalement, nous faisons environ trois semaines sur un plein de propane... Et comble de malheur, nous nous étions installés pour la nuit à un hôtel sympathique, sauf que les gens ont fait la fiesta et ont dansé toute la nuit. Nous n'avons pa dormi du tout! Nous nous sommes rendus très tôt lundi matin à l'usine de propane d'Ibarra, et grâce à l'équipement que nous avions acheté, ils ont pu nous remplir, mais non sans avoir déconnecté tout leur équipement !

Nous avons essayé de déceler si nous avions une fuite, avec de l'eau savonneuse partout sur le réservoir et aussi à l'entrée du frigo et du poêle, sans succès... Peut-être que le gars du camion à Quito n'avait pas fermé suffisamment l'ouverture, nous verrons dans 3 jours!

Les sommets des volcans ici sont recouverts de neige, chose assez rare ici paraît-il! Nous retournerons à Quito dans les prochains jours pour visiter la ville... Bons baisers de l'Ecuador!

27 mars 2008

Litta, Esmeraldas, Mitad del Mundo, Ecuador



Ouf! Lundi le 24 mars, nous avons fait refaire les freins et les amortisseurs (seulement les freins avant et les amortisseurs arrière, puisque les garages d'Ibarra n'avaient pas les pièces nécessaires) et nous nous sommes mis en route vers San Lorenzo à la fin de l'après-midi, après avoir passé une heure à l'usine de propane d'Ibarra afin d'essayer de trouver une solution pour faire le plein de gaz propane pour la cuisine. Peine perdue, l'ingénieur nous a envoyé à la raffinerie d'Esmeraldas sur la côte du Pacifique, à 8 heures d'Ibarra... Nous avons campé à Salinas, au poste de police, et nous sommes repartis tôt le lendemain matin. Nous nous sommes arrêtés à Litta pour voir les 7 cascades, un site privé, et nous avons passé la nuit à cet endroit, puisque les guides étaient en congé et qu'il fallait absolument un guide... Le lendemain matin, nous sommes partis avec nos bottes de caoutchouc pour une randonnée qui devait durer cinq heures, mais je ne sais pas si les autres touristes sont plus lents que nous, cela nous a pris deux heures seulement... Nous étions aussi seulement tous les deux, puisque ce n'est pas la saison touristique ici (on peut voir les orchidées de août à septembre, et il pleut beaucoup d'octobre à juillet). L'Ecuador est un peu compliqué pour les saisons, parce que la jungle, la côte et la sierra ont des saisons des pluies à des temps différents... Don, mercredi le 26, après notre visite des cascades, nous nous sommes mis en route pour Esmeraldas, car nous n'avons plus de propane... La route avant Litta était extraordinaire, des canyons, des gorges, des cascades, une route de montagnes russes, mais très belle... Mais la route vers la côte du Pacifique, après Litta, était tout simplement exécrable, vraiment difficile... Arrivés à Esmeraldas, aucune chance avec la raffinerie de pétrole, ils nous renvoient à Quito où ils nous suggèrent d'acheter un adapteur pour le propane. Nous nous dirigeons vers Quito en passant par Santo Domingo, et un journal nous indique que la route n'est pas recommandée, qu'elle est en très mauvais état! Après la route entre San Lorenzo et Esmeraldas, je ne croyais pas voir pire! Mais if faut croire que tout est possible ici! Nous avons campé au poste de police de Quininde, au milieu des poules et le long d'une route très passante, mais il paraît que c'était le seul endroit sécuritaire.... Ce matin, jeudi le 27 mars. nous sommes repartis vers Quito et nous nous sommes arrêtés pour midi à Mitad del Mundo, où nous avons visité le Museo Solar Int An. C'est amusant de mettre un pied à l'hémishpère nord et l'autre au sud! Le guide a fait plusieurs démonstrations: l'eau s'écoule dans un tourbillon dans le sens des aiguilles d'une montre dans l'hémisphère nord et dans le sens contraire pour l'hémisphère sud. Il nous a aussi dit que le site officiel de l'équateur était erroné, et qu'avec les GPS, leur site était vraiment le milieu du monde... Il y avait aussi plusieurs animaux de la forêt tropicale: anacondas, armadillos, singes, caïmans, etc... Et naturellement, des têtes de morts miniaturisées au moyen d'une technique secrète par des tribus d'indigènes vivant tout près ( il y a longtemps il faut dire)... Puis nous nous sommes rendus au site officiel du Milieu du Monde, qui lui est plus gigantesque, mais moins passionnant et plus touristique... Nous devrions arriver à Quito demain. Gardons les doigts croisés pour le propane!

23 mars 2008

Volcan Cubilche, Ecuador



Mercredi le 19 mars, après avoir exploré le quartier historique d'Ibarra (nous avons goûté aux glaces de Paila, entre autres choses) puis nous nous sommes rendus au Mirador San Miguel, une énorme statue de l'archange Saint Michel, avec des escaliers à l'intérieur pour admirer la région de haut. Nous avons décidé de continuer vers un autre mirador encore plus haut, Estelli, et nous avons grimpé plus haut que les nuages mais le véhicule était un peu essouflé... Nous nous sommes arrêtés à l'hôtel Estelli, d'où la vue de la ville d'Ibarra était absolument magnifique!

Jeudi le 20 mars, nous avons fait effectuer une mise au point mécanique (filtreur à essence 35$ U.S et main-d'oeuvre 25$ + 8$ pour huile à transmission), et nous sommes retournés camper à la lagune Yahuarcocha, dans le stationnement d'un très bel hôtel (El Conquistador) appartenant à un Écuadorien ayant vécu plus de 30 ans aux U.S.A. Vendredi le 21 mars 2008, nous nous sommes rendus aux Aguas Thermales près de Urucqui, après avoir assisté à la procession dans le village. Les gens ici font le chemin de croix avec 14 stations pour le Vendredi Saint, et plusieurs hommes tirent les chars de procession tout le long du parcours. Puis comme il y avait beaucoup de monde, nous avons choisis de nous rendre à Esperanza, un petit village agricole à 10 kilomètres d'Ibarra par une route de pierres rondes assez étroite... Arrivés au village, on nous a proposé de camper sur le terrain de stationnement de l'église. Par contre, comme il y avait du volley-ball toute la soirée, après avoir soupé nous avons décidé de changer d'endroit, et finalement, nous nous sommes installés sur le bord de la rue principale du village, mais il y a eu du traffic toute la nuit, des bruits de klaxons, etc. Samedi matin, nous avons décidé d'entreprendre la montée du volcan Cubilche, d'un hauteur approximative de 2,900 mètres. On nous a proposé de prendre un guide pour 30$, parce qu'apparemment il y a plusieurs sentiers et les gens se perdent facilement, mais nous avons décliné. D'en bas, cela semblait facile, mais nous avons eu beaucoup de difficultés à trouver le sentier conduisant au sommet, et les herbes hautes de cinq pieds rendaient la montée difficile. Nous sommes finalement arrivés au sommet, et nous avons pu admirer le Lago San Pablo, et quatre autres lagunes formés par les cratères, ainsi que les villes d'Otovalo et d'Ibarra. Nous nous étions mis en route à 8 heures 30 du matin, et nous sommes retournés au véhicule vers 16 heures, heureux de notre journée... Nous avions stationné le véhicule chez un fermier de l'endroit, et nous avons décidé de ne pas bouger pour la nuit, puisque nous étions je dois l'avouer, un peu fatigués... Dimanche le 23, pour Pâques, nous ferons un autre marché à Ibarra, puis nous nous dirigerons vers Cotacachi. Il se pourrait que nous retournions lundi à Ibarra, parce que nous devons faire refaire les freins. Il y a tellement de routes de montagnes ici en Ecuador, mais les paysages sont sublimes! Joyeuses Pâques à tout le monde!

19 mars 2008

Ibarra, Ecuador (Bernard & Gabriela)


Après Gruta La Paz, nous nous sommes dirigés dimanche le 16 mars vers Ibarra. Nous nous sommes arrêtés pour faire un marché au SuperMaxi, tout une différence avec les petites tiendas auxquelles nous étions habitués! Nous avons rencontré un autre canadien, Bernard von Graeve, qui nous a invité chez lui à sa ferme, à quelques kilomètres d’Ibarra. Nous sommes restés chez lui deux jours! Il y a deux volcans qui entourent sa propriété, des fleurs partout, un jardin d’eau, etc. Il élève des moutons africains… Plusieurs personnes travaillent pour lui, et il nous disait qu’il y a deux ans, les salaires étaient de 50$ par mois, alors que maintenant, il doit payer ses employés autour de 200$ par mois! Lundi soir, nous avons soupé avec lui et sa femme Grabriela, ainsi qu’Alfonso et Martha, 2 Ecuadoriens très spéciaux qui ont vécu aux U.S.A, et Ian, qui était en congé pour le mariage d’un ami Écuadorien, mais qui demeure au Colorado et travaille chez Re-Max du côté international (il voyage souvent par affaires dans tous les pays du monde). Bernard possède plusieurs propriétés, et il nous a fait visiter la maison juste à côté de la sienne, une superbe demeure! Mais comme nous voulons poursuivre notre voyage avant de nous établir quelque part… On ne sait jamais, peut-être lorsque notre voyage sera terminé dans quelques années…

Mardi le 18 mars, nous sommes retournés au centre d’Ibarra, et nous avons commandé un pare-brise, qui sera manufacturé dans quelques jours… Nous sommes aussi retournés au centre d’achats, et Pierre a fait réparer ses verres chez un opticien, et il a regardé la marchandise chez Sports Experts (un des dobermans de Bernard a déchiré ses pantalons)… Il y avait aussi un magasin style Réno-Dépôt dans le centre d’achats, et Pierre s’en est donné à coeur joie! Nous avons couché à la marina noin loin de là, et le len demain, le 19 mars, nous avons visité le centre historique d’Ibarra (églises, cathédrales, musées). Le bureau touristique offre plusieurs cartes, et même un CD permettant de visionner les sites à visiter! Nous aimons beaucoup la Sierra, où il ne pleut à peu près jamais, alors que sur la côte, c’est la saison des pluies présentement, et tout est inondé! Il se pourrait que nous allions jusqu’à Quito, et que nous réservions la côte pour un peu plus tard… Nous sommes chanceux de pouvoir modifier nos plans ainsi, nous n’avons aucune contrainte de temps, nous devons seulement nous ajuster selon la température. Un beau bonjour à tout le monde!

16 mars 2008

Popoyan Las Lajas et Gruta La Paz




Lundi le 10 mars 2008, nous avons filé vers Popayan, après avoir mangé des crêpes aux fraises pour déjeuner. Nous avons stationné le véhicule dans un parqueadaro (4000 pesos), et nous avons décidé d’explorer à pied le centre historique de la ville pour la journée. Cette ville est vraiment magnifique, et elle compte au moins 12 superbe églises. Nous avons aussi marché jusqu’au sommet El Morro del Tulcan, d’où nous avons pu admirer toute la ville. Pour dîner, nous nous sommes arrêtés dans un petit restaurant typique, où nous nous sommes régalés de Papas Rellenas (sorte de grosses pommes de terres bourrées de poulet, d’oeuf, de riz et de fromage, et frites). Nous avons visité l’Universidad de Cauca , et admiré la fresque Paraninfos, qui se trouve sur le mur du théâtre, et qui représente l’histoire de Popayan. Tous les bâtiments sont faits de pierres et recouverts de stucco blanc, avec des balcons parsemés de fleurs et des fenêtres recouvertes de fer forgé noir et or, et l’architecture est typiquement espagnole. Nous avons aussi marché jusqu’au Puente de la Custodia, construit en 1713, pour permettre aux prêtres de traverser la rivière afin d’apporter aux malades et aux pauvres les services évangéliques. De plus, ce pont a été aussi utilisé par Bolivar lors de sa marche pour libérer le Vénézuéla et la Colombie.

La température est très fraîche, puisque nous sommes très haut ici, les gens sont serviables et souriants, tout est calme, Popoyan est une très belle ville! Nous nous sommes informés auprès de la police touristique et d’une agence de voyage pour la sécurité à San Augustin, et aussi pour l’état des routes. Nous avions parlé à des militaires et à des policiers hier et ce matin, et ils nous avaient dit qu’il était dangereux de nous rendre à Tierraendentro, Puracé et San Augustin. On nous a cependant assuré qu’il n’y avait plus de problème de sécurité, étant donné qu’il n’y a pas eu d’enlèvement depuis 4 ans à ces endroits, mais qu’ils ne recommandaient pas aux touristes américains de s’y rendre. Nous ne sommes pas américains, mais vu l’état exécrable de la piste (7 heures pour 140 kilomètres, et des nids de poule et des dos d’ânes partout), nous avons finalement décidé d’oublier San Augustin, un site archéologique un peu comparable à l’île de Pâques avec ses immenses statues funéraires. Quant à Tierraendentro, il paraît qu’il s’agit de monuments funéraires construits au sommet de la Cordilière des Andes. Cela ressemble un peu à des trous en ligne droite sur le sommet de la montagne, sauf qu’il s’agit de spirales descendant dans la pierre. Les chefs indigènes se faisaient construire des sarcophages qui étaient ensuite disposés dans des chambres rondes, et l’escalier de pierre en spirale en permettait l’accès. Il est préférable d’emprunter les routes de terre à la saison sèche, et comme les pluies sont déjà commencées, nous avons décidé, après avoir tergiversé quelque peu, de continuer notre route par la panaméricaine. La pluie en fin d’après-midi était torrentielle, et des cascades coulaient partout le long des falaises sur le bord de la route. À certains endroits, la rue était inondée. Les routes de montagnes sont très belles, mais avec la pluie, elles deviennent dangereuses! Nous nous sommes finalement arrêtés pour souper dans une station-service à deux heures avant Pasto, et nous avons décidé de ne pas continuer plus loin.

Mardi le 11 mars, nous nous sommes dirigés vers Pasto. La route est souvent pleine de trous, mais les paysages sont extraordinaires! Les Andes sont des montagnes absolument superbes, toutes vertes, avec des pics extrêment hauts, et des rivières remplies de cascades se faufilent tout en bas! Il nous a fallu trois heures et demie pour faire 130 kilomètres, et le véhicule a eu vraiment chaud. Mais les vues étaient à couper le souffle!

Nous nous sommes arrêtés pour dîner au Centro Ambiental Chimayoy, une sorte de parc écologique au pied du volcan Galeras, avec des jardins, une rivière, un terrain de jeux, un mirador, etc. Nous avons fait les sentiers naturels, et nous avons décidé de nous installer pour la soirée. Ce n’est pas tous les jours que nous pouvons coucher au pied d’un volcan actif (dernière éruption janvier 2008), alors nous avons décidé d’en profiter!

Mercredi le 12 mars, nous avons marché dans le centre historique de Pasto, et nous avons visité plusieurs églises, toutes plus belles les unes que les autres! Nous avons aussi admiré le Musée de l’Or de Pasto, situé dans la Banque de la République. À cet endroit, nous avons pu visionner un vidéo sur le carnaval de Pasto, qui semblait tout aussi impressionnant que celui de Baranquilla (au nord du pays), puis nous avons fait un peu de magasinage. Pierre en a profité pour acheter des cigares, et il me manquait aussi quelques articles d’épicerie… Dans l’après-midi, nous nous sommes rendus compte qu’une fumée très épaisse s’échappait de l’arrière du véhicule. Un mécanicien s’est arrêté pour nous aider, et après examen, il nous a dit que le tuyau de refroidissement était percé et qu’il devait être soudé. Lorsqu’il a enlevé la pièce, nous avons bien vu le trou dont il parlait… Il nous a demandé 40,000 pesos pour la soudure, et il est parti avec le morceau et l’argent. Au bout de deux heures, il est revenu (ouf!) avec la pièce rafistolée, et cela nous a coûté un autre 50,000 pesos pour son temps. Le tout équivaut à environ 50 dollars… Bien sûr, il nous a chargé un peu plus cher que le taux horaire pour le travail mécanique en Colombie, puisque nous avions fait réparé un pneu pour 5000 pesos avant, et qu’un autre mécanicien qui avait changé un tuyau demandait 10,000 pesos pour deux heures. Mais nous n’avions pas tellement le choix, car le véhicule ne pouvait être conduit dans cet état, et finalement, nous étions heureux de ne pas avoir eu à nous faire remorquer ni à attendre…

Nous avons décidé de camper un peu en sortant de Pasto, au restaurant Carbon Parilla, qui comporte des grilles de fer forgées qui sont fermées la nuit. Malheureusement, le lendemain matin, le propriétaire était sorti faire des courses et nous étions embarricadés à l’intérieur… Heureusement, il est revenu quinze minutes plus tard (nous pensions devoir attendre jusqu’à midi, puisque le restaurant ouvre pour le lunch). Et nous avons remarqué avec plaisir que la cime du fameux volcan Galeras était couverte de neige! On nous a dit que ce n’était pas arrivé depuis quinze ans!

Nous nous sommes ensuite dirigés vers Ipiales, et un éboulement ayant eu lieu durant la nuit, le trafic était considérablement ralenti… Nous avons pu voir une roche énorme qui a complètement détruit les pompes de la station-service, et les travailleurs qui s’activaient pour dégager les pierres de la route. Nous avons aussi remarqué de nombreuses chutes et cascades d’eau coulant le long des montagnes. Vraiment, cette route est spectaculaire, mais un peu dangereuse! En après-midi, nous nous sommes arrêtés à Las Lajas, un lieu de pélerinage que les Colombiens vénèrent particulièrement. Il paraît qu’il y a plus de plaques indiquant les miracles qu’à Lourdes à cet endroit... Le sanctuaire est une église néo-gothique construite sur un pont enjambant une gorge spectaculaire où coule une rivière tumultueuse. L’église est construite de façon à ce que l’autel principal soit adossé au roc. Vraiment, c’est assez spécial! Nous avons campé dans le stationnement menant au sanctuaire, et une famille de l’Écuador en pélerinage ici a aussi élu domicile à cet endroit, mais ils semblaient un peu craintifs à l’idée d’être en Colombie…

Vendredi le 14 mars, après avoir déjeûné nous nous sommes dirigés vers l’Écuador. Nous avons été agréablement surpris, car nous avons traversé la frontière en quelques minutes (importation temporaire du véhicule à la douane et étampes dans nos passeports à l’immigration, avec 90 jours pour visiter le pays, qui est deux fois plus petit que la France).

Nous avons remarqué dans les stations-services que le prix de la gazoline affiché est de 1.48$ le gallon! Nous sommes passés assez vite à Tulcan, la ville-frontière, et nous nous sommes arrêtés à San Gabriel, pour voir la spectaculaire chute Pulaz. Puis nous avons continué vers La Paz, car notre guide Footprint parlait d’une grotte à cet endroit. La route pour s’y rendre était absolument magnifique: cultures en terrasses, locaux habillés avec des chapeux et des ponchos (un peu comme au Pérou), route de pierres rondes anciennes, et chutes très hautes! Quelle ne fut pas notre surprise lorsque nous sommes arrivés à La Paz, et que nous nous sommes rendus compte que la grotte abritait une rivière et une église! Après avoir marché dans le village et visité la grotte, nous nous sommes rendus aux piscines d’eaux thermales et nous avons profité de la température délicieuse de l’eau. Une des piscines est fermé pour cause d’entretien, en préparation de la fête de Pâques, mais elle devrait être ouverte demain matin. Nous avons décidé de camper ici , puisque l’endroit est tellement beau… Je pense très fort aux amis(es) et à la famille. Un beau bonjour à chacun et chacune!

10 mars 2008

Manizales, Lago Calima, Cali: Colombie



Jeudi le 6 mars, nous partons vers Manizales, une ville un peu plus grande, afin de faire le plein de gaz propane pour le véhicule. Il a fallu insister pour qu’ils acceptent de faire le plein à l’usine, parce qu’ils ne vendent pas aux particuliers… Ils ont tout de même fini par accepter! Heureusement, car comme nous n’avons pas le même format de bonbonne qu’on trouve en ici Colombie, il aurait été impossible pour nous de nous servir de la cuisinière et du réfrégirateur! Nous voulions visiter le musée de l’Or, mais il était fermé, et pour les cafés Internet, il n’était pas possible de brancher mon portable pour une raison que j’ignore… Une manifestation syndicaliste au carré principal, la pluie et les tarifs exagérés des stationnements ont sapé notre moral, et nous avons continué vers Santa Rosa de Cabal, pour nous rendres aux bains thermaux. L’endroit est fantastique, la chute fait à peu près 170 mètres de haut, et l’endroit est vraiment touristique. Le tarif est élevé pour la Colombie, environ 12 dollars américains par personne pour utiliser la piscine. Nous avons demandé la permission de nous stationner dans le parking de l’hôtel pour la nuit, et une dame à la réception nous a dit que le tarif était à notre discrétion, sous forme de pourboire. Quelle ne fut pas notre surprise lorsqu’un gardien nous a réveillé à minuit, en nous disant qu’il fallait prendre une chambre à l’hôtel ou évacuer les lieux! Je suis retournée à la réception de l’hôtel, mais il n’y avait personne, et le gardien demandait 100,000 pesos (50 dollars américains environ). Comme nous ne voulions pas conduire de nuit en Colombie ni payer le montant demandé pour un stationnement, nous avons décidé de franchir la barrière de l’hôtel, et de nous garer juste en avant! Le lendemain matin, nous avons croisé des paons sur la route, et nous sommes repartis vers Salento, un petit village avec un chemin de croix de 14 stations en montagne (environ 250 marches), avec une vue fantastique de la vallée Cocora. Nous avons fait réparé le pneu arrière à Arménia (un petit clou qui causait une perte d’air), puis nous nous sommes arrêtés à Buga pour voir la Basilica Milagroso (Basilique des Miracles). Nous avons visité la Réserve Naturelle Yocoto, et nous avons marché sur les sentiers dans la nature; nous avons pu admiré un gros papillon Morpho bleu qui voltigeait tout près de nous, une grenouille vénéneuse, des fourmis et des lianes gigantesques. Notre guide était un scientifique, et il n’a pas voulu accepter d’argent, ce qui est rare en Colombie! Finalement, nous nous sommes rendus au Lago Calima, un réservoir énorme, et après avoir cherché longtemps, nous nous sommes arrêtés pour la nuit sur le bord du lac, au camping municipal. Samedi le 8 mars, nous avons décidé de faire le grand ménage du véhicule, et de profiter de la proximité de l’eau pour faire le lavage de nos vêtements et de notre “Westcargot”. Nous avons lavé le panneau solaire, ciré le véhicule, et nous nous sommes baignés, naturellement! Nous avons décidé de rester une journée de plus, pour ne repartir que dimanche le 9 mars. En raison d’un triathlon, toutes les rues étaient fermées à la circulation, alors nous avons marché jusqu’au village pour visiter le musée archéologique Calima, qui contient plusieurs pièces de poterie indigène de la culture pré-hispanique. Après avoir visité l’église et fait le tour de la petite ville, nous sommes retournés au véhicule et nous avons attendu patiemment que le triathlon soit terminé. Nous avons ensuite poursuivi vers la cascade Louisa Maria d’Espana, puis nous nous sommes rendus à Cali. Toutes les églises étaient fermées (dimanche) et près du centre historique, des drogués se piquaient et les rues étaient vraiment mal famées. Nous avons donc décidé de continuer notre route, et finalement, nous nous sommes arrêtés à côté d’un motel-restaurant, un peu avant Popyan, avec l’armée en face, question sécurité!

Bogota, Rio Claro et Medellin, Colombie



Nous avons aimé Bogota, une ville fraîche juchée dans les montagnes, avec 8 millions d’habitants, et des églises et des cathédrales à n’en plus finir! Il y en a qui étaient tapissées de toiles de maîtres espagnols et recouvertes d’or, et d’autres qui étaient remplies de colonnes de marbre; l’église San Carmen était même ornée de merveilleux vitraux provenant de la Suisse! La Plaza Bolivar était envahie par les pigeons, et l’architecture des bâtiments du centre historique était remarquable! Nous avons aimé le musée de Botéro, un peintre et sculpteur fort populaire de Colombie, et bien sûr, le musée de l’or nous a ravis!

Nous nous sommes ensuite dirigés vers Rio Claro (samedi le 1er mars), tout près de Puerto Triunfo, et nous nous sommes installés au terrain de camping en bordure de la rivière. Nous y avons rencontré Hector, Moniqua, et leur fils Camillo, et dimanche matin nous sommes partis avec eux pour faire une randonnée le long de la rivière. Il faut dire que cette rivière creuse des murs de marbre blanc, et que les paysages sont tout simplement magnifiques. Nous avons aperçu des papillons énormes (Morpho bleu), et bien sûr des canaris, des perroquets, et des poissons argentés. Il y avait plusieurs cascades, une chute, des cavernes… Nous avons marché jusqu’à l’endroit appelé Bouche du Caïman, puis nous avons rebroussé chemin, car Monika était fatiguée. Il paraît qu’au bout de ce sentier se trouve une chute de dix mètres, mais comme les conditions sont particulièrement difficiles, nous avons décidé de ne pas continuer. La plupart des visiteurs ne s’aventurent pas plus loin que la première chute, alors que nous avons poursuivi beaucoup plus loin! L’eau de la rivière était vraiment très claire, et nous nous sommes baignés plusieurs fois. Les oiseaux, les papillons, le chant des cigales, la jungle: tout ici est magnifique, mais cependant, il y a quatre ans, l’endroit était jugé dangereux parce qu’occupé par les narco-traficants et les guérillas…

Dimanche soir, nous étions seuls au camping, car après avoir perçu notre paiement, le gardien est reparti, et tout le monde avait déjà quitté un peu plus tôt dans l’après-midi. Après le souper, un voleur est venu prendre du métal (bancs, poutres etc.) et Pierre a jugé que ce serait plus sage de décamper, même si nous avions payé pour la nuit. Nous avons finalement élu domicile à l’hôtel El Refugio, où nous avons profité encore une fois de la rivière et des paysages magnifiques! Pierre a bien signalé le vol à l’armée, mais il semble que cela ne les concernait pas tellement…

Lundi le 3 mars, nous avons poursuivi vers Marinella (nous y avons fait la rencontre de cinq jeunes hommes sympathiques qui nous ont offert du café alors que nous admirions les cascades le long de la route), et nous avons visité El Penol de Guatapé, un monolithe de granit haut de deux cents mètres, comportant 649 marches que nous avons bien sûr grimpées! Nous y avons rencontré un Canadien de Victoria, qui venait d’épouser une Columbienne installée en Colombie-Britannique! Elle n’était pas revenue en Colombie depuis 6 ans, et trouvait que tout avait bien changé… Du haut de El Penol nous pouvions apercevoir des réservoirs d’eau à perte de vue. Les gens se sont construits des maisons de villégiature sur le bord de l’eau, et il y a beaucoup de marinas et de pêche sportive ici! L’endroit est tellement beau que nous avons décidé de nous y installer, malgré les avis peu encourageants des gens de l’endroit et de la dame Columbienne-Canadienne… Il a plu durant la nuit, et nous sommes repartis le lendemain matin, sans aucun problème!

Mardi le 4 mars, nous étions en route pour Medellin. Nous avons visité les églises le long de la route, et nous en avons aussi profité pour arrêter prendre une pâtisserie à la goyave dans une panaderia de la Ceja. Puis nous avons dîné en bordure d’une chute aussi belle que les Chutes Montmorency de Québec! Nous avons continué vers Santa Fé de Antioche, et les éboulements le long de la route nous ont un peu retardé, mais finalement, nous avons pu admirer cette ville historique qui était autrefois la capitale de l’état Antioche, avant que Medellin ne la détrône! Nous avons couché au Puente Occidente, et Pierre a dormi comme un loir, lui qui ne dort habituellement pas très bien en Colombie, avec toutes les rumeurs qui courent…

Mercredi le 5 mars, la belle et frustrante Medellin! Nous avons fait un gros marché au centre-ville, et nous avons aussi pu dénicher un filtre à l’huile pour le véhicule. Les Westfalia ne sont définitivement pas très en vogue ici. Pour une raison que je ne m’explique pas, cette ville immense, où il est difficile de stationner, ne nous a pas accrochés. Un prêcheur est venu nous demander de prier avec lui, et comme nous ne voulions pas l’insulter, nous avons tout bonnement acceptés. Il nous a demandé de répéter après lui que nous étions des pécheurs et que nous nous repentions, etc… J’ai failli éclater de rire, et nous avons finalement décider de ne pas nous éterniser ici… Nous avons eu un peu de difficultés à sortir de la ville, il y a des ronds-points partout ici et il faut souvent faire demi-tour pour arriver à l’endroit voulu. Mais finalement, nous avons pris la route pour Santa Barbara et La Pintada, et nous avons déniché un très bel hôtel loin de la route principale, avec une immense piscine et une vue superbe! Les villages très touristiques sont définitivement plus chers, mais le marchandage semble faire l’affaire de tout le monde, alors pourquoi pas! J’ai un petit pincement au coeur en pensant que notre carte de touriste ne nous donne que deux autres semaines pour finaliser notre visite en Colombie, mais c’est peut-être mieux ainsi, car nous devons penser à la saison des pluies qui s’en vient à grands pas (avril)! De belles pensés pour les amis et la famille! Ciao!

29 février 2008

Cathédrale Sel,eLaguna Guatavita & Bogota




Nous sommes partis du Lac Esquile et nous avons filé vers Zipaquara pour visiter la Cathédrale de Sel. Quelle merveille! Imaginez, une cathédrale souterraine creusée dans les galeries de la mine de sel, avec 14 stations (le chemin de la croix), des autels, des fonds baptismaux et des statues de sel (quelques-unes en pierre, car il est difficile de sculpter de fins détails dans le sel). Cette cathédrale toute blanche est absolument à ne pas manquer si jamais vous visitez la Colombie. Il nous a fallu presque deux heures pour tout découvrir! Nous avions une guide qui avait étudié le français à l'Alliance Française de Bogota, une dame charmante...

Ensuite, nous nous sommes dirigés vers la Lagune Guatavita, fameuse pour sa légende d'El Dorado. Le guide parlait anglais, et il nous a appris que les espagnols ont puisé dans la lagune la moitié de l'or (au moins 100 tonnes) qu'ils ont envoyé à l'Espagne! Nous avons campé devant un champ de lavande en face du site. Le gardien de nuit nous a offert du café, et nous avons passé une nuit super tranquille, car il n'y a plus de route après le site de la lagune (pour se rendre à la lagune, il faut emprunter une horrible route de terre, et le chemin arrête à l'entrée du site).

Jeudi le 28 février, nous avons poursuivi vers Bogota! Une ville de huit millions d'habitants, très moderne, très belle, mais il nous a fallu au moins une heure pour nous rendre au quartier Candeleria, l'endroit où sont situés la plupart des monuments historiques. Nous avons marché dans la ville de treize heures à 18 heures, et nous n'avions vu qu'une petite partie de ce qu'il y a à voir ici... Premièrement, nous nous sommes rendus à la Plaza Bolivar, et nous avons visité le musée de Botéro, ce peintre et sculpteur né à Medellin en 1932, celui-là même qui peint de gigantesques personnes, je devrais dire des personnes plus grasses que nature. Ensuite, nous avons visité les églises, et je vous jure qu'il y en a ici à Bogota, et je dois ajouter qu'elles sont magnifiques, très décorées et très riches. Nous avons décidé de rester une journée de plus dans cette ville, car nous voulions absolument voir le Musée de l'Or. Vendredi le 29, nous avons visité d'autres églises que nous avions manqué (Iglesia del Carmen, extraordinaire!) puis nous avons joint un groupe pour visiter le musée de l'Or. La guide était excellente, et nous avons admiré des sculpturs d'or pré-hispaniques de toute beauté... Nous avons rencontré des gens de la Pennsylvanie qui font un trajet inverse au nôtre, mais en avion. Il y a des policiers et des soldats partout ici, car nous sommes très près du Sénat. Notre véhicule a même été inspecté avec un miroir au cas où quelqu'un aurait eu l'idée d'y placer une bombe! Mais les soldats, les policiers et les gardes sont extrêmement gentils, et ils sont là pour assurer la sécurité des gens. Bogata est définitivement une destination à ne pas manquer!