26 août 2008

Bloquéos autour de Sucre en Bolivie...

Nous pensions pouvoir quitter Sucre dimanche, le 24 août, mais nous sommes aujourd’hui mardi le 26, et rien ne semble vouloir bouger. Il y a eu des négociations hier en fin de journée, mais il semble que cela n’a rien donné. C’est d’autant plus dramatique puisque les manifestants vendent des vivres aux magasins, et la population de Sucre est moins affectée par ce bloquéo car les gens peuvent continuer à se procurer de la nourriture. Pour l’essence, les stations s’approisionnent grâce aux oléoducs souterrains, alors il n’y a pas de pénurie. Nous lisons, nous nous promenons dans la ville, nous regardons des DVD (des films ou des concerts), bref nous nous la coulons douce! On nous a dit que le bloquéo pourrait durer un mois, alors nous attendons patiemment, nous ne pouvons rien faire d’autre. Mais nous avons hâte de quitter la Bolivie!

23 août 2008

Coincés à Sucre en Bolivie!

Lundi le 11 août, après avoir mis deux heures pour trouver un bidon d’essence en prévision du Salar d’Uyuni, nous sommes partis de La Paz vers Oruro. Lorsque nous sommes arrivés dans la ville, nous nous sommes rendus à la Casa de la Cultura Simon Patino. Ce dernier fut à son époque l’homme le plus riche du monde. Ce Bolivien né à Cochabamba et issu d’une famille pauvre aimait particulièrement les objets d’arts, les meubles et les instruments de musique européens. Il était propriétaire de plusieurs mines, et il a fait sa fortune grâce à l’étain. La maison où il a vécu avant d’émigrer en Europe (les mineurs se sont révoltés) est encore aujourd’hui très bien conservée. Nous avons admiré orgues, Stradivarius (violon), gramophones, meubles de l’époque Louis XV, tableaux et bien sûr, les immenses poêles de fonte et de céramique allemands! Nous avons aussi visité le Sanctuario de Socovan (il y a une mine dans l’église!), le phare (même s’il n’y a aucun océan en vue), et la place centrale. Nous avons choisi un stationnement gardé pour dormir, et nous avons quitté la ville mardi matin. Le 12 août, nous nous sommes rendus au balneario d’eaux thermales de Tarapaya, et nous avons tellement aimé l’endroit que nous avons décidé d’y rester pour la nuit… Mercredi le 13 août, nous sommes entrés à Pototsi, la ville détenant la plus haute altitude au monde, 4,100 mètres! Avec le vent, c’était vraiment froid. Nous avons d’abord visité la Casa de la Moneda (Maison de la Monnaie), le plus beau musée de toute la Bolivie. La visite guidée, en français s’il vous plaît, dure deux heures, et j’imagine qu’on pourrait passer encore plus de temps tellement il y a de choses à voir à cet endroit. On voit bien sûr les instruments pour frapper les pièces de monnaie, les machines où étaient insérés les lingots dé’argent actionnés par des mulets (qui ne survivaient pas plus de six). On voit aussi les fonderies opérées par les criminels (tempéraure ambiante de 450 degrés Fareinheit et vapeurs de mercure et d’arsenic emplissant l’atmosphère, alors les gens ne survivaient pas très lon gtemps) Certaines salles contenaient des objets d’argent ciselés (ostensoirs, calices, lampes, ustensiles de cuisine, candélabres et animaus sculptés); il y avait aussi des salles de minéralogie, d’archéologie (momies, squelettes de baleines, arbre généalogiques basé sur la Bible), une locomotive servant au transport de l’argent, des tableaux racontant l’histoire de la ville et de la montagne qui contient la mine (Cerro Rico), bref, vraiment intéressant. Il y avait plusieurs Français dans notre groupe, et aussi deux personnes de Montréal. Deux Français de Grenoble nous ont donné des tuyaux pour le Salar d’Uyuni, et ils nous ont assuré qu’il était impossible de faire le Sud Lipez sans GPS et sans jeep 4X4. Ils nous ont aussi mentionné que la température, la nuit, descendait à 20 degrés Centigrade sous zéro… Le couple de Montréal avaient fait le salar avec une agence, et ils ont eu plusieurs ennuis avec la voiture (crevaison, problèmes mécaniques, etc.) Ils avaient visités 12 agences avant de faire leur choix. Ils ont aussi rencontré un autre jeep dont le conducteur était ivre, et un des voyageurs a donc conduit pendant la majeure partie du trajet. Apparemment que 20 touristes sont morts l’an passé sur les routes d’Uyuni… Pas vraiment rassurant.. Nous sommes ensuite montés à la Torre de la Compana de Jésus, d’où nous avons admiré la ville. Aprés le dîner, nous avons marché à travers les rues coloniales. Nous voulions visiter la plus vielle église de la ville (catacombes) et grimper en haut des clochers. Nous avons dû attendre jusqu’à 2 heures 45, alors que les dépliants touristiques mentionnaient deux heures (la sieste est toujours honorée ici). La visite a duré une trentaine de minutes, et nous avons surtout apprécié de monter sur les toits. Nous nous sommes ensuite rendus vers 3 heures trente au couvent Santa Teresa, et nous avons vraiment aimé notre visite (beaucoup plus que le couvent Santa Catalina, Arequipa, Pérou). Notre guide était absolument excellente, elle comprenait quelques mots de français (le groupe était composé de Français, de Catalans, d’Allemands et de Mexicains), et elle nous a beaucoup fait rire. De jeunes Français de Stratsbourg ont vraiment mis du piquant à l’après-midi avec leurs commentaires parfois désopilants! Il était dix-sept heures trente lorsque nous avons terminé la visite, et nous nous sommes empressés de quitter Potosi, car nous étions absolument gelés (il n’y a aucun chauffage dans les musées ou les églises, et par une température de moins dix Celsius, ce n’est pas très chaud!) Nous nous sommes rendus, par une route de terre, au village de Manquiri, où se trouve un sanctuaire considéré comme un joyau de la Bolivie (environ trente cinq kilomètres de Potosi). Puis jeudi le 14 au matin, nous avons finalement pu parler au gardien du sanctuaire, qui nous a ouvert les portes. Ce sanctuaire blanc est abandonné, des excréments de pigeon longent le sol, et l’on a empilé les bancs au jubé. L’extérieur est donc plus impressionnant que l’intérieur... Nous nous sommes ensuite dirigés vers Sucre, une ville beaucoup moins haute et donc beaucoup moins froide que Potosi. Il y avait un bloquéo (manifestation bloquant la rue) dans la ville, alors nous avons choisi un stationnement qui n’est pas dans le centre, mais qui coûte seulement 4 bolivianos par nuit. Nous nous sommes rendus à pied dans le centre historique, histoire d’explorer un peu la ville, mais Pierre n’avait pas tellement le goût de visiter. Vendredi le 15 août, après avoir déjeûné, nous sommes partis visiter le musée religieux La Recoleta (première mission franciscaine), le mirador d’où on peu admirer la ville et les montagnes, le parc Bolivar et sa mini-tour Eiffel, la Rotonde, chapelle ronde construite sur les lieux d’une tentative d’assasinat sur les ordres du général survivant, la Cour Suprême, et les églises La Merced et San Felipe de Neri, où nous sommes montés sur les toits. Ces églises sont pleines d’histoire, et elles renferment des catacombes, des cryptes, des passages souterrains reliant les églises et la Préfecture (le siège du gouvernement). Aujourd’hui, des collèges privés ont remplacé les quartiers occupés jadis par les communautés religieuses, mais les jardins, les plazas, les tableaux et les oeuvres d’art de toutes occupent toujours une place importante… En soirée, nous avons assisté à deux spectacles donnés l’un par un chanteur-guitariste bolivien et l’autre par un groupe accompagné d’une chanteuse dotée d’une voix exceptionnelle pouvant couvrir plusieurs octaves. Samedi le 16 août, nous avons pris l’autobus pour visiter la Glorietta, à huit kilomètres de la ville. Nous aurions sans doute marché, mais comme les lieux ferment à midi le samedi, nous avons décidé d’opter pour la solution facile… Cet endroit était occupé par un prince bolivien avec son épouse. Comme ils ne pouvaient avoir d’enfant, ils en ont adopté 49! Le prince aimait beaucoup le style européen, alors il a fait construire des bâtiments rappelant la tour Eiffel, l’Arc de Triomphe, ainsi qu’un château d’inspiration Byzantine et Maure. Des lacs artificiels agrémentaient le paysage, ainsi que des rotondes disséminées ici et là sur l’immense terrain entourant ses propriétés. Ses écuries comportaient même des planchers de marbre! Après la Glorietta, nous sommes allés voir le Cimetière de Sucre, le plus important de Bolivie. À cet endroit sont enterrés plusieurs héros boliviens (la Guerre de Charcos, la Guerre du Pacifique, la Révolution contre les Espagnols et la Guerre Civile entre Sucre et La Paz ont fait couler beaucoup de sang!). Il y a aussi plusieurs tombes souterraines en ce lieu imposant, et définitivement beaucoup d’histoire… Dimanche le 17 août, nous avons décidé d’en profiter pour visiter la cathédrale et plusieurs églises qui sont ouvertes pour la messe dominicale. Nous ne sommes absolument pas très catholiques ni l’un ni l’autre, mais l’architecture imposante, les tableaux, l’or et les oeuvres d’art qu’on y retrouve sont définitivement intéressants. Et nous avons aussi passé plusieurs heures à la Casa Libertad, où fut signée la Déclaration d’Indépendance. Nous avons particulièrement apprécié connaître l’histoire des gens qui ont fait la Révolution et se sont battus contre les Espagnols. La Bolivie a eu sa part de présidents complètement loufoques: un certain personnage aurait même fait cadeau du Mato Grosso au Brésil pour un cheval blanc! Ce pays qui comportait autrefois plus de 3 millions de kilomètres n’en compte aujourd’hui qu’un million neuf cent mille! Nous avons dîné dans un restaurant chinois mais les plats ici sont sans doute accomodés au goût des locaux, et sont donc très différents de ce qu’on retrouve au Canada. Lundi le 18 nous avons visité le musée Guttérez-Valenzuela, un endroit rempli de pièces baroques italiennes et françaises. Les miroirs biseautés, les sculptures de marbre, les tableaux et les meubles d’époque donnent un cachet assez particulier à chacune des salles. Nous nous sommes aussi approvisionnés au marché d’alimentation, car nous prévoyions quitter le lendemain pour le Salar d’Uyuni. Malheuresement, en soirée, nous avons appris que mardi le 19 août, une autre manifestation bloquerait les routes, et qu’il serait impossible d’entrer ou de sortir de Sucre. Un touriste qui devait faire un trek ce jour-là était particulièrement déçu… Les manifestations ici sont monnaie courante, il y en a à peu près toutes les semaines. Quelquefois, elles durent plus d’une semaine. J’espère que ce bloquéo ne durera que vingt-quatre heures! En attendant, nous nous contenterons de lire nos bouquins. Notre réserve de propane est aujourd’hui épuisée; il n’est pas possible de se réapprovisionner ici en Bolivie, car incompatibilité des bouteilles et des adapteurs nord-américains… Il nous faudra donc attendre d’être entrés au Chili avant de pouvoir faire le plein de propane pour la cuisinière et le frigo. Lorsque nous serons en Argentine, nous essaierons de nous faire usiner un nouvel adapteur pour notre réservoir équatorien, il paraît que les tourneurs-fraiseurs du coin sont assez ingénieux. Et comme nous prévoyons passer quelques mois en Argentine, je pense que cette dépense se justifie… Nous regrettons de n’avoir pas vérifié cette question avant de partir, car il paraît qu’il est possible de se procurer aux États-Unis ou en Europe un adapteur universel pour le propane, mais qu’il est toutefois impossible d’importer ce genre d’appareil par la poste en Amérique du Sud. Mercredi le 20 août nous avons quitté Sucre, mais après 50 kilomètres, nous sommes arrivés à un bloquéo important: un camion avait déversé un chargement de pierres sur la route, et des arbres coupés jonchaient le sol… On nous a dit qu’il y avait trois autres bloquéos, et qu’il faudrait attendre. Nous sommes retournés à Sucre, et nous avons essayé d’obtenir des informations à la station de police. Ils nous ont suggéré de retourner dans l’après-midi, qu’il y aurait peut-être des développements quant aux négociations… Au terminus d’autobus, ils nous ont confirmé que toutes les routes menant à Sucre étaient bloquées: la route vers Tarabuco et Tarija, la route vers Oruro, la route vers Potosi, ainsi que la route vers Cochabamba et Santa Cruz. Il y a bien une terrible route de terre vers Oruro, mais on semble dire qu’elle est bloquée aussi. Il paraît que les manifestants sont assez agressifs, et que d’essayer de passer de nuit ne serait pas une solution. Jeudi matin, les nouvelles ne semblaient pas plus encourageantes, toutes les routes étaient encore bloquées… Quelle histoire, nous sommes pris dans cet engrenage, il n’y a pas grand-chose que nous puissions faire. En Bolivie, il semble que Sucre et Potosi soient les deux villes où les bloquéons sont les plus fréquents. Nous sommes aujourd’hui samedi le 23 août. Croisons les doigts que ce bloquéo ne durera pas une éternité!

10 août 2008

La Paz, Bolivie!

Nous sommes toujours à La Paz, en cette belle journée du 10 août! Aujourd'hui est jour de référendum, alors tout est fermé ici, la circulation automobile est interdite, tout le pays est endormi... Il est possible de traverser les rues sans se préoccuper des voitures, alors que c'est toujours un peu difficile en temps normal à cause du traffic extrêmement dense... Nous avons acheté hier une vingtaine de DVD, car dans les autres pays que nous visiterons (Argentine, Chili, Uruguay, Brésil) il est seulement possible de louer des films, et pour le même prix qu'il en coûte ici en Bolivie pour les acheter! Nous avons aussi trouvé des concerts de Pink Floyd, de Chicago, de Santana, etc... Pierre est absolument ravi, cela faisait longtemps qu'il voulait se procurer ces DVD. Comme les commerces, les magasins, les restaurants, les bureaux touristiques et les attractions en tous genres sont fermés aujourd'hui, nous en avons profité pour faire le grand ménage. Nous avons lavé la literie, les rideaux de la Westfalia, les tapis, bref, nous avons passé une bonne partie de la journé à faire du nettoyage. Pierre a changé la courroie du "Power Steering" et vérifié les fusibles pour le chauffage avant. Il nous reste encore à trouver de l'antigel rouge pour les moteurs aluminium, des allumettes et un bidon pour l'essence, alors lorsque les commerces seront à nouveau ouverts demain matin, nous en profiterons! Au plaisir!

09 août 2008

Du Chili à la Bolivie

La ville d'Antogasta n'est à peu près pas décrite dans les guides, nous pensions donc qu'il n'y aurait pas grand-chose à visiter... Nous avons été supris, car c'est une ville très propre, idéale pour se ravitailler pour les provisions, avec de grands centres d'achats, plusieurs musées (cette ville appartenait à la Bolivie avant la Guerre du Pacifique), et la mer est absolument fantastique. Nous nous sommes même baignés, malgré la fraîcheur de l'eau, qui était très propre et très claire. Nous avons surtout apprécié La Portada, une formation rocheuse en forme d’arche située dans la mer au large de la plage. Les falaises, les grottes, les oiseaux, et le rocher lui-même (un peu plus petit que le Rocher Percé en Gaspésie) font de cet endroit un lieu vraiment spécial. Nous y avons rencontré un groupe d’Allemands avec deux véhicules blindés qui ont voyagé en Amérique du Sud pendant 20 mois (ils retournent en Allemagne dans 4 mois). Ils trouvent que l’essence est très chère ici (si on compare avec l’Ecuador et la Bolivie, c’est trois à quatre fois plus cher). Il faut dire que ces véhicules militaires consomment 20 litres aux 100 kilomètres! Nous avons donc campé à côté d’eux, en haut d’une falaise avec vue imprenable sur la mer. Mercredi matin, le 6 août, nous sommes partis d’Antofagasta, nous avons fait le plein d’essence, puis nous avons roulé toute la journée dans le désert, et nous avons aussi aperçu quelques salars… Aucune végétation, seulement du sable et des pierres, et une belle route d’asphalte rectiligne! Nous nous sommes rendus juste après Huara, aux géoglyphes Gigante d’Atacama, des dessins qui ressemblent un peu aux lignes de Nasca au Pérou. Nous avons admiré le coucher du soleil sur les montagnes et ce matin, jeudi le 7 août, nous reprenons la route… Nous voulons retourner à La Paz en Bolivie afin de récupérer notre colis, en passant par une route différente afin d’admirer les Parcs Nationaux du Nord. La route que nous avons prise pour nous rendre à Antofagasta longeait la mer, alors que celle que nous empruntons maintenant passe par l’Altiplano (montagnes). Il n’y a pas de station-service entre Pozo Almonte (trente kilomètrres avant Huara) et Colchane (frontière de la Bolivie). Nous avons bien un bidon de deux gallons que nous avons fait remplir à Pozo Almonte, mais nous venons de nous rendre compte qu’il coule, alors ce matin nous avons dû nettoyer le porte-bagages! Nous avons roulé toute la journée pour nous rendre jusqu'aux sources thermales du salar de Surire. Nous étions accompagnés de flamants roses qui semblaient ne pas se préoccuper du tout des baigneurs juste à côté d'eux! Nous étions seuls dans toute cette immensité blanche, puisque le sel recouvre tout. Les montagnes entourant le salar sont aussi très pittoresques, et nous avons vu des vizcuchas (moitié lièvre, moitié écureuil), des vizcanas (même famille que les lamas je crois, mais avec une fourrure moins fournie de couleur fauve, cela ressemble un peu aux daims), et même deux condors dans le ciel. Malgré les routes de terre, nous nous disions que de nous rendre jusqu'ici en avait vraiment valu le coup. Pourtant, vendredi matin (8 août), quelle surprise au réveil de constater que la neige recouvrait tout, et que la tempête semblait continuer... Bien sûr, il avait fait froid durant la soirée, mais nous ne nous attendions certainement pas à la neige... Tout était blanc, on ne voyait absolument pas où était la route, alors nous avancions très lentement. Après avoir traversé le Parc Surire, la route de terre continuit vers la Bolivie (Tambo Quemado), pour encore 250 kilomètres environ. Nous sommes arrivés à un col dans les montagnes où une douzaines d'énormes camions étaient bloqués, à cause de la glace. Personne ne pouvait reculer, et un camionneur nous a demandé de rebrousser chemin pour aller chercher de l'aide à l'entrée du parc, à environ une vingtaine de kilomètres de là. Nous étions un peu réticents, puisque nous avions juste assez d'essence pour nous rendre en Bolivie (aucune station entre Pozo Almonte et la Bolivie) , mais le camionneur nous a assuré que les services de voirie pourraient nous fournir du gaz... Alors que nous étions presque à l'entrée du parc, nous avons rencontré un bulldozer et le camionneur que nous transportions avec nous nous a demandé de le débaqrquer parce qu'il connaissait le conducteur... Nous nous sommes rendus à l'administration du parc et pas de chance, les pompes étaient hors service, et ils n'avaient aucun bidon d'essence... Nous avons décidé d'attendre, que pouvions-nous faire d'autre? Finalement, l'électricité est revenue (ce n'est pas tous les jours qu'ils ont des tempêtes de neige au Nord du Chili), et nous avons acheté 15 litres d'essence (à 2$ le litre) pour pouvoir poursuivre notre route, en laissant un cigare au garde, parce que les particuliers ne sont pas autorisés à s'approvisionner en essence à cet endroit, même s'ils paient! Nous avons dépassé tous les camionneurs, qui avaient de la difficulté à avancer parce qu'ils ne sont pas habitués à la neige et que leurs pneus ne sont pas conçus pour cela j'imagine. Certains faisaient des bonhommes de neige sur le bord de la route, et tout le monde semblait ravi, même s'ils étaient bloqués à cause de la température. C'est vrai que les paysages tout blancs avec les montagnes couvertes de neige et le ciel d'un bleu intense étaient d'une incroyable beauté... Nous avons emprunté un tout petit chemin de terre et franchi six ruisseaux avant de nous rendre en Bolivie, car sur la carte routière que nous avions, ce chemin semblait plus court, mais nous n'avons rencontré aucune âme qui vive en chemin. Lorsque nous sommes arrivés en Bolivie (après toutes les difficultés pour traverser les douanes) et que nous avons fait le plein d'essence, il nous restait 8 litres dans le réservoir. Nous voulions nous rendre au bureau de poste de La Paz avant la fermeture à 20 heures, alors nous avons sauté les repas et roulé le plus vite possible. Pierre m'a déposé au bureau de poste afin de trouver un endroit pour stationner (au centre-ville de La Paz, c'est difficile), et lorsque j'ai demandé à la préposée et qu'elle m'a dit qu'ils n'avaient toujours rien, j'ai éclaté en pleurs! C'était tout à fait impossible qu'un colis express dont les frais d'expédition se montaient à 50 dollars ne soit pas encore arrivé, alors qu'il avait été posté depuis un mois... Finalement, la dame a accepté d'aller vérifier dans les colis avec des problèmes d'adresse et miracle, le colis était arrivé depuis le 17 juillet, alors qu'il avait été p0sté le 11, soit 6 jours... Cela veut dire que les trois fois où nous sommes allés vérifier, le colis était là! J'ai fait des fettucini aux moules pour le souper, après que nous nous soyions installés dans un stationnement payant, le Parquéo La Paz sur la rue 20 Octobre. Ce matin, nous retournerons voir Volkswagen Auto Motors (ils sont fermés le samedi, mais parfois, les mécaniciens travaillent quand même). La chaufferette avant nous a lâché, et nous en avons besoin pour dégivrer les fenêtres, surtout si nous faisons le salar d'Uyuni. Et nous utilisons souvent le chaufffage avant lorsque nous montons dans les montagnes pour refroidir un peu le moteur. Je sais, c'est difficile à croire, mais cela empêche la température du moteur de monter, c'est un truc que nous avons appris lorsque nous avons monté le Mont Washington. Nous voulons aussi acheter d'autres livres, d'autres DVD, de l'eau, etc... En principe, nous quitterons La Paz pour Potosi (mine d'argent des siècles derniers) dès que nous aurons terminé nos courses, mais comme nous sommes en fin de semaine et que demain est un jour politique important ici, nous verrons! Un beau bonjour à nos amis et à notre famille que nous manquons beaucoup!

05 août 2008

Chili (Antofagasta)

Dimanche le 3 août, nous sommes partis d’Iquique après avoir tenté en vain de rejoindre le fils de Pierre pour son anniversaire. Nous avons dû attendre jusqu’à onze heures que le centre d’achats ouvre, et une fois ouvert, on nous a expliqué que les lignes étaient hors service. Nous avons finalement trouvé un locutorio mais nous avons rejoint le répondeur et laissé un message… Puis nous sommes partis en direction d’Antofagasta, en longeant la mer pendant toute la route. Aucune végétation, seulement le désert, du sable et des rochers, un ciell d’un bleu intense, et bien sûr des vagues très fortes… Nous avons campé à Rio Loa, près d’une rivière, car nous voulions laver le tapis recouvrant le plancher du véhicule. Nous nous sommes donc installés entre la rivière et la mer, et nous avons passé une petite soirée tranquille. Lundi le 4 août, nous avons continué jusqu’à Antofagasta, et comme nous sommes arrivés tard en après-midi, nous avons trouvé un endroit pour camper au bord de la mer en nous promettant de visiter la ville le lendemain. Antofagasta est une belle grosse ville au bord de la mer, avec un immense promenade tout le long de la mer... Nous pensons retourner sur nos pas pour nous rendre à La Paz, en empruntant une route différente (route de terre entre les Parcs Nationaux, où nous devrions voir des geysers, de glaciers, et des sources d'eaux thermales. Au plaisir!

02 août 2008

Nord du Chili

Jeudi le 31 juillet, nous sommes passés à la banque nous procurer des pesos chiliens (un peu moins de 500 pesos pour un dollar américain), et nous avons ensuite visité Arica. Cette ville longe la mer, et elle ressemble à une ville américaine, avec de belles routes, de beaux immeubles, et bien sûr, des restaurants de style fast food et plusieurs magasins… Le Chili est définitivement très différent de la Bolivie, beaucoup plus propre, beaucoup plus américanisé, beaucoup plus moderne, mais moins typique et authentique je dirais … Nous nous sommes rendus à El Morro (le site de la bataille de 1880 entre le Chili et le Pérou), d’où nous avons admiré la ville en bordure de l’océan… Nous avons essayé de nous rendre au Club Automovil de Chile pour acheter une carte, mais ils étaient fermés puisqu’il était l’heure de la sieste. Nous avons visité l’église San Marcos, dessinée par Eiffel (celui-là même qui a fait construire la tour Eiffel), et la Plaza Colon ainsi que la Plaza Boquadero. Nous avons finalement continué vers Playa Corazones, où nous avons établi nos quartier pour la soirée. Vendredi matin, nous avons visité les caves de la Playa Corazones, où nous avons pu observer plusieurs colonies d’oiseaux le long des falaises, des vagues immenses brisant les rochers, et plusieurs grottes et tunnels. Nous étions seuls, alors j’imagine que l’endroit n’est pas très connu… Nous sommes retournés chez Automovil Club pour nous procurer leur carte du Chili (8$), nous avons fait un plein d’essence, puis nous nous sommes dirigés vers Iquique. Tout le long de cette superbe route d’environ 350 kilomètres, nous avons admiré un immense désert, des canyons incroyablement profonds et de vertes vallées contrastant avec les dunes de sable où ne pousse aucune végétation… Lorsque nous sommes arrivés à Iquique, nous nous sommes dirigés au bureau d’information, et comme nous étions un peu fatigués, nous avons décidé de nous rendre directement à la Playa Blanca où nous avons campé, et de visiter la ville d’Iquique le lendemain matin. Le lendemain matin, samedi le 2 août, nous avons emprunté la promenade qui longe la mer. La vue est absolument magnifique, les vagues déferlent avec force, et les surfeurs semblent s'en donner à coeur joie! Il ne faut pas oublier non plus les jardins de cactus tout le long de la promenada, les fontaines et les carpes dans les bassins. Nous avons même aperçu des alligators! Nous avons fait notre marché dans un grand magasin d'alimentation, vraiment, on se croirait dans une ville du Canada ou des U.S.A... Nous avons aussi fait installer un radio-Cd d'autos que nous avons acheté dans la zone franche du port (duty free shops), et nous sommes retournés à Playa Blanca non loin d'ici pour camper. Un peu après minuit, des jeunes se sont installés juste à côté de nous et ils ont bu toute la nuit, au son d'une musique assourdissante! La nuit a donc été très mouvementée, mais c'est la première fois depuis que nous sommes en voyage. Nous aurions peut-être pu changer d'endroit, mais nous n'aimons pas tellement conduire en pleine nuit, et puis ce n'était pas si dramatique après tout! Ce matin, nous attendons pour téléphoner au fils de Pierre, Benoît, pour son anniversaire. Les locutorions (endroits où l'on peut téléphoner à l'étranger) n'ouvrent pas avant dix heures, puisque nous sommes aujourd'hui dimanche (3 août). Au plaisir!

31 juillet 2008

Parc Sajama (Bolivie)

Dimanche le 27 juillet, nous avons quitté l’hôtel Oberland, dans la zone Sud de La Paz, et nous nous sommes dirigés vers le Parc Sajama juste avant le nord du Chili. Il y avait une fiesta à La Paz, alors plusieurs des rues du centre-ville étaient fermées à la circulation. Nous avons mis plus d’une heure à traverser la ville. Il nous a fallu trois autres heures pour nous rendre à Curahuara de Carangas, où nous nous sommes arrêtés pour visiter l’église, la plus impressionnante de Colombie. Elle ressemble un peu à la Chapelle Sixtine, tous les murs et les plafonds sont couverts de fresques. L’église n’a jamais été restaurée, tout est original et très bien conservé. On y retrouve même des illustrations du mariage du duc de Berry et du roi Louis XIV dans la sacristie, puisque certains des premiers prêtres étaient Français. Le prêtre nous a servi de guide, et nous avons particulièrement apprécié notre visite. En fin de journée, nous sommes arrivés à Sajama, et nous avons campé à côté du centre administratif du parc. Nous avons acheté nos billets lundi le 28, et nous sommes partis explorer les champs de geysers à pied, une marche de 20 kilomètres aller-retour. Il y a plus de 80 geysers de toutes les couleurs (verts, oranges, rouge, bleus), et pour la température, cela va de l’eau bouillante et bouillonnante à l’eau tiède… Et naturellement, les 3 volcans avec des sommets enneigés apportent une magnifique dimension au paysage… Nous n’avons vu personne sur les sentiers, par contre nous avons observé vu plusieurs espèces d’oiseaux, sans compter les lamas et les vigognes, trop nombreux pour les mentionner... Comme nous voulions nous baigner, lorsque nous sommes revenus, nous nous sommes dirigés (cette fois avec le véhicule qui a enfin daigné démarrer, car nous étions en fin d’après-midi, alors il faisait un peu plus chaud) vers les sources thermales à 4 kilomètres de là. Quelle surprise, nous avons revu Eric et Patricia, et nous avons bu une bouteille de bon vin chilien avec eux en soirée! Nous avons apprécié nous baigner dans les bains indigènes, et mardi le 28, nous avons vu des Allemands entreprendre l’ascension du Mont Sajama, accompagnés de porteurs, de guides et de mules pour transporter le matériel. Nous retournerons probablement aujourd’hui aux sources thermales afin de faire notre lessive à l’eau chaude, le grand luxe quoi! Il a fait moins 10 Celsius cette nuit, alors les nuits dans les Andes Boliviennes ne sont pas très chaudes! Mercredi matin, après nous être baignés pendant plus d’une heure dans la piscine naturelle d’eau thermale, nous avons fait nos adieux à Patricia et Éric, et nous nous sommes dirigés vers Tampo Quemado pour quitter la Bolivie et juste après le dîner, nous entrions au Chili, à Chungara. Avec le volcan en toile de fond et la lagune, située à 4,500 mètres, cette douane remporte sûrement la palme pour la beauté du paysage… Malgré la longue file, nous avons passé plutôt rapidement, et nous avons continué jusqu’à Putre, car Pierre voulait y visiter l’église coloniale. Nous avons eu un peu de difficultés pour trouver la personne qui avait les clés, mais finalement, une dame est venue nous ouvrir. Après la visite de cette église très ancienne, nous sommes repartis vers Arica, une énorme ville très moderne le long de la mer. Nous avons finalement trouvé un endroit où camper pour la nuit à la marina, et demain nous devrions visiter Arica ! Au plaisir!

26 juillet 2008

La Paz : Garage & Bureau de Poste

Nous sommes revenus à La Paz mardi matin le 22 juillet, et nous nous sommes dirigés directement au Hypermarché, question d’acheter de l’eau. Nous nous sommes ensuite stationnés au cochera La Paz, sur la rue 20 Octobre, et nous avons marché jusqu’au bureau de poste de la rue Mariscal Sucre, non loin de Plaza del Estudiante, mais il n’y avait aucun paquet pour nous. Nous y sommes retournés tous les jours jusqu’à samedi le 26, sans succès, mais j’imagine que les colis express peuvent mettre jusqu’à un mois avant d’arriver, question de douanes sans doute! Mercredi, nous avons marché dans la ville, parcouru le marché des sorcières (foetus séchés de lama et de toutes sortes d’animaux, assez spécial!), et nous avons dîné d’un almuerzo bolivien (entrée au thon, soupe aux asperges, boeuf pour moi et poulet pour Pierre, pouding au riz et café). Nous avons aussi pu acheter des DVD, car nous avions visionné tous ceux que nous avions achetés auparavant. Jeudi, nous sommes allés en collectivo à Vallée de la Luna, une formation géologique qui doit son aspect lunaire à l’érosion millénaire causée par le vent et la pluie. Assez spectaculaire! L’hôtel Oberland se situe non loin de là, un rendez-vous pour plusieurs camping-caristes et routards… Et vendredi matin, nous avons réalisé que notre provision de propane était épuisée. Nous avions bien essayé de nous faire remplir ici à La Paz, mais ici en Bolivie c’est presque impossible de se faire remplir. Les gens changent leur bonbonne vide pour une pleine lorsqu’ils n’ont plus de gaz chez les fournisseurs de propane, et il y a aussi des camions chargés de bouteilles de propane qui se promènent le long des rues pour faire les échanges… Nous avons aussi essayé de faire changer la valvule de la bouteille d’Écuador afin de la rendre compatible, mais personne ne semblait pouvoir le faire, ou nous garantir que l’usine pourrait nous remplir une fois la valvule changée… Nous étions résignés à ne pas pouvoir nous servir du frigo et de la cuisinière jusqu’en Argentine, mais nous étions un peu déçus, puisque les salars sont très froids et que le fait de faire chauffer un café sur la cuisinière augmente aussi la température dans le véhicule. Nous avions rendez-vous vendredi matin chez Volks Auto Motor avec Ernesto Hug, un mécanicien qui nous avait été recommandé par Boris et Karla, les Suisses que nous avions rencontré à Conception, lors de notre visite des missions jésuites. Lorsque nous sommes arrivés chez lui, nous lui avons exposé notre problème de propane, et comme nous avions acheté une connection auparavant en Ecuador pour transvider d’une bouteille à l’autre, il a pu nous accomoder en transvidant 8 kilos de gaz propane dans notre bonbonne équatorienne! Les mécaniciens ont fait du bon travail, mais comme ils n’avaient pas fini vendredi soir à 20 heures, nous avons campé pour la nuit au garage, et samedi matin, ils ont poursuivi le travail, même s’ils sont habituellement fermés pour la fin de semaine. Ils ont changé le filtre à essence, vérifié les bearings de roues, changé les plastiques usés qui protègent les bearings (roulements à billes) changé les freins (décidément, pour la quatrième fois!), réparé le O-Ring d’où s’échappait l’huile à transmission, changé les amortisseurs que nous avions fait changer à Ibarra (ce n’étaient pas les bons, et un des amortisseurs était complètement fini, ce qui causait un bruit d’enfer lorsque nous roulions sur les rues en pierres), et inspecté le véhicule sous toutes ses coutures! La facture sera sans doute salée: le véhicule a vingt ans et les routes que nous avons faites (montagnes, rivières, pistes de boue etc.) auraient été difficiles même pour un véhicule neuf! Le fait d’avoir trouvé un mécanicien suisse-allemand consciencieux et connaissant ces véhicules (qui sont extrêmement rares en Bolivie, en Colombie, au Vénézuéla et au Pérou) nous a vraiment soulagés. Il y a deux semaines, nous avions aussi visité un autre garage Volkswagen, mais ils n’avaient absolument rien fait d’autre que d’examiner le véhicule pendant deux heures, nous disant que les pièces pour notre voiture étaient impossibles à trouver en Bolivie, et nous facturant 70$ pour ces deux heures de travail et pour un gallon d’antigel… L’adresse du garage Volks Auto Motor (pour les camping-cars Volkswagen, Land Rover, Mitsubishi, Nissan et Toyato) est le 2326 Calle Jaimes Freyre, La Paz, Bolivia, et le téléphone est le 2-41-52-64. Notre visa pour la Bolivie arrive à expiration le 31 juillet, et comme il nous reste seulement cinq jours, soit nous essaierons de le faire renouveller pour un autre trente jours afin de pouvoir récupérer notre paquet et explorer les villes et les régions que nous n’avons pas encore eu le temps de visiter: Tupiza, Sucre et Potosi, le salar d’Uyini, et le parc national Sajama, soit nous nous dirigerons vers le Nord du Chili et reviendrons en Bolivie à partir d’Arica dans une quinzaine de jours. Les réparations mécaniques nous ont coûté un peu plus de 450 dollars U.S. Ils ont terminé vers midi trente. Nous avons dîné au bord de la rivière, et nous nous sommes dirigés vers la Valle de la Luna, à l’hôtel Oberland, où il nous en coûte 10$ par nuit pour utiliser le stationnement. Nous avons aussi échangé deux livres. J'aime beaucoup Ken Follet, alors quelle joie de découvrir un autre livre de cet auteur! Nous devrions rester ici pour la fin de semaine, et vérifier lundi si notre colis est arrivé, avant de partir pour le Chili, San Pedro de Atacama en fait…Au plaisir!

23 juillet 2008

Amazonie bolivienne et missions jésuites

Nous avons quitté La Paz vendredi matin le 11 juillet, et nous nous sommes dirigés vers Coroico. L’autoroute pour s’y rendre est superbe, les paysages sont grandioses, mais on descend de plus de mille mètres très rapidement, alors les freins en prennent un coup! Avant, tout le monde devait passer par la route de la Mort, une seule voie à flanc de montagne, des précipices incroyables, et de nombreux accidents mortels chaque mois! Maintenant, depuis qu’ils ont construit une nouvelle autoroute (cela leur a pris 10 ans une fois les travaux commencés) la Route de la Mort est une route strictement réservée pour les cyclistes, qui la descendent pour 200$ (certainement, une bonne dose d’adrénaline!). Les glaciers qui longent la route sont impressionnants, et il y a très peu de végétation, puisque nous sommes à plus de 4,000 mètres au col le plus haut. Nous sommes montés par une route pierreuse jusqu’à Corioco, une petite ville ordinaire qui célébrait un festival et où nous avons rencontré deux dames Belges. Après avoir visité la ville de Corioco (une heure de route pierreuse très abrupte pour s’y rendre), nous nous sommes arrêtés à l’hôtel Kory, où nous nous sommes baignés dans une magnifique piscine entourée de fleurs et de bananiers. Nous avons aussi lavé les couvertures d’hiver (il faisait très froid à la Paz, environ 10 degrés Celsius sous zéro la nuit) et nous avons sorti nos draps de coton, car il fait environ 30 degrés ici en Amazonie. Le lendemain matin, samedi le 12 juillet, nous avons pris la route menant à Carnavari (route de terre très poussiéreuse), où nous avons admiré des chutes superbes. Il faut conduire à gauche ici, car j’imagine que le conducteur peut ainsi mieux évaluer la proximité des précipices! Route très étroite par endroits, conduite sportive, stress garanti! Les camionneurs roulent très vite, et l’on traverse des nuages de poussière continuellement. Nous avons roulé toute la journée sur cette route de terre, et nous nous sommes arrêtés pour la nuit sur les rives de la rivière Beni. Nous avons traversé à gué la rivière à un endroit où il y avait moins d’eau mais beaucoup de pierres… Le lendemain matin, impossible de passer, puisque que les camions de voirie et les grues avaient complètement bloqué la route avec des pierres pendant la soirée… Nous étions donc résignés à pelleter pour dégager une voie d’entrée lorsque les camions sont revenus et qu’ils ont dégagé un passage pour que l’on puisse retourner à la voie principale. J’étais reconnaissante qu’ils travaillent le dimanche! Nous avons continué à rouler sur cette route très poussiéreuse et après avoir traversé une rivière sur une barge poussée par un canot, nous nous sommes arrêtés pour la nuit. Lundi le 14 juillet, nous avons ainsi traversé deux autres rivières (nous avons failli ne pas pouvoir monter la côte très escarpée et boueuse juste après avoir franchi la deuxième rivière) et nous sommes finalement arrivés à Trinidad. C’est difficile à comprendre pour les tarifs, pour les locaux c’est gratuit, mais pour nous, cela dépend, de 10 à 50 bolivianos selon l’humeur du passeur… Il nous a fallu trois jours pour franchir 600 kilomètres de route de terre par saison sèche, j’ose à peine imaginer ce que cela peut être à la saison des pluies! Nous avons aperçu une quantité incroyable d’oiseaux de toutes les couleurs, des hérons, des toucans, et trois énormes grues blanches avec la tête noire et un large bande rouge autour du cou. Nous avions aussi vu deux condors un peu avant Corioco… Dès que nous sommes arrivés à Trinidad, nous avons fait laver l’auto et nous avons acheté des pinceaux afin de pouvoir laver le moteur. Comme nous n’avons pas l’air climatisé, Pierre aime rouler avec les fenêtres ouvertes, sauf qu’avec la poussière, l’intérieur de l’auto est affreusement sale… Je pense qu’il aurait fallu boucher toutes les entrées d’air et toutes les ouvertures, mais Pierre aurait suffoqué! Nous avons passé la journée à faire les courses pour le véhicule: nettoyage du moteur, rotation des pneus, changement d’huile, plein d’essence (les camions arrivent vers 10 heures du matin, et les queues sont interminables, sans doute à cause des pénuries), et nous avons ensuite lavé tout l’intérieur de l’auto, en enlevant même les sièges! J’ai ciré le véhicule et lavé le panneau solaire pendant que Pierre lavait à la brosse la Fantastic Fan et nettoyait le filtre à air! Bref, une journée bien remplie… De Trinidad à Santa Cruz (la route des Missions Jésuites), nous aurons quelques jours d’accalmie, puisque la route est asphaltée. Je n’en reviens pas comment la température ici est différente selon les régions. À La Paz, l’auto avait de la difficulté à partir le matin à cause du froid et de l’altitude (la nuit, la température descend sous le point de congélation), tandis qu’ici, il fait incroyablement chaud et humide! La Bolivie est certainement très différente des autres pays que nous avons visité jusqu’ici. Les gens sont sympathiques, les régions sont plus sauvages, peut-êtres un peu plus pauvres… Nous sommes partis de Trinidad mardi le 15 juillet, et nous avons enfin roulé sur une route asphaltée (beaucoup de trous, mais c’est mille fois mieux que les pistes de terre que nous avons dû franchir jusqu’ici!) Nous nous sommes rendus jusqu’à San Ramon, puis nous avons bifurqué pour nous rendre jusqu’à San Javier, la mission jésuite la plus ancienne de Bolivie. Comme les factions espagnoles n’avaient pu réussir à mâter les tribus indigènes en 100 ans, ils chargèrent les Jésuites d’y parvenir, ce qu’ils firent en leur offrant des instruments et des leçons de musique en échange de leur travail. Ingénieux non! Ces jésuites ont réussi à transformer des tribus guerrières en communautés d’agriculteurs paisibles en introduisant du bétail et en leur apprenant les techniques agricoles. Nous avons été agréablement surpris par les énormes marionnettes de bois et par le travail d’ébénisterie accompli par les indigènes… Puis mercredi matin, nous nous sommes dirigés vers Conception, où se trouve un merveille baroque de cathédrale, toujours érigés grâce aux missions jésuites. Mercredi le 16 juillet, nous nous sommes dirigés vers Conception, une mission jésuite restaurée avec une cathédrale exceptionnellement restaurée. Nous avons rencontré deux jeunes Suisses à cet endroit, au volant d’une Mitsubishi 4X4. Ils se dirigeaient vers le Brésil… Nous avons vraiment aimé cette mission jésuite, et l’architecture de l’église nous a vraiment surpris. Nous sommes retournés sur nos pas vers Santa Cruz, et nous avons campé juste avant l’entrée de la ville, à côté d’un jardin fleuri. Le lendemain matin, jeudi le 17 juillet, nous avons visité Santa Cruz, nous avons récupéré nos courriels, et nous sommes partis vers Cochabamba. Nous nous sommes arrêtés à Buena Vista pour dormir, une belle petite ville tranquille et propre. Vendredi le 18 juillet, nous sommes repartis, et nous avons pris un jeune auto-stoppeur bolivien qui s’est arrêté à Turani, où nous avons dîné. Dans l’après-midi, nous avons aperçu un lac entouré de pins, avec un immense barrage, et nous avons décidé de nous installer pour la soirée. Un endroit magnifique, tranquille, que nous avons vraiment apprécié… Nous sommes arrivés à Cochabamba samedi le 19 juillet, et nous avons monté dans le téléférique pour voir la statue du Christ la plus énorme du monde, plus de 2,000 tonnes… Nous avons ainsi pu admirer la ville de haut. J’en ai profité pour acheter une paire de lunettes fumées et nous avons aussi marché au carré central et visité la cathédrale. Nous nous sommes rendus au Nord de la ville afin de visiter le Palacio de Portales construit par l’homme qui a fait sa fortune grâce aux mines d’étains (l’homme le plus riche du monde à son époque, semble-t-il) mais ils fermaient à midi. Nous avons donc décidé de retourner vers Santa Cruz en prenant la vieille route afin de profiter de paysages différents, mais en route, un bearing de roue a lâché et comme nous étions à des lieux d’un garage (il n’y a que quelques maisons dans chaque village, et comme nous sommes très haut et qu’il fait très froid ici, il y a très peu d’habitants) et qu’il commençait à faire nuit, nous nous sommes simplement arrêtés en nous disant que nous essaierons de régler le problème mécanique le lendemain matin, alors qu’il y aurait moins de vent (glacial, je vous jure!). Peu de temps après, Éric et sa famille (les Sergent de France avec un camping-car Laika) se sont arrêtés à côté de nous, et nous avons pris un verre de vin ensemble en nous racontant nos dernières aventures. Dimanche matin le 20 juillet, nous nous sommes mis à l’oeuvre pour changer le bearing de roue, qui était soudé en place sans doute à cause de la chaleur qu’il y avait à Trinidad… Finalement, Pierre et Éric ont scié le morceau, et au bout de deux heures, il a fini par lâcher.  Nous n’avions pas pensé à emporter avec nous des graisses de qualité pour ce genre de travail, et nous avons donc utilisé ce qui était disponible, mais il nous faudra réviser quand on sera à La Paz… Merci à Éric, qui nous a donné un sacré coup de main! Et une chance que nous avions pensé à nous approvisionner de pièces supplémentaires chez Vaps au Québec avant de partir! Comme la route vers Santa Cruz était environ 400 kilomètres exécrables, nous avons décidé de rebrousser chemin et de revenir à Cochabamba en suivant Éric. Nous nous sommes arrêtés pour la nuit à l’ancien stationnement de Toyota, tenu par une dame très gentille (17 bolivars par nuit), et après avoir marché un peu dans la ville, nous avons passé une soirée tranquille. Le lendemain matin (lundi le 21 juillet), nous avions décidé de repartir vers Potosi, alors qu’Éric se dirigeait vers La Paz. Mais le long de la route, comme nous n’en finissions plus de monter (les montagnes ici sont spectaculaires), nous avons finalement opté pour La Paz, puisque nous devons nous réapprovisionner et que nous attendons un colis à cet endroit… Nous avons campé non loin de la station-service de Calamarca, à environ 70 kilomètres de La Paz.   Le thermomètre est descendu jusqu’à moins quinze Celsius durant la nuit! Mardi le 22, nous avons eu un peu de mal à faire repartir le véhicule… L’altitude et le froid n’aident certainement pas... Lorsque nous sommes arrivés à La Paz, nous avons été vérifier à la poste et notre colis n'était pas encore arrivé. Espérons qu'il ne sera pas retenu trop longtemps aux douanes! Ce matin, mercredi le 23 juillet, Pierre est parti chez un mécanicien Volkswagen, et j'en suis à mettre mon site à jour dans un café de La Paz... La pleine lune du 1er août en Lion devrait être superbe! Au plaisir!

10 juillet 2008

Lac Titicaca, Sorata et La Paz (Bolivie)

Mercredi le 2 juillet, nous sommes entrés en Bolivie en passant par Yunguyo et nous nous sommes ensuites dirigés vers Copacabana. Le passage des douanes a été réalisé en quelques minutes. Les douaniers nous ont demandé une contribution de 20 bolivianos, mais nous leur avons mentionné que l’ambassade nous avait assuré que nous ne devions rien payer, et ils nous ont laissé passer. Arrivés à Copacabana, Pierre a eu un peu de mal à retirer de l’argent parce qu’il n’y avait aucune banque ou guichet automatique et les retraits sur Visa ou Mastercard n’étaient pas possibles non plus. Heureusement, nous avions des dollars américains en réserve que nous avons pu échanger! Nous nous sommes promenés un peu dans le village et avons visité la fameuse église de la Virgen de Copacabana. Le lac Titicaca ici est vraiment très beau (nous préférons le côté Bolivien au côté Péruvien) et le bleu très profond et l’immensité de la nappe d’eau, sans parler du fait qu’il s’agit d’un des lacs les plus hauts du monde, le rendent tout à fait spécial. Nous avons bien le Lac St-Jean au Québec, qui est très beau aussi, mais sans doute en raison de l’altitude, la couleur de l’eau ici est indigo, et je n’avais jamais vu de lac de cette couleur auparavant. Nous avons mangé de la truite du Lac Titicaca pour souper dans un petit restaurant avec terrasse donnant sur le lac en admirant le coucher de soleil et les bateaux amarrés au port… Puis nous avons trouvé un cochera, un endroit gardé pour le véhicule pour la nuit. Comme nous sommes assez près du Pérou, nous ne voulons pas prendre de risque… Nous aurions pu camper sur les bord du lac Titicaca, mais Pierre se sentait un peu inconfortable. Le lendemain matin (jeudi le 3 juillet), vers huit heures trente, nous nous sommes embarqués pour une magnifique croisière de 2 heures pour nous rendre jusqu’à l’Isla del Sol. Nous avons accosté à la partie Nord, où nous avons visité les premières ruines Inca du pays, et nous nous avons décidé de traverser l’île à pied (environ 3 heures). Nous aurions pu retourner en bateau jusqu’à la partie Sud au village de Yumani, mais les paysages ici sont tellement beaux (cela ressemble beaucoup à la Grèce ou à la Méditerranée) que nous avons voulu en profiter et marcher un peu. Puis nous sommes retournés en fin d’après-midi au bateau, et nous avons jasé avec des touristes britanniques, français, avec un Basque (entre l’Espagne et la France) et avec des Américains sur le trajet du retour. Le bateau est rentré à 18 heures à Copacabana, et même si nous avions pensé monter au Cerro Calvario pour admirer le coucher du soleil (30 minutes de marche ardue pour arriver au sommet de la montagne), nous avons finalement décidé de retourner directement au véhicule. Jenny et Ian, deux touristes de l’Angleterre, qui se servent surtout de leur bicyclette pour voyager ici, nous ont offert gracieusement leur guide Rough Guide sur la Bolivie, parce qu’ils se dirigaient vers le Pérou le lendemain et qu’ils n’en avaient plus besoin. Nous avions déjà acheté Le Petit Futé sur la Bolivie, et nous avons bien sûr notre Lonely Planet et notre Footprint pour l’Amérique du Sud, mais c’est toujours intéressant d’avoir plusieurs guides… Notre humble opinion que Lonely Planet est superbe pour les cartes (mais il s’adresse plus aux backpackers ou aux voyageurs par avion), que le Footprint est plus adapté aux voyages par la route (camping-car), que le Rough Guide est plus à jour pour l’information générale, et que le Petit Futé en français est génial pour nous donner de très bonnes descriptions des lieux… Vendredi le 4 juillet, nous avons eu la belle surprise d’apercevoir le camping-car de la famille Motte sur le même terrain de camping que nous au réveil! Après le déjeûner, nous sommes allés leur faire une petite jasette, et ils nous ont appris que le camping-car des Sergent (une famille française extrêmement sympathique), avait été accroché il y a 3 jours alors qu’ils magasinaient… Heureusement, les policiers ont retrouvé le fuyard qui était responsible de l’accident, et apparemment que les dommages seront remboursés, mais c’est toujours désagréable de perdre du temps au poste de police et au garage dans une contrée étrangère! Nous avons ensuite pris la route pour Sorata, et nous avons longé le Lac Titicaca sur plusieurs kilomètres, avec des vues à couper le souffle! Nous avons ensuite traversé le lac par lancha (une sorte de bateau rudimentaire qui embarque un ou deux véhicules pour effectuer la traversée du lac) et nous sommes arrivés au pied du mirador que nous avons escaladé pour mieux apercevoir les montagnes blanches et le canyon extraordinaire de Sorata. Il s’agit probablement du plus beau village de Bolivie! Nous avons acheté des oranges dans la rue, et nous nous sommes promenés dans les rues pour mieux saisir le pouls de l’endroit… Nous avons campé près du terrain de soccer à Sorata (très tranquille) et samedi le 5 juillet, nous étions en route dès 8 heures du matin pour nous rendre à la Grotte San Pedro (elle comporte un lac souterrain), à 12 kilomètres d’ici par une route de terre très accidentée… Nous avons traversé un ruisseau, mais surtout, il y avait des pentes abruptes, des roches sur le chemin, des trous d’eau etc. mais nous sommes finalement arrivés. L’entrée au site est de 15 bolivianos par personne, et le pédalo pour le lac souterrain est de 10 bolivianos. Après avoir visité les lieux pour 40 minutes, nous étions prêts à repartir. Les cavernes au Vénézuéla et en Orégon détiennent encore la palme! Lorsque nous sommes retournés à Sorata, nous avons revu Virginie et Alexis Motte, et nous sommes allés déguster un café avec eux sur une petite terrasse. Nous nous sommes quittés vers midi, et nous sommes retournés dîner au mirador, d’où les montagnes avoisinantes ressemblent aux Alpes enneigées. Après le dîner, nous nous sommes rendus à Tihuanacu, apparemment les ruines pré-Inca les plus importantes de la Bolivie. Comme le site ferme à 4 hres 30 de l’après-midi et qu’il était 5 hres 30 lorsque nous sommes arrivés, nous nous sommes garés au parquéo et nous avons passé une soirée tranquille. Durant la nuit, le thermomètre est descendu à 15 degrés Celsius sous zéro, et au matin, il faisait moins 10 degrés dans le véhicule. Brr… Nous avons essayé de le partir pour mettre le chauffage, mais rien à faire, sans doute en raison de l’altitude (4,000 mètres), la petite Westfalia n’a pas voulu démarrer. Dimanche matin (le 6 juillet) nous sommes allés visiter le site, et nous avons joint un groupe d’Américains arrivés en autobus. Dommage que les conquistadores espagnols aient creusé et profané la pyramide afin d’y trouver de l’or! Nous avons admiré l’énorme statue monolithique se trouvant au musée, mais le reste du site ne semblait pas tellement intéressant, après les sites du Pérou: Sipan, Kuélap, Pisac, Sacsayhuaman et Machu Pichu… Ils ont aussi augmenté les prix d’entrée: en 2007, il en coûtait 3.50$ pour visiter les ruines, et aujourd’hui, le billet est de 12$. Nous sommes repartis vers 11 heures (le soleil a sans doute réchauffé suffisamment le moteur pour que le véhicule daigne enfin repartir) et nous sommes entrés à La Paz pour dîner. Nous avions fait changer les freins à Abancay au Pérou il y a à peine huit cents kilomètres (nous avions acheté les plaquettes originales à Lima) mais il semble que nous ayions encore des problèmes… Les montagnes sont vraiment escarpées ici, j’imagine que cela y est sans doute pour quelque chose! À la Paz, comme nous étions dimanche, tout était fermé ou presque, mais nous avons tout de même pu faire une grosse épicerie et nous avons aussi acheté 3 DVD. Dans la soirée, après nous être régalés de brochettes de poulet et de fraises au caramel, nous nous sommes installés pour regarder le film The Grand Debate, avec Denzel Washington (tout à fait excellent!), mais au bout d’une heure, les piles de l’ordinateur nous ont complètement lâché! Depuis que l’on nous a volé notre convertisseur de 400 watts, il ne me reste que le petit convertisseur de 75 watts, et il ne suffit pas à la tâche puique l’ordinateur consomme 250 watts… Je vous jure que le fait que dans la plupart des pays d’Amérique du Sud, le courant électrique soit 220 plutôt que 110 comme chez-nous au Canada cause vraiment un problème quand on n’a plus accès aux convertisseurs qu’on trouve facilement chez nous… Nous essaierons encore une fois les magasins électroniques ici à La Paz, mais je n’ai plus tellement d’espoir. Il paraît qu’il est plus facile de trouver ce genre de matériel au Chili, alors nous gardons les doigts croisés. Je n’avais jamais considéré à quel point nous sommes chanceux d’avoir accès à l’électricité si facilement dans les pays nord-américains. Ici en Bolivie, plusieurs villages n’ont pas l’eau courante et encore moins l’électricité… Cela fait penser un peu à l’Inde! Lundi le 7 juillet, nous nous proposons de nous rendre au bureau touristique et d’essayer de faire réparer la caméra (elle est tombée à Machu Pichu et l’écran s’est cassé, alors il faut prendre des photos à l’aveugle et on ne peut plus vider la carte). Cela sera ma quatrième caméra depuis le début du voyage: la première a été exposée à une trop forte chaleur, la deuxième a été volée, la troisième a subi une chute! Mais tout cela fait partie des petits enuis en voyage, vraiment rien de grave… Finalement, nous avons acheté une autre caméra, et trouvé des écrous pour les tuyaux du système anti-refroidissement. Cela nous a pris toute la journée… Mardi le 8 juillet, nous avons essayé de partir l’auto pour nous rendre au garage puisque le compteur de kilomètres ne fonctionnait plus, mais comme l’auto ne voulait absolument pas démarrer, nous avons passé beaucoup de temps à essayer de la mettre sur la route, et nous nous sommes rendus de peine et de misère au garage. Ils n’ont rien trouvé, mais ils ont vérifié toutes sortes de choses… Nous sommes retournés au camping, puis nous sommes allés au sauna et à la piscine. Mercredi le 9 juillet, nous avons décidé de ne pas retourner au garage tout de suite, et de passer plutôt du temps pour vérifier nos messages, puisque l’auto ne veut plus repartir… Nous essaierons de trouver une usine pour faire remplir le réservoir de propane, si possible. Jusqu’ici cependant, cela ne semble pas possible, puisque toutes les tiendas et les almacenes (magasins) d’accessoires de propane auxquelles nous nous sommes reférées semblent ne pouvoir nous aider… Il y a des jours comme cela où le Canada me manque, c’est tellement facile pour tout chez nous, alors qu’ici, les gens nous donnent toutes sortes de directions différentes et nous envoient dans tous les sens. Je commence à croire que c’est comme pour l’Inde, où les gens aiment mieux donner une réponse (quitte à dire n’importe quoi) que de dire qu’ils ne savent pas! Jeudi le 10 juillet, Pierre a décidé de retourner au garage en taxi, puisque l’auto ne veut rien savoir de démarrer. Espérons que cette fois-ci, ils pourront faire quelque chose. Je vais essayer de trouver un endroit où je peux connecter mon portable… Au plaisir!

Chinchero, Pilillacta, Desaguedero

Jeudi matin le 26 juin, nous nous sommes rendus à Chinchero, d’autres ruines archéologiques incluses dans le Boleto Touristico. L’église coloniale est très ancienne et typique, mais malheureusement, les photos sont interdites. Nous sommes ensuite retournés à Cusco, où nous avons fait un plein d’essence et plusieurs courses pour l’eau, l’épicerie et le vin… Nous sommes ensuite allés à l’usine de gaz sur la route vers Puno (San Geronimo), mais malheureusement, ils ne pouvaient effectuer le remplissage à cause de notre adapteur de propane différent du Pérou (nous l’avons acheté en Ecuador)! Et comme les véhicules ne sont pas autorisés à entrer à l’intérieur des murs de l’usine, il aurait fallu défaire notre autre réservoir propane fixé au véhicule pour qu’ils vérifient s’il était possible pour eux de le remplir. Et disons que l’homme qui nous a répondu était très désagréable… Nous avons donc continué notre route, en espérant que nous pourrons acheter un adapteur pour la Bolivie et trouver un forgeron qui pourra modifier l’embout du réservoir équatorien… Nous avons ensuite visité le site archéologique de Pikillacta, et après avoir fait environ la moitié de la route Cusco-Puno, nous nous sommes arrêtés à Aguas Calientes, où nous avons profité des eaux thermales avant d’aller dormir. Il fait très froid ici, car nous sommes à une altitude d’environ 4,000 mètres de hauteur. La chaleur élevée des bains est vraiment appréciée… Vendredi le 27 juin, nous avons passé la journée à nous reposer, et nous avons profité des piscines. L’eau médicinale provient des volcans, et heureusement qu’elle est tempérée par de l’eau froide, car elle est bouillante! Nous avons passé une nuit très tranquille, et samedi le 28, nous nous sommes dirigés vers le lac Titikaka, tout près de Puno. Nous avons eu beaucoup de difficultés à trouver un stationnement gardé avant d’aller nous promener le long du lac… Nous avons rencontré un groupe d’archéologues californiens, nous avons fait quelques provisions, et finalement, après nous être fait arrêtés deux fois par les policiers qui essayaient sans succès de nous coller une contravention (ils ne peuvent pas nous donner une contravention juste parce que nous sommes des touristes quand même!), nous avons décidé de quitter Puno. Nous nous sommes dirigés vers Sillustani (site recommandé par les archéologues de Los Angeles), et nous avons visité avec plaisir ce site funéraire comprenant des chulpas de 12 mètres de haut, sur les bord du lac Umayo. Les chulpas sont des tours funéraires cylindriques faits de pierre taillée, où les Cholla enterraient leurs aristocrates. Nous avons campé près du musée (la température est descendu à 4 degrés Celsius sous zéro pendant la nuit), nous avons visité le musée le lendemain matin (dimanche le 30 juin), puis nous nous sommes mis en route vers Arequipa. Nous avons rencontré, quel plaisir, la famille Sergent de France (que nous avions déjà croisée en Équateur à la lagune Quilotoa). Ils ont fait à peu près le même trajet que nous, sauf qu’à Nasca ils ont bifurqué vers Aréquipa plutôt que d’aller vers Cusco, et ils n’ont donc pas visité le Machu Pichu encore. Nous pensions aller au Canyon del Coca comme les Sergent, sauf qu’il n’y a pas de station-service sur 300 km, et le réservoir est déjà à moitié vide… Tant pis, nous tenterons notre chance! C’est tellement agréable de rencontrer des gens si sympathiques qui parlent français! Nous sommes arrivés à Chivay en début de soirée, et des policiers nous ont expliqué qu’il nous fallait payer 70 soles pour continuer. Deux autobus sont passés sans se faire arrêter, mais j’imagine que les passagers étaient péruviens. Dans notre Lonely Planet 2007, il est écrit que cette tactique est un racket, et qu’il faut refuser de payer. Nous avons tous les quatre insistés (je pense qu’Éric et Patricia étaient tout aussi frustrés que nous), et finalement, comme les policiers tenaient mordicus à nous faire payer, nous nous sommes arrêtés pour de l’essence et nous avons dormi en face d’un Hospedaje. Nous n’avons aucun problème avec les péages (il y en a beaucoup au Pérou), avec les prix des musées ou des ruines, mais un billet touristique obligatoire, après une mauvaise route de 82 kilomètres, juste pour passer sur une route de terre et voir un canyon, vraiment cela dépasse les bornes. Lundi matin le 30 juin, nous sommes donc rentrés bredouilles à Aréquipa. Nous avons trouvé un stationnement gardé (10 soles par jour), et nous sommes partis visiter la ville à pied. Nous avons payé 60 soles, à part du guide, pour la visite du couvent Santa Catalina, le plus grand couvent des Amériques. C’était intéressant, mais je ne sais pas, je dois être un peu blasée des églises et des couvents, je n’ai pas vraiment apprécié. Nous avons acheté aujourd’hui un guide français sur la Bolivie, car nous quitterons définitivement le Pérou cette semaine. Nous avons vraiment apprécié Sipan, Huaca de la Luna, Chachapoyas, la laguna Paron, le Machu Pichu et la fête de l’Inti Raymi à Cusco, mais nous ne retrouvons pas chez les gens d’ici l’authenticité que nous avions rencontrée en Colombie et en Ecuador… Le Pérou est aussi plus dispendieux que ses voisins du Nord, car il y a beaucoup de sites touristiques assez chers, les prix sont souvent majorés pour les étrangers, et l’essence est au moins quatre fois plus chère qu’en Équateur. Le Nord du pays est un désert longeant la côte, la Sierra dans le milieu est très belle mais les routes sont parfois difficiles, et le Sud est très touristique, mais il faut avouer que certains sites sont tout à fait uniques (le Machu Pichu entre autres)… Mardi matin le 1er juillet, nous nous sommes dirigés vers Moquegua, une très belle petite ville. Puis nous sommes montés avec le véhicule dans les montagnes sur une très belle route, vers Desaguedero afin d’atteindre la frontière pour le Bolivie. Nous sommes montés jusqu’à 4,608 mètres, et nous sommes arrivés à Desaguedero en soirée. Cette ville-frontière est très triste et très sale, mais malheureusement, nous y étions… Comme Pierre ne voulait pas coucher ici, nous avons continué à la nuit tombée vers Yunguvo, une autre-ville frontière à environ trente ou 40 kilomètres de Desaguedero. Mais plus nous avancions, et plus il devenait difficile de trouver un stationnement pour la nuit… Nous avons donc payé une propina (pourboire) à un passant pour qu’il nous indique un garage (un endroit très sale, en terre battue, avec des poules se promenant au millieu des voitures). Et la dame a doublé le prix qu’elle nous avait indiqué en soirée le lendemain matin… Définitivement, nous réalisons que la pauvreté des paysans les motive à prendre avantage des touristes comme ils peuvent… Nous devrions entrer demain (2 juillet) en Bolivie. Au plaisir!

26 juin 2008

Magnifique Machu Pichu



Nous avons quitté Cusco dimanche matin pour nous diriger vers Pisac, un site archéologique superbe, avec des terrasses rondes, un canyon, et plusieurs structures religieuses et administratives. Nous avons rencontré deux Brésiliens qui nous ont laissé leur adresse. Nous avons mangé des mets traditionnels au marché très coloré, mais malheureusement, Pierre a commencé une diarrhée le lendemain… Nous nous sommes ensuite dirigés vers Ollantaytambo, où nous avons stationné dans un cochera (10 soles). Des autobus arrivaient et partaient toute la nuit et les chauffeurs klaxonnaient, bref, je n’ai pas beaucoup dormi! Le lendemain matin, nous avons visité les ruines d’Ollantaytambo, qui sont assez impressionnantes. Nous nous sommes ensuite dirigés vers Santa Teresa, pour rejoindre le Machu Pichu. Nous avons fait 82 kilomètres sur une très belle route de montagne pavée, avec des points de vue magnifiques. Naturellement, le Nevado Veronica (col de presque 5000 mètres) nous a ravis, avec des chutes incroyablement hautes et un énorme glacier… Nous avons été surpris de constater à quel point il n’y avait pas beaucoup de traffic sur une si belle route! Malheureusement, trente deux kilomètres avant Santa Maria, la route est redevenue affreuse, non pavée et très difficile. Après Santa Maria, 22 autres kilomètres de route étroite longeant un canyon magnifique, beaucoup de ruisseaux traversant la route, et des hauteurs vertigineuses, vraiment, c’est assez spécial de passer par ici! Encore une fois, très peu de circalution… Puis à Santa Teresa, nous nous sommes arrêtés au Inka Tours Hospedage où nous avons stationné notre véhicule (5 soles par jour). Nous avons joint un groupe d’étudiants en médecine ayant réservé un colectivo (sorte d’autobus privé) et nous sommes arrivés à la station de chemin de fer après 20 minutes. À la station de train, nous nous sommes rendus compte que les locaux paient 5 soles alors que les étrangers doivent payer 8$ pour le trajet de 40 minutes. Nous avons rencontré un gars d’Austin (Texas) avec sa compagne mexicaine qui se dirigeaient vers Urubamba et qui ont beaucoup voyagé en camping-car il y a plusieurs années. Nous sommes finalement arrivés vers 6 heures du soir à Agua Calientes, et nous nous sommes empressés de nous procurer des billets pour Machu Pichu. Nous avons ensuite trouvé un hôtel confortable avec eau chaude et lit douillet, mais nous avions oublié qu’un mur d’immenses fenêtres donnant sur la rue pouvait être bruyant. Les touristes ont fêté jusqu’à 4 heures du matin, et des gens éméchés parlant très fort ont ensuite continué à jaser… Nous avions demandé de nous faire réveiller à 4hres 45 du matin à la réception, mais j’imagine qu’ils ont oublié. Quoiqu’il en soit, comme nous n’avons pas fermé l’oeil de la nuit, nous étions prêts à partir avec le premier autobus (5hres 30 du matin) pour voir le soleil se lever sur les ruines! Arrivés au site, nous nous sommes dirigés vers le Wayna Pichu (ils autorisent seulement 200 personnes à passer le matin, et ils ferment le passage à 13 heures), une montagne très haute qui permet de bien apercevoir le Machu Pichu et la route serpentine y conduisant. Nous avons attendu jusqu’à 9 heures et quart que la brume se dissipe, et naturellement nous n’avons pu capter le lever du soleil à cause des épais nuages. Mais la vue de cet endroit en valait vraiment la peine (la montée était définitivement très rude). Ensuite, nous nous sommes dirigés vers le secteur des Prisons, puis nous sommes grimpés aux terrasses et nous nous sommes rendus au Temple Solaire. Nous avons exploré tous les recoins du site, et vers deux heures de l’après-midi, après avoir visité le site du côté de la Casa del Vigilante, nous nous sommes dirigés vers le Portail Solaire. Il était environ trois heures de l’après-midi lorsque nous avons terminé. Souvent les gens visitent le site en deux jours, mais maintenant, il faut payer l’entrée à chaque fois (presque 50 dollars par personne), et l’autobus pour monter de Agua Calientes à Machu Pichu est 16 dollars par personne aller-retour. Nous avons donc mis les bouchées doubles pour tout voir dans la même journée et nous n’avons pris que quelques minutes pour dîner. Nous avons décidé de refaire le trajet jusqu’au chemin de fer à pied (une heure de descente), et comme il n’y a que deux trains par jour vers l’usine hydro-électrique (le dernier train est à midi), nous avons décidé de marcher (deux heures et demie le long de la voie). Nous avons pris un autre colectivo (ils demandent trente soles pour le trajet, mais deux autres touristes ont partagé les frais avec nous). On nous avait dit qu’un taxi demandait 5 soles par personne au bureau touristique de Cusco, mais… Nous sommes arrivés épuisés mais heureux à notre véhicule. Le lendemain matin (25 juin), nous sommes allés nous prélasser aux bains thermaux de Santa Teresa (mille fois plus beaux et plus propres que ceux d’Aguas Calientes) et nous sommes repartis vers Urubamba. Il n’y a aucune station-service entre Agua Calientes et Urubamba, alors nous avons eu chaud, mais finalement, nous n’avons pas manqué de gazoline, ouf! Nous avons eu de la difficulté à trouver un endroit pour stationner pour la nuit à Urubamba, et un propriétaire d’hôtel nous a même demandé 15$ U.S. pour utiliser son stationnement. Mardi le 26 juin, nous nous sommes dirigés vers Cusco pour faire un retrait bancaire et vérifier nos messages sur Internet. Nous prendrons la route pour Puno dans quelques instants… Au plaisir!

22 juin 2008

Cusco au Pérou


Mardi le 17 juin, nous avons pris la route Nasca-Cusco, une belle route qui monte dans les montagnes jusqu’à plus de 4,500 mètres. Nous avons vu des centaines de vigognes (animaux qui ressemblent un peu aux lamas, avec une fourrure plus lisse de couleur fauve et blanche) dans la réserve Pampa-Galeras, ainsi que plusieurs lagunes. Il y avait même des sommets enneigés par endroits. De plus, la route est asphaltée, ce qui nous a ravi, après les routes difficiles que nous avons traversées jusqu’ici… Malheureusement, les freins sont encore à refaire (après 2,000 kilomètres) et nous essaierons cette fois-ci de faire tourner les disques… Les mécaniciens ici sont très ingénieux, mais ils n’ont pas de pièces, et pas d’outils non plus! Nous nous sommes arrêtés sur le bord d’une rivière peu après un poste de péage pour la nuit, à environ 150 kilomètres d’Abancay. Mercredi matin (18 juin), nous sommes arrivés à Abancay, et nous sommes présentement au garage où nous faisons installer les freins achetés à Lima. Nous aimerions faire un trek de cinq jours (aller-retour) pour le Choquequirau, des ruines magnifiques un peu comparables au Machu Pichu, mais elles sont assez isolées car il n’y a pas de route encore; il faut faire le trajet à pied, à travers les montagnes. Il faut se d’abord se rendre jusqu’à Chacora, qui n’est pas très loin d’ici, et faire les 30-40 kilomètres suivants à pied. Mais comme nous sommes le 18, et que Pierre veut appeler ses enfants qui seront tous réunis en Colombie-Brittanique du 20 au 22 juin, nous devrons revenir sur nos pas si nous voulons faire ce trek… Et une agente de voyages nous a demandé 600$ U.S. pour la location d’une tente et de mules, en incluant un guide pour 4 jours. Un peu dispendieux pour le Pérou! Nous avons été voir les murs de pierres des ruines de Limatambo, puis nous nous sommes arrêtés à Sahuite, d’autres ruines avec une énorme pierre représentant une carte mythologique du Pérou: plusieurs animaux y sont représentés, ainsi que les 3 divisions du pays (côte, sierra et jungle), et bien sûr les sites Incas majeurs, dont le Machu Pichu… Nous avons dormi au site archéologique, et le lendemain, jeudi le 19 juin, nous nous sommes dirigés vers Cusco. Plusieurs rues étaient bloquées, à cause de la fiesta de l’Inti Raymi, pour le 24 juin (solstice d’hiver pour eux). Nous avons finalement trouvé un cochera (stationnement gardé pour l’auto, 15 soles par jour), et nous nous sommes rendus sur la place publique pour admirer les spectacles de danses traditionnelles. En soirée, nous avons marché dans les rues de la ville illuminée, et nous avons assisté à un concert sur la place du Temple du Soleil. Vendredi le 20 juin, nous avons acheté un boleto touristico, un billet qui permet de visiter musés et ruines autour de Cusco, et nous avons marché pour voir tous les sites touristiques de la ville: murs Incas, Casa Garcilosa, Musée d’Art Contemporain, Monument Pachacuteq, Musée Qoricancha, Musée d’Art Populaire etc. Nous avons aussi visité l’église La Merced (un mariage y était célébré en soirée) et la Cathédrale…

Samedi le 21 juin, nous avons visité l’église La Compana de Jésus (25 soles par personne). Nous avons beaucoup apprécié la richesse artistique, les ornements en or, les fresques, les sculptures… Ici, les églises contiennent beaucoup plus de peintures et d’oeuvres d’art que les musées! Nous sommes aussi retournés à la Cathédrale, pour l’admirer une dernière fois. Nous voulons aussi faire les sites archéologiques autour de Cusco, alors nous avons décidé de prendre un tour guidé avec un guide (30 soles pour nous deux). Nous nous sommes d’abord rendus au Temple du Soleil Qoricancha. Il y a tellement de gens ici qu’il faut plus d’une heure pour tout visiter… Les Espagnols ont bâti l’église Santo Domingo sur le site, et apparemment qu’ils ont détruits plusieurs murs pour en récupérer les pierres. Malgré les deux tremblements de terre majeurs, les murs incas sont restés intacts alors que l’église a dûe être entièrement refaite. Le guide nous a expliqué comment le dernier empereur inca avait été capturé par Pizarro le conquistadore; après sa capture, pour recouvrer sa liberté, Ahuatepec (l’empereur Inca) offrit aux Espagnols deux vastes pièces remplies d’or (le temple du Soleil était à l’origine recouvert d’or), mais après avoir récupéré l’or promis, Pizarro fit décapiter l’Inca et brûler son corps sur un bûcher… Nous nous sommes ensuite rendus au site archéologique Sacsayhuaman, et nous avons été absolument émerveillés par l’endroit. Il s’agit de 33 sites archéologiques regroupés, avec des pierres pesant de 90 à 128 tonnes! Nous avons pu admirer Cusco d’en bas, mais comme nous n’avions seulement qu’une heure, nous n’avons pu explorer l’énorme site. Nous avons ensuite visité Queko, Puka Pukara et Tambo Machay. Nous avons été sidérés de constater à quel point les touristes sont nombreux ici, il y avait des douzaines d’autobus à chacun des sites, et dès qu’un autobus partait, un autre arrivait! Nous sommes revenus à Cusco vers 19 heures. Nous avons mangé des brochettes de boeuf à la Plaza de Armas et nous avons encore une fois arpenté les ruelles de pierre avant de retourner à notre campeur… Tout le mois de juin, en raison du festival Inti Raymi, des danseurs célèbrent dans les rues, et nous assistons à toutes sortes de spectacles. Parades avec chars allégoriques, danses traditionnelles, chanteurs, musiciens... Nous avons même eu droit à un feu d'artifices en soirée, que nous pouvions admirer du véhicule!

Dimanche matin, le 22 juin, nous nous sommes levés tôt pour visiter 4 églises: Santa Anna, avec des murs remplis de miroirs, San Blas, avec un crâne surplombant la chaire, San Pedro (messe en Quechua), et San Francisco (cryptes et peintures anciennes). Nous partons ce matin pour la Vallée Sacrée, en commençant par Pisaq... Au plaisir

17 juin 2008

Paracas et Nasca

Vendredi le 13 juin, nous sommes entrés au Parc National de Paracas, un désert bordant l’océan Pacifique, avec des falaises aux formes incroyables se jettant dans la mer… Le sable de couleur beige, rose et ocre contraste étrangement avec le bleu du ciel et les vagues déferlent sur la plage avec force. Comme c’est l’hiver ici, il n’y a presque personne, alors c’est un peu comme si nous étions seuls au monde… Nous sommes restés ici jusqu’à lundi matin: nous avons dormi deux soirs à la plage La Mina et un soir à la plage Yumaque. Nous avons exploré la Cathédrale (une formation rocheuse au bord de l’océan), le mirador, Lagunillas, et bien sûr le Centre d’Interprétation… Puis lundi le 16 juin, nous nous sommes dirigés vers Ica (le musée Régional expose plusieurs momies, céramiques et textiles de la culture Paracas). Nous nous sommes ensuite rendus à la lagune Huacachina, un oasis dans le désert. Pierre trouvait que cela ressemblait étrangement au Marorc, avec les palmiers et les dunes de sable incroyablement hautes! Après le dîner, nous sommes arrivés à Nasca, où nous nous sommes arrêtés au mirador pour admirer les fameux hiéroglyphes qu’il faut regarder de haut pour cerner les immenses dessins. Pierre a été un peu plus enthousiasmé que moi… J’imagine qu’ils ont dû former ces dessins très symétriques à l’aide de cordes, et que comme la pluie et la végétation sont rares ici, la terre est restée intacte malgré toutes ces années! Nous nous sommes arrêtés pour la nuit à l’hôtel Nido del Condor, au milieu d’un magnifique jardin bordant la piscine. Nous pensons nous diriger demain vers Cusco. Comme nous monterons dans les montagnes bientôt et que la température pourrait descendre jusqu’à -15 degrés Celsius (nous sommes en plein hiver ici), nous profitons des derniers jours de soleil le long de la côte Pacifique… Au plaisir!

12 juin 2008

Lima


Une photo des catacombes de l'église San Francisco! Nous avons été très impressionnés par tous ces crânes et ces os! Il était interdit de prendre des photos, mais je n'ai pu résister, et j'ai réussi à prendre deux photos en cachette! Pour les pièces d'auto, misson accomplie! Nous avons réussi à trouver des freins pour l'auto, de l'anti-gel rouge pour moteurs en aluminium, filtres à air, à essence, à l'huile, bougies, rotor et cap distributeur! J'ai aussi pu mettre les photos du Pérou sur Internet, et nous avons aussi fait une grosse épicerie, nous approvisionnant en vin et en viandes! Bien sûr, Lima est une ville un peu plus chère, et Miraflores est un quartier très touristique au bord de la mer, mais après les bidonvilles à l'entrée de la ville, nous étions bien contents de nous retrouver dans un quartier propre et civilisé! Nous avons profité des malecons (sortes de promenades bâties le long de la mer) et nous avons admiré les gens faisant du parapente dans la baie... Nous devrions repartir demain matin vers Paracas, un parc national où nous espérons voir des pingouins, des otaries, et plusieurs oiseaux aquatiques...

11 juin 2008

Cajamarca, Huanchaco, Trujillo, Caral, Lima



Dimanche le 1er juin, nous avons visité la ville de Cajamarca: Cuarto del Rescate, Musées Ethnographique et Archéologique, Complexe Belen , etc… Puis nous avons rencontré nos deux Italiens, et nous sommes allés avec eux déguster une crème glacée hollandaise, avant qu’ils ne reprennent l’avion pour Lima. Nous sommes retournés camper à Cumbayo, où nous avons rencontré des étudiants, dont une jeune fille de France. Puis, lundi matin, nous sommes repartis vers les sources thermales Banos del Inca. Nous avons choisi la salle Impériale, un Jacuzzi privé dans un bâtiment fermé à clef, que nous remplissons en ajustant nous-mêmes la température, et au bout de 20 minutes, quelqu’un est venu frapper à la porte car le temps alloué n’est que de vingt-cinq minutes. L’eau sent légèrement le soufre, je crois qu’elle provient d’un volcan avoisinant, mais elle est très claire! Nous nous sommes ensuite dirigés vers Chan Chan, et nous avons établi nos quartiers pour la nuit dans une station-service de Pascamayo, à quelques kilomètres de Chan Chan. Mardi le 3 juin, nous avons arpenté les ruines de Chan Chan, qui s’étendent sur plusieurs kilomètres. Même s’il ne reste pas grand-chose de cette énorme ville du passé, l’immensité du site nous a surpris. Nous avons rencontré un couple d’Australiens, Jan et Paul, et nous leur avons offert de nous accompagner pour la visite du musée et des autres ruines à quelques kilomètres de là (Huaco Arco Iris et Huaca El Dragon), plutôt que de marcher ou de prendre un taxi. Nous les avons quittés après avoir visité tous les sites archéologiques du coin, et nous nous sommes arrêtés au centre d’achats de la ville pour faire notre marché. Puis nous sommes repartis vers Huanchaco, un petit village de pêcheurs avec de drôles de bateaux, les totoras, fabriqués de paille, qu’ils montent comme ils monteraient un cheval, avec les jambes de chaque côté du bateau. Et lorsqu’ils ne sont pas en mer, ils laissent leurs bateaux debout sur la plage, ce qui est assez unique! Nous avons campé sur le terrain de l’hôtel Naylamp, où beaucoup de surfeurs européens ont élu domicile, et nous avons même pu échanger deux livres, dont un en français! Nous en avons aussi profité pour relever rapidement nos courriels au café Internet de l’hôtel (il n’y a pas de Wi-Fi dans ce petit village, naturellement!). Nous avions pensé passer deux jours ici, mais comme la nuit a été très mouvementée (la rue est tout près, et les surfeurs aiment fêter, j’imagine), nous avons décidé de repartir pour Trujillo le lendemain matin. Nous avons bien apprécié le quartier historique de la ville. Les riches propriétés sont très bien conservées, avec les jardins intérieurs, les meubles baroques, les bronzes, les miroirs… Il y a même de la vaisselle donnée à la famille par Bolivar lui-même, ainsi qu’un secrétaire qu’il utilisait pour sa correspondance à la Casa Urquiquy… Nous avons cassé la croûte dans une pizzeria, puis nous nous sommes mis en route pour Huaca de la Luna, des ruines archéologiques un peu au Sud de Trujillo. Ici, même si le gouvernement prend 20% des frais d’entrée, les lieux sont entretenus et administrés par une société privée, et une centaine de personnes travaillent sur le site, que les archéologues continuent de mettre à jour en travaillant aux fouilles de six heures le matin à quatorze heures dans l’après-midi. Nous avons visionné le film explicatif de quinze minutes, avant d’effectuer la visite des lieux en compagnie d’un jeune guide parlant français et anglais. Les efforts mis en place pour préserver les structures, les couleurs, les explications très claires du guide et la magie des lieux nous ont vraiment plu. Nous avons couché sur le site-même, au pied de Cerro Blanco (la Montagne Blanche), sous la pleine lune… Nous serions bien restés une nuit supplémentaire, mais nous ne voulions pas abuser.

Jeudi le 5 juin, nous sommes retournés à Trujillo pour retirer de l’argent au guichet automatique, puis nous avons emprunté, au Nord de Chimbote, la route qui longe le Rio
Santa Anna, en passant par Chuquicara jusqu’à Huallanca. Nous savions que deux fourgonnetes britanniques, en 2005, avaient mis 7 heures pour franchir les 65 kilomètres à l’intérieur du Canyon, mais nous avions le goût de profiter de ces paysages extraordinaires. Nous en avons eu pour notre argent, et nous avons mis seulement 4 heures pour nous rendre jusqu’à Huallanca. Nous avons pris un auto-stoppeur, mais nous étions contents lorsqu’il est arrivé à sa destination, car même si nous n’avons rien contre les évangélistes, nous n’aimons pas tellement discuter de religion avec des gens très fondamentalistes. Finalement, nous avons passés dans 38 tunnels, nous avons vu des mineurs travailler dans une mine de charbon, et admiré de nombreuses cascades le long des gorges. Une route spectaculaire et impressionnante, quoiqu’un peu difficile. Nous sommes arrivés à Caraz en soirée, et comme il n’y a pas de camping dans cette ville, un policier nous a conduit à une station-service pout la nuit.

Vendredi le 6 juin, nous avons visité Caraz, une toute petite ville, et la jeune fille au centre d’informations touristiques nous a donné une brochure sur la lagune Paron, qui est très peu visitée. Nous avons d’abord exploré les anciennes ruines Tumshu Kayko, avant de nous diriger vers cette lagune (deux heures d’une mauvaise route de terre). Quand nous sommes finalement arrivés, nous avions le souffle coupé par la beauté de cet endroit et par l’altitude (presque 5 mille mètres de haut, plus de 15,000 pieds!). Nous avons fait une randonnée autour du lac (un peu plus de 3 heures), et Pierre m’a dit que si je lui donnais une sole chaque fois que je m’exclamais devant la beauté de cet endroit, il serait riche. Imaginez, une lagune d’un bleu turquoise extraordinaire, avec plusieurs montagnes recouvertes de neige et de forme pyramidale, un ciel d’un bleu profond, des lupins de couleur bleu mauve en abondance, des plages de sable blanc, des cascades descendant le long des montagnes… L’endroit semble presque désertique, il y a un gardien à l’entrée qui vit ici en permanence, mais très peu de touristes. Nous serions bien restés quelques jours, mais comme nous avions de la difficulté à respirer en raison de l’altitude élevée durant la nuit (Pierre m’a parlé d’une connaissance qui était décédée d’une embolie pulmonaire dans son ascension de l’Everest), et comme il faisait un peu froid, nous avons décidé de partir le lendemain matin pour le Parc Huascaran, vers la lagune Llanganuco. Cette lagune ressemble un peu au Lac Louise à Banff. L’entrée au parc est de 10 soles pour une journée et 140 soles pour plus d’une journée (jusqu’à sept jours). Comme nous avions été émerveillés par la lagune Paron, nous étions un peu déçus… Nous avons rencontré deux femmes de Sherbrooke qui étaient en voyage en Amérique du Sud depuis quelques mois, et un Américain qui visitait sa cousine établie à Lima (victime de trois vols presque consécutifs!) Nous nous serions bien installés à l’entrée du parc pour la nuit, mais comme c’était interdit, nous nous sommes dirigés vers Yungay. Dimanche le 8 juin, nous avons lavé la voiture (après toutes ces routes de terre, elle en avait bien besoin), et nous nous sommes dirigés vers Chavin de Huantar, le site archéologique le mieux conservé de la culture Chavin. La route magnifique, pavée mais pleine de nids de poule, à travers les montagnes, rejoint une lagune profonde, et on peut apercevoir plusieurs glaciers sur le parcours. Un tunnel qu’il faut traverser est creusé à plus de 4 mille cinq cents mètres d’altitude, et une énorme statue blanche du Christ semble protéger les alentours. Arrivés au site archéologique vieux de trois mille ans, nous n’avons pas été impressionnés outre mesure: une plaza centrale importante, un site circulaire pour les rituels… Mais la visite des labyrinthes souterrains du Castillo, nous a absolument ravis. Imaginez, des tunnels de pierre taillée de façon parfaite, droits, faits de basalt et de grès, une réaliasation exceptionelle pour l’époque! La ventilation est si perfectionnée qu’il ne règne aucune odeur de renfermé, bien que l’entrée principale constitue la seule ouverture vers l’extérieur. Au coeur du complexe souterrain, le Lanzon de Chavin représente une dague de 4 mètres de long plantée dans le sol à l’intersection de quatre étroits couloirs. Les fioritures sculptées sur la dague sont impressionnantes. Nous avons été fort impressionnés… Nous avons dormi à l’hôtel Inca, un charmant hôtel très calme, au milieu d’un jardin magnifique. Puis lundi matin le 9 juin, nous voulions aller nous baigner aux bains thermaux non loin de là, mais comme un éboulement a provoqué la fermeture de l’endroit pour quelques semaines, nous avons dû changer nos plans. Nous avons donc roulé jusqu’à la côte, et nous sommes installés sur la plage pour la soirée. Un des résidents de l’endroit (Alfubelas del Media del Mundo) anous a offert de camper devant chez lui, question de sécurité.

Mardi matin, nous avons décidé d'aller voir les ruines de les plus anciennes de l'Amérique (du monde je crois), le site archéologique de Caral. Puis en fin d'après-midi, nous nous sommes rendus à Lima, et nous avons dû parcourir les bidonvilles avant de nous rendre au quartier chic et moderne de Miraflores. Nous n'étions pas très entichés de nous rendre à Lima, une énorme ville de 10 millions, mais il nous faut des pièces pour l'auto, et c'est le seul endroit au Pérou semble-t-il... Aujourd'hui, mercredi le 11 juin, nous avons fait la visite touristique de Lima. Nous sommes partis à 8 heures en prenant l'autobus pour parcourir les 8 kilomètres afin de nous rendre au quartier historique, et nous avons visité de nombreuses églises, palais et édifices gouvernementaux... Ce qui nous a fasciné le plus est la visite des catacombes de l'église San Francisco, un endroit incroyables rempli d'ossements (25,000 personnes). Les photos sont interdites, mais je suis parvenue à tricher un peu! Je les incluerai dans mon prochain post! Et le changement de la garde était aussi un événement assez spécial! Nous devrions demain nous mettre à la recherche de pièces pour notre Westfalia... Souhaitez-nous bonne chance!