Jeudi le 6 mars, nous partons vers Manizales, une ville un peu plus grande, afin de faire le plein de gaz propane pour le véhicule. Il a fallu insister pour qu’ils acceptent de faire le plein à l’usine, parce qu’ils ne vendent pas aux particuliers… Ils ont tout de même fini par accepter! Heureusement, car comme nous n’avons pas le même format de bonbonne qu’on trouve en ici Colombie, il aurait été impossible pour nous de nous servir de la cuisinière et du réfrégirateur! Nous voulions visiter le musée de l’Or, mais il était fermé, et pour les cafés Internet, il n’était pas possible de brancher mon portable pour une raison que j’ignore… Une manifestation syndicaliste au carré principal, la pluie et les tarifs exagérés des stationnements ont sapé notre moral, et nous avons continué vers Santa Rosa de Cabal, pour nous rendres aux bains thermaux. L’endroit est fantastique, la chute fait à peu près 170 mètres de haut, et l’endroit est vraiment touristique. Le tarif est élevé pour la Colombie, environ 12 dollars américains par personne pour utiliser la piscine. Nous avons demandé la permission de nous stationner dans le parking de l’hôtel pour la nuit, et une dame à la réception nous a dit que le tarif était à notre discrétion, sous forme de pourboire. Quelle ne fut pas notre surprise lorsqu’un gardien nous a réveillé à minuit, en nous disant qu’il fallait prendre une chambre à l’hôtel ou évacuer les lieux! Je suis retournée à la réception de l’hôtel, mais il n’y avait personne, et le gardien demandait 100,000 pesos (50 dollars américains environ). Comme nous ne voulions pas conduire de nuit en Colombie ni payer le montant demandé pour un stationnement, nous avons décidé de franchir la barrière de l’hôtel, et de nous garer juste en avant! Le lendemain matin, nous avons croisé des paons sur la route, et nous sommes repartis vers Salento, un petit village avec un chemin de croix de 14 stations en montagne (environ 250 marches), avec une vue fantastique de la vallée Cocora. Nous avons fait réparé le pneu arrière à Arménia (un petit clou qui causait une perte d’air), puis nous nous sommes arrêtés à Buga pour voir la Basilica Milagroso (Basilique des Miracles). Nous avons visité la Réserve Naturelle Yocoto, et nous avons marché sur les sentiers dans la nature; nous avons pu admiré un gros papillon Morpho bleu qui voltigeait tout près de nous, une grenouille vénéneuse, des fourmis et des lianes gigantesques. Notre guide était un scientifique, et il n’a pas voulu accepter d’argent, ce qui est rare en Colombie! Finalement, nous nous sommes rendus au Lago Calima, un réservoir énorme, et après avoir cherché longtemps, nous nous sommes arrêtés pour la nuit sur le bord du lac, au camping municipal. Samedi le 8 mars, nous avons décidé de faire le grand ménage du véhicule, et de profiter de la proximité de l’eau pour faire le lavage de nos vêtements et de notre “Westcargot”. Nous avons lavé le panneau solaire, ciré le véhicule, et nous nous sommes baignés, naturellement! Nous avons décidé de rester une journée de plus, pour ne repartir que dimanche le 9 mars. En raison d’un triathlon, toutes les rues étaient fermées à la circulation, alors nous avons marché jusqu’au village pour visiter le musée archéologique Calima, qui contient plusieurs pièces de poterie indigène de la culture pré-hispanique. Après avoir visité l’église et fait le tour de la petite ville, nous sommes retournés au véhicule et nous avons attendu patiemment que le triathlon soit terminé. Nous avons ensuite poursuivi vers la cascade Louisa Maria d’Espana, puis nous nous sommes rendus à Cali. Toutes les églises étaient fermées (dimanche) et près du centre historique, des drogués se piquaient et les rues étaient vraiment mal famées. Nous avons donc décidé de continuer notre route, et finalement, nous nous sommes arrêtés à côté d’un motel-restaurant, un peu avant Popyan, avec l’armée en face, question sécurité!
10 mars 2008
Manizales, Lago Calima, Cali: Colombie
Jeudi le 6 mars, nous partons vers Manizales, une ville un peu plus grande, afin de faire le plein de gaz propane pour le véhicule. Il a fallu insister pour qu’ils acceptent de faire le plein à l’usine, parce qu’ils ne vendent pas aux particuliers… Ils ont tout de même fini par accepter! Heureusement, car comme nous n’avons pas le même format de bonbonne qu’on trouve en ici Colombie, il aurait été impossible pour nous de nous servir de la cuisinière et du réfrégirateur! Nous voulions visiter le musée de l’Or, mais il était fermé, et pour les cafés Internet, il n’était pas possible de brancher mon portable pour une raison que j’ignore… Une manifestation syndicaliste au carré principal, la pluie et les tarifs exagérés des stationnements ont sapé notre moral, et nous avons continué vers Santa Rosa de Cabal, pour nous rendres aux bains thermaux. L’endroit est fantastique, la chute fait à peu près 170 mètres de haut, et l’endroit est vraiment touristique. Le tarif est élevé pour la Colombie, environ 12 dollars américains par personne pour utiliser la piscine. Nous avons demandé la permission de nous stationner dans le parking de l’hôtel pour la nuit, et une dame à la réception nous a dit que le tarif était à notre discrétion, sous forme de pourboire. Quelle ne fut pas notre surprise lorsqu’un gardien nous a réveillé à minuit, en nous disant qu’il fallait prendre une chambre à l’hôtel ou évacuer les lieux! Je suis retournée à la réception de l’hôtel, mais il n’y avait personne, et le gardien demandait 100,000 pesos (50 dollars américains environ). Comme nous ne voulions pas conduire de nuit en Colombie ni payer le montant demandé pour un stationnement, nous avons décidé de franchir la barrière de l’hôtel, et de nous garer juste en avant! Le lendemain matin, nous avons croisé des paons sur la route, et nous sommes repartis vers Salento, un petit village avec un chemin de croix de 14 stations en montagne (environ 250 marches), avec une vue fantastique de la vallée Cocora. Nous avons fait réparé le pneu arrière à Arménia (un petit clou qui causait une perte d’air), puis nous nous sommes arrêtés à Buga pour voir la Basilica Milagroso (Basilique des Miracles). Nous avons visité la Réserve Naturelle Yocoto, et nous avons marché sur les sentiers dans la nature; nous avons pu admiré un gros papillon Morpho bleu qui voltigeait tout près de nous, une grenouille vénéneuse, des fourmis et des lianes gigantesques. Notre guide était un scientifique, et il n’a pas voulu accepter d’argent, ce qui est rare en Colombie! Finalement, nous nous sommes rendus au Lago Calima, un réservoir énorme, et après avoir cherché longtemps, nous nous sommes arrêtés pour la nuit sur le bord du lac, au camping municipal. Samedi le 8 mars, nous avons décidé de faire le grand ménage du véhicule, et de profiter de la proximité de l’eau pour faire le lavage de nos vêtements et de notre “Westcargot”. Nous avons lavé le panneau solaire, ciré le véhicule, et nous nous sommes baignés, naturellement! Nous avons décidé de rester une journée de plus, pour ne repartir que dimanche le 9 mars. En raison d’un triathlon, toutes les rues étaient fermées à la circulation, alors nous avons marché jusqu’au village pour visiter le musée archéologique Calima, qui contient plusieurs pièces de poterie indigène de la culture pré-hispanique. Après avoir visité l’église et fait le tour de la petite ville, nous sommes retournés au véhicule et nous avons attendu patiemment que le triathlon soit terminé. Nous avons ensuite poursuivi vers la cascade Louisa Maria d’Espana, puis nous nous sommes rendus à Cali. Toutes les églises étaient fermées (dimanche) et près du centre historique, des drogués se piquaient et les rues étaient vraiment mal famées. Nous avons donc décidé de continuer notre route, et finalement, nous nous sommes arrêtés à côté d’un motel-restaurant, un peu avant Popyan, avec l’armée en face, question sécurité!
Bogota, Rio Claro et Medellin, Colombie
Nous avons aimé Bogota, une ville fraîche juchée dans les montagnes, avec 8 millions d’habitants, et des églises et des cathédrales à n’en plus finir! Il y en a qui étaient tapissées de toiles de maîtres espagnols et recouvertes d’or, et d’autres qui étaient remplies de colonnes de marbre; l’église San Carmen était même ornée de merveilleux vitraux provenant de la Suisse! La Plaza Bolivar était envahie par les pigeons, et l’architecture des bâtiments du centre historique était remarquable! Nous avons aimé le musée de Botéro, un peintre et sculpteur fort populaire de Colombie, et bien sûr, le musée de l’or nous a ravis!
Nous nous sommes ensuite dirigés vers Rio Claro (samedi le 1er mars), tout près de Puerto Triunfo, et nous nous sommes installés au terrain de camping en bordure de la rivière. Nous y avons rencontré Hector, Moniqua, et leur fils Camillo, et dimanche matin nous sommes partis avec eux pour faire une randonnée le long de la rivière. Il faut dire que cette rivière creuse des murs de marbre blanc, et que les paysages sont tout simplement magnifiques. Nous avons aperçu des papillons énormes (Morpho bleu), et bien sûr des canaris, des perroquets, et des poissons argentés. Il y avait plusieurs cascades, une chute, des cavernes… Nous avons marché jusqu’à l’endroit appelé Bouche du Caïman, puis nous avons rebroussé chemin, car Monika était fatiguée. Il paraît qu’au bout de ce sentier se trouve une chute de dix mètres, mais comme les conditions sont particulièrement difficiles, nous avons décidé de ne pas continuer. La plupart des visiteurs ne s’aventurent pas plus loin que la première chute, alors que nous avons poursuivi beaucoup plus loin! L’eau de la rivière était vraiment très claire, et nous nous sommes baignés plusieurs fois. Les oiseaux, les papillons, le chant des cigales, la jungle: tout ici est magnifique, mais cependant, il y a quatre ans, l’endroit était jugé dangereux parce qu’occupé par les narco-traficants et les guérillas…
Dimanche soir, nous étions seuls au camping, car après avoir perçu notre paiement, le gardien est reparti, et tout le monde avait déjà quitté un peu plus tôt dans l’après-midi. Après le souper, un voleur est venu prendre du métal (bancs, poutres etc.) et Pierre a jugé que ce serait plus sage de décamper, même si nous avions payé pour la nuit. Nous avons finalement élu domicile à l’hôtel El Refugio, où nous avons profité encore une fois de la rivière et des paysages magnifiques! Pierre a bien signalé le vol à l’armée, mais il semble que cela ne les concernait pas tellement…
Lundi le 3 mars, nous avons poursuivi vers Marinella (nous y avons fait la rencontre de cinq jeunes hommes sympathiques qui nous ont offert du café alors que nous admirions les cascades le long de la route), et nous avons visité El Penol de Guatapé, un monolithe de granit haut de deux cents mètres, comportant 649 marches que nous avons bien sûr grimpées! Nous y avons rencontré un Canadien de Victoria, qui venait d’épouser une Columbienne installée en Colombie-Britannique! Elle n’était pas revenue en Colombie depuis 6 ans, et trouvait que tout avait bien changé… Du haut de El Penol nous pouvions apercevoir des réservoirs d’eau à perte de vue. Les gens se sont construits des maisons de villégiature sur le bord de l’eau, et il y a beaucoup de marinas et de pêche sportive ici! L’endroit est tellement beau que nous avons décidé de nous y installer, malgré les avis peu encourageants des gens de l’endroit et de la dame Columbienne-Canadienne… Il a plu durant la nuit, et nous sommes repartis le lendemain matin, sans aucun problème!
Mardi le 4 mars, nous étions en route pour Medellin. Nous avons visité les églises le long de la route, et nous en avons aussi profité pour arrêter prendre une pâtisserie à la goyave dans une panaderia de la Ceja. Puis nous avons dîné en bordure d’une chute aussi belle que les Chutes Montmorency de Québec! Nous avons continué vers Santa Fé de Antioche, et les éboulements le long de la route nous ont un peu retardé, mais finalement, nous avons pu admirer cette ville historique qui était autrefois la capitale de l’état Antioche, avant que Medellin ne la détrône! Nous avons couché au Puente Occidente, et Pierre a dormi comme un loir, lui qui ne dort habituellement pas très bien en Colombie, avec toutes les rumeurs qui courent…
Mercredi le 5 mars, la belle et frustrante Medellin! Nous avons fait un gros marché au centre-ville, et nous avons aussi pu dénicher un filtre à l’huile pour le véhicule. Les Westfalia ne sont définitivement pas très en vogue ici. Pour une raison que je ne m’explique pas, cette ville immense, où il est difficile de stationner, ne nous a pas accrochés. Un prêcheur est venu nous demander de prier avec lui, et comme nous ne voulions pas l’insulter, nous avons tout bonnement acceptés. Il nous a demandé de répéter après lui que nous étions des pécheurs et que nous nous repentions, etc… J’ai failli éclater de rire, et nous avons finalement décider de ne pas nous éterniser ici… Nous avons eu un peu de difficultés à sortir de la ville, il y a des ronds-points partout ici et il faut souvent faire demi-tour pour arriver à l’endroit voulu. Mais finalement, nous avons pris la route pour Santa Barbara et La Pintada, et nous avons déniché un très bel hôtel loin de la route principale, avec une immense piscine et une vue superbe! Les villages très touristiques sont définitivement plus chers, mais le marchandage semble faire l’affaire de tout le monde, alors pourquoi pas! J’ai un petit pincement au coeur en pensant que notre carte de touriste ne nous donne que deux autres semaines pour finaliser notre visite en Colombie, mais c’est peut-être mieux ainsi, car nous devons penser à la saison des pluies qui s’en vient à grands pas (avril)! De belles pensés pour les amis et la famille! Ciao!
29 février 2008
Cathédrale Sel,eLaguna Guatavita & Bogota
Nous sommes partis du Lac Esquile et nous avons filé vers Zipaquara pour visiter la Cathédrale de Sel. Quelle merveille! Imaginez, une cathédrale souterraine creusée dans les galeries de la mine de sel, avec 14 stations (le chemin de la croix), des autels, des fonds baptismaux et des statues de sel (quelques-unes en pierre, car il est difficile de sculpter de fins détails dans le sel). Cette cathédrale toute blanche est absolument à ne pas manquer si jamais vous visitez la Colombie. Il nous a fallu presque deux heures pour tout découvrir! Nous avions une guide qui avait étudié le français à l'Alliance Française de Bogota, une dame charmante...
Ensuite, nous nous sommes dirigés vers la Lagune Guatavita, fameuse pour sa légende d'El Dorado. Le guide parlait anglais, et il nous a appris que les espagnols ont puisé dans la lagune la moitié de l'or (au moins 100 tonnes) qu'ils ont envoyé à l'Espagne! Nous avons campé devant un champ de lavande en face du site. Le gardien de nuit nous a offert du café, et nous avons passé une nuit super tranquille, car il n'y a plus de route après le site de la lagune (pour se rendre à la lagune, il faut emprunter une horrible route de terre, et le chemin arrête à l'entrée du site).
Jeudi le 28 février, nous avons poursuivi vers Bogota! Une ville de huit millions d'habitants, très moderne, très belle, mais il nous a fallu au moins une heure pour nous rendre au quartier Candeleria, l'endroit où sont situés la plupart des monuments historiques. Nous avons marché dans la ville de treize heures à 18 heures, et nous n'avions vu qu'une petite partie de ce qu'il y a à voir ici... Premièrement, nous nous sommes rendus à la Plaza Bolivar, et nous avons visité le musée de Botéro, ce peintre et sculpteur né à Medellin en 1932, celui-là même qui peint de gigantesques personnes, je devrais dire des personnes plus grasses que nature. Ensuite, nous avons visité les églises, et je vous jure qu'il y en a ici à Bogota, et je dois ajouter qu'elles sont magnifiques, très décorées et très riches. Nous avons décidé de rester une journée de plus dans cette ville, car nous voulions absolument voir le Musée de l'Or. Vendredi le 29, nous avons visité d'autres églises que nous avions manqué (Iglesia del Carmen, extraordinaire!) puis nous avons joint un groupe pour visiter le musée de l'Or. La guide était excellente, et nous avons admiré des sculpturs d'or pré-hispaniques de toute beauté... Nous avons rencontré des gens de la Pennsylvanie qui font un trajet inverse au nôtre, mais en avion. Il y a des policiers et des soldats partout ici, car nous sommes très près du Sénat. Notre véhicule a même été inspecté avec un miroir au cas où quelqu'un aurait eu l'idée d'y placer une bombe! Mais les soldats, les policiers et les gardes sont extrêmement gentils, et ils sont là pour assurer la sécurité des gens. Bogata est définitivement une destination à ne pas manquer!
Colombie de Cucuta à Esquile, en passant par Bucamarangua et le le Parc Chicamocha (superbe!)
Vendredi matin, le 21 février, nous étions en route pour la Colombie. Je dois avouer que le passage des frontières n’est pas la partie la plus facile du voyage, mais on s’y fait… Cela nous a pris presque toute la journée, et à 16 heures, nous avons laissé Cucuta pour nous mettre en route vers Bucamarangua. Nous nous sommes arrêtés juste un peu après Los Patos, à un complexe touristique qui regroupait un balnéario, une salle de billards et un restaurant. Nous avons pris le petit déjeûner au restaurant (déjeûner typiquement colombien, avec une soupe au patates contenant une cuisse de poulet), mais le serveur ne voulait pas nous donner de facture, alors nous lui avons laissé 15 bolivars…
Le paysage entre Los Patos et Bucaramangua était tout simplement magique. Imaginez, des terrasses de cultures à flanc de montagnes, des rivières et des cascades longeant la route et des sommets si haut que nous avons traversé les nuages plusieurs fois! Nous sommes arrivés à Bucaramangua vers 18 heures, et nous nous sommes dirigés vers un centre commercial pour y faire un marché. Les prix sont comparables à ceux du Canada, sauf qu’ils sont peut-être un peu plus élevés pour les produits importés. Pierre a même acheté des beignes Dunkin Donuts! Après les tablettes vides des marchés du Vénézuéla, l’abondance alimentaire de la Colombie nous a ravie! Et comme nous n’aimons pas conduire la nuit dans une ville étrangère, nous avons trouvé le premier parqueadero disponible et nous nous y sommes installés pour la nuit, pour 5000 pesos colombiens (environ 3$). Samedi le 23 février, nous avons visité Bucaramangua (Musée Casa Bolivar, Palais de Justice, Cathédrale), et nous nous sommes dirigés vers Giron, une belle ville coloniale où nous avons arpenté les étroites rues de pierre et visités les deux Plazuelas, aindi que la basilique. Nous avons ensuite longé la rivière Chicamocha et le canyon du même nom, et je dois dire avouer que les montagnes ici sont impressionnantes et les vues vraiment ahurassantes! La route est très belle, mais cependant elle est extrêmement sinueuse, un tournant n’attend pas l’autre! Nous avons passé devant le parc Chicamocha qui n’était pas mentionné dans nos guides (Footprint et Lonely Planet), et nous avons décidé de nous y arrêter. Ce parc est ouvert depuis moins d’un an (sans doute la raison pour laquelle aucun guide ne le mentionne) et il est tout simplement superbe! Le monument sur le mirador est de toute beauté: une scène représentnant la révolution de la population de Santander contre les Espagnols pour l’Indépendance. Toutes les statues sont de bronze et plus grandes que nature, et l’endroit est ovale et doit faire au moins 80 mètres par 60. Il y a aussi un endroit pour faire de la trampoline, du zipline (canopy tour), du rafting, un enclos d’autruches, et des fleurs à profusion, sans compter les vues fantastiques du canyon… Nous avons tellement aimé l’endroit que nous avons demandé la permission de nous y installer pour la nuit (ce parc est situé juste à côté d’une station de police). Un des policiers nous a fait cadeau d’une dizaine de cartes postales du Parque Chicamocha… La Colombie est vraiment un pays fabuleux, les gens sont absolument adorables, il y a très peu de touristes (nous n’en avons vu aucun sauf à Carthagène) et les prix sont très raisonnables. Les gens ici semblent aimer leur président, alors qu’au Vénézuéla, tout le monde nous disait que Chavez était “loco”… Nous sommes chanceux de passer ici alors que personne n’est au courant à quel point ce pays est extraordinaire, car j’ai l’impression que lorsque les gens le découvriront en masse, il perdra un peu de son charme, ou il deviendra beaucoup plus cher!
Après le Parque Chicamocha, nous avons continué vers Bogota, et nous nous sommes arrêtés au parc Gallinera de San Gil, un endroit avec des sycomores recouverts de mousse d’au moins une centaine de pieds de hauteur. Puis nous avons continué vers Barichara, ville déclarée “Monument Historique” pour son aspect colonial. Imaginez, des rues de pierre taillée de couleur ocre, et des églises et des bâtiments vieillots, des fleurs partout! Vers la fin de la journée, nous avons constaté que notre système de refroidissement était fissuré car nous perdions tout notre antigel! Un policier nous a recommandé de nous rendre à l’Hôtel Moncada de Barbosa (3 kilomètres), et comme le dimanche, les garagistes ne travaillent pas, d’attendre jusqu’au lendemain pour faire réparer chez le garagiste de renom se trouvant juste en face de l’hôtel! Lundi le 25 février, nous étions chez le garagiste à 7 heures trente du matin, et nous avons été chanceux, il a accepté de nous voir tout de suite. Une heure plus tard, il avait changé le tuyau fissuré! Sur la facture, le prix des deux pintes d’antigel pour des moteurs en aluminium était équivalent à son taux horaire! Nous préférons franchement avoir des problèmes mécaniques en Colombie plutôt qu’aux États-Unis! Nous nous sommes ensuite dirigés vers Villa de Leyva, un autre ville historique avec une immense plaza centrale! Nous n’avons pas pu visiter certains bâtiments, parce que nous étions lundi, mais nous avons arpenté les rues de cette ville fort sympathique! Nous avons même vu un gros perroquet de couleur rouge, jaune et bleu, perché très haut dans un arbre! Nous avons aussi acheté des caramels de miel, que Pierre a adoré! Ensuite, nous avons continué vers El Fossil, un musée archéologique construit autour d’un immense fossile. Non loin de là, El Infiernito, un autre endroit archéologique, une sorte de Stonehedge miniature, avec des pierres droites et hautes formant un cadran solaire… Il paraît que cet endroit était un lieu de rituels pour les indigènes Muisca dans les temps anciens… Nous nous sommes ensuite dirigés vers Paipa, populaire pour ses sources et piscines thermales, mais comme il était tard, nous avons décidé de nous installer à l’hôtel Sochagota, qui fait face au lac du même nom.
Mardi le 26 février, nous sommes partis tôt pour les piscines d’eaux thermales, et nous avons rencontré un jeune Américain de Floride du nom de Clyde, avec son amie Colombienne, Marisol. Celle-ci n’était pas retournée en Colombie depuis six ans, vu la situation précaire côté sécuriré! Sa mère et sa nièce étaient avec elle. Clyde nous a dit travailler pour UPS, mais même s’il conduit de façon sportive (il a 24 ans), il n’en revenait pas de la façon de conduire des gens de Bogota! Il est venu par avion, alors ils prennent l’autobus, mais il a tellement eu la frousse qu’il préférerait ne pas devoir retourner à l’aéroport de Bogota! Nous trouvons cependant que les gens ici conduisent un peu mieux qu’au Vénézuéla! Mais le pire selon moi, pour la conduite automobile, était l’Inde. Il y a eu quelques accidents, et même des cadavres laissés le long de la route, je ne sais pas trop pourquoi! L’Inde avait son charme, mais parfois, je trouvais que ce pays était totalement frustrant et archaïque, sans doute à cause du système de croyances complètement hurluberlu! Je me souviens qu’après être retournée au Canada, j’était tellement reconaissante pour les systèmes de plomberie de nos salles de bains, et surtout pour l’eau courante! Nous nous sommes arrêtés ce soir au Lac Sesquile, et un gardien armé de Ejercito Nacional veille sur nous du haut de sa guérite. Je pense que les Colombiens veulent encourager le tourisme, alors ils prennent les grands moyens pour protéger les gens! Je sais que je me répète, mais nous aimons énormément la Colombie. Les routes sont très belles, les paysages magnifiques, et les gens fort sympathiques! Nous devrions demain nous diriger vers la capitale, Bogota, mais comme nous sommes un peu lents (il y a tellement de choses à voir ici), je ne suis pas certaine que nous nous rendrons, même si nous sommes seulement à 60 kilomètres! A bientôt!
Adieu Venezuela! (Mérida)
Nous sommes arrivés à Mérida mardi le 19 février, et comme le téléférique n’était ouvert au public que le lendemain, nous en avons profité pour nous promener dans les rues de la ville et visiter les églises, la cathédrale et les parcs, et pour acheter d’autres livres! Nous avons passé la nuit au carré principal, en face de la police, qui n’étaitt cependant pas présente pendant la nuit, et à 5 heures trente du matin, quelqu’un a essayé d’ouvrir les portes et la fenêtre de côté. Pierre était furieux, mais il faut dire qu’étant donné que les gens ici au Vénézuéla vivent une situation extrêmement difficile, j’imagine que cela devait arriver (il y a des voleurs partout, n’est-ce-pas?). Mercredi matin, le 20 février, nous nous sommes mis en ligne pour emprunter le fameux téléférique! Les vues de la ville étaient superbes, aucun nuage à l’horizon, et nous avons pu admirer le dernier glacier du Vénézuéla! Ensuite nous avons filé vers Jaji, et nous avons admiré en route des chutes extrêmement hautes, et plusieurs cascades. Le village historique de Jaji est tout petit, il se résume au carré principal et à l’église, mais comme il domine la montagne, il est assez impressionnant. C’est incroyable de penser qu’un pays comme le Vénézuéla possède des montagnes de plus de 15 mille pieds de haut, des milliers de kilomètres longeant la mer, des plaines immenses (Llanos), une jungle très dense et naturellement, la Gran Sabana, une savane avec des montagnes plates (tepuys) et les chutes les plus hautes du monde! Un beau pays, mais une situation politique difficile, de graves pénuries alimentaires, et une inflation exorbitante! Nous avons fait le plein de propane sur le chemin de retour pour Mérida (trouver une usine avec un adapteur compatible n’est pas une mince affaire en Amérique du Sud!) Puis nous avons établi nos quartiers à l’aéroport de la Vigia (pourboire au gardien) mais Pierre n’était pas heureux, car le gardien a quitté à 11 heures du soir!
19 février 2008
Rio Verde, garagiste doué à Timotes, et arrivée à Mérida
Vendredi le 15 février, nous nous sommes rendus jusqu'à Rio Verde, et nous avons décidé de nous arrêter tôt pour profiter de l'endroit... Nous avons campé sur le bord de la rivière, et l'eau était tellement claire que nous nous sommes baignés trois fois dans la même journée! Nous en avons aussi profité pour laver le véhicule. Le lendemain, nous nous sommes dirigés vers Guanaré, et nous avons campé au Sanctuaire de la Vierge de Comoroto. Les vitraux sont de toute beauté... Nous avons continué dimanche le 17 jusqu'à Timotes, sur la route pour Mérida, et nous nous sommes arrêtés à l'hôtel Las Trunchas, où nous avons conversé avec les propriétaires de l'endroit (ils ont même acheté un camion neuf au Texas, et cela leur a coûté 70 mille dollars!) L'endroit était frais, et nous avons dormi comme des loirs. Nous sommes dans les montagnes, et les paysages sont magnifiques! Les gens cultivent le café, les fraises et les légumes à flanc de montagne, c'est vraiment impressionnant! Les vues sont à couper le souffle ici. Et nous ne voyons aucun touriste, de près ou de loin... Lundi le 18, nous nous arrêtons au carré central de Timotes, et le véhicule semble perdre tout son Prestone, il y a une grande flaque d'antigel au sol... Nous avons été extrêmement chanceux, nous étions juste à côté d'un garage, et ils nous ont vus tout de suite! Nous avions fait changer la pompe à eau en Alaska, mais un boulon avait été mal inséré, et avec le temps, j'imagine que cela a laissé des traces! Bref, le mécanicien a finalement réussi à remettre un autre boulon, après un grand bout de temps je dois dire (tout était saisi) et il avait même l'antigel rouge sans phosphate que nous utilisons! Nous en avons profité pour faire la rotation et l'alignement des pneus (après les routes de terre et de montagne, c'était impératif) ainsi que le changement d'huile. Finalement, nous avons pu repartir en début d'après-midi, et nous nous sommes arrêtés pour acheter du miel à 15$ (30 bolivars), tout est cher ici, sauf l'essence bien sûr! Comme le propriétaire Juan était fort sympathique, nous avons pris un café et mangé du melon avec lui, et nous nous sommes finalement installés dans sa cour pour la nuit. Ce matin, mardi le 19 février, nous sommes à Mérida. Le téléférique est fermé, mais apparemment qu'ils ouvriront demain! J'espère qu'il ne pleuvra pas, et qu'il y aura de la neige sur les sommets!
Gran Sabana & chutes merveilleuses!
Lundi le 11 février, nous nous dirigeons vers la Gran Sabana. Il y a plusieurs barrages militaires sur la route, mais lorsque les gens réalisent que nous sommes Canadiens et non pas Américains, ils nous laissent passer sans trop de difficultés. J’ai vraiment l’impression que les gens qui visitent seulement Isla Margarita et Puerto La Cruz ne voient pas du tout la situation du pays. Malgré tout, les gens ici sont très chaleureux, la nature est belle, extraordinaire même, et nous profitons du soleil, de la musique et des paysages de rêve que nous côtoyons tout au long de notre séjour! Peu après le dîner, nous arrivons à El Dorado, où se trouve (sur une île au milieu de la rivière) la fameuse prison rendue célèbre par Henri Charrière (Papillon), qui y a été incarcéré en 1945.
Nous nous arrêtons en après-midi aux chutes Danto (Tapir), des chutes de presque 50 mètres de haut, très mal indiquées et assez difficiles d’accès. Nous avons essayé plusieurs chemins avant de les trouver, et Pierre m’a attendu en haut sur la route lorsque j’ai finalement réussi à prendre une photo! Moi qui aime tellement les chutes, je suis comblée ici, il y en a tellement! Nous nous arrêtons finalement peu après l’embranchement conduisant à Kayaven (route de terre d’une centaine de kilomètrers que nous ferons en revenant), et nous nous baignons à la rivière Apowao. On peut camper partout dans le parc mais il est interdit de faire des feux. Il y a très peu de circulation sur la route, qui est absolument superbe, ce qui n’est pas le cas de toutes les routes du Vénézuéla!
Mardi le 12 nous continuons vers Santa Helena de Urien, à la frontière du Brésil, et nous vistions les chutes Golonchila, les chutes de roc rouge Salto Kami et les superbes chutes Kama-Meru (50 mètres de hauteur) avant d’arriver à Santa Helena. Nous réussissons finalement à trouver du pain et du lait écremé (importés du Brésil), mais nous avons peu de chance avec Internet, car impossible de se connecter, il paraît que c’est comme cela chaque fois qu’il y a de la pluie! Nous changeons aussi 100 dollars, et on nous donne un taux un peu plus bas car nous avons 5 billets de 20$ alors qu’ils auraient préféré avoir un billet de 100$ U.S… La Cathédrale de Santa Helena est vraiment spéciale, elle a été érigée par des moines Capucins et un tableau de la Dernière Céne se trouve devant l’autel. Il y a aussi des anges et des statues sur le toit à l’extérieur, c’est très différent de ce que l’on voit habituellement au Vénézuéla! Après avoir fait le plein d’essence pour 50 sous, nous reprenons la route et nous campons au Quebrada Pacheco, un endroit idyllique, avec des chutes, des cascades, des bassins… Nous adorons la Gran Sabana, et nous voulons l’explorer à fond avant de repartir! Les montagnes sont plates (tepuys), tout est très vert, et nous sommes au pays des tapirs et des tamanoirs!
Mercredi le 13 février, nous visitons le Balnéario Soruapé, et Pierre surveille les alentours pendant que je traverse la rivière à pied pour prendre une photo des chutes… Puis nous nous rendons à Salto Pacheco, un des meilleurs endroits du parc pour la baignade! Nous faisons un autre arrêt à Salto Kama, et nous en profitons pour marcher jusqu’au bas des chutes, qui sont de 55 mètres de haut. Nous nous arrêtons aussi aux rapides Kamoiran, que nous trouvons plus ordinaires, étant donné que nous avons vu des chutes incroyables jusqu’ici, puis nous décidons de faire la route jusqu’aux chutes Chinak-Meru, aussi appelées Aponwao. Nous faisons une cinquantaine de kilomètres sur une route de terre pleine de trous, une route vraiment terrible où nous avançons à environ 20 kilomètres à l’heure étant donné la mauvaise condition de la route. Et lorsque nous arrivons finalement au village Iroboro, nous laissons le véhicule sur la route car nous doutons qu’il soit possible de franchir ce tronçon avec notre Westcargot! Nous marchons un peu, puis nous arrivons devant une rivière où il faut payer 100,000 bolivars (50$ U.S) pour traverser et se rendre aux chutes. Après négociations, nous nous en tirons pour 20,000 bolivars, mais on nous fera seulement traverser la rivière en pirogue, il nous faudra marcher encore 3 ou 4 kilomètres avant d’arriver aux chutes. Ces fameuses chutes, elles font 100 mètres de haut, et elles mènent un vacarme d’enfer! Mais elles sont absolument féériques, et Pierre et moi pensons que cela valait la peine de nous donner tout ce mal pour les voir! Nous retournons au village, nous hélons les gens de la tribu Pémon pour qu’ils nous embarquent en bateau, et nous reprenons la route de retour. Nous aurions bien aimé voir les chutes Toron-Meru, mais nous avons dû rebrousser chemin, la route étant vraiment impraticable. Nous nous arrêtons donc à la Panaderia, une boulangerie recommandée, sauf qu’ils n’ont plus rien en inventaire, vu la pénurie de farine de blé. La patronne est partie à Plaza Bolivar pour essayer de s’approvisionner… Nous sommes fatigués, alors nous décidons d’arrêter pour la nuit. Le lendemain matin, nous prenons la route très tôt, et nous continuons sur la petite route de terre très mal entretenue pour nous rendre jusqu’au Kilomètre 88, et nous retournons jusqu’à Ciudad Guyana, que nous atteignons vers 16 heures. Nous décidons de continuer notre chemin, et nous arrivons à El Tigre après la tombée de la nuit, sous la pluie. Nous nous installons au Mercado Municipal pour la nuit. Le lendemain matin, comme il n’y a pas d’Internet ici et que les gens font déjà la file à 6 hres du matin alors que l’épicerie n’ouvre ses portes qu’à 7 heures, nous décidons de repartir vers El Valle de la Pascua, où nous nous approvisionnerons et je l’espère, trouverons un café Internet!
Caves de Guacharo, chutes La Llovizna, barrage de Guri Dam et discussion avec Oriol l'Espagnol.
Nous avons visité les caves de Guacharo vendredi le 7 février, quelle belle expérience! J’avais beaucoup aimé Oregon Caves et Carlsbad Caverns aux États-Unis, mais je pense que ces grottes du Vénézuéla sont vraiment difficiles à égaler! Elles font presque onze kilomètres de long, mais les visites officielles nous permettent de marcher sur un peu plus d’un kilomètre, ce qui n’est quand même pas si mal! Quand on arrive aux grottes, il y a des oiseaux brun clair avec des ailes tachetées de blanc qui voltigent partout en criant très fort. Ces oiseaux sont aveugles, et ils sortent chasser le soir pour revenir aux grottes vers 4 heures du matin. La hauteur des grottes est d’à peu près de 10 mètres. Les stalagtites et les stalagmites sont vraiment impressionnantes, et il y a aussi une rivière souterraine dans la caverne. Notre guide parlait seulement espagnol, et nous étions accompagnés d’un groupe d’étudiants universitaires au langage très coloré! Nous avons aussi vu des fossiles de poissons et des coquillages dans la pierre, parce qu’il y a quelques millions d’années, cet endroit se trouvait dans la mer… La visite a duré plus d’une heure trente, mais cela a passé tellement vite! Nous avons décidé de camper près des grottes, et le lendemain matin, nous sommes partis faire le sentier Salto Paila, pour voir les chutes… Nous étions absolument seuls, alors nous nous sommes baignés en costumes d’Adam et Eve dans cette eau cristalline. Le sentier est pavé de pierres, et les fleurs des bananiers, les papillons et le son des cascades sont tout simplement magiques…
Nous sommes ensuite repartis vers Ciudad Bolivar, et nous avons roulé toute la journée avant de trouver un endroit pour dormir, à l’hôtel Laja Real de Ciudad Bolivar, non loin de l’aéroport. Dimanche le 10, nous avons visité la ville historique, la cathédrale, la Plaza Bolivar, etc. Nous avons admiré le fleuve Orinoco d’une terrasse en ardoise surplombant la ville: de cet endroit, nous avions une vue sur le pont traversant le fleuve, le phare, la plage, et les berges avoisinantes. Nous nous sommes arrêtés une fois de plus au supermarché, comme nous le faisons à chaque ville, dans l’espoir de trouver du lait, et aujourd’hui, la pénurie touchait aussi le pain et toutes les pâtisseries…
Puis, nous avons poursuivi notre route vers Ciudad Guyana. Quelle ville progressive et dynamique! Nous avons demandé des directions pour le Parque La Llovizna, et pour le barrage hydro-électrique Guri Dam, et un monsieur très gentil nous a suggéré de le suivre, même s’il n’allait pas à cet endroit… Il a fallu presque 20 minutes pour arriver au parc, dans un dédale de rues qu’il nous aurait été difficile de déchiffrer… Nous n’en revenions pas lorsque nous avons visité l’endroit. Les chutes, même si elles sont un peu moins hautes que celles du Niagara, sont tout simplement magnifiques! Et à plusieurs endroits, nous traversons les lacs en passant sur des pierres placées intentionnellement pour servir de pont… Il y a aussi des ponts suspendus et des ponts de pierre, et nous avons vu plusieurs singes capucins dans les arbres. Les poissons étaient vraiment très nombreux, et nous avons vu des hérons, des canards, des papillons et plusieurs oiseaux. Par hasard, nous avons rencontré un Espagnol né à Barcelone en Espagne, du nom d’Oriol, et il nous a dit qu’il quittait à regret le Vénézuéla après 40 ans, à cause de la situation politique. Il nous a expliqué que maintenant, la télévision est complètement contrôlée par le gouvernement (il y avait une chaîne privée et 8 chaînes gouvernementales, et maintenant, la chaîne privée n’existe plus). Il nous a confirmé que maintenant, les prix sont 4 à 8 fois plus élevés qu’il y a 2 ans (un poulet B.B.Q. coûte maintenant 25$ ici) et que Chavez est très controversé… Il nous a expliqué que les pénuries étaient voulues, et que le gouvernement s’approprierait bientôt tous les magasins alimentaires, et distribuerait des coupons pour acheter des vivres aux gens qui demeureraient dans ses bonnes grâces politiquement… Apparemment que les gens qui travaillent comme professeurs, cuisiniers, opérateurs de machineries lourdes, médecins, etc. etc. ont de plus en plus de difficultés parce que les prix montent sans cesse mais que les salaires n’augmentent pas. Les seuls gens privilégiés sont les personnes qui travaillent pour assurer la sécurité de Chavez, et ces gens doivent se déplacer pour suivre leur président, mais à un salaire de 500$ pour 3 jours, ce qui est dix fois plus que ce que les gens gagnent habituellement ici. C’est difficile de comprendre comment la majorité de la population d’un pays si riche en pétrole et en eau soit si démunie… Oriol nous a aussi dit que comme le lait de vache n’était pas disponible, les bébés sont nourris au lait de soya en poudre! Vendredi, nous avions vu des gens faire une file à la pharmacie pour acheter du lait en poudre: la limite était de deux petites boîtes par client, et la lignée devait bien faire un kilomètre de long, encadrée par des militaires qui surveillaient… C’est difficile à imaginer, c’est tellement différent du Canada! Les enfants d’Oriol vivent en Europe, et bien sûr, ses possessions ne sont pas placées au Vénézuéla. Mais le gouvernement lui a demandé de prouver la provenance de son argent, on a même vérifié les comptes bancaires de ses enfants, et demandé toutes sortes d’explications. Je pense que cette intrusion dans sa vie privée a été la goutte qui a fait déborder le vase, et comme la liberté est quelque chose d’infiniment précieux, je le comprends de vouloir fuir cette situation politique tellement affligeante…
Nous avons aussi visité l’écomusée du barrage, et une charmante demoiselle parlant anglais nous a guidés… Il y avait à cet endroit une exposition de photos sur le Pérou, un vidéo expliquant l’histoire et la création du barrage, un autre vidéo sur le sauvetage des animaux en difficulté dans le voisinage… Nous avons aussi rencontré un Écossais venu visiter sa belle au Vénézuéla suite à une rencontre sur Internet! Bref, l’après-midi est passé très vite, et nous avons repris la route en fin d’après-midi pour nous rendre à Upata, un vilage se trouvant à 40 kilomètres de Ciudad Guyana. Nous avons établi nos quartiers à l’unique hôtel du village, Plaza Miranda, qui possède un stationnement gardé et un restaurant chinois. Demain nous continuerons vers la Gran Sabana, pour atteindre la frontière du Brésil!
08 février 2008
Vénézuéla, pays différent! 10$ US pour un Big Mac, 1$ pour un plein d'essence!
Le Vénézuela ! Nous avons roulé un peu plus de 45,000 kilomètres depuis notre départ en juin 2007, et nous voici arrivés au Vénézuéla ! Après avoir quitté le parc Tayrona en Colombie vendredi le 1er février, nous avons continué sur la côte Caraïbe jusqu’à Maicao ; nous avions été avertis de ne pas nous arrêter nulle part parce que la frontière entre la Colombie et le Vénézuéla n’est pas très sécuritaire… À Maicao, les barrages policiers ont commencé, et des policiers ont essayé de trouver toutes sortes de choses pour nous arracher un pourboire, qu’ils appellent refresco plutôt que propina ici ! Finalement, je leur ai donné un Coke glacé, c’est un refresco non, et déçus, ils nous ont laissés passer ! Puis nous avons voulu mettre de l’essence dans le véhicule, mais toutes les stations-services étaient vides ! Finalement, nous avons pu acheter un bidon d’essence, en nous disant que dès que nous serions passés au Vénézuéla, il y aurait de l’essence partout ! Les formalités à la frontière ont été longues, en raison du carnaval : tout le monde se dirigeait vers Baranquilla en Colombie, la deuxième ville en Amérique du Sud pour son carnaval, après Rio au Brésil. Il y avait même, à la frontière, un spectacle de danse pour les touristes qui attendaient ! Et finalement, après être entrés au Vénézuéla, aucune station d’essence nulle part ! Après environ deux heures de mauvaises routes, nous sommes arrivés au village de Sinamaica, et là encore, aucune station-service ! Comme nous n’avions plus d’essence, j’ai demandé aux militaires le long de la route, et ils nous ont offert gracieusement un gallon d’essence pour nous permettre de nous rendre jusqu’à Maracaibo ! Arrivés à cette ville, Pierre a rempli le véhicule pour 1$, alors qu’il nous en coûte 60$ pour faire le plein habituellement. Nous avons trouvé un endroit pour camper avant la noirceur, et un ambulancier est venu nous offrir un café et jaser avec nous. Au cours de la conversation, il nous a mentionné que le président actuel du Vénézuéla était extrêmement controversé… Le lendemain, notre objectif était de trouver du propane pour la cuisine, de changer des dollars pour des bolivars, et de faire un marché. Pour le propane, cela n’a pas été vraiment facile, parce que premièrement, ici les adapteurs pour verser le propane sont différents de ceux de l’Amérique du Nord, et deuxièmement, les gens font leur barbecue au gaz naturel, alors le propane est beaucoup plus rare ! Mais nous avons fini par trouver ce que nous cherchions chez Gaz Regina. Et en plus, le propriétaire nous a offert le propane gracieusement, puisque notre réservoir contient moins de 11 litres… Nous n’en revenions tout simplement pas ! Ensuite, pour changer des bolivars, disons que le taux officiel dans les banques est de 2 bolivars fuertes (nouveaux bolivars) pour un dollar américain. Mais on m’avait dit que l’on offrait 5 bolivars pour un dollar au marché noir… Nous avons essayé de nous rendre au terminus d’autobus, mais on nous a dit que c’était très dangereux, que les gens se faisaient souvent dévaliser après avoir changé de l’argent dans la rue. Nous nous sommes donc rendus à l’aéroport. J’étais au courant que depuis le 1er janvier 2008, l’argent avait été changé pour de nouveaux billets, et Chavez a retranché trois zéros de la monnaie originale. Donc un ancien billet bolivar de 5000 est maintenant remplacé par un billet de 5, et la valeur est la même… Arrivés à l’aéroport, nous avons demandé au premier magasin de souvenirs, et la dame nous a dit que le taux qu’elle pouvait nous donner était 4.5 bolivars fuertes pour un dollar. Nous avons acquiescé, et nous sommes repartis pour trouver un supermarché… Il faut dire que Maracaibo est la deuxième ville du pays, après Caracas, et que plus de deux millions de personnes vivent ici. Le territoire est vaste, et certaines avenues comportent 8 voies, alors que d’autres rues sont tellement étroites que deux camions passent difficilement. Lorsque nous avons commencé à regarder les prix, nous étions estomaqués de constater à quel point les aliments sont dispendieux ici. Une commande de 150 dollars U.S, et nous n’avions que très peu de choses ! Et en plus, il y a tellement de pénurie que les tablettes sont vides, et que les gens font la queue et attendent que le boucher mette quelque chose sur les étagères ! Il y avait énormément de gens faisant leur marché, et nous avons jasé avec une famille originaire de l’endroit en attendant pour passer à la caisse. Il paraît que l’inflation ici est de 13 % par mois, et que les salaires ne montent pas. L’on nous a aussi dit que parfois, il n’y avait pas de lait pour une semaine, ou pas de poulet, et le samedi où nous sommes allés, il n’y avait pas d’œufs ni de Javex…
Nous avons continué notre route vers Coro, qui possède un centre historique désigné patrimoine mondial par l’Unesco. L’état des routes, comparé à la Colombie, nous a surpris, parce que nous croyions que le Vénézuéla était un pays beaucoup plus progressif… Nous avons donc mis plus de temps que prévu pour nous rendre à Coro, mais heureusement, nous sommes arrivés avant la tombée de la nuit. Nous nous sommes installés à l’hôtel Inter-Caribe, et j’ai fait tremper les légumes et les fruits à l’iode avant de préparer le souper. Nous sommes ensuite allés faire une balade dans les rues illuminées de la ville. Nous avons pu assister au mariage d’un Suisse et d’une Vénézuélienne ; une vingtaine de Suisses-Allemands avaient fait le voyage jusqu’ici pour l’événement…
Dimanche le 3 février, nous avons arpenté les rues de Coro pour nous imprégner de l’atmosphère historique, et nous nous sommes ensuite dirigés vers la péninsule pour aller nous baigner à Adicora. Cette ville est tout près d’Aruba, Curaçao et Bonaire, des îles très connues des Caraïbes… C’est le carnaval ici, alors les plages sont bondées ! Nous nous sommes arrêtés à un McDonald pour prendre un cornet de crème glacée : les Big Mac à cet endroit sont à 10$ U.S. L’inflation est incroyable, je ne sais pas comment les gens font pour survivre… Mais la gazoline est vraiment bon marché ! Nous sommes retournés à Coro, et nous nous sommes installés tout près de la cathédrale pour la nuit. Nous avons rencontré Francisco et sa famille, qui nous ont fait cadeau d’une plaque-souvenir de Coro, et Franciso nous a fortement recommandé de visiter les caves de Guaracho à Maturin. Ce jeune homme étudie la médecine à Caracas dans une université publique, car les universités privées n’offrent pas le programme de médecine. Les études sont gratuites, mais par contre, les médecins ne sont pas très bien payés, et en plus, ils n’ont pas accès à aux fournitures et à l’équipement nécessaires, alors ils font ce qu’ils peuvent avec ce qu’ils ont ! Il y a beaucoup de fièvre jaune, de dengue et de malaria ici. L’eau coûte cher : 6$ U.S. pour une grosse bouteille. Je trouve étonnant de constater que la bière est meilleur marché que l’eau au Vénézuéla…
Lundi le 4 février, nous sommes partis tôt pour visiter les Médanos de Coro, des dunes de sable impressionnantes. Puis nous nous sommes mis en route pour voir les Cataratas de Huepé, des chutes superbes, mais assez éloignées de Coro (environ deux heures sur des routes exécrables, dans le parc Sierra de San Luis). Comme il y avait énormément de gens en raison du Carnaval, nous nous sommes baignés et nous avons décidé de continuer notre route vers le parc Moroccoy, jusqu’à Chiriviche. Mais il y avait tellement de gens que les autos arrivaient tout juste à se frayer un chemin sur la plage… Nous avons continué notre chemin vers Tucacas, et nous avons dormi dans un stationnement surveillé par trois gardes de sécurité. On nous a demandé 25$ pour la nuit ! Nous avons joué les idiots, et finalement, cela ne nous a rien coûté.
Mardi le 5 février, nous nous sommes dirigés vers les sources thermales Las Trincheras. Les embouteillages étaient fréquents à cause du carnaval, alors nous nous sommes armés de patience ! Les gens ici se servent de l’accotement comme d’une voie ordinaire, alors avec une route de deux voies, ils en font quatre ! Les Vénézuélens sont très sympa, mais au volant de leur voiture, ils deviennent dangereux…
Las Trincheras possède les sources sulfureuses les plus chaudes au monde : l’eau qui se jette dans l’une des piscines est bouillante ! Ils ont aussi des bains Turcs, et des rangées de chaises longues tout autour du site ! Nous avons vraiment apprécié. Nous nous sommes ensuite dirigés vers Valencia, et nous avons pris quelques photos de la cathédrale, mais il faut dire que la ville est très quelconque. Nous avons continué jusqu’à Maracay, qui est le point d’accès du Parc Henri Pittier, un parc magnifique avec de très hautes montagnes, plusieurs cascades, et une végétation luxuriante (rain forest)! En arrivant au parc, nous avons été arrêtés par la police (les barrages sont extrêment fréquents ici, parfois à tous les deux kilomètres sur certaines routes). Ils nous ont donné une contravention pour notre pare-brise (nous avons reçu quelques pierres et malheureusement, cela a laissé des traces !) Les gens ici peuvent conduire sans lumières, ils dépassent sans avertissement, ils vont ou trop vite ou trop lentement, et la condition des autos, nous n’en parlerons même pas ! Mais les contraventions sont réservée pour les étrangers ! Enfin, c’est le premier policier zélé que nous rencontrons depuis notre départ, alors ce n’est pas si mal… Avant d’entrer au parc, nous sommes arrêtés au centre-ville de Maracay pour acheter des provisions car nous voulions du vin et du lait. Malheureusement, le lait n’était pas disponible. J’ai décidé de mettre dans le panier un petit bocal de sauce salsa et des pâtes pour fajitas. Souvent, les prix ne sont pas indiqués. Quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai réalisé que ces deux articles coûtaient 20 dollars américains, rien que ça ! Un sac d’oranges nous a coûté 10 dollars… La nourriture est chère, mais le gaz est vraiment économique, alors nous ne nous plaindrons pas trop. Nous avons remarqué d’énormes affiches, surtout sur les usines (environ 60 pieds par 40) où il est écrit : Le pays, le socialisme, ou la MORT ! Et la photo de Chavez se trouve placardée sur les pancartes indiquant l’entrée des villes, sur les enceintes des zocalos… C’est un peu comme si aux Etats-Unis, nous verrions la photo de Bush partout ! Nous ne sommes pas habitués aux régimes totalitaires, et nous nous ennuyons un peu de la propreté et de la beauté de la Colombie. Mais le Vénézuéla a son charme particulier, et nous attendrons d’avoir vu la Gran Sabana avant de nous faire une opinion. Nous nous sommes installés sur la plage El Playon pour camper, et demain nous visiterons le parc avant de retourner à Maracay pour régler notre contravention !
Mercredi le 6 février, nous avons déjeûné sur la plage (œufs, bacon, rôties et café) et nous nous sommes ensuite baignés dans l’eau douce d’une rivière sur la route du parc. J’aurais aimé visiter Rancho Grande, mais c’était fermé, même si l’horaire indiquait que normalement, ils étaient ouverts de 8 heures à 16 heures (il était 10 heures). Allez savoir pourquoi ! Ensuite, nous nous sommes arrêtés au poste du commandant des transits terrestres pour régler notre contravention (nous n’avions aucune idée du montant), et on nous a appris que parfois, ils retenaient le véhicule avant le règlement complet ! L’amende était de 115 $. Le plus drôle, c’est que personne ne nous a avisé à la frontière, et de plus, comme les barrages policiers sont très fréquents ici (parfois une dizaine par jour), nous aurions pu recevoir un avis bien avant… Ils n’ont pas les pares-brises pour les Volkswagen Vanagon ici, mais on nous a dit que l’on devait commander du Mexique et attendre que la commande arrive ! Quelle hospitalité ! Nous espérons seulement que nous n’aurons pas d’autre contravention avant de sortir du pays, car nous n’avons pas l’intention de faire changer ce pare-brise ici… Ce serait préférable pour nous de faire faire le changement au Brésil, ou en Argentine. Nous avons roulé plus au Sud pour éviter la capitale Caracas, et nous sommes passés par San Juan Los Morros, El Sombrero, El Corozo et El Valle de la Pascua. Nous nous sommes arrêtés à un supermarché pour du lait, et malheureusement, ils n’en avaient plus… On nous a dit qu’ils en recevraient peut-être demain. Nous nous sommes arrêtés tôt ce soir, et nous sommes à l’hôtel San Marco. Nous espérons nous rendre à Barcelona demain, sur la côte Caraïbe Est.
Nous avons roulé hier jusqu’à la côte Caraïbe Est, après Caracas, et nous nous sommes baignés sur une plage magnifique. L’eau est transparente et pure, les plages sont bordées d’immenses cocotiers, tout est magnifique, sauf que nous avions prévu camper sur la plage, et une famille de l’endroit nous a déconseillé de le faire par mesure de sécurité. Nous sommes donc partis à la tombée de la nuit pour trouver un autre endroit, et nous avons finalement opté pour le poste de police de Santa Fe. Ce matin, vendredi le 8 février, nous nous sommes baignés sur une plage déserte à Cumana, et j’en profite pour mettre mon site à jour. Nous devrions nous rendre aux grottes de Guacharo aujourd’hui…
29 janvier 2008
L'incroyable Parc Tayrona
25 janvier 2008
Santa Marta
Nous nous sommes arrêtés à Baranquilla hier pour faire notre marché, et un Colombien nous invités chez lui. Nous avons passé un peu de temps avec sa famille puis nous sommes repartis pour Santa Marta. Pierre en a profité pour vérifier ses messages sur l'ordinateur de notre hôte, et c'est à ce moment que nous avons appris que Michele sa fille qui est à Bodhgaya en Inde, avait contracté la fièvre typhoïde et que toute la famille avait des vers et faisait de l'anémie. Heureusement, elle a opté pour les antibiotiques, et elle devrait rentrer au Canada pour se refaire une santé dans les prochains jours, avec son fils Jai. Avant son départ pour l'Inde, elle avait choisi de ne pas se faire vacciner, mais je pense que même si la médecine traditionnelle n'est pas toujours idéale, au moins, pour les urgences, cela dépanne! Michèle et sont mari Kory sont très sages, alors je suis certaine que tout s'arragera rapidement pour le mieux...
Je dois dire que j'adore vraiment la Colombie! Santa Marta est située le long de la côte Caraïbe, avec une belle plage de sable blanc. Nous avons rencontré Edouardo, un Colombien qui nous a donné de bons tuyaux pour profiter de Santa Marta, et avec qui nous avons dégusté un bon café colombien, dans un jardin intérieur tout à fait sympa, des fresques sur les murs, des fontaines, etc. Edouardo nous a invités à une boîte de nuit non loin de là où il joue de la mandoline et du violon avec un groupe la fin de semaine (il est ingénieur de mines, et il a étudié au Missouri, donc il parle très bien l'anglais).
Notre dollar semble avoir baissé, à moins que ce soit le peso colombien qui ait augmenté, car il y a quelques mois, un dollar canadien valait 3,000 pesos alors qu'il en vaut moins de 1,900 maintenant. Ici, le propane est introuvable, et il faut un téléphone cellulaire pour pouvoir acheter une carte d'appel. Chaque pays a ses particularités!
La température est idéale, et nous profitons de la mer en abondance! Nous voulons nous rendre à Taganga pour faire de la plongée, et nous planifions aussi de visiter le parc national Taroya, non loin d'ici. Un bon bonjour à tout le monde!
Volcan de boue Totumo

Nous sommes partis de Carthagène mercredi le 23, pour nous rendre au volcan de boue
Totumo, toute une expérience ! Auparavant, nous nous sommes arrêtés au marché de poissons, car Antonio voulait absolument photographier ces pélicans qui attendaient pour se régaler des restes de poissons laissés par les pêcheurs. Lorsque nous sommes arrivés au volcan, nous avons pris de nombreuses photos, car nous n’avons jamais rien vu de tel dans nos voyages ! Plutôt que de la lave dans le cratère, il s’agit de boues thérapeutiques, d’une profondeur de 2,300 mètres. Par contre, il est impossible de caler, et la gravité n’a plus aucun effet, alors c’est très étrange comme feeling ! La boue est tiède, et c’est très drôle de voir les gens qui ressemblent à des momies ! Il est très difficile de changer de position parce que la boue est trop épaisse, et la gravité n’a plus d’effet à cause sans doute du manque d’oxygène, alors on flotte... Nous avons bien ri ! Après le bain, il faut redescendre se faire laver dans un lagon, mais il est recommandé de laisser la boue sécher d’abord, histoire d’avoir un masque d’argile sur tout le corps !
Hier soir, nous avons campé avec Antonio et Fred en arrière du volcan. Heureusement, avec la brise provenant du large, aucun moustique ! Pierre et Antonio en ont profité pour boire la moitié de notre bouteille de rhum de 15 ans que nous avions acheté au Panama… De beaux souvenirs de voyage ! Nous nous sommes quittés ce matin à regret, et nous sommes maintenant à Baranquilla. Les gens sont vraiment sympathiques, un Colombien nous a même invité chez lui pendant que nous faisions notre marché ! Au plaisir !
20 janvier 2008
Cartagena, Colombie; en attendant notre véhicule!

Nous sommes dimanche le 20 janvier, et nous sommes arrivés le 18 janvier à Carthagène. Le vol s'est très bien passé, et même si nous avons eu un peu de difficulté pour trouver une chambre, finalement tout s'est arrangé. La ville de Carthagène est la ville la plus magnifique que j'ai vue jusqu'ici! Il s'agit de la ville coloniale espagnole la plus ancienne de l'Amérique, et la mieux conservée et entretenue. Je croyais qu'Antigua et Granada étaient superbes, mais ce n'est rien à côté de Carthagène. Il n'y a pas d'autos à l'intérieur des murs fortifiés, et l'architecture est tout simplement extraordinaire. Des fleurs partout sur les balcons, des rues étroites de briques, plusieurs bijouteries spécialisées dans les émeraudes, des bâtiments de deux ou trois étages de toutes les couleurs, tout est très propre, le soleil est superbe, et la brise de la mer est rafraîchissante! J'ai pris presque trois cents photos en une journée! Les gens sont souriants et très gentils, et il y a très peu d'étrangers ici (à part les visiteurs des bateaux de croisière). J'ai l'impression que lorsque les gens sauront à quel point la Colombie est superbe, ce pays deviendra beaucoup plus touristique. À Bocagrande, la partie moderne de la ville longeant la mer, on commence à construire des condos de luxe. Cependant, je ne suis pas certaine que je voudrais vivre sous cette chaleur à l'année longue. Il n'y a à peu près pas de saison des pluies ici, et la température est toujours égale à elle-même. Un peu semblable au sud de l'Inde pour la chaleur!
Nous avons visité la ville historique hier, le Palais de l'Inquisition (chambres de tortures), Las Boveras (l'endroit où ils gardaient les esclaves), le Musée des Beaux-Arts, etc. etc. Nous avons passé toute la journée dans la vielle partie de la ville, qui est absolument délicieuse! Nous avons mangé des mangues et d'autres fruits exotiques durant la journée. Leurs pâtisseries à la goyave fondent dans la bouche. La comida corriente est le plat principale, avec riz, frijoles, bananes frites et poissons ou viandes. Une sorte de plat du jour...
Aujourd'hui nous avons visité le Castillo de San Felipe. Nous avions pris l'autobus très tôt ce matin pour nous rendre à une corrida de taureaux, mais le spectacle avait été annulé cette semaine... Nous avons apprécié de toutes façons le trajet qui nous a permis de voir un marché et des centaines d'étals de poissons, des centaines de pélicans énormes attendant les restes, les fleurs, l'architecture des maisons... Nous n'avons pas profité de la plage encore, trop occupés à visiter les sites historiques. L'influence espagnole est encore très présente. Il y a aussi des bains de boue à l'intérieur d'un volcan non loin d'ici, toutes sortes de palmiers, toutes sortes de fruits délicieux que je ne connaissais pas, et la musique.... Pour les gens qui aiment la salsa et la rumba, c'est le paradis.
Demain nous devrions nous atteler aux démarches pour récupérer la van, qui devrait arriver cette nuit ou dans la journée demain si tout va comme prévu. Nous n'avions pas prévu passer énormément de temps en Colombie, mais avec ce que nous avons vu jusqu'ici, nous pourrions bien nous attarder plus longtemps! Les Colombiens sont extrêmement gentils et prévenants...
18 janvier 2008
Adieu Panama!
Nous sommes présentement à l'aéroport Tocumen de Panama, après trois jours de démarches intensives pour quitter le pays sans notre véhicule, que nous avons placé sur un bateau ce matin. Nous avons jumelé notre départ avec Antonio et son fils Fred, deux Brésiliens-Canadiens avec lesquels nous avons partagé un conteneur de 40 pieds. Nous avons ainsi épargné chacun 250$, et nous avons pu faire les trajets Colon-Panama (environ 85 kilomètres) ensemble! Nous sommes tous les deux très fatigués, puisque nous n'avons pas dormi depuis deux jours! Nous avions d'abord payé pour un conteneur de 20 pieds, mais la charmante Evelyn Batista de chez Barwil Ltee a laissé mon adresse Internet à Antonio, qui n'avait pas de téléphone comme nous! Heureusement que j'ai vérifié mes e-mails hier matin. Puis nous avons dû retourner chez Barwil à côté du Pacifique pour refaire les papiers, et nous diriger pour Colon, du côté Atlantique pour effecuer les démarches nécessaires. Nous avons passé l'avant-midi avant que la Wescargot (nous appellons ainsi notre véhicule, soit embarquée avec la Mercedès-Benz d'Antonio. Le plus drôle a été le show K-9, avec le chien qui reniflait partout pour vérifier si nous n'avions pas de drogues! Un vrai numéro de cirque! Il fallait cinq personnes pour pouvoir embarquer le véhicule dans un conteneur scellé: un pompier, un policier, un douanier, le stuffing guy (la personne qui attache le véhicule et qui met des morceau de bois derrière les roues) et son asssitant. Finalement, à midi tout était terminé, il nous restait seulement à nous rendre à l'aéroport! Le trajet en autobus s'est bien passé, mais la suspension avant a lâché juste au moment où nous arrivions à Panama, alors tout le monde a dû débarquer de l'autobus... Nous avons trouvé un bar, Pierre crevait de chaleur et après tout le stress, je pense qu'il voulait décompresser un peu! Nous avons finalement pris un autre autobus pour nous rendre à l'aéroport, 50 sous pour 20 kilomètres! Nous devons nous rendre au quai d'embarquement dans quelques minutes, je vous tiens au courant!
17 janvier 2008
Traverser le Darien Gap
Après avoir fait le plein de gaz propane, (un seul endroit, à la sortie de David, et en plus nous avons dû attendre que l’heure de la sieste soit terminée) nous nous sommes finalement dirigés vers la plage de Santa Clara. Il y a beaucoup plus de palapas (sorte de parasols avec toits de chaume) qu’il y en avait il y a trois ans, mais dès la tombée de la nuit, l’endroit redevient désert. Le camping est aussi 3 fois plus cher qu’il y a 3 ans, mais cette plage est toujours aussi spéciale ! Le sable est blanc, il y a une île non loin de là et plusieurs bateaux qui pêchent au loin, et le vent frais du large est certainement très rafraîchissant ! Nous avions contacté Evelyn Batista pour le cargo devant transporter l’auto en Colombie, et nous avions convenu d’un rendez-vous le 15 janvier en matinée. Lorsqu’elle a examiné nos papiers ce jour-là, nous nous sommes rendus compte que tout était à refaire, parce que le document original Extranjero Entrada était mal imprimé. Nous avions protesté lorsque nous avions reçu ce document, mais on nous a dit qu'il n'y avait rien à faire! Nous avons dû retourner à la douane, ce qui n’est pas une mince affaire, parce qu’il s’agit d’un sens unique et qu’il n’y a absolument aucune indication sur les bâtiments. Mais nous avions certainement une bonne étoile, puisqu’un policier nous a escorté pour nous montrer le chemin. Ensuite, il nous fallait nous rendre au poste de police pour un contrôle du véhicule, mais comme il pleuvait, le policier ne pouvait faire son inspection. Il y a une affiche dans leurs bureaux qui dit que si le moteur est sale ou qu’il y a de la pluie, ils ne font pas l’inspection. Puis ensuite, même s’ils étaient plusieurs, tout le monde est allé dîner en même temps et nous avons dû attendre une autre heure et demie. Pour faire une histoire courte, nous sommes sortis à seize heures trente de la PTJ, et heureusement, la douane était encore ouverte en raison du carnaval proche… Habituellement, ils ferment à seize heures. Mais arrivés à la douane, alors qu’habituellement tout est réglé en 15 minutes, la dame âgée avait de la difficulté à cause de l’ordinateur, et il a fallu l’aide d’une de ses consoeurs pour localiser nos papiers ! Et une chance que j’ai demandé pour l’étampe dans le passeport indiquant que nous pouvions quitter le pays sans notre véhicule, parce que personne ne semblait y avoir pensé ! Nous avons quitté les bureaux de la douane à dix-huit heures…
Le lendemain matin, retour chez Barwil, où Evelyn nous dit qu’il manque le document de la police. Elle vérifie auprès de la douane, et ils lui disent qu’ils essaieront de localiser le document en question et qu’ils rappelleront. Une demie-heure plus tard, ils appellent pour dire qu’ils ont retracé le fameux papier, mais il faut se rendre encore une fois à la douane, puisqu’il ne leur est pas possible de nous le faire parvenir par taxi ou autrement ! Pendant ce temps, je m’arrange pour acheter les billets d’avion pour la Colombie, mais le site de la compagnie colombienne Aires, qui est plus économique que Copa Airlines, Continental, Delta ou America Airlines, est seulement en espagnol, et les documents à remplir sont nombreux. J’imprime la confirmation, mais histoire de ne rien oublier, nous nous rendons tout de même à l’aéroport pour nous assurer que tout est en ordre. Tout semble parfait, mais l’aéroport se trouve à presque trente kilomètres du Pont des Amériques, et si nous avons pris l’autoroute payante pour nous y rendre, nous avons dû manquer une indication pour revenir, car le chemin du retour a été terriblement lent et congestionné (la chaleur à Panama est incroyable) ; il n’y avait aucun péage mais j’aurais préféré cent fois l’autoroute… Disons aussi que cela a été toute une histoire pour payer le passage de la van chez Barwil, car ils n’acceptent que l’argent comptant, et les guichets automatiques allouent seulement un retrait de 500$ par jour ici, alors il nous aurait fallu trois jours… Nous avons communiqué avec la Caisse St-Raymond de Hull, mais nous avons dû réessayer deux fois avant de pouvoir finalement sortir le montant nécessaire. Je dois dire qu’en mentionnant que nous appelions du Panama, l’attente n’a pas été trop longue, contrairement à la dernière fois, ou nous avons dû attendre deux fois une demie-heure alors que nous payions l’appel interurbain…
De plus, nous avons essayé de réserver notre hôtel en Colombie, mais nous n’avons pas reçu de confirmation. Au moins, avec les adresses, nous devrions nous débrouiller, et s’ils sont complets, nous frapperons à une autre porte… Nous volons tard en soirée, mais nous n’avons pas le choix, il faut se plier aux horaires des compagnies aériennes !
Nous avons rencontré Annie et Wolfgang au Balboa Yacht Club, un couple d'Autrichiens extrêmement gentils qui voyagent dans leur Mercedes-Benz depuis 10 ans! Nous avons échangé des cartes avec eux, et nous aurions aimé passer plus de temps avec eux, mais ce n'était pas possible, il devaient partir et nous aussi!
Demain nous nous rendrons à Côlon, un endroit peu recommandable du Panama, sur la côte Atlantique. Nous devons être au port Manzanillo à 8 heures du matin, et nous espérons que tout se passera bien ! Il paraît que le départ du Panama est la partie facile, puisqu’en Colombie, c’est vraiment compliqué, à ce que l’on dit ! Nous prendrons un autobus de Côlon à Panama avec nos sacs à dos (environ 3 heures), et nous nous dirigerons ensuite vers l’aéroport (nous devons arriver 3 heures avant le vol…) Croisons les doigts que tout ira bien ! En passant, Evelyn Batista de chez Barwil est extrêmement efficace et gentille. Nous la recommendons à tous les voyageurs qui doivent placer leur véhicule dans un cargo pour la traversée du Darien Gap!
14 janvier 2008
Transmission et silencieux
Après avoir laissé notre véhicule au garage, nous avons dû attendre 5 jours que la pièce arrive du Costa Rica. Et malheureusement, lorsque la pièce est arrivée, ce n’était pas la bonne, il s’agissait d’un pièce 1985 alors que notre véhicule date de 1989. Comme il était impossible de trouver cette pièce en Amérique Centrale, le garagiste a pris notre ancienne pièce et il l’a envoyé chez un machiniste avec la nouvelle pièce pour qu’il transforme la pièce du Costa Rica afin qu’elle soit identique à notre ancienne pièce, sans le problème mécanique bien sûr… Nous n’avions jamais rien vu de tel, et lorsque Pierre a finalement pu prendre possession de notre petite Westfalia, horreur, elle avait de la difficulté chaque fois que nous voulions tourner un coin de rue, reculer et repartir aux feux de circulation. Elle donnait des coups, et les bruits suspects étaient presque continuels. Inutile que moi et Pierre étions complètement découragés, et le garagiste que nous avions quittés à 5 heures de l’après-midi ce samedi était sûrement déjà parti, parce qu’habituellement il fermait à midi pour la fin de semaine et qu’il avait fait du travail supplémentaire seulement pour nous ! Après une demie-heure de conduite infernale, nous avons décidé de ne pas poursuivre plus loin, et nous sommes retournés au garage en nous disant qu’il valait peut-être mieux stationner l’auto devant le garage jusqu’à lundi. Impossible de rouler dans ces conditions… Et par une chance providentielle, le garagiste était encore sur les lieux, et il a soudainement réalisé que même si nous avions déjà fait changer l’huile à transmission chez lui, le machiniste ou le soudeur avait probablement dû vider l’huile… Nous sommes retournés chez Rex pour acheter à nouveau cette fameuse huile à transmission Dextron III, et malheur, il n’en restait plus… Finalement, c’est dans une quincaillerie que nous en avons trouvé, et il n’en restait qu’une pinte ! Nous avons vraiment eu de la chance… Il nous reste encore le silencieux à réparer, et nous essaierons lundi de trouver un garage spécialisé pour ces systèmes. Mais au moins, la van peut maintenant rouler ! Nous sommes retournés à Doléga, un endroit vraiment sympatique, en bordure d’un canal pour la baignade. Nous en avons profité pour faire notre lessive, laver et cirer l’auto, et faire le grand ménage !
Lundi matin, le 14 jan vier, nous nous sommes rendus chez un garage pour les silencieux et ils ont fait leur possible pour réparer les dommages . Nous avons cependant constaté que l'huile à transmission coulait un peu, et après être retournés chez le mécanicien qui s'est occupé de la transmission pour une dernière inspection (il nous a assuré que tout était correct, gardons les doigts croisés), nous sommes retournés au centre-ville pour les dernières commissions. Nous essaierons de remplir les formalités nécessaires pour placer l’auto sur un paquebot cette semaine, car les bateaux partent tous les samedis apparemment… Nous devons mettre du gaz propane dans le réservoir pour le frigo et la cuisinière, mais apparemment, ici au Panama le gaz propane est impossible à trouver, ils ont seulement les bonbonnes rondes ou les pompes à essence ! Ah oui, nous avons aussi parlé à des Panaméens de Boquete en fin de semaine, et ils nous ont confirmé que les prix des terrains et des maisons avaient doublé dans les derniers trois ans... Je ne sais plus si nous déménagerons éventuellement ici, l'avenir le dira....
Au plaisir!
10 janvier 2008
Réparation mécanique au Panama
Nous sommes présentement à David. Nous voulions faire changer l'huile à transmission automatique lundi, mais tout était fermé à cause de la Fête des Rois qui se poursuit jusqu'au 7 ici... Donc mardi le 8, nous nous présentons au garage, et comme il n'est pas possible de faire le travail parce que notre véhicule n'est pas tellement courant ici, un mécanicien nous demande de le suivre chez un confrère qui s'occupe seulement de transmissions automatiques. Malheureusement, en le suivant, Pierre a passé dans un fossé, sur une borne de ciment, et il a défoncé quelque chose c'est certain.! Nous nous rendons donc chez le spécialiste de transmission, qui constate que le casing (je sais, cela n'est pas très français, mais je ne sais pas que autre mot conviendrait...) est fendu à 5 endroits... Il nous envoie chez un soudeur à quelques kilomètres de là, qui lui nous dit que le morceau doit être soudé de l'intérieur, donc enlevé du moteur. En retournant chez le premier garage, la transmission lâche, et Pierre doit se faire remorquer. Bon, maintenant, il faut trouver une pièce pour la transmission, et cette pièce n'est pas disponible au Panama! Après plusieurs téléphones, on localise le fameux morceau au Costa Rica... Mais la van doit être soutenue sous le moteur, et elle est hissée sur une sorte de lift! Nous devons l'abandonner au garage, car elle ne fonctionne plus du tout, et il est impossible de continuer à l'habiter alors qu'elle est perchée si haut! Et de plus, le garagiste est catégorique, personne ne peut demeurer dans le garage lorsque l'endroit est fermé! Donc, nous emportons quelques affaires personnelles, et nous trouvons un hôtel pas trop loing du garage. Le garagiste nous dit que nous devrions recevoir le morceau ce samedi, si tout va bien (douanes, etc.) Comme il ferme à midi le samedi, nous espérons que tout sera terminé d'ici là, sinon nous devrons attendre jusqu'à lundi ou mardi prochain! Une chance que nous n'avions pas réservé de bateau et acheté nos billets d'avion, car c'est toujours compliqué de changer les dates... Alors croisons nos doigts en espérant que la soudure tiendra et qu'ils nous enverront le bon morceau! Nous mangeons dans les restaurants et je m'ennuie de ma cuisine! Ici, les gens mangent du riz blanc, du poulet ou du poisson frit, et des fèves au lard salées, qu'ils appellent frijoles. Pour les déjeûners, des oeufs avec des morceaux de pâtes frites, et une sorte de ragoût rouge! Nous avons essayé aussi la cuisine chinoise, mais cela ne ressemble pas tellement à ce auquel nous sommes habitués!
Il fait très chaud ici, ce n'est pas comme à Boquete. Mais une semaine, cela n'est pas si terrible, et cela nous permettra d'apprécier encore plus notre maison roulante lorsque nous la retrouverons.
Hier nous avons visionné quelques films, et je dois dire que celui avec Emma Thompson et Antonio Banderas, sur la dictature en Argentine en 1976 m'a un peu dérangée... Bref, tout va bien, ce ne sont pas de petits ennuis mécaniques qui nous arrêteront! Hasta La Vista!
08 janvier 2008
Panama
Nous sommes demeurés à Dominical au Costa Rica jusqu’au 4 janvier ! Samedi le 5, nous nous sommes mis en route pour le Panama, et nous avons franchi la frontière en moins de 2 heures ! Nous nous sommes dirigés vers David, où nous avons fait notre marché, puis nous nous sommes arrêtés au balneario Managua pour une baignade délicieuse au pied des chutes. Des jeunes garçons se balançaient en haut des chutes au moyen d’un câble, et l’eau était vraiment rafraîchissante ! Nous avons décidé de nous installer à Dolega, en bordure d’un canal où une jeune championne de natation se baignait en ramant contre le courant, qui est assez formidable à cet endroit… Cette jeune nageuse se promet de se rendre un jour au Lac-St-Jean pour traverser le lac à la nage, elle aimerait vraiment participer à cette compétition… Dimanche le 6, nous nous sommes rendus à Boquete, mon endroit favori au Panama ! Imaginez, après la chaleur torride du Costa Rica et du Panama, un endroit d’une grande fraîcheur (les gens se promènent dehors avec des manteaux à cette période) ! Un endroit où l’on cultive les fraises, le café, les bananes, les ananas, etc… J’imagine que le climat ici, qui ressemble beaucoup à chez-nous en juin, est plus frais à cause de l’altitude. Le volcan Baru est tout près, ainsi que le village Volcancito. Nous avons retrouvé les jardins Mi Jardine es Su Jardine, la rivière tumultuseuse Rio Caldera, les chutes, les fleurs et les papillons. Cependant, tout est beaucoup plus cher qu’il y a 4 ans : les domaines qui se vendaient à 150,000$ lorsque nous étions passés la première fois sont maintenant autour de 300,000$, et certains endroits sont même listés beaucoup plus cher. De riches américains sont certainement passés par ici ! Nous avons rencontrés un jeune couple de Wakefield, dans l’Outaouais, en vacances ici ! Ils ont visité la station thermale (nous nous y étions rendus en 2004), et ils se rendaient faire une ballade Zip Trek, où l’on glisse sur des câbles plus hauts que la cime des arbres, ce qui permet de voir le paysage tout en jouant à Superman ! Alors que nous avions payé 25$ dans le temps, les prix sont maintenant à 60$ par personne !
Pierre était un peu décu de la forte influence touristique (l’endroit avait plus de charme lorsqu’il était plus sauvage je crois), et même si c’est un endroit idéal pour voyager, je ne suis plus certaine que je voudrais m’y installer… Malgré tout, la gentillesse des gens est phénoménale !
Nous sommes retournés à David pour faire faire un changement d’huile (4$, huile non incluse bien sûr), et nous avons assisté à un spectacle en plein air au zocalo (carré central de la ville, une sorte de parc) donné par deux aborigènes en costume traditionnel. Ils étaient absolument excellents, et même si je ne suis pas férue de flûte de Pan, j’ai vraiment aimé et Pierre aussi. Les gens ici adorent la musique, et un monsieur d’un certain âge a même invité Pierre chez lui, pour lui montrer son immense collection de musique! Cet apiculteur lui a même fait cadeau d’un petit pot de miel et de pollen frais provenant de ses propres ruches ! Bref les gens ici sont vraiment sympathiques, et ils semblent mordre dans la vie ! En tout cas, ils aiment danser, rire et se baigner… Demain le 8 janvier, nous devrions avoir des nouvelles pour la traversée de notre véhicule par bateau… Et nous dénicherons ensuite un billet d’avion pour la Colombie !
02 janvier 2008
Amérique Centrale
Nous sommes partis du Mexique mercredi le 26 décembre, avec un petit pincement au cœur, car Puerto Arista est un petit village fort sympathique. Après avoir fait nos adieux à Rafaël et Alfredo, nous nous sommes arrêtés à Tonala avant de prendre la route pour l’Amérique Centrale, car Pierre désirait canceller son assurance automobile et nous voulions aussi vérifier les taux de change pour chaque pays traversé… Nous nous sommes rendus jusqu’à la frontière du Mexique et même si en principe cela ne coûte rien pour quitter le Mexique, Pierre a du débourser 50$ car il s’est fait accoster par un tramitador (personne qui offre ses services pour passser les frontières) peu scrupuleux qui était de mèche avec le douanier ! Au Guatémala, on a dû procéder à une fumigation de la van (on asperge d’un produit chimique destiné à tuer les microbes de toutes sortes) et après plus de trois heures, nous avons enfin pu continuer notre route. Il y a définitivement beaucoup de corruption en Amérique Centrale… Nous avons été chanceux puisque nous avons trouvé un hôtel de luxe pour passer la nuit à Retalhuleu, et nous avons pu prendre une douche vivifiante. Pierre a bien apprécié la bière glacée qu’ils vendaient au bar, près de la piscine extérieure… Lorsque nous avons quitté le Guatémala pour entrer au Salvador, cela s’est bien passé. Au Salvador, il n’y avait aucun frais, et on avait placardé des affiches sur les murs indiquant que les tramitadors n’étaient nullement nécessaires, avec un numéro de téléphone pour dénoncer les pratiques frauduleuses. On nous a bien expliqué que suite à une entente, les douanes entre le Salvador, le Nicaragua et le Honduras étaient uniformes et qu’il n’y avait aucun coût ! Cependant, lorsque nous sommes entrés au Honduras, la situation était bien différente. Nous avons payé 30 dollars pour notre véhicule et 10$ pour nous, puisque selon les dires des douaniers, l’entente est seulement valable pour les gens du Guatémala, du Salvador, du Nicaragua et du Honduras, et que les gens des Etats-Unis et du Canada doivent payer… Nous avons même rencontré des gens du Texas qui ont dû payer 250$, alors que l’Américain qui les suivait a dû quant à lui débourser 190$ U.S. Leur véhicule est même plus petit que le nôtre ! Bien sûr, il s’agit d’extorsion, mais il n’y a pas grand-chose à faire, on ne peut pas passer à moins de payer, ou d’avoir accès à des gens haut placés qui pourraient ramener ces personnes à l’ordre. Et le plus choquant, c’est que les prix sont différents selon les frontières, à l’intérieur d’un même pays (il y a 3 frontières au Honduras, mais elles sont assez éloignées les unes des autres, et c’est presque impossible de connaître les frais avant de traverser, tout dépend des personnes en place à l’heure du passage) !
Lorsque nous sommes entrés au Nicaragua, nous avons changé des dollars américains pour des cordobas, et la personne à la douane nous a refilé une fausse pièce de 5 cordobas. Encore une fois, même s’il ne s’agit pas de gros montants, c’est tout de même frustrant ! J’imagine que les gens ici sont particulièrement pauvres, et que les touristes représentent une source considérable de revenus ! Enfin, cela fait partie du jeu… J’ai été impressionnée par la gentillesse des Salvadoriens, et même si le pays est très petit, il s’agit d’un paradis ! Nous avons emprunté un chemin différent de la dernière fois, car nous avions alors suivi la Pan-Américaine, et nous avons longé la côte tout le long. Malheureusement, beaucoup de gens aisés se sont accaparés les terrains le long de l’océan, et tout est clôturé. Dommage ! Nous sommes entrés au Costa Rica samedi le 29 décembre. Ici, il faut s’amer de patience pour le passage des douanes, parce que des centaines de personnes du Nicaragua viennent travailler au Costa Rica, alors les douanes sont extrêmement engorgées. Un tramitador voulait nous charger 10$ pour passer, mais je lui ai clairement fait comprendre que ses services n’étaient pas nécessaires. Nous sommes passés à la fumigation (5$). Nous avons fait estampiller nos passeports en quinze minutes, puis nous avons pris une assurance automobile sur place, 15$ pour 3 mois. Pierre est passé à la banque pour changer de l’argent (1$ U.S équivaut à 500 colones), nous nous sommes rendus à un guichet de l’autre côté de la rue pour ramasser le permis de transit, et nous nous sommes ensuite rendus à un autre bâtiment pour recevoir la confirmation du permis d’importation provisoire du véhicule. Nous avons attendu une heure à cet endroit, car une seule personne y travaillait. Dans la file d’attente, il y avait un Mexicain qui avait décidé de s’établir au Costa Rica, après s’être fait kidnapper au Mexique… Il avait réservé les services d’un tramitador, mais franchement, je ne vois pas pourquoi, les étapes sont faciles à suivre : Immigration, et ensuite Transit pour le Véhicule. Par contre rien ne se trouve au même endroit, et pour chaque pays, il faut se rendre à des bâtiments différents pour chaque étape. Durant que Pierre attendait en ligne pour la dernière procédure, je me suis rendu chez Alamo, un endroit où l’on loue des véhicules, pour y dénicher une carte du Costa Rica. En Amérique Centrale, il est impossible d’acheter une carte du pays dans un garage, mieux vaut se prémunir des cartes nécessaires avant de partir. Comme nos plans ont changé, je n’avais rien préparé pour l’Amérique Centrale avant de quitter le Canada, mais tout s’est bien passé.
Nous avons décidé de nous arrêter à la Plage Hermosa, un peu avant Quepos, pour camper. La baignade était délicieuse, et nous en avons bien profité. Dimanche le 30 décembre, nous avons poursuivi sur une route de terre après Quepos, et nous nous sommes rendus jusqu’à Dominical, un endroit que nous avions particulièrement aimé lors de notre premier voyage ici. Entre Quepos et Dominical, il s’agit d’une route de terre très abîmée, alors impossible de rouler plus vite que 30 kilomètres à l’heure ! Nous nous sommes installés sur la plage à Dominical, et nous avons profité de la mer toute la journée. Nous sommes aujourd’hui le 31 décembre, la dernière journée de l’année, et nous passerons le Jour de l’An ici ! Il s’agit d’un endroit magnifique, à l’ombre des cocotiers, face à l’océan Pacifique, vraiment, un lieu merveilleux !
Nous nous baignons quatre à cinq fois par jour, et Pierre, qui n’aimait pas tellement la mer avant, commence à vraiment apprécier ! Il y quelques touristes bien sûr, mais surtout des gens du Costa Rica ici, car il n’y a pas d’aéroport tout près, il faut aller à Punta Arenas ou à San Jose… Il y a aussi le parc Manuel Antonio non loin d’ici, il s’agit du plus petit parc national du Costa Rica, mais c’est peut-être le plus beau. Ah, j’oubliais, celui de Rinçon de la Vieja est probablement le plus extraordinaire, imaginez, des lagunes d’un bleu turquoise avec des chutes cristallines, et le plus magnifique, c’est que nous étions seuls à cet endroit et que nous avons pu nous baigner en costume d’Adam… Mais pour la faune : toucans, papillons Morpho bleus, coatis, etc., le parc Manuel Antonio est vraiment spécial !
Nous sommes aujourd’hui le 2 janvier, et la plage est tout à coup devenue très tranquille…. Hier soir, nous avons admiré le coucher de soleil sur la mer. Nous en avons aussi profité pour marcher jusqu’au bout de la plage, et nous avons découvert d’autres lagons d’eau douce. Je suis certaine que lorsque les gens découvriront cet endroit, il deviendra beaucoup plus achalandé ! Nous avons parlé à un dentiste de Floride qui achète des terrains dans le coin, les subdivise et les revend. Il nous a dit qu’un projet d’aéroport devrait aboutir cette année ou l’année prochaine… J’ai vu une iguane de trois pieds de long sur le mur d’une terrasse hier, à un restaurant du village. Cela semble tout naturel pour les gens de la place, mais pour moi, ce n’est pas quelque chose que je peux voir tous les jours !
Nous lisons beaucoup, et j’ai fini un livre de Robert Ludlum hier : Scorpio Illusion, aussi intéressant que la série Bourne (Identity, Ultimatum, etc.). Depuis que nous sommes partis, nous avons lu plusieurs livres de James Mitchener, Leon Uriss, Frederick Forsyth, etc. J’ai particulièrement aimé The Centennial, et Pierre a beaucoup apprécié The Source.
Les Costa Ricains sont super gentils, drôles, indépendants, différents des Mexicains mais aussi intéressants. Ils sont certainement plus riches collectivement que leurs voisins du Nicaragua : les soins de santé ici sont semblables au Canada, l’éducation est gratuite, mais les routes sont horribles. J’imagine que la santé et l’éducation sont plus importants que l’état des routes ! Le coût de la vie ici est légèrement plus dispendieux que chez nous, sauf si on se nourrit seulement de fruits et de légumes bien sûr. C’est très vert ici, et il y a souvent une petite pluie rafraîchissante durant la nuit, mais pendant le jour, le soleil brille de tous ses feux ! Pura vida, comme ils disent !
Bonne année à tout le monde, et je vous souhaite les choses les plus merveilleuses pour cette nouvelle étape 2008. Mes meilleurs souhaits vous accompagnent !
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